Mercredi 29 novembre 2006
Les historiens hésitent aujourd’hui sur les conséquences directes de la première colonisation : violente ou prise en compte des coutumes indiennes. L’historiographie de cette période est aussi bien française que canadienne, la place des Indiens est désormais beaucoup plus importante que par le passé. Cependant elle accrédite le principe d’une conquête française plutôt pacifique, rappelle une sorte de paternalisme colonial bienveillant envers les populations colonisées.
Comment une colonisation qui a été numériquement très faible pour la France, a-t-elle transformé aussi profondément les populations locales.
Le problème de cette histoire est qu’elle a très rarement été écrite par des autochtones. G. Sioui, revendique une auto-histoire amérindienne, mais en cherchant à vouloir repenser l’histoire on arrive à une certaine forme de négationnisme niant par exemple les tortures et la cannibalisme de certains indiens. L’une des raisons pour lesquelles la France n’a pas vraiment sa place dans le livre noir du colonialisme est que cette colonisation n’a pas été importante, il n’y a pas eu le cortège habituel de viols et autres tueries…
I les Amérindiens dans l’espace colonial
1) L’impact du choc microbien.
Il est la principale cause de la réduction des populations locales. La variole à fait des ravages, malheureusement nous ne possédons pas de chiffres fiables. Les hurons entre 1634 et 1640 ont perdu deux tiers de leur population (30000-9000) notamment à cause de ce choc microbien. Les Guapows, indiens du Mississipi rencontrent en 1682 Cavalier de La Salle, nous estimons leur population à leur découverte était de 20000, ils n’étaient plus que 1000 vingt ans plus tard.
Les conséquences immédiates sont importantes, il y a eu beaucoup de suicides à cause des pertes. Le principe de la guerre de deuil a entretenu la violence des représailles, les chamanes ont été complètement décrédibilisé, incapables de soigner leurs proches, ils se sont fait dépasser par les missionnaires chrétiens. De plus les Chrétiens ont vu dans ce nombre de morts un dessin divin, Dieu aurait frappé les Indiens par un fléau.
2) De rares conflits fonciers
Le fait des pertes de populations importantes et leurs causes (la proximité avec les blancs), on fait déplacer les Indiens cherchant à se trouver le plus loin possible des Blancs. Les vallées vidées par les épidémies ont ainsi colonisé par les Français sans encombre. Les activités économiques dominantes des colons français (traite des fourrures et pêche à la morue) diminuent les risques de conflits, rien ne se fait sur terre, l’agriculture ne constituant rien de très important. Nous n’avons pas massacrés les Indiens pas par philanthropie mais simplement que les Indiens n’empiétaient pas sur nos plates-bandes économiques.
Mais il y a eu beaucoup de conflit du fait des malentendus culturels. Ne connaissant pas le principe de la propriété, les Indiens abattent les bêtes des colons suivant leur nécessité. Il en est de même pour la possession de la terre… Les amérindiens ont été sans doutes plus avantagés par les Français que par les Anglais, du moins sur le plan juridique. Ils étaient protégés par le souverain et toutes les tribus alliées entraient dans ce principe. Ils étaient cependant inscrits dans un rapport d’autorité et de hiérarchie.les indiens étant considérés comme les enfants du roi, placés sous le commandement du gouverneur. Il n’est pas la question de la diplomatie, mais d’une subordination d’un peuple à un autre. Elles sont au moins reconnues comme entités politiques organisées à la différence des anglais.
3) l’importance du métissage.
Les français ont tenté d’installer de bonnes relations avec les Indiens, nous ne pouvions plus nous en passer au moins sur le plan économique. Pour pallier à notre faiblesse démographique, les penseurs se sont dit que ces bonnes relations pouvaient nous être très utiles pour la démographie. Il s’agit donc d’une politique assimilationniste, faire des Indiens de bons petits français catholiques, sujets loyaux d roi de France.
Cette politique menée en partie par Colbert a été un échec, notamment par la faiblesse des moyens mais aussi par les réticences des Indiens à oublier leur culture au profit de la France.
Dans cette même optique, on a voulu créer un métissage très important, Champlain par exemple encouragé l’intermariage, le mariage mixte. Mais cette mixité n’est pas quantifiable. On sait simplement que ces mélanges ont été très importants dans la vallée du St Laurent. Importants à l’époque de Colbert, ces mariages se tassent car il y avait moins d’incitations et les indiennes étaient résistantes à la culture européenne, sorte de vers dans le fruit pouvant représenter un danger pour la colonie.
II Echanges et Transferts Culturels
Ce projet assimilationniste a failli devant le caractère des Indiens. Certains historiens avancent l’idée que l’indianisation des Français aurait été tout aussi fréquent que la francisation des Indiens. La thèse n’étant pas forcément défendue par le prof…
1) Une indianisation des Français ?
Sur le plan vestimentaire, beaucoup de colons ont cédé aux vêtements indiens. Mais il s’agissait plus d’une question d’argent, de confort et d’habitudes. Pour la nourriture, il est évident qu’un coureur des bois ne mange pas à la Française lorsqu’il est seul… On se contente de ce que propose les Indiens. Pour la médecine, les médecins s’approchent naturellement des chamanes pour comprendre les guérisons, de même quelqu’un de malade allé voir au plus près souvent le chamane du lieu. Pour tout cela, il ne s’agit pas d’indianisation mais de bon sens.
Les mœurs sexuelles sont aussi très critiquées. Les Indiens n’ont pas de notion du pêché mais il ne semble pas que cela est forcément changé le rapport de force entre les deux cultures.
Ce rapport de force c’est pourtant concentré sur les colons. L’indianisation a été donc partielle, dans des contextes de crises, de pénuries où le recours aux Indiens était une nécessité vitale.
Si l’on met dans la balance la fascination des colons pour la culture Indienne et celle des Indiens pour les produits occidentaux, on rétablit largement l’équilibre.
2 ) Circulation des Objets et mutations culturelles.
Les Indiens sont fascinés par les outils en métaux, leur efficacité, leur prestige… Les haches étaient utilisées aussi bien comme objet que comme pendentifs à la mode. Les chaudrons de cuivre servaient de cercueils…Les vêtements français par leurs couleurs trouvaient facilement preneur chez les Indiens. L’introduction en abondance de ces marchandises a-t-elle changée en profondeur la civilisation Indienne ? Par Gilles Havard, cela n’a rien changé, juste une superposition d’objets et de pratiques. Pour Jacquin, cela n’est pas si simple, cela à au moins crée la convoitise des Indiens et la dépendance aux colons. Les Français fournissaient les produits sans les techniques de fabrication. La pression économique et coloniale introduit la notion de commerce dans les colonies, chose jusqu’alors inconnue des Indiens.
Un autre fléau pour les Indiens a été l’alcool. La circulation de la boisson a été facilitée par les capacités psychotropes des produits. On s’en servait aussi pour la signature de contrats… Les Indiens l’utilisaient aussi pour oublier la chute de leur civilisation.
III Alliés et adversaires
1) Les massacres coloniaux.
Tous les amérindiens n’ont pas été alliés avec les Français. Certains par convictions d’autres à cause du principe « les amis de mes ennemis sont mes ennemis ». La guerre des Renards 1710-1738 et de Natchez 1729, les renards ennemis de sioux amis des Français attaquent les coureurs des bois français. Les Miami aussi attaqués par les Renards demandent aux Français en 1712 d’organiser une expédition punitive contre les Renards. À partir de là naît un climat d’insécurité permanente qui perturbe le commerce sur le Mississipi. Les Français actent donc le fait d’exterminer purement et simplement les Renards. Ces derniers n’ayant aucun allié, leur sort était scellé. En 1700, il y avait plus de 2000 Renards, ils étaient 200 en 1732.
Les Natchez dès 1715 voient leurs relations de détériorer. Les Français déplacent des villages indiens, ces derniers se rebellent et se vengent sur la population coloniale. Les Natchez seront donc exterminés par les Français, ils seront exportés comme esclaves
Comment une colonisation qui a été numériquement très faible pour la France, a-t-elle transformé aussi profondément les populations locales.
Le problème de cette histoire est qu’elle a très rarement été écrite par des autochtones. G. Sioui, revendique une auto-histoire amérindienne, mais en cherchant à vouloir repenser l’histoire on arrive à une certaine forme de négationnisme niant par exemple les tortures et la cannibalisme de certains indiens. L’une des raisons pour lesquelles la France n’a pas vraiment sa place dans le livre noir du colonialisme est que cette colonisation n’a pas été importante, il n’y a pas eu le cortège habituel de viols et autres tueries…
I les Amérindiens dans l’espace colonial
1) L’impact du choc microbien.
Il est la principale cause de la réduction des populations locales. La variole à fait des ravages, malheureusement nous ne possédons pas de chiffres fiables. Les hurons entre 1634 et 1640 ont perdu deux tiers de leur population (30000-9000) notamment à cause de ce choc microbien. Les Guapows, indiens du Mississipi rencontrent en 1682 Cavalier de La Salle, nous estimons leur population à leur découverte était de 20000, ils n’étaient plus que 1000 vingt ans plus tard.
Les conséquences immédiates sont importantes, il y a eu beaucoup de suicides à cause des pertes. Le principe de la guerre de deuil a entretenu la violence des représailles, les chamanes ont été complètement décrédibilisé, incapables de soigner leurs proches, ils se sont fait dépasser par les missionnaires chrétiens. De plus les Chrétiens ont vu dans ce nombre de morts un dessin divin, Dieu aurait frappé les Indiens par un fléau.
2) De rares conflits fonciers
Le fait des pertes de populations importantes et leurs causes (la proximité avec les blancs), on fait déplacer les Indiens cherchant à se trouver le plus loin possible des Blancs. Les vallées vidées par les épidémies ont ainsi colonisé par les Français sans encombre. Les activités économiques dominantes des colons français (traite des fourrures et pêche à la morue) diminuent les risques de conflits, rien ne se fait sur terre, l’agriculture ne constituant rien de très important. Nous n’avons pas massacrés les Indiens pas par philanthropie mais simplement que les Indiens n’empiétaient pas sur nos plates-bandes économiques.
Mais il y a eu beaucoup de conflit du fait des malentendus culturels. Ne connaissant pas le principe de la propriété, les Indiens abattent les bêtes des colons suivant leur nécessité. Il en est de même pour la possession de la terre… Les amérindiens ont été sans doutes plus avantagés par les Français que par les Anglais, du moins sur le plan juridique. Ils étaient protégés par le souverain et toutes les tribus alliées entraient dans ce principe. Ils étaient cependant inscrits dans un rapport d’autorité et de hiérarchie.les indiens étant considérés comme les enfants du roi, placés sous le commandement du gouverneur. Il n’est pas la question de la diplomatie, mais d’une subordination d’un peuple à un autre. Elles sont au moins reconnues comme entités politiques organisées à la différence des anglais.
3) l’importance du métissage.
Les français ont tenté d’installer de bonnes relations avec les Indiens, nous ne pouvions plus nous en passer au moins sur le plan économique. Pour pallier à notre faiblesse démographique, les penseurs se sont dit que ces bonnes relations pouvaient nous être très utiles pour la démographie. Il s’agit donc d’une politique assimilationniste, faire des Indiens de bons petits français catholiques, sujets loyaux d roi de France.
Cette politique menée en partie par Colbert a été un échec, notamment par la faiblesse des moyens mais aussi par les réticences des Indiens à oublier leur culture au profit de la France.
Dans cette même optique, on a voulu créer un métissage très important, Champlain par exemple encouragé l’intermariage, le mariage mixte. Mais cette mixité n’est pas quantifiable. On sait simplement que ces mélanges ont été très importants dans la vallée du St Laurent. Importants à l’époque de Colbert, ces mariages se tassent car il y avait moins d’incitations et les indiennes étaient résistantes à la culture européenne, sorte de vers dans le fruit pouvant représenter un danger pour la colonie.
II Echanges et Transferts Culturels
Ce projet assimilationniste a failli devant le caractère des Indiens. Certains historiens avancent l’idée que l’indianisation des Français aurait été tout aussi fréquent que la francisation des Indiens. La thèse n’étant pas forcément défendue par le prof…
1) Une indianisation des Français ?
Sur le plan vestimentaire, beaucoup de colons ont cédé aux vêtements indiens. Mais il s’agissait plus d’une question d’argent, de confort et d’habitudes. Pour la nourriture, il est évident qu’un coureur des bois ne mange pas à la Française lorsqu’il est seul… On se contente de ce que propose les Indiens. Pour la médecine, les médecins s’approchent naturellement des chamanes pour comprendre les guérisons, de même quelqu’un de malade allé voir au plus près souvent le chamane du lieu. Pour tout cela, il ne s’agit pas d’indianisation mais de bon sens.
Les mœurs sexuelles sont aussi très critiquées. Les Indiens n’ont pas de notion du pêché mais il ne semble pas que cela est forcément changé le rapport de force entre les deux cultures.
Ce rapport de force c’est pourtant concentré sur les colons. L’indianisation a été donc partielle, dans des contextes de crises, de pénuries où le recours aux Indiens était une nécessité vitale.
Si l’on met dans la balance la fascination des colons pour la culture Indienne et celle des Indiens pour les produits occidentaux, on rétablit largement l’équilibre.
2 ) Circulation des Objets et mutations culturelles.
Les Indiens sont fascinés par les outils en métaux, leur efficacité, leur prestige… Les haches étaient utilisées aussi bien comme objet que comme pendentifs à la mode. Les chaudrons de cuivre servaient de cercueils…Les vêtements français par leurs couleurs trouvaient facilement preneur chez les Indiens. L’introduction en abondance de ces marchandises a-t-elle changée en profondeur la civilisation Indienne ? Par Gilles Havard, cela n’a rien changé, juste une superposition d’objets et de pratiques. Pour Jacquin, cela n’est pas si simple, cela à au moins crée la convoitise des Indiens et la dépendance aux colons. Les Français fournissaient les produits sans les techniques de fabrication. La pression économique et coloniale introduit la notion de commerce dans les colonies, chose jusqu’alors inconnue des Indiens.
Un autre fléau pour les Indiens a été l’alcool. La circulation de la boisson a été facilitée par les capacités psychotropes des produits. On s’en servait aussi pour la signature de contrats… Les Indiens l’utilisaient aussi pour oublier la chute de leur civilisation.
III Alliés et adversaires
1) Les massacres coloniaux.
Tous les amérindiens n’ont pas été alliés avec les Français. Certains par convictions d’autres à cause du principe « les amis de mes ennemis sont mes ennemis ». La guerre des Renards 1710-1738 et de Natchez 1729, les renards ennemis de sioux amis des Français attaquent les coureurs des bois français. Les Miami aussi attaqués par les Renards demandent aux Français en 1712 d’organiser une expédition punitive contre les Renards. À partir de là naît un climat d’insécurité permanente qui perturbe le commerce sur le Mississipi. Les Français actent donc le fait d’exterminer purement et simplement les Renards. Ces derniers n’ayant aucun allié, leur sort était scellé. En 1700, il y avait plus de 2000 Renards, ils étaient 200 en 1732.
Les Natchez dès 1715 voient leurs relations de détériorer. Les Français déplacent des villages indiens, ces derniers se rebellent et se vengent sur la population coloniale. Les Natchez seront donc exterminés par les Français, ils seront exportés comme esclaves
par Les L3 d'histoire de poitiers
publié dans :
premier semestre
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À l'initiative de plusieurs étudiants, nous vous proposons de vous rendre à Oradour-Sur-Glane en covoiturage, l'entrée du musée est de 4euro le départ est fixé de l'hotel-fumé place de la liberté 
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