Mardi 30 janvier 2007
Transition…

    Il s’agit d’une augmentation de la pression démographique sur l’espace et de fait la croissance démographique modifie l’organisation de l’espace. La densité de la population sur un territoire donné augmente. Les densités sont en moyenne de 50 hab/km2, les 2/3 des hommes vivent sur 1/10 des terres émergées.

    On parle parfois de surpeuplement, on peut l’apprécier lorsque l’on combine les densités et le niveau de vie des populations. On parle de surpopulation lorsque les ressources ne suffisent plus à la population locale. Paradoxalement ce ne sont pas forcément les espace les plus peuplés qui sont surpeuplés. Aujourd’hui, si l’on a plus de 800 millions de personnes qui souffrent de la faim, il ne s’agit pas de surpopulation, c’est que la répartition des disponibilités alimentaires est inégale. À l’échelle des états, l’accroissement des densités est proportionnel à l’accroissement naturel sauf lors des migrations qui perdurent. Au niveau des régions, apparaissent des contrastes car les hommes ont tendance à se regrouper au niveau des villes, qui absorbent les plus fortes densités. Nous avons partout des alternatives à cette augmentation de densité, l’urbanisation et l’émigration (vers des terres pionnières soit vers des villes, soit à l’étranger).
    Aujourd’hui on ne peut plus conquérir que quelques terres marginales, aux confins du monde habitable. On a trop sollicité les espaces agricoles, ce qui a entraîné des catastrophes naturelles : déboisement, glissement de terrain…
    La nouvelle forme d’habitat est bien évidemment l’urbanisation, la concentration d’hommes et d’activités dans les villes. Cela à modifié les économies et les sociétés mais cela a surtout entraîné le développement. Les pays où la population rurale reste majoritaire, sont tous des pays pauvres.
    En 1950, il n’y avait que onze agglomérations de plus de 4 millions d’habitants, l’urbanisation galopante était liée à l’augmentation démographique.

    La seconde alternative est l’émigration, elle a pour moteur les différences de pressions démographiques entre les pays. Les courants migratoires agissent comme un mécanisme qui vient compenser les disparités, démographiques, économiques... dans les pays où le taux d’accroissement naturel est de 2% par an. Pour obtenir une stagnation du niveau de vie, il faut que la croissance économique soit du même ordre. Toute l’épargne disponible doit être utilisée pour faire face aux besoins de la nouvelle population, cela se fait au détriment du niveau de vie de certains. Pour améliorer les conditions de vie, il faut que la croissance économique soit supérieure à la croissance démographique. Problème, les 3/4 des pays de développement y arrive, mais la Bande de Gaza, le Congo… Ces derniers n’y arrivent pas. Ces pays ont des capacités à « récupérer les accidents démographiques », famines, guerres, génocides, sont le lot courant de ces états. Les espaces sont le plus désorganisés, cela est liée à l’urbanisation galopante et l’absence de maîtrise de cette croissance. Nous avons une conjonction démographique, des difficultés alimentaires, des difficultés économiques qui se traduisent par des tensions sociales des crises politiques, elles déstabilisent des états, des peuples et conduisent à des exodes massifs.


La littoralisation de la population

On observe au fil du temps une accentuation de la disparité de la distribution avec un mouvement irréversible vers les littoraux. Aucun état n’est exclu de ce phénomène. Aux grands déserts continentaux correspondent les façades littorales. Les grands foyers de population se concentrent sur les plaines côtières, l’Asie, l’Europe surtout autour de la mer du nord, la mégalopole nord Américaine, la Californie. Tous ces littoraux sont devenus des fronts portuaires et industriels qui sont liés à des interlands aménagés. Les espaces vides, les déserts littoraux. En dessous du quarantième parallèle, il y a très peu de peuplement. Le peuplement est dépendant d’activité portuaire (Lima, Dakar…), ce peuplement est issu de la colonisation.
    Il est admis de 60% de la population vit à moins de 60km des côtes soit 4 milliards, cette estimation pour 2023 est de 7 milliards. Mais il est extrêmement difficile de mesurer l’attrait du littoral sur le peuplement. Difficile car il faut compter les populations, et le recensement dans les pays pauvres n’est pas facile, parfois même on évite le recensement (Liban). Il est aussi difficile de trouver une définition commune pour « l’espace littoral », un sens juridique qui varie selon les pays. En France, il s’agit de la loi littorale de 1986, elle s’applique aux «communes riverains des estuaires, des mers et des océans lorsqu’elles sont situées en aval de la limite de la salaison des eaux et participent aux équilibres écologiques et économiques des littoraux » (26 départements, 923 communes). Il s’agit donc de l’interface entre la terre et l’eau, du rapport de peuplement entre le pays et la mer. En ce qui concerne la Méditerranée, Braudel a montré que l’usage des littoraux est avant tout une affaire de civilisation. Pour lui la répartition d’une population est évidemment significative des contraintes physiques. Les hommes vont mettre en œuvre leur compétence pour s’affranchir de ces contraintes de manière à obtenir un espace géographique favorable au peuplement. Toujours pour la Méditerranée, l’appareil de production se concentre sur les plaines littorales. Pour la Tunisie, certaines villes actuelles sont d’anciens comptoirs antiques (phéniciens, grecs, romains), plus récemment, la colonisation à extravertie l’économie par l’activité portuaire. Les activités soit de production, soit commerciales vont se situer sur les côtes. Plus récemment, la Tunisie, a intégré la division internationale du travail, des industries y ont été implanté, cela sur les littoraux. Le tourisme balnéaire aussi à jouer dans la surimposition lié au processus de littoralisation. L’Algérie a elle concentré sont implantation autour d’Alger et d’Oran. Contraintes de l’espace mais aussi contraintes quant à l’utilisation de l’eau. L’urbanisation, les résidences ont eu du mal à trouver leur place entre les industries et l’agriculture…

    Les Littoraux et les villes.

    Les littoraux sont les espaces d’implantation préférés des villes. Les villes sont accessibles à la navigation maritime. En prenant les villes de plus de 100000 habitants littorales par rapport au reste des villes dans les états, on obtient trois catégories. Les villes très littoralisées (Norvège, Danemark, Grèce, Japon, Australie, Sénégal, Portugal). Pour le Portugal, Porto au nord et Lisbonne au sud, les villes ont été crées par des colons, il s’agissait de ports escales entre les civilisations méditerranéennes et les populations atlantiques. Le Portugal est l’uns des plus grands foyers d’émigration surtout de part ses colonisations. Le retour des ex-colons s’est fait dans les deux pôles les plus attractifs, les deux grandes villes.

    Les pays moyennement littoralisés : Maroc, Cuba, Espagne, Algérie, Italie, Kenya,
    Les pays faiblement litoralisés (moins d’1/3 habitants sur les littoraux) Pologne, Russie, Allemagne, France


    Mise en place de l’urbanisation littorale

    Les villes ne se sont pas toutes construites en même temps, très tôt des activités maritimes comme la pêche et le cabotage ont sédentarisé les populations (Europe et Asie). Les activités maritimes connaissant une place prépondérante dans les économies des villes littorales, celles-ci ont pu se développer de plus en plus.
    La monté en puissance des impérialismes à favoriser le fait urbain littoral : l’empire romain a développé  des ports sur tous le littoral méditerranéen, au Moyen-Âge, les ports se sont développés autour de la mer du nord. Une part importante des villes littorales ont pour origines l’expansion coloniale et les migrations transocéaniques. Il s’agissait de portes d’entrée pour les métropoles. Elle sont par la suite devenu des pôles économiques et administratifs : Rio, Québec… Parfois les villes existaient depuis longtemps, mais elles sont été dynamiser par l’ouverture au marché, Alger, Dakar. Ce rôle de la colonisation est visible dans les pays colonisés comme dans les métropoles qui ont bénéficié de cet essor : base militaire, dynamisation des ports. Les héritages sont considérables, les indépendances sont récentes, les dynamiques spatiales sont donc restées. Mais la révolution des transports a entraîné une maritimisation des échanges. La mondialisation a renforcer cette tendance à la littoralisation. Les activités industrielles se développant, elles nuisent au développement de l’urbanisation littorale : Fos-sur-mer.
    L’essor des loisirs, de la villégiature estivale va aussi être responsable d’une forme d’urbanisation littorale. Elle est plus exigeante en matière de qualité de vie. Mais cette attractivité littorale ne doit pas faire oublier la répulsion dont le littoral faisait l’objet jusque dans les années 1960.
    En contrepartie, les agressions sur les milieux ont été de plus en plus massives.

    Quel avenir pour les littoraux ?

    Les scénarios catastrophe ne sont pas nouveaux, l’élévation des eaux, des déplacements de populations. Le GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur le climat), avait en 2001 revu à la baisse des estimations antérieur passant d’une augmentation de 3,50 m à 40 cm (entre 9cm et 88cm). Mais les géographes ne dessinent pas pour autant la carte des terres émergées jusqu’en 2100, le niveau de la mer n’est pas le même partout, il y a des creux et des bosses, les mouvements locaux de subsidences, les régions deltaïques sont alourdies par les alluvions, l’élévation de la terre lors de  la fonte des glaciers (très lourds). Les extractions de gaz et de pétroles contribuent à l’affaissement des terres. Il n’y aura pas forcément de disparitions des zones les plus basses, mais ce sera la difficulté de vivre dans des régions avec des tempêtes plus violentes et plus fréquentes. Les zones les plus basses sont souvent des îles coralliennes, elles peuvent ainsi suivrent l’élévation du niveau de la mer.
    En gros l’élévation du niveau de la mer ne fait que renforcer les problèmes qui existent déjà.
    Les régions qui pourraient subir le plus de conséquences seraient, l’Asie du sud-est et ses delta, Mékong, Gange, Indus. Les petites îles de l’Océan Indien et Pacifique et dans une moindre mesure les deltas de la Méditerranée et de l’Afrique de l’Ouest. Ce sont surtout les pays en développement qui seront touchés, ils sont fragilisés par leur situation géographique, leur faible moyen.
Le pays cumulant le plus de handicap sont vraisemblablement les Maldives, les plages d’érodent, le risque de submersion temporaire est réel. 80% de l’archipel (plus de 1000  îles) dispose de moins de 80cm de hauteur, la salinisation des nappes phréatiques, l’étiolement des coraux, les raz-de-marée. La population a été regroupée dans quelques îles, 200 îles sont habitées, l’objectif du gouvernement est de la regrouper sur 4 îles dont une artificielle. L’île capitale (Malée) est défendue par une barrière de béton de 18 mètres de haut.
Les problèmes humains sont très nombreux, Nicholls estime qu’en 2050, il y aura 27 millions de morts liés aux inondations sans prendre en compte l’élévation du niveau de la mer, sinon ce serait près de 46 millions de morts.
Ce sort semble être inexorable, il est en effet trop tard car les efforts actuels n’auront d’incidences que dans un siècle. Les enjeux économiques actuels passent avant la santé.

Pour conclure, les principales difficultés de ces espaces littoraux sont de devoir concilier toutes ces activités, les rendre compatibles avec le respect des équilibres écologiques, ces questions se posent pour tous les espaces littoraux que ce soit au nord ou au sud. Dans le système monde actuel, les espaces littoraux sont les principaux lieux de pouvoir, économique, financier, politique.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
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Mercredi 24 janvier 2007

Prises de notes Idées Européistes 1919-1945

La notion d’Européiste consiste à promouvoir l’idée de l’Europe. On pourrait dire aujourd’hui des pro-européens.

Cette idée européenne que l’on a vu cheminer au cours du siècle rebondit après la grande guerre de 14-18. Elle rebondit dans des cercles qui sont toujours des cercles d’intellectuels, il n’y a donc pas de changements, mais cette fois, se sont les politiques qui s’emparent du sujet.

C’est donc la der des der qui a permis une conscientisation de l’idée Européenne pour éviter une nouvelle guerre. Cette guerre peut être qualifiée de " guerre civile européenne ", le pacifisme sera donc l’armature des pro-européens. Pour éviter le déclin de l’Europe, il faut donc qu’il y est une unité de l’Europe, seuls les Etats-Unis et le Japon sont sortis gagnant de cette hécatombe. La plupart du temps les européistes seront donc des pacifistes, car le pacifisme est la grande idée de l’entre deux guerres. Pacifistes et Européistes iront donc de pairs (à 90%). Cette guerre aura forcé les hommes politiques par le lobby des anciens combattants à tâcher de fonder une Europe de la paix.

 I Une première génération d’Européistes motivés pas des objectifs différents.

  1. Le développement d’un conscience Européenne dans les cercles d’intellectuels.
  2. Ces intellectuels sont traumatisés par l’hécatombe qu’ils viennent de vivre et par le sentiment de déclin du continent. Ce courant a pris un nom, ce courant s’appelle " l’europessimisme ". Le grand poète français à avoir représenté ce courant, c’est Paul Valéry, qui use de la formule " Nous autres, civilisations, savons maintenant, que nous sommes mortels. ". Cet europessimisme n’est pas seulement partagé par les intellectuels, il y a les démographes. Leur chef de file Albert Demangeon qui écrit six mois après la signature du traité de Versailles (28/06/1919), Le déclin de l’Europe.

    Ce constat est aussi vrai en Allemagne et en Autriche. S.Szweig en Autriche, T.Mann en Allemagne, tirent le bilan terrible de la guerre.

    Mais ils cherchent aussi des solutions, pour eux, il s’agit de la paix, de la réconciliation de la France et de l’Allemagne. La détente entre les deux grands sera le noyau dur d’une Europe sur les nationalismes triomphants. Des revues vont se concentrer sur cet objectif, la première en 1923, le temps sont difficiles entre les deux pays, les fameuses " réparations ", l’occupation de la Rhür… Des intellectuels de gauche créaient donc Europe, une revue fondée par Romain Roland et Jules Romain. Le but est de favoriser la réconciliation Franco-allemande, mais pour ne pas que les deux pays se retrouvent en face à face il faut noyer la réconciliation au sein d’une Europe unie. Le premier article s’appelle la Patrie Européenne, on critique la notion de patrie pour aller au-delà, se sentir européen plus que français ou allemand. L’Europe deviendra donc un carrefour des intellectuels européens, les frères Mann sont ainsi signataires d’article. Du côté français, on trouve aussi bien des littéraires que des scientifiques. A partir des années trente, la revue s’engagera auprès des communistes pour devenir des compagnons de route.

    La deuxième revue est lancée en 1918 et s’appelle Europe Nouvelle. Elle n’atteint une audience qu’avec l’accession de Louise Weiss, en 1920, femme agrégée d’histoire qui deviendra la première présidente de la commission européenne. Elle quittera la rédaction en 1934 pour combattre le fascisme. D’un faible tirage (20000 ex), la revue va soutenir les politiques et notamment Aristide Briand (ministre des affaires étrangères de 1925 à 1932), elle soutient la réconciliation entre la France et l’Allemagne, en liant Gustav Stresemann, homologue allemand de Briand. Mais la revue est conscience de son faible lectorat, elle vulgarise sa formule en ouvrant une autre revue, La Nouvelle Ecole de la Paix, et ce à Paris, Marseille et Toulouse. Weiss veut toucher les futurs enseignants, les jeunes, au sein des écoles normales, en offrant des bourses en échange de dissertation sur le thème des Bienfaits de l’Europe.

    Troisième revue, la revue des Vivants, celle de la génération du feu, est créée en1927 par le radical H. de Jouvenel. Il y a aussi des concours, notamment, en 1929, la recherche du meilleur projet de fédération Européenne, une réalisation virtuelle, de l’Europe. Tout cela aboutit à des échanges importants entre les intellectuels des deux pays, permettant une meilleure connaissance du terrain.

    Mais les milieux les plus efficaces restent les milieux d’affaires.

  3. Les milieux les plus efficaces, les milieux d’affaire.
  4. deviendra donc un carrefour des intellectuels européens, les frères Mann sont ainsi signataires d’article. Du côté français, on trouve aussi bien des littéraires que des scientifiques. A partir des années trente, la revue s’engagera auprès des communistes pour devenir des

     

    deviendra donc un carrefour des intellectuels européens, les frères Mann sont ainsi signataires d’article. Du côté français, on trouve aussi bien des littéraires que des scientifiques. A partir des années trente, la revue s’engagera auprès des communistes pour devenir des

     

    Leur but, développer le libéralisme économique, seul modèle à même selon eux de sauver l’Europe. Fin des droits de douane, fin du protectionnisme, à des fins de prospérité face notamment aux Etats-Unis. Cette idée, neuve, est celle d’un Grand Marché Unique Européen. Ces idées débouchent sur des propositions concrètes, mais cela reste des initiatives privées. Elles émanent donc d’industriels, par exemple en 1926, un Luxembourgeois, Emile Mayrisch à la tête de L’ARBED, promeut l’idée d’un rassemblement des sidérurgies européennes, le cartel de l’acier. Plusieurs pays européens travailleront main dans la main pour définir les productions et leur prix : Allemagne, France, Belgique, Luxembourg. D’autres cartels verront ensuite le jour (chimie, potasse…). En 1927, le cartel de l’acier règlement la sidérurgie des quatre pays concernés. Cet homme est également un mécène des initiatives d’intellectuels européens, en 1926 il créait le Comité Franco-Allemand d’Information et de Documentation. Le but, montrer que cette collaboration fonctionne. Nous sommes en présence de l’ancêtre de la CECA de Schuman et de Monnet.

    Dans ces milieux d’affaires, des associations, des groupes des pressions se sont montés dès 1925. " UDE ", union douanière européenne, qui rassemblait d’éminentes personnalités du patronat, du monde des affaires, militant pour l’organisation d’une Conférence Mondiale du Commerce. Pour ces milieux d’affaire, l’Europe commencera par l’économie, le politique suivra… L’UDE est le mouvement le plus influent en faveur de l’unité économique entre les pays. En France, on planche énormément, sur l’architecture européenne, l’unité économique tout en associant les politiques, sous le contrôle d’un président d’honneur, qui sera Aristide Briand. Mais il s’agit là surtout des technocrates. Ils fondent aussi l’Europe de Demain, la revue des industriels.

  5. La voie politique ? L’action du comte Richard de Coudenhove-Kalergi

C’est un produit de l’aristocratie Austro-hongroise. Il va créer l’union de l’Europe Paneuropéenne. Il s’agit du premier vrai mouvement politique en faveur de l’union européenne. En 1923, il créait le mouvement Paneurope, c’est un livre, il y a aussi une association et une revue Paneuropa. Trois buts primordiaux lui sont assignés. Lutter contre l’effondrement économique de l’Europe, pour lui il vient de sa division, il faut donc s’unir. Lutter contre l’antagonisme séculaire de la France et de l’Allemagne pour éviter un nouveau conflit. Il définit la nouvelle forme de l’Europe, elle doit se faire selon un modèle confédéral.

Comment faire passer le message ? Par ses écrit, ses associations ? Il faut toucher par la propagande les élites politiques de chacun des pays concernés, une section de l’association est donc créée dans tous les pays européens, permettant de réunir dans des dîners tout le gratin pro-européen, les socialistes avec Blum, Herriot pour les radicaux, Paul Valéry, Claudel, Jules Romain pour les intellectuels. Mais le mouvement ne prend qu’en France, en Autriche et en Allemagne. Mais il y a des réticences en France, le quai d’Orsay est réservé, ils craignent l’Anschluss, ils craignent une hégémonie Allemande sur l’Europe. Le comte choisi aussi Briand comme président d’honneur de son mouvement. Dans son architecture, Coudenhove exclu formellement la présence de la Grande-Bretagne, car elle regarde plus le Commonwealth et l’autre côté de l’Atlantique. De même, l’URSS ne peut pas s’intégrer à une initiative européenne.


II La portée de l’action des mouvements européistes.

Les mouvements d’actions dépendent de leur prise en compte par les politiques

  1. Les relais Politiques.

Ils fonctionnent à deux échelles. L’échelon national, Aristide Briand et Gustav Stresemann et leur prix Nobel de la paix. L’échelon international, la SDN, lieu de fermentation de l’idée européenne. Créée en 1919, son siège et à Genève, sur une idée Franco-Américaine, Wilson qui a repris une idée de Léon Bourgeois dans son Pour une Société des Nations. Mais sur 56 états inscrits, 26 sont européens avec une hégémonie commune de la France et de la Grande Bretagne. N’appartiennent pas à la SDN les vaincus, l’Allemagne, jusqu’en 1926 (grâce à Briand et Stresemann) " arrière les fusils, arrières les canons place à la paix ". Les Etats-Unis et l’URSS n’en font pas partie. Les fonctions dirigeantes sont donc partagées entre Français et Anglais. Jean Monnet devient Secrétaire Général adjoint jusqu’en 1923. au sein de la SDN se forme un milieu cosmopolite d’où émergera un milieu européiste lors de la réunion annuelle de la SDN. Toutes les élites se donnent rendez-vous à Genève, c’est la création des fonctionnaires internationaux qui travail de manière commune.

Tous ces hommes on pour but s’assurer la paix, la sécurité collective et de faire disparaître le contentieux franco-allemand. La première étape fut l’entrée de l’Allemagne en 1926. En 1928, le pacte Briand-Kellog visant à mettre la guerre hors la loi. En 1927, dans le domaine économique, la conférence économique mondiale demande l’abaissement des barrières douanières pour favoriser les échanges européens.

Si l’on veut tenter un bilan, toutes ses idées vont être synthétisées lors du grand discours de Briand à la SDN en 1929, avec les Etats-Unis d’Europe. Il faut d’arrêter une seconde sur la périodisation des choses. Se sont les années 20 qui ont été les plus favorables à la genèse des idées européennes, surtout entre 1925 et 1929, le contexte international favorisant cette dernière. Fin de la guerre froide franco allemande, fin du problème des réparations, plans Dawes en 1924 et Young en 1929 tentent de trouver une solution au problème des réparations. Ceci était nécessaire pour rétablir de bonnes relations entre la France et l’Allemagne permettant son entrée sur un siège permanant à la SDN. Un livre emblématique paraît en 1929, c’est celui de Gaston Rioux, s’Unir ou mourir.


2) le projet « Union Européenne » d’Aristide Briand.

Il est incarné par le discours que fait Aristide Briand le 5 septembre 1929, à Genève devant l’assemblée des nations dans une atmosphère solennelle, ce discours est la synthèse de tous les discours précédents. Aristide Briand y est en tant que ministre des affaires étrangères. Le premier temps de ce discours est un rappel, rappel dans le temps des initiatives précédentes. Il se présente devant la tribune comme un propagandiste de l’idée européenne. Il se situe dans l’héritage des idées contemporaines. Dans un deuxième temps, il explicite ce qu’il entend par un « lien fédéral » Je pense qu’entre des peuples qui sont géographiquement groupés comme les peuples d’Europe il doit exister une sorte de lien fédéral. Il propose d’unir les peuples sous la forme d’une fédération, la formule de  « lien fédéral » est cependant extrêmement ambiguë, veut-il une Europe fédérale ou une Europe Confédérale, il entretient l’ambiguïté pour le public en mêlant des termes affectifs et des termes juridiques.  L’association agira surtout dans le domaine économique, il ne parle pas encore d’union politique pour ne pas heurter les sensibilités des pays touchés.
Il brouille volontairement les cartes pour éviter d’essuyer le refus catégorique des nations européennes. Ce discours est accueilli favorablement par les nations que décident de créer des structures de coopérations pour s’entretenir du projet. La seconde étape est celle de la réflexion commune : le « banquet de l’Europe » le 9 septembre 1929, quelques jours plus tard. Tous les peuples européens, représentés par des délégués, il y a 27 pays représentés, presque comme aujourd’hui. Il vante les mérites de l’économie avant de placer le politique en demandant à l’assemblée de critiquer et d’amender ces propositions. En France, un mémorandum est organisé pour étudier l’organisation d’un régime d’union fédérale en Europe. AU fur et à mesure du temps, la vision de Briand change. Il change les termes de sa priorité, en 1929, c’est l’économie, mais maintenant, le politique prend le pas et change les données du problème. Mais le krach de Wall Street remet en cause les projets d’unité européenne. La troisième étape sera la publication du mémorandum, le 17 mai 1930. le mémorandum formulé par le gouvernement français est envoyé aux 26 autres gouvernements représentés et une copie à la SDN, cette dernière approuve et autorise la poursuite des réflexions sur l’unité. Les services d’Aristide Briand, le Quai d’Orsay avec Alexis Léger (sec gal), sont à l’origine du texte. Dans le préambule, on explique les raisons, les motivations  du mémorandum. Première raison, la paix, la raison sécuritaire. Deuxième justification, elle est destinée à la SDN, l’Europe se fera au sein de la SDN et par contre celle-ci. Il s’agira d’une structure européenne au sien de la structure internationale. Troisième raison, il y aura égalité des droits entre états, entre les peuples. En six mois, la primauté est passé de l’économie au politique.
L’enthousiasme du banquet de l’Europe, cède à la perplexité. Le poids des nationalismes à augmenter largement à cause de la crise, la nazis entrent au Reichstag, seuls des petits pays menacés sont favorables : Tchécoslovaque, Espagne, Portugal, Pologne… Mais l’Allemagne et le Royaume-Uni ne sont plus favorables. La SDN décide donc de créer une commission d’étude pour l’Union Européenne, CEUE, la première session a lieu en 1930, le président en est Briand. Mais elle est tuée par ses contradictions, elle ne produira rien, il faudra attendre 1945 pour que les discussions repartent.
Les raisons de l’échec des idées européistes .Les causes extérieures. La crise économique, les réticences de deux grands pays. Il y a ensuite une cause endogène, la question n’a été traitée que par les élites et pas par les peuples. Il y a une division à l’intérieur même de l’Europe, due au traité de paix de la première guerre mondiale. D’un côté les révisionnistes, de l’autre les anti-révisionnistes, les révisionnistes Italie, Hongrie veulent revoir les traités, les autres, la France et le Royaume-Uni s’opposent à toute discussion autour des traités signés.

3) que reste-t-il de l’entre deux guerres ?

Pour la première fois des hommes ont réfléchi à la conception d’une Europe Unie. Le mouvement Paneurope autour de Richard Coudenhove Kalergi reprendra après 1947 en imaginant un schéma d’union parlementaire européenne. Cette idée est restée chez une certaine gauche pro-européenne.
Il est aussi restée une prise de conscience des milieux d’affaires européens qui débouche sur des réalisations concrètes, la cartel de l’acier, la CECA, un grand marché unique européen.
La troisième postérité vient des milieux intellectuels des années 1930, quelles réponses apporter à la crise de 1929 ? Crise économique, crise de civilisation, crise démocratique. Ils proposent entre le capitalisme et le communisme une troisième voie, l’humanisme européen. On le retrouvera dans les mouvements fédéralistes post seconde guerre mondiale. L’homme qui reprendra ce flambeau sera le philosophe suisse D de Rougemont, fédéraliste européen. On ne peut cependant pas passer sous silence les conceptions fascistes de l’Europe.

III L’idée d’Europe dans la tourmente de la seconde guerre mondiale.


De 1935 à 1940, l’idée d’Europe à disparu sous le poids des nationalismes, sous le poids du renforcement et de la montée de régimes autoritaires. Face à cela il n’y a eu qu’une idée qu’un homme Jean Monnet, mais elle pleine guerre elle ne sera pas reprise. Suite à l’effondrement de la France en mai-juin 1940. Jean Monnet propose in extremis une déclaration d’union insoluble entre la France et la Grande-Bretagne. Faire de deux entités un seul pays, il a l’accord de Churchill, l’accord de Paul Reynaud, cela se joue le 16 juin. Problème le 17 juin, Pétain accède au pouvoir.

1) l’Europe nazie : un « territoire pour une race »
 
Une Europe Raciste, autour de l’hégémonie du nouvelle race, Hitler impose sa  « nouvelle Europe ». L’Europe nouvelle est sous-tendue dans mein kampf par l’espace vital « lebensrault ». Les peuples européens seront soumis aux aryens, le sous-hommes et leur pays seront sous hégémonie allemand avec plusieurs idées. L’Europe sera antibolchéviques, totalitaire, raciste, antisémite. Elle se fait au fur et à mesure des guerres, il n’y a pas de plans préconçus.
Composition de l’Europe Nouvelle. Les statuts en 1942 sont très différents selon les pays. Le cœur du dispositif, le grand reich composé de deux morceaux. D’un côté l’Allemagne plus les annexions réalisées avant et au tout début de la guerre, Autriche, Bohème-Moravie, Sudètes (sept 1938), la Pologne. Les territoires administrés directement par l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, les pays Baltes (Ostland), une partie de l’Ukraine. Enfin les territoires stratégiques contrôlés par les militaires allemands : Belgique, Nord-Pas-de-Calais... Quatrième élément les états collaborateurs, avec des autorités nationales la Norvège avec Quisling, le Danemark avec une collaboration stratégique de Christian X (protection des juifs) la Grèce, la Serbie et la France…La France veut faire partie à part entière, une place importante au sein de l’Europe d’Hitler. Reste les alliés du troisième reich, ils ont le même type de régime, ce sont des états belligérants, ils vont sur le front Russe. L’Italie de Mussolini, allié suprême avec un changement d’image et de place, la Slovaquie, la Croatie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie.
Les états neutres, Suisse, Suède et le cas des dictatures sympathisantes  l’Espagne, le Portugal.

2) L’Europe Résistante et l’idée Européenne.

Dans les résistances intérieures. L’importance du thème européen n’est pas évidente. Les résistants ne se sont pas tous préoccupés de l’idée européenne de la même manière. Tout d’abord, la résistance s’est cantonnée à des nations. Il n’y a pas eu de résistances européennes. Les résistants italiens imaginent une Europe fédéraliste, en juin 1941, un manifeste clandestin, le Ventotene, île italienne d’internement anti-fasciste. Ce texte écrit entre autres par Altiro Spninelli, par d’Europe, c’est un manifeste « en faveur de la fédération européenne ». Après la chute de Mussolini en 1943 un mouvement fédéraliste européen voit le jour. Pour les autres pays, on trouve des tendances, il n’y a pas d’unité de pensée. En France, le journal Combat milite aussi pour une fédération Européenne, en Belgique et aux Pays-Bas, hormis  quelques tracts, il n’y à pas grand chose. Les socialistes français promeuvent des Etats-Unis d’Europe. A la libération, une coordination, le Comité français pour la fédération européenne, à Lyon en juin 1944. en Juillet 1944, déclaration des résistances européennes avoir pour but un Europe fédérale pour sauvegarder l’Europe. Il faut un gouvernement Européen fédéral avec une armée européenne, une cour de justice Européenne, mais l’Europe n’était pas le combat immédiat des résistants.

Dans les résistances extérieures. Le thème européen y  est encore plus secondaire, il est relégué à l’avant-dernier plan. Aux Etats-Unis le compte Richard Condenhove de Kalergi essaye de convaincre les américains de l’utilité d’une Europe unie, à Washington il créer une institution de recherche paneuropéenne. A Londres les initiatives se multiplient, Paul Henri Spaak envisage une union douanière entre la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, le benelux est effectif en septembre 1944. Les réseaux autour du général de Gaulle, ce dernier évoque en mars 1944 une sorte de groupement économique occidental, il y renonce rapidement une fois qu’il signe le pacte franco-soviétique, il ne voit l’Europe qu’autour de trois pôles Paris Moscou et Londres.

A la fin de la guerre l’idée européenne n’a pas sa place dans les plans post-guerre. Churchill regarde vers le Commonwealth, Roosevelt propose l’ONU, Staline a bien d’autres visées avec le contrôle de l’Europe libérée par l’Armée Rouge.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : XXème siècle
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Mercredi 24 janvier 2007
La démographie est la structure par âge influencée par la natalité et la mortalité. Elle est représentée sur une pyramide des âges. Il s’agit d’un histogramme, structuré aussi par sexe, les femmes à droite les hommes à gauche, structure par classe d’âge (année, génération, cinq ans…), le sommet correspond de manière théorique au doyen de la population, mais on se limite à 100 ans.
Cette pyramide va représentée chaque effectif par classe ou par génération, avec des classe pleines et des classes creuses. On peut y lire l’histoire (les conflits), les déficits de naissances, elle permet aussi d’envisager le futur, d’envisager l’avenir en fonction des effectifs suivant les différentes classes d’âge.
La natalité est le nombre de naissances vivantes d’une année rapportée au nombre total de la population de l’année précédente. Le taux de natalité n’est pas souvent utilisé car trop influencé par la structure par âge de la population. Il est trop influencé car dans le calcul intervient l’ensemble de la population alors que seules les femmes en âge de procréer peuvent avoir des enfants, entre 15 et 49 ans. Avec le même nombre d’enfants par femme mais en fonction de la structure âge, le taux de natalité peu être différent, plus de jeunes femmes par exemple.
La mortalité est calculée selon le même principe que la mortalité mais au prend en compte les décès et plus les naissances. Une fois de plus l’indicateur est limité : une population trop vieille biaise les chiffres.

La population mondiale a doublé en 50 ans, cela ne c’était jamais vu. Un stock de population peu évolué en fonction des décès, du négatif, en fonction des naissances, positif, la différence entre les deux c’est le solde naturel, le taux d’accroissement naturel. Mais une population peu évoluer selon les migrations. La population mondiale à connu trois grands cycles avec des phases de croissance correspondante avec les évolutions techniques. A la fin du paléolithique, l’amélioration des techniques de taille de la pierre à favoriser l’augmentation de la population jusqu'à 4 millions d’habitants. La révolution néolithique avec les techniques d’élevage et d’agriculture, les hommes sont passés de 7 à 100 millions. La révolution industrielle, on passe à 1 milliard d’habitants à la fin du XVIII. Entre 1820 et 1920, la population a doublé, elle a encore doublé entre 1920 et 1975, elle doublera entre 1975 et 2025. Mais l’espace terrestre n’est égal devant cette répartition, Europe, Moyen-Orient, Nouveau-Monde.

La transition démographique c’est le passage de taux de natalité et de mortalité élevés à deux taux faibles. Ces passages sont liés aux progrès médicaux, aux mouvements hygiénistes, au progrès économique. Il faut que les population s prennent ensuite conscience que la mortalité baisse pour limiter les naissances, en transgressant les religions, les traditions… Depuis le début du XXème les taux d’accroissement européens ont beaucoup baissé.

Après la seconde guerre mondiale, l’OMS à travers ses programmes, à permis une diminution de la mortalité dans de nombreux pays, principalement en Amérique Latine avec une explosion démographique. Résultat de cette troisième phase, plus de 6,5 milliards de personnes, selon le modèle de transition démographique, les nations unies prévoient une stabilisation générale de la population qui nous mènerait à 9 milliard en 2050 et 10 et 11 à la fin du XXIème. Problème la population ne dispose pas des mêmes revenus, les nouvelles populations seront à la charge des pays les plus pauvres.
EN fonction du taux d’accroissement, en combien de temps peut-on doubler notre population ?

Le tx d’accroissement en %     Taux doublement
0,5    140 ans
1    70
1,5    47
2    35
2,5    38
3    23
3,5    20

L’Afrique et le Moyen-Orient ont les taux les plus élevés. Dans les pays du nord, certains pays ont un taux d’accroissement négatif, la population baisse. Les taux les plus faibles se trouvent en Europe de l’Est. Les pays les plus développés absorbent peu de pourcentage de cette croissance avec 5%. L’Afrique absorbe elle quatre fois plus de croissance que l’Europe. Du fait de cette disparité entre les taux, il existe des fractures, la méditerranée et la frontière Mexicaine. Le continent européen ne représentant plus que 15% de la population mondiale. Les conséquences de ces fractures sont les migrations.

Les gains les plus importants en population se font dans les pays qui étaient les plus peuplés en 1950. La chine à gagné plus de 650 millions, l’Indes plus de 500 millions… Ajoutés aux autres pays asiatiques, ils représentent plus de la moitié des gains de population de la moitié de siècle. Plus le potentiel de population est élevé plus ces gains sont importants. Mais l’immigration dans les pays riches permettent de soutenir leurs taux d’accroissement. Asie, Afrique => plus de 90% de l’accroissement de la population mondiale.

Le Niger à 12 millions aujourd’hui devrait atteindre 53 millions en 2050, le déclin le plus important se fera en Bulgarie avec 8 millions aujourd’hui et 5 millions en 2050.

La croissance dans les pays du sud est à mettre en relation avec la structure par âge, structure qui est jeune du fait d’une fécondité élevée dans les années antérieures.

Actuellement le taux de natalité mondiale est de 21‰, en France il est de 12‰.
 21‰ => 133 millions de naissances par an, 360000 naissances pas jour et 4,2 par seconde.
Le taux de mortalité mondial est de 9‰, 57 millions de décès par an. 160000 par jour ou 1,8 à la seconde.

La taux d’accroissement naturel, est donc de 12‰, 1,2% => 75 millions de personnes supplémentaires en un an.

Les difficultés qui nous attendent sont liés au vieillissement de la population, au problème de sécurité des revenus des personnes âgés. La prise en charge de ces personnes âgées et le partage de ressources constituent l’enjeu de ces prochaines années. Apprendre à gérer les richesses, partager de manière équitable. Accepté de voir baisser notre niveau de vie. 
 

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
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Lundi 22 janvier 2007
 
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Informations diverses sur la promo
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Lundi 22 janvier 2007
Géographie de l’environnement

Introduction générale : un mot « flou », un concept-valise.

Un thème en option géographie

Comment l’environnement est-il défini ?

-par les dictionnaires
-par les scientifiques
-dans le cadre du développement durable

Comment l’environnement est-il perçu ?

-en France, enquête de Guérin-Pace et collomb (in l’espace géographique, 1998)
-au Gabon : une perception induite de l’extérieur
-Paysage de mont volcanique (YAB) : selon le cadre de référence

Quelle approche géographique de l’étude de l’environnement ?

-Une approche systémique. Cette approche découle de la démarche des écologistes qui s’intéressent aux flux circulant entre les individus et leur milieu. Elle étudie d’une part les chaînes alimentaires et d’autres part les cycles biogéochimiques. Historiquement cela est lié à la biologie, aux sciences de la matière et de la nature. L’approche est globale, si un élément de la chaîne disparaît, le reste suivra. L’ensemble « végétaux et animaux » forme une biocénose. Cette biocénose produit des déchets, ils se décomposent, intégrés par des microorganismes qui les font retourner au sol. Une fois minéralisés, ils deviennent des aliments disponibles pour les plantes. L’idée à retenir est l’interrelation entre les éléments naturels du milieu.  Pendant longtemps, (années 80) cette approche est restée strictement biologique, excluant l’homme de ces préoccupations, l’évolution est venue d’un grand naturaliste : Lefeuvre. « L’homme est un élément structurant du paysage même s’il est source de perturbation », un système évolutif fondé sur l’interaction de facteurs physiques, biologiques et humains assurant un transfert d’énergie favorable à la vie.
Hydrosphère => atmosphère => lithosphère, l’éternel cycle de l’eau. L’homme intervient désormais sur ce cycle, l’eau est consommée (industrie, agriculture, ménage), l’eau est retraitée, redistribuée. L’homme est source d’inégalités dans le traitement de l’eau et le rapport au milieu.
Yveyret dans son livre Géoenvironnement, définit l’environnement géographique en quatre caractères :
- Une donnée, exemple la montagne.
- Un objet perçu et vécu.
- Un objet de gestion (gestion de l’eau).
- Un objet politique, qui attire des décisions à caractère social.
Etudier dans l’espace un objet ainsi définit, c’est une forme de la géographie. Etudier l’environnement, c’est une manière de faire de la géographie.

La Question Climatique

    En introduction, son importance et son aspect médiatique. Pour un géographe le paysage (naturel ou humain) porte la marque du climat. Il est aussi présent quotidiennement par les assurances, nous cotisons contre les catastrophes naturelles. Les médias nous en parle tout le temps, le changement est au centre des débats. Cette médiatisation est vitale pour certaines catégories de populations : agriculteurs, insulaires. Les écrivains et les cinéastes s’emparent du sujet. Max Sorre en 1943 définit le climat comme « l’ambiance atmosphérique constituée par la série des états de l’atmosphère au-dessus d’un lieu dans leur succession habituelle. La climatologie étudie  les types de temps dans leurs contenus, dans leur succession et leur articulation habituelle autour des saisons. La climatologie opère par une analyse soit statique (on compare des chiffres) par une répartition des phénomènes, soit dynamique fondé sur les situations de l’atmosphère qui définissent les types de temps.

    I Les fondements du climat

- La répartition des climats à l’échelle planétaire.
Il y a une distribution zonale des températures. Zone « chaude » dite équatoriale, zone tempéré et zone englacée « inlandsis ». 
Les précipitations, il y a une grande bande de précipitation en Asie, en Amazonie, au sud du Chili, en Nouvelle-Zélande, la Scandinavie en Afrique équatoriale. Donc beaucoup autour de l’équateur avec quelques points dispersés. Mais cela est nuancé par les situations locales. En fonction du relief, des montagnes, des littoraux.
Le planisphère climatique est la combinaison du relief, des températures et des précipitations.

- Les échanges terre-athmosphère.
Les échanges terre-athmosphère sont essentiels, ils se font par deux processus différents. L’évaporation qui assure le cycle de l’eau qui s’effectue par un bilan positif des rayonnements soleil. L’absorption de la chaleur et sa réémission sous forme de grandes longueurs d’onde. Tout corps rayonne en longueur d’onde, l’intensité maximale d’émission correspond à une longueur d’onde bien définie qui dépend de sa température. Le soleil à une température de 6000° mais il rayonne à 5000 angströms. La Terre à une température de 15° mais son rayonnement est de 10 microns. L’atmosphère absorbe de manière inégale les différentes longueurs d’onde, les radiations solaires sont en partie absorbées et transformées en chaleur. Sans autre apport énergétique ce flux absorbé à la surface de la terre (156) ne suffit pas à garantir la température moyenne de 15° car à cette température, la perte de chaleur par rayonnement infrarouge vers le haut dépasse ce que la Terre reçoit (390), son explication réside dans l’effet de serre.



par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
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