Mardi 6 mars 2007
I Les impulsions décisives pour l’historiographie française

1) Des figures tutélaires, Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle.

    A partir des années 1920, les historien sont passés de l’histoire de la diplomatie à l’histoire des relations internationales. L’histoire de la diplomatie était trop restreinte, elle se contenter des rapports entre les états et non pas des relations entre les peuples. Les deux hommes travaillent avec le concept des « forces profondes ». Il y a différentes forces, les forces matérielles, démographiques, économiques, géographiques. Mais ils se penchent sur les « forces profondes », des forces spirituelles, des influences politiques. Ils l’exprime l’un comme l’autre dans un ouvrage commun de 1964 L’introduction à l’histoire de relations internationales. Le grand apport de P. Renouvin est celui des forces spirituelles et des mentalités culturelles. Duroselle amène lui l’étude du processus de décision  en matière de politique étrangère, qu’elles sont les forces profondes qui influences les décisions, un autre concept est propre à Duroselle : l’ambiance, et l’air du temps lors des décisions…
    P. Renouvin ne s’entend pas du tout avec l’école des Annales, Renouvin représente en quelques sortes la Sorbonne lorsque Braudel représente EHESS. Cependant pour l’étude des relations internationales, Renouvin et Duroselle ont utilisé des sciences provenant des annales (démographie, sociologie, économie…). Mais les deux historiens ne conçoivent pas l’étude des relations internationales sans l’histoire évènementielle et sans l’étude des hommes participants aux processus de décision.

2) Des avancées déterminantes depuis 40 ans.

    L’histoire des relations internationales à pris à d’autres disciplines de nombreux apports. La question des migrations a été beaucoup traité par les géographes notamment par Yves Lacoste en géopolitique.
    De grandes thèses ont renouvelé l’approche des migraitons et des relations internationales, la première rompant avec l’histoire diplomatique est celle de Pierre Milza : Les italiens en France à la fin du XIXème. Toute une école à la suite de Pierre Milza à vu le jour, une thèse de Ralph Schor : L’opinion française et les étrangers pendant l’entre deux-guerres. La France avait besoin d’immigrés pour sa reconstruction avant même de les rejeter quelques années après. Janine Ponty à travaillé elle sur les Polonais méconnus, travailleurs immigrés dans l’entre deux guerres. Le plus grand renouveau à eu lieu dans l’étude des flux migratoires.
    Le deuxième intérêt fut porté aux forces économiques, quel est le poids et le rôle des facteurs  économiques dans les relations internationales ? Quel à été le poids des impérialismes économiques ? Quel à été le poids des milieux d’affaires lors du déclanchement de la première guerre ? Quel à été le rôle des lobbys économiques dans le réarmement des années 30 ? Quel est le rôle des milieux économiques dans la reconstruction économique après 1947 et dans la mise en place du plan Marshall ? La première grande thèse date de 1969, elle est due à un spécialiste des relations franco-allemandes, Raymond Poidevin, Relations économiques et financières entre France et Allemagne 1898 et 1914. Il montre que les relations économiques entre les deux pays ont été très important et qu’ils ne sont pas les déclencheurs de la guerre. La seconde thèse est celle de Girault en 1973 sur les Emprunts Russes, les emprunts en Russie entre 1897 et 1914. Une alliance économique débouchait elle de fait sur une alliance militaire ?  En 1976, Jean-Pierre Allain  à travaillé sur les crises entre la France et l’Allemagne au sujet du Maroc, il analyse le processus de crise internationale.
    On saute ensuite le pas de la première guerre mondiale en 1977. Le premier à le faire est Jean Bariety avec une thèse sur les relations franco-allemandes post première guerre. Dartaud à lui travaillé sur la question des dettes interalliées et la reconstruction de l’Europe. Au fur et à mesure que l’on avance dans le temps, les historiens se rapprochent à l’histoire du temps présent. Deux grandes thèses sur l’économie, avec en 1982 par R. Frank, Le prix du réarmement Français 1935-1939. démontant ainsi les thèses selon lesquelles le Front Populaire aurait stoppé le réarmement du pays. La dernière grande thèse date de 1992, elle s’intéresse aux conséquences du plan Marshall sur la France dans la construction européenne 1944-1954, G. Bossuat. Toutes les thèses sont nuancées sur la place de l’économie dans le déclanchement des guerres mondiales et dans les relations internationales. L’impérialisme n’avait pas profité au capitalisme français.
    Deux chantiers ont donc vu le jour, celui des géographes, des migrations, celui des forces économiques et un troisième à vu le jour, celui des « Forces Profondes ».
    Par « Forces Profondes » il faut entendre, étude des mentalités collectives, étude à la psychologie collective, aux forces spirituelles. Duroselle à fait porter par ses disciples l’étude sur ces forces profondes. Les études sur l’opinion, la part et les liens entre opinions et les relations internationales. Jouent-ils un rôles dans les processus de décision? Pierre Milza à lancé ces études lors d’un colloque à Rome d’où est sortis un ouvrage : Opinions publiques et politique étrangère. Ceci à donné lieu à de grandes thèses, celle de Jean-Jacques Bekcker, comment les Français sont entrés en guerre en 1914. l’apport des imaginaires sociaux, comment voit-on l’autre, comment perçoit-on l’étranger ? Les apports de la sociologie sont alors très importants. Comment juge-t-on l’autre ?
    Un autre domaine est celui de la prise en compte des relations culturelles dans les relations internationales. L’étude des transferts culturels entre états, entre les peuples. La diplomatie culturelle, l’impérialisme culturel est tout aussi important que l’armement ou l’économie. Un dernier domaine a été défriché par Pierre Milza le rôle des sports dans les relations internationales, l’évidence étant dans les cas des régimes totalitaires.
    Aujourd’hui on étudie aussi les rapports entre le pouvoir politique et les pouvoirs militaires. Quel est le poids du lobby militaire sur les décisions politiques, entre le lobby sécuritaire est la politique intérieure. Maurice Vaisse a étudié la France et l’atome, l’importance de l’arme nucléaire dans les prises de décisions.
  Les thèmes privilégiés de cette histoire des relations sont restés très classiques, très franco-français. Duroselle a fait la somme de la politique étrangère française pendant l’entre-deux-guerres, la Décadence. Et l’abime, la politique étrangère pendant la seconde guerre mondiale. Le relèvement, de Gerbet avec l’étude des relations internationales sous la IVème. Et enfin La grandeur, de Vaisseur avec les relations sous de Gaulle. Aujourd’hui c’est plutôt des études bilatérales avec les relations entre deux pays, France-URSS M-P Rey, France-USA (Melandrie). L’étude d’organisations internationales avec l’étude de la SDN à l’ONU de Pierre Gerbet. Les études trans-nationales, en petit nombre avec le dernier livre G-H Soutou Cinquante ans de guerre Froide, le conflit est-ouest 1943-1990.

II L’histoire des relations internationales et son positionnement par rapports aux autres sciences sociales.


Quels sont les théories que l’école française a fait, d’où viennent-elles ?

1) Les interprétations réalistes.

    Pour ces historiens, ce qui compte avant tout, c’est le rôle des états et des états-nations. Les relations internationales ne seraient donc qu’une question de rapports de force où les états jouent le premier rôle. On aurait recherché la régulation des puissances pour éviter les guerres. Traité de Westphalie en 1648 pour éviter les guerres. Cette théorie à été développé par G-H Soutou qui la valide du XVI au XXème siècle. Versailles, Yalta, Postdam… tout cela serait fondé sur la recherche d’un véritable ordre européen ou mondial. 
    Mais d’autres l’ont accommodé avec des concepts plus neufs et modernes, les interprétations constructivistes.  

2) Les interprétations constructivistes.  

    Il faut ainsi introduire, les forces économiques, le poids des mentalités, des imaginaires sociaux, des subjectivités collectives, tout n’est pas rationnel dans le domaine des relations internationales. Les autres facteurs sont les facteurs de perceptions, la puissance vaut moins de la perception que l’adversaire en a. René Girault a mené énormément de travaux allant dans ce sens. Beaucoup de puissances, juste avant la seconde guerre mondiale ont surestimé la puissance allemande essayant ainsi d’apaiser les choses plus qu’autre chose, les américains même l’ont fait jusqu’en 1942. ainsi après 1945, la Grande-Bretagne et la France n’ont pas su estimer leur déclin. L’exemple Vietnamien appuie encore cette thèse.

3) L’historien des relations internationales face aux problèmes de l’ordre, du droit et de la justice.

    Travailler autour des droits de l’homme, de l’ingérence, des TPI, un domaine trans-national. La spécialité des historiens, c’est le temps, de restituer les concordances de temps, les permanences, les ruptures… l’étude des traumatismes… la catégorie de l’espace leurs liens…

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Cours de spé contempo
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 6 mars 2007
L’urbanisation dans le monde

On dispose de données qui ne sont pas produites selon les mêmes définitions donc pour comparer les différents chiffres, on doit faire des ajustements. Néanmoins, les inégalités spatiales sont telles entre les pays que l’on arrive malgré tout à avoir une bonne idée de ces inégalités.

En moyenne, la population mondiale est répartie à 50% dans les villes, mais cela cache de très grandes disparités avec des pays à 100% de population urbaine (Singapour, Hong kong) ou inférieur à 20% (Bhoutan, Népal, Burundi…).

Dans les pays développés 75 à 90 % de population Urbaine (Belgique à 90%). Il existe des exceptions dans les pays en voie de développement puisque certains connaissent des taux élevés, c’est le cas en Afrique Centrale. Ce fort taux de populations urbaine est à mettre en relation avec les caractères extraverti des économies qui entraîne une forte urbanisation sans pour autant développé le pays de manière économique.

Aucun pays n’a à ce jour réussi à échapper à la fatalité de l’Urbanisation. La consommation d’énergie et de ciment, le taux de motorisation et les revenus sont des indicateurs d’urbanisation.

Le fait urbain est un fait ancien puisque les premières cités sont apparues au néolithique, mais jusqu'à la révolution industrielle seulement 5% de la population habitait dans les villes. Jusqu’en 1900, moins de 10% de la planète habitait des villes de plus de 20000 habitants. Les pays s’étant engagé dans la voie de la tertiarisation ont vu leur population augmenter fortement. Dans beaucoup de cas, l’accroissement des villes s’est fait pas l’augmentation globale de la population, souvent après la seconde guerre mondiale (surtout en Asie et en Afrique).

La concentration de la population va-t-elle continuer ? Si la population continue à se concentrer dans les espaces urbains, sur quel modèle d’évolution des villes peut-elle se faire ?

Les pays les plus urbains sont passés d’une population largement rurale à une population plus citadine, sans face transitoire. La croissance des villes était alors lié à l’industrialisation des économies. La croissance urbaine aujourd’hui n’est pas liée au développement économique, ce n’est pas le développement de l’industrie en Afrique qui explique la progression de la croissance urbaine, le modèle est donc différent.
Dans les pays qui se sont urbanisés en premier la majorité de la population est devenue citadine, et la population croît plus lentement. Il faut surtout voir désormais qu’a la campagne, ce sont les populations non agricoles qui sont les plus nombreuses. Sociologiquement, les populations rurales ont des modes de vie urbains, nombre d’entres elles travaillent de toutes façons en ville. Pour ces populations a urbanisation élevée va se produire un processus de desserrement des villes avec un éloignement des populations du cœur des villes au profit d’une large couronne périphérique, la périurbanisation.
Les facteurs d’explication de l’augmentation des populations urbaines sont l’exode rural, l’émigration vers les villes de populations jeunes, l’accroissement naturel plus élevé et l’aire d’extension des villes qui est plus importante. L’annexion de villages près des villes est très fréquente dans les pays du sud. Ces populations urbaines on énormément progressé au cours du XXème siècle puisque aujourd’hui 3 milliards de personnes vivent dans les villes.
C’est un phénomène mondial, qui touche l’ensemble des pays. Mais la signification de l’urbanisation n’a rien a voir entre un pays industrialisé et un pays du nord.

L’affaiblissement de la croissance Urbaine
Dans un pays urbanisé depuis longtemps, la croissance urbaine à toujours été moins forte que celle d’un pays en voie de développement, le contexte économique étant différent. Cette croissance des villes n’a pas posé de difficultés majeures dans la mesure où cette croissance accompagnait une hausse du niveau de vie général, du fait de la croissance économique. Ce développement pouvait se réaliser en parallèle de l’augmentation des services et des équipements urbains, les principales mégalopoles du monde développé jouent un rôle dans la vie économique mondiale. Depuis les années 70, la croissance urbaine s’est ralentie à peut près partout dans les  pays industrialisés. Notamment en ce qui concerne les plus grandes agglomérations, à la fin des trente glorieuses, les emplois sans qualification vont devenir de moins en moins nombreux vont disparaître au moins du centre des villes. Néanmoins nous avons une substitution de ces emplois par des emplois hautement qualifiés notamment dans le secteur tertiaire.
Le tarissement de l’exode rural, le refus de subir les nuisances engendrées par les villes du fait d’une nouvelle sensibilisation à l’égard de l’écologie. Ainsi en France comme aux USA il y a plus de personnes qui quittent les centres urbains qu’ils n’y en a qui arrivent.
Le prix du foncier dans les villes devient tellement onéreux que même les populations souhaitant résider en ville ne le peuvent plus.

Le monde des grandes villes de demain sera le monde où la pauvreté est encore prégnante, c’est de la qualité de vie de ces urbains. Dans les pays du sud se juxtapose des quartiers modernes (Building, résidences…) et des quartiers où vont s’entasser des population pauvres.

Ces grandes métropoles consomment énormément. On circule en voiture, les quartiers où se logent les populations les plus pauvres voient leur population se décupler, les bidonvilles s’étendent. Ces populations occupent des terrains de manière souvent illégales, de se fait les services urbains n’arrivent pas jusque dans ces quartiers. Les équipements coûtent cher compte tenu de ces faibles densités.


L’urbanisation en Afrique
En 1950, seulement 15% de la population africaine était urbaine, en 2000, c’est le tiers, mais les situations sont variables. En 2025, la moitié de la population africaine sera devenue urbaine. Les villes ont donc surgis récemment, sauf au Maghreb. Les villes ont poussées très rapidement, en 50 ans, mais le fait urbain est pour l’essentiel composé de villes de moins de 500000 habitants. 25 villes ont plus d’un million d’habitants. Laplupart des villes sont portuaires, elles traduisent l’import export pendant la période coloniale, ces villes sont à l’origine des ports comptoirs coloniaux. La plus grande villes reste Le Caire, elle se développe à un rythme de 4% par an (doublement de la population en 20ans). Ce taux d’accroissement est encore plus fort en Afrique subsaharienne avec 5-6% par an. A ce rythme, les équipements urbains ne peuvent pas suivre, l’extension spatiale qui va de paire avec cette croissance pose de multiple problème notamment en ce qui concerne le logement. Le solde migratoire se ralenti par ailleurs ce qui ne signifie pas qu’il n’y a plus de mobilité. Cette croissance démographique est sans rapport des capacités de production des villes.
Nous avons trois grande période dans l’histoire de l’urbanisation subsaharienne. La première au XVI-XIXème avec la traite. Du XIXème à 1945, les villes comptoirs vont se développer son l’impulsion des colons, encouragés ou forcer pour développer l’économie littorale (Ghana, Sénégal, Côte-d’Ivoire). Depuis les indépendances, la croissance des villes est liée à des mouvements de population spontanée, famine, sécheresse.
Les plus grandes agglomérations se trouvent dans les pays à façade maritime se qui accentue les disparités avec les pays enclavés. La macrocéphalie devient la caractéristique des villes africaines, plus de 25 dépassent le million d’habitants (Le Caire, Lagos, Kinshasa, Alexandrie, Alger, Casablanca, Abidjan). C’est dans ces villes macrocéphales que les populations vont connaître les plus grandes difficultés. Pour ces villes extrêmement étendue le coût des équipements urbains à largement augmenté, des routes, aux réseaux d’électricité, d’eau et d’assainissement.
L’organisation interne de ces villes repose sur le modèle colonial, qui a conçu des villes où les habitants connaissent des ségrégations. Ces tendances ségrégationnistes dans l’espace avaient pour but de séparer les populations indigènes des populations coloniales. Même dans le cas de villes qui n’étaient pas des colonies de peuplement. Cette dualité subsiste, même si le noyau est submergé, entre populations riches ou pauvres. Cette ségrégation se fait entre des quartiers d’une nouvelle classe bourgeoise, les quartiers du pouvoir, des affaires, des quartiers équipés et les quartiers populaires dont les plus précaires sont les bidonvilles.
Conséquence de cette urbanisation : les moyens de production se concentrent. Ils répondent au besoin des citadins, le problème c’est que cette croissance urbaine se fait dans un contexte de crise économique, les systèmes sociaux ont du mal à se remettre en place, les états se désengagent des services publics notamment dans les villes, l’éducation n’est même plus assurée. La paupérisation s’accroît. Le secteur informel entretien de faibles rémunérations, mais permet la survie ; il sert de port d’entrée pour les migrants et les nouveaux citadins. Le mobilité entre les espaces reste aussi une ressource, nous avons donc un espace de vie de ces urbains qui est très large par rapport à l’espace de vie Urbain français, des multi résidences, des familles regroupées en ville l’été et à la campagne à la saison des récoltes. L’évolution socio spatiale de la population a été extrêmement contractée dans le temps, l’Afrique doit s’urbaniser alors que son agriculture est à peine sédentarisée, elle doit produire lorsque le commerce mondial inonde les marchés par des produits qui défient toutes concurrences.
Les élites africaines sont tentés par les modèles des sociétés occidentales et on parfois de mal à se concentrer sur leur propre pays.

La croissance démographique dans les villes d’Amérique latine

Les trois-quarts de la population habitent dans les villes. Il y a deux caractéristiques de ces villes, l’hyperurbanisation et hyper concentration. De gigantesques agglomérations avec plus de 10 millions d’habitants, avec une croissance extrêmement forte, une distorsion des villes à l’échelle nationale. Cependant aujourd’hui, ce sont les villes moyennes qui occupent l’espace et les activités économiques.
Le fait urbain est extrêmement ancien en Amérique latine, de grandes villes existaient déjà du temps des Indiens. Les foyers de peuplement sont l’héritage du passé, de la colonisation espagnole, de la colonisation portugaise et ses comptoir Brésiliens (Nordeste). A l’opposé de ces implantations urbaines vous avez des terres vides d’hommes. Les villes se sont développées grâce à l’apport des populations Européennes (Portugais, Espagnols mais aussi d’Europe de l’est), les chinois et les japonais contribueront aussi au peuplement du continent. Elles s’installent dans les grandes villes, celles qui sont déjà prospères. Des villes vont surgir en fonction de l’arrivée du chemin de fer. Plus d’une cinquantaine de villes dépassent le million d’habitants.
L’hyperconcentration, n’est pas forcément un atout. Il y a trois zones d’hyperconcentration en Amérique Latine, dont deux en Amérique du Sud. L’une sur la côte Brésilienne, l’autre entre le Venezuela et la côte Péruvienne. Les villes capitales se sont développées par rapport aux autres centres urbains. Cette caractéristique est issue des caractères coloniaux. Plus récemment, la multiplication des métropoles renvoie à la connexion des réseaux urbains nationaux. Ces agglomérations se sont fondée sur l’augmentation des classes moyennes, le développement des entreprises mondialisées, la concentration des pouvoirs. Les activités économiques qui se sont développées et concentrées dans les métropoles ont permis aux habitants d’augmenter leur niveau de vie, cela s’appuie sur la mobilité des hommes, mobilité à mettre en relation entre la disparition de revenu entre villes et campagnes. Parfois il y a un pouvoir attractif des villes dans un but de survie des populations, après des catastrophes naturelles les villes deviennent des lieux de refuge.
Les villes sud-américaines ont connu une croissance sans précédent entre 1950 et 1970. en moyenne les taux d’accroissement ont été supérieurs à 4% par an, le doublement de la population se fait alors en moins de vingt ans. Les pays les plus pauvres sont aussi les moins urbanisés. En conséquences de l’accroissement démographique, les villes doivent accueillir de nombreuses populations, ainsi Sao Paulo et Mexico ont vu leur population multipliée par 7 en 50 ans. À partir des années 90, la population à cesser d’augmenter aussi rapidement, les plus grandes métropoles ont reporté leur afflux vers les villes moyennes qui se sont elles-mêmes multipliées, elles se sont étendues spatialement, présence de conurbation avec un réseau urbain hiérarchisé autour des grandes métropoles.  Ce changement c’est de plus effectué au mi-temps de la transition démographique.
Nous avons du mal à déterminer si la population à diminuer grâce à sa situation citadine nouvelle (par des changements d’emplois, de conditions…) ou alors est-ce que la démographie aurait-elle chutée de toute façon ? Nous savosn cependant que la chute de la fécondité à été plus fort en ville qu’a la campagne et plus forte entre les quartiers aisées et les autres. Par exemple au Mexique, l’indice conjoncturel de fécondité était supérieur à 7 enfants par femme, dès 1980 l’indice est passé à 4,4 enfants par femme. Aujourd’hui les indices varient entre 2 et 4 enfants pas femme selon les pays.
Les villes ont connu différents rythmes de croissances suivant les quartiers. Les centres se sont tiersérisés, ils comportent des emplois sans fonction résidentielle. Fonction résidentielle réservée à la périphérie parfois plutôt lointaine. Conçu à la base sur le modèle colonial avec un centre colonial (pouvoirs et fonction administrative), ces centres existent encore dans certaines villes, mais ils ont souvent été aménagés, ils portent la marque des villes nouvelles. Mais l’explosion démographique a tout remis sur le tapis, déficit de services, de logements de sécurité… Ces sociétés  sont donc devenues de plus en plus inégalitaire, ces inégalités se révélant dans le cadre de vie : extension des périphéries, ségrégation spatiale. Compte-tenu de la croissance géographique, les populations nouvellement arrivées sont à bas niveau de vie elles se concentrent dans les favelas sur les collines avec des portes souvent trop fortes à proximité immédiate de la ville moderne. Dans ces quartiers, la population va s’accroître plus fortement que dans les autres villes. A Lima, entre 1950 et 1980, la population à été multipliée par 15 alors que la population de Lima a simplement quadruplé et celle du Pérou seulement doublé. Les habitants passent aussi de constructions précaires à des constructions en matériaux durs. Ces quartiers se consolident au cours du temps mais pas de manière uniforme.
De nouveaux ghettos de luxe voient le jour avec les expatriés, les nouveaux riches, l’ancienne aristocratie, l’ancienne bourgeoisie, avec des résidences gardées… les espaces résidentiels dans classes moyennes vont servir de transition entre les quartiers populaires et les quartiers riches. Pour se déplacer, le choix s’est tourné vers la voiture. Mais les municipalités n’ont jamais réussi à réguler les trafics de fait de l’apport permanent de population. Les riches tentent donc de se rapprocher de leur emplois pour ne par avoir à subir de nuisance cela conduisant à une gentrification de la population.

La population en Amérique du sud reste une population jeune, elle doit résoudre de nombreux problèmes. Aujourd’hui, les 3/4 de la population urbaine dispose d’eau potable (alors que moins de la moitié il y a vingt ans), les efforts ont donc été considérables. En réalité ces pays manquent de temps, ils ont mis moins de cinquante ans pour passé d’une société rurale à une société urbanisée, la France a mis un siècle. D’autres problèmes apparaissent, l’obésité, la ségrégation. De plus les espaces ne sont pas figés, il y a une mobilité des populations, une mobilité des emplois.

A compléter par des articles de la revue population.
 

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 6 mars 2007
Chapitres VI et VII Qu’elle Union Politique pour l’Europe de la CEE à l’UE.

    En dépit des traités précédents, il n’y a aucun consensus sur la finalité politique à adopter pour l’Europe. Rien n’est fait au sujet de la monnaie, on évite les sujets qui fâchent. Jusqu'à 1957 c’est l’approche fonctionnaliste qui a triomphé, les traités de Rome n’ont qu’une dimension économique. Celui qui fera avancer les choses sera le Général De Gaulle.

I Le général de Gaulle face à l’Europe communautaire et face à ses partenaires. (1958-1959)

    Lorsqu’il arrive au pouvoir, l’émoi est terrible dans les gouvernements des pays partenaires, va-t-il accepter les traités ? La tonalité est alors au pessimisme. Contrairement à toutes les attentes, il va pousser à la réalisation de la CEE, mais toujours de le sens de la France. Cependant il va pendant 12 ans freiner l’évolution institutionnelle de l’Europe. Il met en place un plan économique européen, dévalue le Franc. Il accélère l’entrée de la France dans le marché commun.
    La politique Européenne de de Gaulle est indissociable de la politique étrangère générale, l’Europe n’est pas à part du monde. Pour transmettre sa vision il use de ses grandes conférences de presse, de ses proches, ses fidèles. Maurice Couve de Murville minisitre des affaires étrangères de 1958 à 1968, et Christian Fouchet. De Gaulle est le maillon, le porteur de la politique étrangère, européenne, c’est le domaine réservé du président. La politique Européenne sont au service d’une certaine idée de la France, une politique étrangère de puissance. Il faut enrayer le déclin de la puissance française. L’Europe sera un des moins pour la France de retrouver son rôle de grande puissance.
    L’ambition primordiale est donc de faire de la France, une puissance indépendante des deux blocs (URSS et USA).

1) La politique d’unification Européenne selon le général de Gaulle. 

    « Un brevet de puissance mondiale », la France doit se tailler les habits d’une puissance entre les deux blocs. Dans les tous premiers temps, il entame une politique de rapprochement avec l’Italie (les liens avaient été distendu). La réconciliation Franco-Allemande devient le pivot de la politique étrangère française. Il entame de très nombreux voyages officiels en RFA, avec grand discours, bains de foule, mots allemands. Rien n’aurait pu se faire sans l’amitié personnelle entre Konrad Adenhauer et de Gaulle. Tout se concrétise avec le traité de l’Élysée signé entre la France et l’Allemagne. Ce duo dérange les puissances moyennes. Entre contre partie, le général de Gaulle écarte la Grande–Bretagne, surtout d ès qu’elle faut savoir en 1961 qu’elle souhaite rejoindre la CEE. De Gaulle n’a pas d’opposition systématique de sa part, mais il y a la pression de l’opinion, du contexte. De Gaulle pense d’abord qu’il n’aura pas à gérer le problème, il pense aussi que l’opinion britannique n’est pas encore prête, les travaillistes ne veulent pas intégrer la CEE.
    Mais la rupture à lieu en 1962 dans un contexte géopolitique suite à la rencontre de Rambouillet entre Macmillan (1er ministre anglais) et de Gaulle. Kennedy venait de proposer à la France de former avec les USA et les Britanniques une communauté Atlantique, avec un partage des forces mais avec un seul doigt sur la gâchette. Les Britanniques acceptent le partenariat, de Gaulle est atterré par le peu de recul de la Grande-Bretagne. Dès lors il met unilatéralement fin aux négociations contre l’entrée des Anglais dans l’Europe des Six, vu comme un cheval de Troie des Etats-Unis. La France reste alliée des Etats-Unis mais elle veut une Europe Européenne et pas Atlantique, il y met donc son premier veto. Le second aura lieu en 1967.
    La logique de de Gaulle, une Europe indépendante, une politique de grandeur, dans le but de servir à la grandeur propre de la France. La France reste ainsi allié aux Etats-Unis mais de Gaulle se rapproche avec Moscou. Il ne parle jamais d’URSS, il parle toujours de la Russie, il voit les nations. Il se rend en visite en Pologne, en Roumanie…

2) Les conceptions européennes du général de Gaulle et leur mise en pratique

-Une Europe Européenne. Indépendance des blocs.
-Une Europe à prépondérance française.
-Une Europe des nations. Pour lui l’état nation est une entité irreductible à tout ce qui c’est passé.

    A partir de cela il va proposer une union des états nations. Un schéma suivant ses volontés. Ce plan est connu sous le nom « plan Fouchet ». proposé dans sa première version en Octobre 1961 pour créer un concert européen d’Etats-Nations. Il propose une union d’états indissolubles qui prévoit des réunions périodiques entre les chefs ‘états et de gouvernement des six pays concernés. Il propose l’adoption d’une politique étrangère commune et la création d’une commission politique intergouvernementale qui préparerait les chefs d’état et de gouvernements. Ce plan est très mal ressenti par les petits pays, l’Allemagne préfère se taire. Mais de Gaulle fait marche arrière, il a raidit ses positions. Dans la deuxième version, il ne fait plus allusion à l’OTAN. Le Bénélux fait face et concours à l’échec du plan Fouchet. Le Bénélux est rejoint par l’Allemagne et l’Italie. Le 15 mai 1962, il fustige les conceptions européennes des autres pays, le projet est enterré. La situation est de plus en plus crispée.

3) la Crise de la chaise vide

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : XXème siècle
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 22 février 2007
Chapitre I : L’AFFIRMATION DU PRINCIPAT.

De 31 avant JC à 96.

Les toutes premières années après Actium, de 31 à 27 s’installe sans heurt un nouveau régime grace à l’efficacité d’Octavien. Mais vont être posé tout au long du premier siècle les jalons du principat. Il faudra attendre l’époque des Flaviens pour que soient dépassés tous les dangers qui pouvaient peser sur le principat.
Le principat d’Auguste est fondamental.

                A) Le « siècle d’Auguste ».

Pourquoi parle t on de siècle d’Auguste ? Cette gloire fut presque de son vivant. C’est surtout le rétablissement de la Paix civile. Guerres civiles qui duraient depuis 120 avant JC.
En 31, le problème constitutionnel n’est pas résolu, on est toujours dans la république. Trois solutions se présentaient :
- Agrippa, favorable à un retour à la république.
- Mécène, favorable à l’instauration d’une monarchie.
- La solution d’Octavien.

            1) Les pouvoirs d’Octavien-Auguste.
    En 31, jusqu’à la veille d’Actium, Octavien est toujours triumvir constituant. Il va finir par prendre la décision de remettre ses pouvoirs exceptionnels au Sénat le 13 janvier 27. Séance capitale.  Le sénat refuse, maintient les pouvoirs exceptionnels et lui donne un certain nombre de titre faisant de lui un personnage au dessus de tous. Il est appelé Princeps, c’est normalement le plus ancien dans le grade le plus élevé, il est le premier des citoyens. Mais surtout, on va lui donner le nom d’Augustus.
Certains auraient aimé qu’il prenne le nom de Romulus, mais cela allait sans doute trop loin. On préfère lui donner le surnom d’Augustus qui est un terme religieux. Le terme s’applique habituellement a des choses offerte au dieux, trouvant sa racine dans l’Augure, dans le sens de se qui augmente.
Il en reçoit un pouvoir particulier, une autorité morale supérieure, que ne possédait que le Sénat collectivement. Imperium, potestats, Auctoritas. L’Auctoritas est le pouvoir sénatorial. Et bien maintenant, Auguste dispose de cette Auctoritas.
Dans la réalité des pouvoirs, Auguste, dans le plan intérieur à des collègues et ses compétences légales ne sont pas supérieurs à celle de ses collègues, sauf la tribunica potestas. Il garde l’imperium qu’il a eu en 43.
En 27, le Sénat lui accorde un Imperium proconsulaire.  Cela donne l’imperium dans toutes les provinces ou stationnent des troupes.
Cela ne va pas passer tout seul, il y aura des complots dont un en 23 qui le conduit à exiler Mécène.
Chaque année, jusqu’en 23, Auguste  revêt le consulat. Il le dépose en 23 et là, le sénat décide donne a Auguste l’imperium proconsulaire or de toute magistrature. Il peut donc lever des troupes n’importe ou sauf en Italie. Le résultat, c’est qu’il est désormais un personnage qui a les pouvoirs effectifs qu’il n’exerce pas. Il accumule tous les pouvoirs.
Il a la puissance tribunicienne renouvelée pieusement chaque année. Il a le droit de provoquer le sénat, le peuple, de proposer des textes de lois et d’opposer son veto.
C’est un bricolage progressif qui conduit à une totalité des pouvoirs mais sous une apparence de légalité.

            2) La réorganisation de la cité.
La cité, c’est évidemment Rome avec la ville et son territoire, qui s’étend à l’ensemble de l’Italie.  Cela passe par la réorganisation de la société et de ses classes dirigeantes.
Il y avait jusque là, l’ordre, la classe sénatoriale. Ce qui touchait de près ou de loin au Sénat. Cet ordre est régulièrement contrôlé. On en élimine un certain nombre de nom.
En 28, Octavien avait déjà révisé la liste des sénateurs. À partir de 28, on bloque le nombre des sénateurs à 600. Il y aura désormais une règle : il faut avoir commencé le cursus honorom, mais aussi avoir une fortune minimale d’1 million de sesterces.
Dans le cadre de la réorganisation de la cité, il crée un deuxième ordre privilégié, c’est l’ordre équestre. Les chevaliers sous la république ce sont les gens qui ont refusé d’être sénateurs, avec un coté moral qui fait qu’on ne fait pas d’affaire en même temps que de la politique, ce qui est hypocrite puisque la famille a déjà un sénateur.
Pour être chevalier, il faut un cens de 400 000 sesterces. Cet ordre, va devenir l’endroit ou l’on fabrique les fonctionnaires de l’empire. Tout citoyen peut y accéder a condition d’avoir le cens et l’accord de l’empereur.
Ensuite, il  y a les citoyens normaux. Il y a un total dans l’empire de 4 947 000 citoyens romains. On bloque, ce processus. Pour devenir citoyen, les règles vont devenir plus strictes. Quand on est esclave de citoyen romain, si on est affranchi, on devient citoyen romain devenant ainsi supérieur aux hommes libres que sont les pérégrins. Étrange passage de l’inexistence à la supériorité. Cela sera donc limité au possible.
On contrôle aussi les bonnes mœurs. Auguste met en place un ordre moral. Beaucoup de Romains se plaignaient de voir les classes supérieures faire n’importe quoi et Auguste a tout intérêt à s’y intéresser. Il impose la bonne tenue dans les lieux de spectacle et dans les manifestations religieuses. Il veut donner l’image d’un vieux Romain qui mène une vie frugale et simple loin du luxe et de la débauche.
Il valorise aussi le service militaire qu’il impose a tous les gens qui veulent accéder aux magistrature. Il sévit sur le célibat en l’imposant, notamment les femmes pour augmenter le taux de natalité. L’adultère est surveillé, les coupables sont relégués aux îles, avec confiscation des biens, la filles même d’Auguste subira ce sort.

            3) L’œuvre d’auguste est aussi une œuvre religieuse.
    La religion, c’est une réalité qui pénètre tous les aspects de la vie des Romains même si certains hauts personnages se déclarent septiques comme César.
Auguste va prendre son role religieux très au sérieux.
En 12 avant JC, Lépide meurt, il était pontifex maximus. Auguste se fait donc coopter comme grand pontife jusqu’au IV et même après quand les empereurs chrétiens seront chrétiens et grands pontifes païens. Il se donne le droit de créer tous les prêtres même en surnombre, façon d’entretenir sa clientèle.
Il va vouloir restaurer la vieille religion, en rétablissant de vieilles confréries archaïques qui étaient tombées en sommeil, mais aussi de vieux rituels d’aspiration populaire.
Auguste a écrit un testament politique, les RES GESTAE DIVI AUGUSTI. Les actions d’auguste divinisé. On connaît ce texte grâce à la plus grande inscription latine, a Ankara sur le base du temple d’Auguste.  Il se vante d’avoir restauré 80 temples.
Il lutte contre les cultes étrangers, surtout contre Isis et Serapis. On n’élimine pas Cybèle mais on la romanise.
Surtout, Auguste, va créer du nouveau en mettant son nom d’Auguste à toutes les sauces. Il y alors des tas de divinités augustéennes. Qu’elles sont elle ? Ancienne mais renouvelés par ce qualificatif, montrant qu’elles sont celle de l’empereur, du nouveau régime. Ainsi les Dioscures (castors et pollux, divinités grecque qui veut dire les enfants de Zeus) deviennent des divinités augustéenne mais aussi de l’ordre équestre de la classe des gens capables de battre a cheval, les Juventus. Cérès, qui était Déméter déesse des moissons, elle va être chargé de protéger le ravitaillement de Rome en blé.  Venus est alors qualifiée d’auguste et de génitrice, c’est l’ancêtre de la gens Julia mais aussi de Rome dans la mythologie construite sous l’ordre d’auguste par Tite Live. Mars devient alors vengeur, faisant écho à Actium.
Auguste élabore ou achève les monuments qui vont avec comme le forum de César axé sur le temple de Vénus genitrix, puis son propre forum Augusti axé sur le temple de Mars Ultor (Vengeur).
Enfin, la première place, c’est le dieu auquel il pense devoir la victoire d’Actium, Apollon. Il avait invoqué Apollon dans un votum, un vœux. C’est l’idée hellénistique selon lequel le pouvoir provient des dieux. 
En 29, Auguste fait construire sur le palatin, un grand temple d’Apollon d’Actium. Il fera transporter dans ce temple les livres Sibyllins.
Le document qui nous informe le mieux sur cette religiosité, c’est le CARMEN SAECULARE, le champ du Siècle d’Horace, chanté lors des premiers jeux séculaire en 17 avant JC.
Nouveauté absolue : le culte impérial.
C’est le fait qu’il soit lui-même habitant du cœur de Rome sur le capitole. Mais c’est d’abord un culte qui est rendu à son géni, son GENIUS. La part divine qui est en chaque homme.
Auguste est aussi le fils d’un personnage divinisé post-mortem, César. En orient, on va plus loin, Auguste et ses successeurs seront appelés Théos.  Il sera lui-même divinisé post-mortem après 14.
Le culte se développe en province et est dédié à Rome et Auguste, son génie. Il va y avoir de grands sanctuaires politico-religieux où l’on honore Rome et Auguste. Cela va être le plus petit commun dénominateur de tout l’empire, en se sacrifiant à ce culte.

            4) L’empire.
    L’un des problème du nouveau régime a été celui de l’administration du monde romain et de sa rationalisation. Auguste c’est donc entouré d’un cercle d’homme compétent comme Agrippa son gendre mais aussi Statilius Taurus, membres du Sénat. Ils forment un conseil impérial informel qui va prendre l’allure d’une institution.
En –27, il partage les provinces entre le sénat et le prince. Le prince a tout en main mais donne au Sénat ce qui nécessite le moins d’intervention.
Au prince revient les provinces ou il y a des troupes c’est à dire ou il y a des opérations militaires, actuelles, futurs ou bien où l’armée est cantonnée aux frontières. Formant la limite entre le barbaricum et Rome.
Les trois gaules sont globalement considérées comme impériales, la frontière étant le Rhin. Une province comme la lusitani est aussi impériale car dans le nord-ouest se trouve une légion romaine pour conquérir ce qu’il reste à conquérir. La Syrie est aussi impériale.
Dans ces provinces impériales, le prince envoie un gouverneur, qui ont le titre de légat, le legatus. Plus précisément la formule est : légats propréteurs.  Il est donc Sénateur sous les ordres de l’empereur.
Il y a des petites provinces impériales où on se contente de mettre des chevaliers. Ils ont alors le titre de procurateurs. C’était le cas de la Judée avec Ponce Pilate.
Les autres provinces sont réservées au Sénat, donc sénatorial. Il y a alors des proconsuls. Vieux titre républicain. Ils sont parfois ancien consul mais le plus souvent ancien préteur. L’Afrique, l’Asie, la Sicile sont de celle-ci. Tout comme la Bétique. L’empereur a théoriquement pas son mot à y dire.
Une province à part : l’Egypte, qui n’est ni impériale ni sénatoriale, elle reste un royaume. Cela se passe comme si le prince était le successeur des Lagides. Il se fait remplacé par un chevalier qui a le titre de préfet d’Égypte. Le préfet est alors « vice roi d’Égypte » et lorsqu’un sénateur veut allé en Égypte, il doit demander l’autorisation à l’empereur.

A quoi servent les provinces ?
Ce sont des territoires fait pour être développés. Elles sont soumises à l’impôt. Auguste à rationalisé ce système d’exploitation des provinces en instituant le cadastre. Document à but fiscal, il s’agit d’enregistrer les propriétés foncières des individus. Il est régulièrement mis à jours. Il y a aussi des recensements d’individus. Cela est mis en place pour les impôts directs.
Il y a aussi des impôts indirects qui étaient susceptibles de toutes sortes de fluctuations. Sous la république, il était perçu par l’intermédiaire de fermiers, les publicani.
Ces impôts alimentent plusieurs caisses en fonction de la nature des provinces. Les provinces sénatoriales alimentent l’aerarium, qui vient d’Aes le bronze. On dit aussi l’aerarium de saturne car conservé dans le sous sol du temple de Saturne à Rome. L’aerarium senatus, le trésor du Sénat. Ce qui l’alimente, ce sont les provinces sénatoriales et l’Italie.
Les provinces impériales alimentent le fiscus.
Il y a un impôt particulier pour une troisième caisse, qu’est l’aerarium militaire, alimenté par le revenu de deux impôts indirects dont le vingtième des héritages.
La monai républicaine était en argent ou en bronze et cuivre. Auguste innove avec des monnaies d’or.
Auguste se réservait l’or et l’argent laissant le cuivre et le bronze au Sénat, c’est seulement de la théorie.
L’empire romain ne tient pas tout seul, ni même avec des gouverneurs mais par l’armée.

L’armée romaine. On est particulièrement renseigné sur celle-ci, la moitié de cette armée est constituée de citoyens romains.  Les légions romaines sont composées de citoyens romains, il n’y a pas de service militaire, ils sont donc volontaires. Depuis Marius, même les pauvres peuvent s’engager dans l’armée, devenant un métier avec une solde, c’est ceux que l’on appelait auparavant les prolétaires. Les légions sont des corps de troupes permanentes, avec des citoyens qui servent pendant 20 ans. Sous Auguste, il y a 25 légions.
Les soldats se voient interdire le mariage. Il touche une solde, qui sous Auguste est de 225 deniers par an. Il faut ajouter à ces soldes, des soldes spéciales données par l’empereur à des moments précis. Enfin, une prime de démobilisation de 3000 deniers et des lots de terre. (on connaît ces information grâce à des inscriptions).
L’autre partie de l’armée romaine était composée de non-citoyen. Ces autres troupes sont regroupées sous le nom d’auxilia (aides), ce sont les troupes auxiliaires, elles sont là pour aider les légionnaires. Composées de non-citoyens romains, c’est-à-dire de peregrini (pérégrin). La solde n’est que de 75 deniers par an et le service est de 25 ans. Au bout de ce service, il a la citoyenneté romaine et on rend légitime leur union avec des femmes non romaines. À la fin de ce service, le pérégrin reçoit un diplôme, un conservé à Rome et l’autre donné au vétéran gravé sur le bronze. C’est en deux parties, une intérieure et une extérieure pour éviter les fraudes.
A la tête de ces corps de troupes, il  y a des commandants à différents niveaux. À la tête de chaque légion, il y a un légat de légion (legatus legionis) et en dessous, il y a les tribuns militaires.
Tant qu’aux corps auxiliaires, soit fantassins, soit chevaliers. On parle de cohorte pour les fantassins et d’alae pour les cavaliers. À la tête de chacune de ces troupes, des ( ?).
A cela, s’ajoute la garde impériale, qui ne se trouve pas sur le « terrain » de guerre, mais près de Rome, c’est la garde prétorienne. Ils ont un rapport avec le prétoire qui désigne où est le commandant. Ils représentent 4500 hommes avec 9 cohortes prétoriennes. 16 ans de service, 750 deniers de solde par an. La garde est cantonnée près de Rome.
Enfin, deux flottes de guerres qui sont stationnées en campagnie et sur l’Adriatique. Ce sont les ports de Misène tout près de Naples, et celui de Ravenne dont le port c’est longtemps appelé Classis (flotte).
Il peut exister en province, des milices locales, mais nous avons assez peu de documents sur ces milices.
Cette armée est destinée à tenir l’empire mais aussi à conquérir un certain nombre de territoire. La doctrine officielle, c’est la paix, civile en tout cas ; donc contre les non romains, cela ne comptent pas. Il reste des régions peu sures ou à conquérir. Il y a aussi la question de la germanie car le Rhin n’est pas une frontière définitive.
Des secteurs de l’empire ne sont pas surs, mais Rome pratique le protectorat, donnant lieu a des principautés tampon, économisant les forces de Rome et sous contrôle comme la Judée, ou près de la Syrie, le Royaume de Commagène, c’est le royaume de Palmyre, la Galatie, la Trace, la Numidie.
Peu à peu, ces principautés seront annexées, bon gré mal gré. Profitant de la mort d’un roi pour les  transformer en provinces. Dans d’autres cas, Rome maintient des princes sujets.  
Auguste et ses deux beaux fils, Tibères et Drusus, les enfants de Livie, mènent des campagnes. Dans le nord-Ouest de la péninsule Ibérique contre les Astrures et les cantabres entre 27 et 17 avant JC. En 26 avant JC, l’ensemble de l’arc alpin est conquit et célébré par la construction d’un trophée : La Turbie.
Pour le reste, vis-à-vis de l’extérieur, un certain nombre de questions restent pendantes. En orient, il reste la question de la relation avec les Partes, lieu ou en –53, Rome avait connu une grave défaite. Auguste, a veillé à récupéré les aigles, par une diplomatie active et les a installé en grande pompe à Rome, comme pour célébrer une victoire militaire. 
De fait, la frontière est un problème. Le danube est ainsi devenu une frontière du nord de l’empire. Après la conquête de l’arc alpin, et le long du danube, il y a donc eu création d’un certain nombre de provinces militaires impériale dans les années 15 avant JC. Il y eu de grave événement en Illyrie retardant la conquête et c’est Tibère qui a le plus intervenu et après avoir réduit ces révoltes, les provinces furent crées. Au sud du Danube, il y a la province de Reti, le Noric, la Pannonie et enfin la Mésie.
Ce fut encore moins simple pour la Germanie, c’est-à-dire ce qui se trouve à l’est du Rhin. Les romains ont mené à l’époque d’Auguste, de multiples entreprises militaires par terre et par mer. Ils atteignent l’Elbe, en passant par la mer du nord. Cette conquête fut menée par Tibère et Drusus, l’Elbe est atteinte en 5. En 9, éclate une révolte ruinant les espoirs romains, le chef de la tribu Cherus, Arminius, qui était un ancien soldat romain.Cette révolte oblige les romains à se replier sur le Rhin. C’est la bataille du  Teutoburg. Il y a alors, un abandon de la Germanie. Mais les romains considèrent que tout ce qui est au dessous du Rhin est une Germanie. C’est alors que le Rhin devient une frontière par nécessiter.

            5) La ville de Rome.
Ce que les romains appelaient Urbs. Devenue une mégapole, même si il y a dans le monde méditerranéen des villes au moins aussi grosses. Auguste rationalise la ville en la divisant en 14 régions. Et à l’intérieur des régions, des quartiers : vici. A chacun de ses éléments son administration.
La région 9 correspond au champ de mars qui va devenir de plus en plus monumental. Auguste a prévu de créer toute une infrastructure urbaine digne de la capitale du monde romain et inspiré de modèle hellénistique. Il a tout d’abord créé un service des eaux, par l’intermédiaire d’aqueduc. A la tête de ce service des eaux : un curateur.
Deux polices, une de nuit et une du jour. La nuit, ce sont les vigiles et le jour ce sont des cohortes urbaines sous les ordres du préfet de la ville (praefectus urbi).
L’approvisionnement de Rome en nourriture. La population romaine est en grande partie inoccupée et sont des clients avec des distributions de nourriture avec un service qui ne se fiat plus seulement avec l’Italie. On fait venir le blé d’Afrique, de Sicile, et d’Égypte.  C’est le service de l’annone.
Auguste avait un sens aigu de la propagande artistique, avec un art officiel. Des architectes ont refait des temples avec des lettres dorées. Parmis les monuments qui nous sont parvenus, ils sont sur le forum romain, avec des arcs (actium et parte) puis il se fait construire son forum à lui.
Dès -28, Auguste prévoit de se faire construire un mausolée, qui deviendra celui de la dynastie. Il fait également construire des théâtres, comme celui de Marcelus.
Son adjoint, Agrippa fait construire sur le champ de mars, le premier édifice thermal public.
Les rues de Romes deviennent des rues à portiques sur le modèle d’Alexandrie qui était bien plus grande. On utilise massivement une pierre qui ressemble au marbre, c’est le travertin.

            6) La succession.
C’est un problème institutionnel, le prince n’est qu’un citoyen exceptionnel et le pari d’Auguste fut de pérenniser cette situation en orientant le Sénat et le peuple dans le bon sens. Il  n’est pas étonnant de voir Auguste s’orienter vers un principe dynastique. Lui-même étant le fils d’un divinisé, il faut que son successeur est à voir avec sa propre personne mais il n’a qu’une fille qu’il fait marier trois fois et deux fils naissent avec Agrippa pour père, en –17, Auguste à adopté ses petits fils. Mais les deux mourront avant Auguste. Il va donc se tourner vers les enfants de sa femme Livie que sont Drusus et Tibère. Et julie va épouser Tibère à la mort d’Agrippa.    (cf l’arbre généalogique)
Tibère n’est pas chaud pour devenir le deuxième prince, il a le sentiment d’être moins légitime.

C’est un rêgne absolument capital. Non seulement octavien rend la paix civile mais il créé la situation politique qui le rend incontournable. Il tend a exprimer cela par la forme des quatre vertus cardinale (virtus, clementia, justitia, pietas.). L’autel de la paix a été élevé en 9 avant JC sur le Champ de Mars, une table d’autel entouré de marbre avec des représentations, notamment la Rome d’autrefois, traditionnelle (Romulus…), on y voit le prince Auguste faire un sacrifice sur l’autel de la Paix. C’est une association du passé et du présent.


                    B) L’empire sous les Julio-Claudiens et sous les Flaviens, de 14 à 96.
A la mort d’auguste, les nostalgiques de la république sont bien peu nombreux et malgré les problèmes de succession, il n’y a pas eu de complots.  La plus grave difficulté de cette période sera la crise de l’année 68-69. La dynastie Flavienne va représenter un affermissement définitif du principat.

            1) les empereurs successifs.
Tibère de 14 à 37.
Caligula de 37 à 41.
Claude de 41 à 54.
Néron de 54 à 68.

    a) Les Julio-Claudiens.
En 14, à la mort de son beau-père, Tibère à 55 ans. Il a déjà beaucoup travaillé avec Auguste. En outre, Tibère a été associé au pouvoir non pas comme empereur, mais 16 fois, il a revêtu la tribunica potestas.
Comment ce passe la succession ? les comices ont voté une loi donnant à Tibère les pouvoir d’Auguste. C’est une loi De Imperio. Tibère fut décrié, caricaturé par les auteurs antiques. Aujourd’hui, on pense qu’il avait des facultés mais qu’il a été écrasé par la tâche, mais aussi par son beau-père. Il va craindre, tout de suite, les descendants directs des Julii.
Julie elle même est un personnage d’importance mais exilé pour adultère en –2 et meurt en exil l’année même de la mort d’Auguste.
Il reste surtout la petite fille d’Auguste, Agrippine l’ancienne épouse de Germanicus. Ces deux derniers sont très populaire. Tibère va donc associer Germanicus au pouvoir en lui donnant un imperium proconsulaire. C’est une manière de le désigner, bon gré mal gré, à la succession. En 19, Germanicus meurt à Antioche et le bruit a couru que se serait Tibère qu’il l’aurai assassiné. Bruit qui est lancé par Agrippine l’ancienne elle-même.
Tibère à un fils qui reçoit en 22 la tribunica potestas, mais meurt en 23 laissant deux jumeaux derrière lui.
N’ayant pas de descendant, Tibère va s’aigrir, sa descendance ne tient pas le coup alors qu’Agrippine est pourvu d’une grande famille, avec deux fils aînés, Nero et Drusius.
Tibère est aussi marqué par le préfet du prétoire : Seianus (Séjan). Place importance, mais pas des plus hautes strates de la société non plus, c’est un chevalier et pas un sénateur. Il convint Tibère de l’existence d’un complot contre lui. L’année 29 est décisive dans le règne de Tibère car sa mère meurt et il fait exiler Agrippine et son fils aîné Nero dans les îles ; le deuxième fils est emprisonné. Séjan est alors maître de Rome. Tibère se retire dans une villa luxueuse de Campagnie, à Capri, laissant le champ libre à Séjan.
Tibère laisse Séjan agir mais à toujours auprès de lui, Caligula, troisième fils d’Agrippine et Germanicus.
Séjan souhaite sans doute éliminer Tibère et Tibère fait condamner à mort en octobre 31 Séjan. Et c’est à ce moment-là que Caligula est le descendant.
Caligula est acclamé par les soldats au moment de la mort de Tibère, mais quand il rentre à Rome, le Sénat et le peuple romain confirment l’acclamation.
Caligula est un personnage aux limites de la folie. Sujet à des sauts d’humeurs, proclame son cheval consul… C’est le premier d’une série de personnages qui ne veut en faire qu’à sa tête. Et qui donc malgré sa popularité va se trouver en porte-à-faux par rapport à l’élite.  Le 15 janvier 41, il est assassiné au Palatin, par des officiers des cohortes prétoriennes. Il n’y a plus de Julii au pouvoir.
Claude prend la relève. C’est un intellectuel qui n’avait pas pensé au pouvoir. Certains le considèrent comme un médiocre. Philologue qui a inventé trois lettres nouvelles (des consonnes). Il va s’avérer un bon administrateur. Sa succession est dramatique. Il eut un fils de Messaline, Britannicus. Claude doit répudier Messaline car cette dernière est une « putain couronnée ». Il va donc épouser sa nièce. Femme qui va vouloir éliminer Britanicus et faire de son propre fils le futur empereur. En 50, Agrippine fait adopter son fils par Claude et prend alors le nom de Néron. À 20 ans, il devient consul, il a l’imperium proconsulaire, prince de la jeunesse… et il épouse la fille de Claude  et la sœur de Britanicus : Octavie. En 53, Néron à supplanté Britannicus et c’est alors que Claude se retourne vers Britannicus mais Agrippine le fait assassiné en octobre 54.
Les prétoriens acclament Néron, le Sénat confirme… le testament de Claude reste secret.
Néron, les textes antiques disent qu’il y a eu que cinq ans de bons, c’est le quinquennium. La fille de Claude est mise à mort et de nombreux sénateurs commencent à être traîner en justice et condamner à mort. Néron à épouser une certaine Poppée avec qui il mène une joyeuse vie. Assez vite des complots se forment et le rendent méfiant. Il n’a pas le fils, il ne prépare par sa succession. D’où une crise extrêmement grave, des mécontentements apparaissent dans la classe sénatoriale.
 
    b) La Crise de 68-69.
Au printemps 68, 3 gouverneurs rejettent l’autorité de Néron. L’un gouverne la Gaule Lyonnaise, la Lugdunaise, il s’appelle Julius Vindex. Le second s’appelle Galba et est gouverneur de l’Hispania Citerior. Et enfin, Otho gouverneur de Lusitanie.
S’ils se sont révoltés, c’est qu’ils ont aussi  à Rome des partisans et très vite, Néron va se retrouver seul et sera déclaré ennemi public jusqu’à ce que la garde prétorienne le lache. C’est alors que le Sénat proclame Galba empereur. Le 9 juin 68, il se suicide.
Galba est désormais un empereur légitime. Il se méfie très vite des prétoriens et en retour, Rome se méfie de lui. Le premier signe de rupture est équivoque, en janvier 69, loin de Rome, par mis les Légions de Germanie qui proclame leur Légat Empereur : Vitellius. Il y a donc deux empereurs.
Galba adopte alors un personnage nommé Pison. Il est alors désapprouvé par les prétoriens et par la plèbe de Rome. Et les prétoriens vont acclamer Otho et massacrer Galba.
On a toujours deux empereurs face à face et donc c’est une guerre civile. Vitelius marche sur Rome l’autre se dirige vers le Nord et la bataille éclate a Crémone, Otho est défait et se suicide dans la foulée en Avril 69.
Reste un empereur, illégitime. Vitelius est reconnu par le Sénat. Mais les légions d’orients apprenant cela proclame à leur tour leur légat empereur. De nouveau, germe de guerre civile, quand il  ya une proclamation de ce genre, il y a des mouvements et des combats de rues. Au cours de ces combats, Vitellius est assassiné. Le Sénat reconnaît alors le nouvel empereur Vespasien. 

    c) Les Flaviens.
Il s’agit de Vespasien (69-79) et de ses deux fils, Titus et Domicien.
Vespasien s’appel Titus, Flavius, Vespavianus. Il a 60 ans.  Il n’est pas d’une grande famille, ce n’est même pas un romain de Rome, il est né en Sabine.  Il appartient à la bourgeoisie municipale d’Italie. C’est nouveau avant, ce n’était que des nobles.
C’est un personnage avec des qualités d’empereurs. Nous avons des détails car la loi qui lui donnais le pouvoir est aujourd’hui conservé, une loi De Imperio.
Sa famille est placé au rang des patriciens. Il affirme le principe d’hérédité.
Titus, sera sept fois consul du vivant de son père et en a reçu la tribunica potestas et le titre de proconsul, en 79, il succèdera naturellement à son père. Mourant en 81, c’est son frère Domitien qui devient empereur après avoir été caesar sous son père.
Domitien nous est décrit sous les apparences d’un orgueilleux qui s’en est pris aux sénateurs. Il eu des procès contre les sénateurs, détesté dans la haute société romaine. Il n’a pas d’enfant et est assassiné dans un dernier complot contre lui, auquel a participé sa propre maîtresse, et ses actes seront annulés.

    d) Les questions liées à la succession.
Le Sénat a toujours son mot à dire et c’est lui qui affirme la légitimité, représentant le peuple romain. On trouve se rôle dans la fameuse séance de 27 avant JC. A chaque changement de prince, le sénat va confirmer des choix qu’il ne fait que très rarement lui même.
Dans un seul cas, il a élu un des siens : Galba. C’était d’ailleurs un révolté. Juridiquement, cette intervention du sénat permet de légitimé tous les pouvoir des empereurs.
L’armée joue un role de plus en plus important. Sous la forme des cohortes prétoriennes. Mais aussi le rôle des légions qui se permettent de proclamer un personnage par ce qu’ils sont le peuple.
Le principe dynastique n’est jamais loin.


par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : histoire romaine
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 18 février 2007
prise de notes
Chapitres IV et V Dimension et premiers jalons de la construction Européenne 1946-1957 : Des choix difficiles.


    Nous passons de l’idée européenne à la construction européenne et ce dès la fin de la seconde guerre mondiale, elle sera réelle à la signature des traités de Rome de 1957. L’environnement géopolitique est pire qu’après la première guerre, il est tragique.
    Il s’agit aussi du déclin de l’Europe face aux Etats-Unis et du Japon, une nouvelle donnée, la « guerre froide » va conditionner l’évolution de l’Europe. Désormais les européens vont s’unir mais pour une seul partie de l’Europe, l’Europe de l’Ouest, capitaliste, pour lutter contre l’extension du communisme à l’intérieur comme à l’extérieur des pays. La nécessité de l’union s’impose donc, pour résister. La volonté de résister à la contamination communiste, la lutte contre le déclin et l’effondrement sont donc les fondements pour les choix qui guideront la construction de l’Europe.
Premier choix, la nécessité de la reconstruction économique de l’Europe. Est-ce que l’Europe telle qu’elle va se faire, est ou non fille de la guerre froide ? Que fait-on de l’Allemagne et du problème Allemand. L’Allemagne renaîtra sous deux formes en 1949 (RFA-RDA).

I les initiatives et les conceptions Européennes.


Dès la fin de la seconde guerre mondiale, on retrouve un bouillonnement intellectuel autour des européistes, mais l’échelle est plus grande, car la situation de la guerre froide entraîne un élan d’union face aux communismes.

1) Mouvements proeuropéens.

    Des personnalités marquantes s’engagent pour l’union de l’Europe, Churchill, lance ainsi l’affaire à Zurich le 16 septembre 1946. Il n’est alors plus au pouvoir car les travaillistes ont gagné les élections anglaises, il s’appuie sur les discours de Briand, il parle de la famille européenne, des Etats-Unis d’Europe, de la nécessaire réconciliation Franco-Allemande. « il faut que la famille Européenne se reforme et renoue ses liens de telle manière qu’elle puisse se développer dans la paix, la sécurité et dans la liberté », ce sont les trois condition de pour la construction de l’Europe telle que la voudrait Churchill. Il préconise un conseil européen, ancêtre du Conseil de l’Europe né en 1949. La démocratie doit répondre au rideau de fer. A partir de là des groupes vont militer pour la construction européenne.

    La typologie de ces mouvements est semblable à celle d’avant-guerre.
Il y a les fédéralistes, un vrai gouvernement, un vrai pouvoir européens.
    -Le principal mouvement fédéraliste est l’UEF (Union Européenne Fédéraliste). Il s’agit d’une union de mouvements nationaux, les belges avec Brugmans, les français de « Combat » et leur chef Frenay et les italiens avec Spinelli. Il rassemble une cinquantaine d’organisation. 
    -Il y a les socialistes, autour du Mouvement Socialistes pour les Etats-Unis d’Europe, dirigé par André Philip, il réunit des socialistes européens, des syndicalistes et deviendra la « Gauche Européenne » en 1961.
  -Le mouvement des démocrates-Chrétiens, avec les Nouvelles Equipes Internationales. En France, en Allemagne et en Italie.
   
    Il y a les confédéralistes, ils prône une association de nations, une coopération intergouvernementale.
     -Les Anglais de la United Europe Movement de Churchill.
    -Les milieux d’affaire qui plaident pour le libre-échange, Ligue Européenne pour la coopération économique (hommes d’affaire et économistes).
     -L’union parlementaire européenne de Richard Coudenhove Kalergi, il veut rassembler les élites politiques parlementaires européennes.

En 1948, un énorme congrès réunit toutes ces tendances.

2) la réunion du congrès de La Haye du 7 au 10 mai 1948.

        On l’a appelé le congrès de l’Europe, il connaît un succès considérable, il rassemble plus d’un millier de personnes, un débat oppose les fédéralistes et unionistes (pro confédération). Les tendances sont très divisées. La tendance fédérale est soutenue par les Italiens, les Belges et les Français, les unionistes sont l’Angleterre et l’Allemagne. Ce sont ces derniers qui l’emportent. On se met d’accord sur la base d’institutions communes. On réclame une assemblée parlementaire européenne délibérante ; on acte le principe d’une coopération économique ; création d’une court européenne de justice ; on se met d’accord sur la création d’un centre européen de la culture à Genève dont la direction est confiée au suisse Denis de Rougemont.
    Le bilan a l’air prometteur, une court des droits de l’homme, une assemblée, des principes culturels… Mais devant l’ébullition des mouvements européens on créer un mouvement qui va rassembler tous les groupes de pression, il aura son siège à Bruxelles et sera l’interface de toutes les organisations, ce sera le Mouvement Européen. Les présidents d’honneur sont Churchill, Spaak (belge), Blum, de Casperi (DCI italienne). Les buts sont de dépasser les divisions partisanes, d’avoir des actions envers les différentes opinions publiques des différents pays.

II L’Europe est-elle une création américaine.

1) L’Europe est-elle fille de la guerre froide ?

-Economie.
    La coopération économique se fait avec le très ferme appui des Etats-Unis d’Amériques. Le contexte de 1947 s’est la concrétisation de la guerre froide est incarné par le discours de Truman le 12 mars 1947, qui met en garde contre l’extension du communisme, qui prône l’endiguement , le containment du communisme. À partir de là, les pays d’Europe essaye de se lever contre l’URSS. Pour se relever, les pays ont besoin de l’argent américain, en juin 1947, c’est la mise en place du Plan Marshall. Il insiste sur la nécessité d’une aide importance, d’une aide immédiate pour lutter contre le chaos, contre la misère. Le plan Marshall est proposé à toute l’Europe de l’Ouest comme de l’Est, mais seuls les pays d’Europe de l’Est acceptent l’argent américain. Durant l’été 1947, les pays de l’Est refuse, la coupure économique est alors totale entre les deux blocs, à ce moment-là, ce sont les Américains qui vont obliger leur européens de l’Ouest à s’unir pour se répartir les Dollars Américains. C’est donc sous l’a houlette des Américains que l’Europe est obligé de s’unir. La première institution commune est donc sortie de la volonté américaine, en avril 1948 est l’OECE, Organisation Européenne de Coopération Économique, qui est devenue OCDE (organisation de coopération et de développement économique). L’OECE reçoit la totalité de l’argent américain, s’est elle qui coordonne les politiques économiques européennes. Elle a favorisé un climat économique entre les états, à appris aux états à travailler ensemble.
    Les pays qui ont le plus bénéficié : Angleterre (25%), France (20%), RFA (11%),Italie (10%).

-Sécurité.
    L’Union Occidentale est crée autour d’une question : l’Europe peut-elle avoir une défense indépendante ? Mais en 1949, l’OTAN est créé par les USA.
      Les Européens sentent qu’il y a besoin de mettre sur pieds un moyen de défense occidentale. En 1947, en mars, est signé le traité d’assistance et d’alliance militaire conclu entre la France et l’Allemagne, il est signé à Dunkerque. L’ennemi, c’est l’URSS. En 1948, c’est la signature du traité de Bruxelles, il s’élargit au Bénélux. Il s’agit d’une alliance immédiate entre tous les états. Cette organisation se dote d’institutions militaires communes entre les cinq pays. Ils fondent l’UEO, Union Européenne Occidentale, un état-major interallié est placé à Londres. Mais une fois l’OTAN créée, cela ne sert plus à grand chose. Le problème d’une défense européene commune est alors posé, car de l’autre côté, le pacte de Varsovie est signé en 1948.

2) La naissance du Conseil de l’Europe.

    Elle émane d’une résolution du congrès de La Haye, mais également de la campagne d’opinion fait pendant une année par le Mouvement Européen. Le ME à joué le rôle de lobby auprès des différents gouvernements occidentaux. Les français ont pris leur revanche sur le congrès de La Haye. Mais les Britanniques ne veulent pas d’une institution européenne au-dessus de leur pays. Les discussions sont très dures, les Anglais sont obligés d’accepter la création d’une organisation mais en la vidant de sa substance. Il ne s’agira que d’une tribune, d’un lieu de rencontre parlementaire. Il est créé le 5 mai 1949, dix pays fondateurs : Angleterre, Belgique, Danemark, France, Pays-bas, Luxembourg, Italie, Irlande, Norvège, Suède. Ils seront de plus en plus nombreux à partir de l’année suivante. Les Français obtiennent que le conseil siège à Strasbourg. Il y a tout d’abord une assemblée avec des délégués parlementaires de chaque pays, mais les Britanniques ont obtenu la création du comité des ministres, un contrepoids au conseil.
    Toutefois, le bilan n’est pas entièrement négatif, les habitudes de travail, de concertation ont émergé en tre les différents pays d’Europe de l’Ouest, mais le conseil est politiquement impuissant. Impuissant car autour de la Grande-Bretagne s’est formé un bloc qui s’oppose à l’évolution de ce conseil, en face les fédéralistes ne pourront évoluer.
    Le Conseil de l’Europe se trouve face à l’OECE, l’ONU, l’UNESCO, l’OTAN, en but à des concurrences entre organismes, il ne pourra pas évoluer. Spaak, le premier président en démissionnera un an plus tard dans l’indifférence générale.

III) La naissance de l’Allemagne impose des choix décisifs.

    La RFA est donc née en 1949, cette naissance donne lieu à la première étape véritable de la construction européenne, le plan Schuman.

1 )  Le plan Schuman

    A l’origine de cette idée, Schuman et Jean Monet. Schuman, (1886-1963), né en Lorraine, très catholique, étudiant en Allemagne, devient avocat et entame une carrière politique en devenant député de la Moselle et ce jusqu’en 1940, sous les couleurs des démocrates-chrétiens, favorable au plan Marshall, il deviendra ministre des finances et des affaires étrangères entre 1948 et 1953.      Monet, aurait du soumettre son projet au président du conseil, mais il a l’intelligence de sonner à la bonne porte, celle de Schuman.
    Le contexte du projet est le suivant, la RFA renaît, les Américains souhaitent réarmer la RFA pour lutter contre l’URSS. Il y a un problème épineux entre la France et l’Allemagne, la Sare, riche en charbon, elle a été rattaché économiquement à la France.
    Le déroulement du projet, réintégrer l’Allemagne dans le camp occidental, mais nous sommes encore très proche de la guère, Monet décide donc de fonder un projet ayant seulement tait à deux secteurs économiques entre les deux pays. Il propose sont projet uniquement aux politiques, Adenhauer et Schuman sans oublier les Américains.
    Il faut placer et mettre en commun la production de charbon et d’acier entre la France et l’Allemagne. Le charbon est à l’époque la principale source d’énergie, l’acier a aussi une valeur symbolique, il sert en effet à la fabrication des armements. Nous sommes dans une perspective d’intégration économique, basée sur le pacifisme. Les deux secteurs retenus seront le charbon et l’acier. En 1950, il était impossible de commencer la construction européenne sur le plan politique, et sur le plan économique il fallait évoluer par secteur (acier et charbon), se sont donc des sectoralistes. La gestion de la production est placée sous une autorité commune. Le but de cette proposition est de réaliser les premiers soubassements d’une fédération européenne, cette fédération étant indispensable à l’établissement de la paix. Le marché commun avec deux produits défini est donc instauré, libération des droits de douanne, planification de la production. Le Benelux et l’Italie rejoindront la France et l’Allemagne, cette idée est, il faut le rappeler purement française, les Américains n’ont rien à voir là-dedans. Cette idée est neuve, hardie, le discours se termine sur une phrase célèbre, « l’Europe ne se fera pas d’un coup...». L’Europe doit se faire par des propositions concrètes, des solidarités de faits, une fois cela créé, le reste (politique, culturel…) suivra.
    Les réactions sont prévisibles : il y a une condamnation directe de l’URSS, ils prennent cela comme une attaque contre le camp communiste (ils sont contre l’Europe des trusts). Les Etats-Unis acquiescent, pour eux, le marché commun permettra de réintégrer l’Allemagne. La Grande-Bretagne se tient ) l’écart de la future CECA, les travaillistes au pouvoir mènent une politique de nationalisation qui va à l’encontre de la libéralisation du marché. En France, il y a différents clivages : les communistes (PCF et CGT) suivent l’URSS  et refusent le Plan Schuman. Les gaullistes craignent une autorité supranationale européenne, la CECA va à l’encontre de leurs idéaux. Les socialistes sont inquiets sur la libéralisation des échanges, mais sont favorables à la création, les démocrates-chrétiens aussi. Les milieux sidérurgiques français avec le patronat et le CNPF (Conseil National de la Production Française) sont ouvertement contre le projet.
    Les négociations de Juin 1950 à d’avril 1951, bénéficient d’un contexte extérieur favorable, c’est celui de la guerre de Corée. Ces négociaitons aboutissent à la signature d’un traité, le 18 avril 1951, la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) est officialisée. A partir de cette accord, le traité de Paris doit être ratifié, en France 376 Oui à l’assemblée Nationale et 240 Non (Gaullistes et Communistes). Les cinq autres pays ratifient le traité de Paris, en Allemagne (le SPD est contre la CDU est pour).
    Mise en place et organigramme de la CECA, il faut des lieux d’installation. Le compromis choisira la ville de Luxembourg qui commence donc sa carrière de capitale Européenne, le président sera le père du projet : Jean Monet. Les institutions, embryon miniature de ce que nous connaissons aujourd’hui :
  - Une haute autorité supranationale avec jean Monet, elle est indépendante des six gouvernements nationaux, un exécutif collégial avec neuf membres nommés pour six ans. Cette autorité est dotée d’un financement, sa fonction, rationaliser et moderniser la production de charbon.
    - Un conseil des ministres avec les six ministres de l’extérieur, là, il peut y avoir opposition car chacun va défendre son intérêt national.
   - Une assemblée de la CECA, embryon du futur parlement européen. Elle est composée à  l’époque de 78 députés, délégués par les six parlements nationaux.
    - La cour de justice en cas de différent entre différents états, elle est composée de cinq juges indépendant.

Cet organigramme sera repris à toutes les étapes de la construction européenne.
   
     Le contexte est toujours celui de la guerre de Corée, il pace au cœur du problème le réarmement allemand souhaité par les Américains pour se défendre en cas d’attaque soviétique. A partir de cette guerre de nombreuses voies s’élèvent en faveur de ce réarmement pour participer à une défense commune du monde occidental face aux communistes. Il y a les Britanniques, Churchill en tête. Les Allemands eux-mêmes souhaitent retrouver leur intégrité, mais seulement cinq ans après cela paraît encore trop tôt pour les français. Le forcing le plus important vient évidemment des Américains avec leur secrétaire d’état : Dacheson qui prononce à New-York le 9 septembre 1951« je veux des Allemand en uniforme pour l’automne 1951 », sinon, ils quittent le territoire Allemand.
    Le poids de la guerre est encore très présent en France, la propagande d’opposition avec les Communistes est très puissante. Pour se sortir de ce bourbier on fait appelle à Jean Monet, René Pleven, président du conseil propose devant l’assemblée un plan qui reprend la formule communautaire de la CECA mais appliqué cette fois à la défense. Même schéma, c’est Monet qui à veillé à la construction du plan. Cela permettrait aussi de créer une armée commune européenne, sans léser l’Allemagne, placé sous le contrôle d’un ministre commun, d’un budget et des programme d’armement communs. Dans cette armée seraient d’intégrer des unités nationales, permettant à l’Allemagne d’obtenir des troupes mais sous l’égide de la communauté. Réarmer l’Allemagne sans qu’elle est une vraie armée Allemande.
     Les réactions seront désastreuses en France, le malaise est palpable. Les mentalités collectives n’étaient pas prêtes, les clivages sont les mêmes, les communistes et les gaullistes sont contres (contre l’URSS, contre la souveraineté nationale). A l’étranger les réactions sont mitigées, les américains y seront favorables. Cela ouvre des négociations, elles seront longues (1951-1952), l’accord allemand est acquis entraînent un refus direct des Anglais (veulent conserver leur Commonwealth).
    Un fragile accord est trouvé à Paris, le 27 mai 1952, il créer la CED (Communauté Européenne de Défense). Mais, nous sommes arrivés à une situation de compromis, ce compromis ne satisfait personne. Les français jugent trop belle la part laissée aux Allemands. Ce traité il faut maintenant le ratifier par les Assemblées nationales. En France, on sait déjà que la ratification est loin d’être acquise, début ainsi la « querelle de la CED en France ». ce sera la cause de l’échec de la CED. Cette querelle est particulièrement vive, d’autres pays ratifieront ce traité, en France, deux sentiments sont particulièrement exacerbés. Il y a le poids en 1952 de l’antigermanisme, poids sous estimé par les politiques. Il y a le sentiment de l’antiaméricanisme, les français sentent un chantage américain pour réarmer la RDA. Raymond Aron en disait « cette querelle fut la plus grave depuis l’affaire Dreyfus », deux clivages bien distant. Les clivages politiques ont été bousculé.
    Pour les « Cédistes », l’Allemagne doit retrouver sa place dans le concert mondial, d’autre veulent une alliance étroite avec les USA. Les autres jugent ce rapprochement précoce, craignent l’inféodation de la France aux USA et veulent que la défense reste propre à chaque nation. Les « anticédistes » : les communistes, les gaullistes, quelques radicaux, une partie de la SFIO, des groupes d’infuence, des journaux (le