Lundi 22 janvier 2007
Les grands courants Historiographiques

Chapitre 1

Présentation des différentes écoles historiques

Ous allons décliner ensemble les différents discours sur la méthode historique ? comment les historiens, conçoivent et écrivent l’histoire du moyen âge à aujourd’hui ? Nous allons examiner la production historique.

I « Nous n’avons une histoire de France que depuis 1789 ?»

Nous commençons sur une boutade, l’histoire à évidemment commencé bien avant, il y a eu de nombreux ouvrages… Mais avant 1789, la production historique est enfermée dans un carcan cyclique, sans s’interroger sur les causes et les conséquences. A l’époque moderne c’est le carcan religieux qui dicte l’histoire. Il n’y a pas de devenir de l’homme, de vision à long terme.

1) La production historique médiévale

Au moyen âge, cette histoire se divise en deux grandes parties. Une histoire Chrétienne, qui existe sous la forme d’hagiographie, des biographies, des chroniques. AU haut moyen âge, il  n’y a pas de sens historique, il y a une perception discontinue des évènements, il n’y a ni cause ni conséquence puisque ces évènements sont les produits de l’arbitraire divin. L’histoire est la mise en œuvre des desseins divins sur l’humanité. A partir du XIIème siècle on a une inflexion de la production histoire concomitante avec une inflexion de la théologie. Le récit acquiert une cohérence, la recherche de la temporalité. Le temps devient une valeur plus importante qu’auparavant, même si la chronologie n’était pas aussi rigoureuse aujourd’hui.
Au XIV, nous datons la naissance de l’histoire politique. C’est l’apparition des chroniqueurs, Jean Froissart et Philippe de Commynes. Les événements sont restitués sous la forme des faits et gestes des puissants, au service des princes. On est passé du service de Dieu au service des rois et des seigneurs. Mais il y a toujours un message idéologique, ils relatent les faits de façon incomplète, ils sont partiaux, le regard des chroniqueurs est bienveillant à l’égard de leur mécène. Ils apportent aussi un soucis de composition du récit, de rédaction. Le jugement est perspicace mais subjectif.
À la fin du moyen âge, la typologie de l’histoire à plusieurs formes. L’histoire des cours, l’histoire récitée par les jongleurs, les lecteurs. L’histoire des moines érudits (le Nom de la Rose). L’historien de bureau, celui qui compile les sources, celui qui ressemble le plus à nos contemporains. L’histoire est donc passé du divin au politique avec les soucis de la vérité et de la chronologie.

2) Le développement du XVIIème au XVIIIème siècle.

La production fait de grands pas en avant. En 1781, la publication de la De re Diplomatica par Don Mabillon, la première critique des sources utilisées, ce pas est énorme. La critique des documents d’archives amène le doute, il n’y à pas un seul fond, il faut le croiser avec d’autres. Cela débouche aussi sur la démarche contemporaine de l’historien, la démarche critique de l’historien, l’essentiel de son travail. Pour la première fois, l’historien devient un métier, il ne rend plus un culte à Dieu mais à l’archive. Ces pièces originales doivent passer sous sa critique. L’historien définit aussi une chronologie exacte des faits. Mais l’histoire n’est toujours pas considérée comme un travail, elle est alors subordonnée à la Philosophie, les Belles Lettres, la politique. Mais elle existe. Elle se développe grâce à l’action des philosophes des lumières.
Voltaire écrit en 1751, le siècle de Louis XIV, une réflexion sur l’histoire. En 1744 il a écrit les  Nouvelles considérations de l’histoire. Il apporte l’analyse critique de la matière.

II La naissance de l’histoire en tant que science, le début du XIXème siècle

    En 1789, les révolutionnaires font l’histoire, ils se détournent de sa production. Sous l’empire de Napoléon 1er, l’histoire réapparaît, mais c’est une histoire impériale, elle vise le culte de l’homme, de l’empire. Il faudra attendre la fin de l’empire…

    1 ) Le redémarrage de la production historique

    Il a lieu pendant l’épisode du consulat en 1802, avec la publication par Châteaubriant de Génie du Christianisme, c’est le renouveau du passé national. Il augure du grand mouvement du XIXème, le romantisme. Pour la première fois, l’historien tient compte de la sensibilité des choses vécues, de l’esthétique… On réécrit l’histoire mais différemment, avec des sources locales.
Le travail se poursuit après Châteaubriant sous la monarchie de Juillet, 1830-1848. On assiste à une effervescence de l’histoire. Il y a une multiplication de sociétés, d’académies où les historiens publient des récits d’inégales valeurs. Pourquoi ? l’histoire ne s’intéresse qu’aux classes dominantes, la priorité est aussi romantique, on s’enthousiasme pour le lyrisme, la poésie, au dépend de la critique.
On connaît au XIXème une mutation idéologique, elle à lieu dans la première moitié du XIXème. Elle est due à deux grands noms de l’histoire, Michelet (1798-1874), Guizot (1785-1894), un républicain, un libéral. Ces historiens s’engagent, ils s’engagent pour la diffusion des idées libérales « enrichissez-vous », ils utilisent l’histoire à ce profit. Ils assument et justifient la révolution jusqu’aux Trois Glorieuses de 1830 qui voient le triomphe des idées libérales. Mais Guizot est beaucoup plus nuancé face à la démocratie libérale de 1848 et son suffrage universel direct.

Le bilan, l’histoire devient de grande qualité, le style devient superbe, les historiens sont alors des écrivains et des compteurs. L’histoire est un comte, mais ne bénéficie pas de la rigueur scientifique. Guizot apporte à la postérité l’adéquation entre les causes et les conséquences, « l’histoire des structures », Michelet apporte la vision globale, l’histoire totale (économique, sociale, culturelle…).

2 ) Une nouvelle approche de l’histoire, les positivistes

Elle fait son apparition dans le dernier tiers du XIXème avec le lancement en 1876 d’une revue par Gabriel Monod, la Revue historique.
Elle est définie par Victor Duruy, ministre de l’instruction publique. Cette école positiviste ne s’intéresse qu’au passé strict. L’histoire ne doit s’applique qu’a l’étude du passé révolu dans le but d’éclairer les mécanisme de l’évolution historique. Pas d’histoire immédiate, pas de temps présent… Gabriel Monod le dit dans le premier numéro de la revue. « l’histoire ne peut s’occuper que d’une période lorsqu’elle est morte, que du passé », laissant le présent au politique et l’avenir à Dieu. Il faut aussi viser à l’objectivité absolue. L’historien n’aurait pour but que d’enregistrer, d’accumuler les faits avec un soucis de l’archive énorme. On vénère l’archive, mais on la critique plus réellement. Enfin, cette histoire ne s’intéresse pas comme Michelet à tous les domaines, elle se contente de l’évènementiel, de la politique, de l’histoire militaire, des biographies des grands hommes et uniquement de l’histoire nationale... Pas d’histoire comparative, par d’histoire des mentalités, pas d’histoire des mœurs, par d’histoire des autres pays (nous sommes alors en pleine colonisation). C’est donc une histoire tronquée, fondée sur un temps linéaire. Elle se dit objective par l’accumulation nouvelle des sources au sein des dépôts d’archive.
Mais cette histoire domine les deux branches, celle de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur (les manuels), celle de la recherche historique. Elle domine la période par ses conceptions, ce sont les historiens positivistes qui détermine les programmes, ce sont eux qui dirigent les grandes collections, l’Histoire de France d’Ernest Lavisse qui vise à l’objectivité et la collection de Louis Halphen et Philippe Sagnac, Peuples et Civilisations. Le but non-dit de tous ces manuels est d’asseoir le régime républicain en exaltant la nation de Jeanne d’Arc à la IIIème république tout en justifiant la colonie.  
Bilan de l’école, le travail devient pour la première fois méthodique, pour la première on collecte réellement les archives, pour la première on soumet le document à une double critique (interne et externe), pour la première fois le récit s’est organisé, pour la première fois l’historien est reconnu, ça c’est pour les bons points. Pour les côtés négatifs, l’histoire perd en objectivité en étant au service unique de la république et de la colonisation, l’accent n’est mis que sur un type d’histoire, la politique, l’histoire militaire mais dans le mauvais sens du terme, en laissant de côté la majorité des français.

III Les Nouvelles tendances de l’historiographie française au XXème siècle.

Ces nouvelle tendances vont se dresser après la première guerre mondiale pour se dresser sans partage contre l’école positivisme renouvellent l’histoire contemporaine.


1) Henri Berr

C’est l’un des premiers à réagir contre les méthodes de l’école positiviste. Il reproche à l’école le caractère propre de l’érudition, pour lui l’histoire est avant tout un mode de réflexion. Pour faire passer ses idées, il lance une collection d’ouvrages : l’évolution de l’humanité. Il avait au préalable lancé la Revue de Synthèse, qui durera pendant 50 ans. C’est la première fois que la revue s’intéresse à la transdisciplinarité, elle se veut être au carrefour de différentes sciences humaines. Elle intègre les grands courants de la sociologie avec Emile Durkheim, de la géographie avec Vidal de la Blache, l’économie avec Philippe Simiand, des psychologues. Face à l’hégémonie positiviste, l’historien doit élargir sa science, l’histoire doit devenir universelle, il faut que l’histoire s’intéresse enfin à l’histoire structurelle, l’économie, l’histoire civilisationelle. De fait, ce qui faisait la cheville ouvrière des positivistes perd de la substance, on néglige l’événement au profit de la longue durée. On emprunte aux autres sciences. Cet exemple devient important avec une date particulière.

2) L’expression de cette nouvelle tendance

Cette expression s’épanouit au sein d’une nouvelle revue, les Annales, en 1929. elle est accolée au nom de ses deux fondateurs, Marc Bloch et Lucien Febvre. Les noms de son comité de rédaction participe au monde des sciences humaines : sociologues, psychologues… Les deux créateurs voulaient un grand moment, déplacer l’observation de l’histoire. On dédaigne l’histoire politique,le regard est désormais portée vers l’économie, l’histoire de l’organisation sociale, la psychologie des masses.
Pour la première fois, on n’exclu l’histoire du présent, « le but est de comprendre le présent par le passé et le passé par le présent » M.Bloch. c’est donc le passé de l’histoire des sociétés qui va enrichir l’histoire de nos sociétés. Cette introduction ne se fait pas simplement, il faudra combattre pour avancer ces nouveautés. L’école des Annales produit donc beaucoup, Lucien Febvre (moderniste) publie deux livres références en 1928 Un destin, Martin Luther, 1942 La Religion de Rabelais. Marc Bloch élargie l’histoire vers de nouveaux domaines : l’économie, les séries, il écrit Les caractères originaux de l’histoire rurale Xième XIIème siècle en 1931. En 1936 sous l’angle des mentalités collectives la Société Féodale, nouveau champ : l’ethnologie en 1923 avec Les rois thaumaturges.
L’autre grand maître : Fernand Braudel et sa thèse entre 1950-75 sur La Méditerranée à l’époque de Philippe II. De Fernand Braudel découle une pratique de l’histoire, il a apporté une nouvelle réflexion sur le temps. Pour la première fois, Braudel travaille sur la longue durée mêlée à l’espace et au temps. Il y a d’après lui plusieurs durées, plusieurs temps, il en voit trois. Premier temps, l’histoire immobile, l’histoire des rapports entre l’homme et le milieu environnent, c’est histoire « est lente à coulée et à se transformer ». Il y a un deuxième palier, l’histoire des structures, l’histoire sociale. Cette dernière est plus rythmée, on s’intéresse à la démographie, qui entraîne des changements à moyen terme. Le troisième palier c’est l’histoire des individus, celle de l’agitation de surface. Il s’en méfie beaucoup car elle trompe les durées et elle est capricieuse. Cette histoire revient des positivistes, il la redoute donc, elle ne l’intéresse pas. 

3) Les nouveaux terrains défrichés après la seconde guerre mondiale.

Elle s’appuie sur une transformation des Annales, Annales ESC (économie, société, civilisation). Elle s’appuie sur un lieu d’étude l’EHE (école des hautes études). Les nouveaux domaines sont pour certains les continuations des courants des Annales. Il y a celui de l’histoire économique, elle suit deux cheminements, celle des grands cycles, de la longue durée ; mais aussi celui de l’historie sérielle, les séries de prix, salaires et la démographie, gros chantier de l’histoire. La grande thèse en histoire démographique de Pierre Goubert, les Paysans du Beauvaisis. On a réduit les périodes et les espaces d’études, il s’agissait donc d’une succession de monographies locales qui ajoutés les unes aux autres permettaient de se donner une idée de la France. A partir des années 1970, l’angle de l’ethnographie avec Philippe Aries, l’histoire des attitudes, face à la vie, la mort, l’enfant.

Si l’on tire un bilan sur l’école des annales, il faut retenir l’histoire globale, celle des vastes ensembles, plus seulement les hommes et des faits militaires. On essaye de saisir l’homme dans son environnement, mais voulant englober trop de choses elle a due restreindre son échelle, on lui a ainsi reproché ses études monographiques. Le deuxième apport à été selon Michel Vovelle «l’historien peut maintenant travailler de la cave au grenier », on travaille sur toutes les archives, toutes les sources. Les curiosités de l’historien se sont élargies, mais il y a eu des limites, l’homme ordinaire n’intéressait plus, on ne s’intéressait qu’aux marginaux, mais il s’agissait d’une histoire nouvelle.

4) Le renouvellement en cours depuis une vingtaine d’années

Il y a eu un mouvement de balancier, des institutions ont donc redonné leurs lettres de noblesses à l’histoire que les Annales avaient négligées. Premièrement, l’événement à retrouvé de son intérêt, pour vendre l’histoire, il faut de l’événement. Le public porte de l’intérêt pour l’histoire évènementielle, mais cette fois on le lie à l’histoire immédiate, à l’accélération de l’histoire contemporaine, l’histoire du temps présent avec l’IHTP (institut de l’histoire du temps présent). Il y a eu le retour en grâce de l’histoire politique au bon sens du terme, pas seulement les grands hommes et les grandes batailles. Reste aussi l’histoire des relations internationales. L’histoire de tous les acteurs du jeu politique. L’histoire politique est aussi l’approche du rôle de l’état par rapport à l’individu. René Rémond lorsqu’il dirigeait la faculté de Nanterre puis de la Fondation Nationale des Sciences Politiques (privés) à redonner du goût pour le jeu politique.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Cours de spé contempo
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Samedi 20 janvier 2007
DE L’ÉCHEC DE LA RESTAURATION À L’ENRACINEMENT DE LA RÉPUBLIQUE : La voie française vers la démocratie libérale (1830-1890).

Genèse de la démocratie libérale.
Succession de différents régimes politiques. Arrêt en 1890 après la crise boulangiste (1889). La III° république est bien enraciné en France et avec elle : la démocratie libérale.
La démocratie libérale est un régime qui garantit liberté et égalité pour tous les citoyens y compris le droit de vote.
Réalisation du projet de la Révolution Française, c’est la réalisation de la souveraineté du peuple encadrée par des institutions représentatives dont le plus important : le Parlement. La démocratie mis 100 ans à naître, la Révolution étant le point de départ fondamental pour comprendre l’histoire politique de la France contemporaine, c’est un événement fondateur.

Pierre Levêque, Histoire des forces politiques en France (1789-1880), Armand Colin, 1992.
La Révolution est la « matrice ». Elle a conduit à l’enchaînement d’événements, des États généraux à la chute de la monarchie, la mort du roi, en passant par la Terreur, au coup d’état de Bonaparte, à la formation du Ier Empire.
« Séisme » politique et social, traumatisant pour les uns, tous ceux qui sont attachés à l’Église, libérateur pour les autres. C’est un souvenir qui hante, obsède la France, l’Europe du XIX° jusqu’au centenaire en 1889. Choc considérable d’où, un contre choc, une onde de choc puissante, qui s’étend surtout au XIX°. Le XIX° à prolongé la Révolution française pour certain.

François Furet, Histoire de France, La Révolution de Turgot à Ferry (1770-1880), Hachette, 1988.
Pour lui, elle dure 100 ans dans l’histoire de France. Ce n’est qu’en 1880 que cette révolution « rentre au pont ». La République est installée. La Marseillaise devient l’hymne national. Tous les régimes à partir du Consulat se sont donné pour but de « terminer la Révolution » (Bonaparte), « clore l’ère des révolutions » (L-N Bonaparte). Aucun n’a réussi avant la troisième république.

I) PRINCIPES ET LIMITES DU LIBÉRALISME CENSITAIRE.
A) 1814-1848 : le « moment anglais » de l’histoire de France.
En 1814, des contextes de défaites militaires et d’invasion de la France. Louis XIII instaure avec la Charte Constitutionnelle un régime libéral et censitaire qui rapproche la France de l’Angleterre.
Depuis la « Glorious Revolution » 1688-1689, l’Angleterre évolue vers un régime libéral, considéré alors comme un modèle par une grande partie des élites françaises.
La monarchie est libérale, les pouvoirs du monarque sont limités, ils ne sont pas absolus. Ils sont contre balancés par un autre pouvoir que représente le Parlement bicaméral (chambre aristocratique des Lords en Grande Bretagne et des Pairs en France plus une autre élue par une partie des citoyens).
Régime censitaire : seules les élites de la fortune votent et envoient des élus à la chambre basse. La représentation de la France des notables. Sous la Restauration, le roi à plus de pouvoir qu’il en a en Angleterre. La Restauration conserve un « parfum » d’ancien régime, ces allures la rende plutôt impopulaire en France. Elle est surtout impopulaire à Paris et dans certaines grandes villes qui n’aiment pas les bourbons et les nobles).
La vieille noblesse et l’Église catholique ont de plus en plus d’influence : les ultras (royalistes) en particuliers sous Charles X, le Roi ultra (1824-1830). Ce retour en arrière menace et provoque la Révolution de Juillet 1830. Le Roi prétend imposer ses vues au Parlement ce qui donne lieu à des révoltes surtout à Paris. Cette révolution à mobiliser le peuple de Paris mais est largement dominé par les élites libérales issues de la bourgeoisie (Thiers ou le grand banquier Laffite) qui sont parvenues à écarter l’idée d’une république  et à imposer un nouveau roi : Louis Philippe duc d’Orléans, le « roi citoyen » (1830-1848). Il se présente comme le roi des Français, son pouvoir tire sa légitimité de la Nation. Louis-Philippe  est un cousin de Charles X. Il prête serment  devant les députés à la Charte, il accepte le retour du drapeau tricolore. La France reste une monarchie constitutionnelle modifiée en 1830, elle est un régime censitaire à l’Anglaise mais beaucoup plus restreinte. En 1831, le corps des électeurs doubles. À titre de comparaison : en 1832, en Angleterre, il y a un électeur pour 150 habitants alors qu’il y en a 1 pour 30 en France après la réforme de 1832.
Les 3 glorieuses n’entraînent qu’un tournant limité. Changement symbolique : triomphe du libéralisme, une partie des notables reste fidèle au bourbon, se sont les légitimistes et sont partisans du comte de Chambord et de la monarchie traditionnelle. C’est un courant politique important, mais le comte de Chambord, Henri V meurt en 1883.
Les notables bourgeois ont remplacé des notables nobles mais ce sont toujours des notables qui gouvernent la France.
B) L’Orléanisme, un courant libéral et conservateur.
Ce courant prend son origine dans la droite libérale. C’est une combinaison de libéralisme et de conservatisme (accepter l’héritage de la Révolution mais la volonté de l’arrêter). C’est une idéologie qui justifie la domination de la bourgeoisie sur la société. Ils acceptent 1789, la révolution des élites bourgeoises contre le roi, ils apprécient le régime de la monarchie constitutionnelle. Ils détestent la suite, en particulier 1792, la Révolution des Sans-Culottes, la République et l’exécution du roi. Pour eux, la  Révolution a provoqué la Terreur puis la dictature Napoléonienne. Le pire est la Terreur car extrêmement violente.
Pour eux, la démocratie est le pire des systèmes, elle rime avec anarchie, désordre, violence, tyrannie car la majorité des citoyens n’ont pas la capacité à se gouverner eux-mêmes.  Les couches populaires doivent êtres laissés à l’écart, seuls les propriétaires, les entrepreneurs éventuellement les savants sont capables d’exercer la souveraineté nationale donc sont les seuls électeurs et seuls éligibles. Sous la Révolution, il y a déjà une distinction entre citoyens passifs et citoyens actifs.
Ce sont les libéraux attachés à la liberté politique, de la presse, de conscience, d’opinion, d’information, au parlementarisme. Ils réservent le libéralisme aux élites sociales. Mais une ouverture est possible. Guizot est théoricien de l’orléanisme, il refuse le suffrage universel : « enrichissez vous par le travail et par l’épargne » pour devenir électeur. Dans la société des notables, il y a une difficulté d’accès lorsque l’origine est différente. L’instruction est réservée aux fils de notables. La loi Guizot en 1833 : école primaire de garçon dans chaque commune. Il voulait moraliser le peuple.
C) L'échec de la monarchie censitaire et la révolution de 1848.
La monarchie a réussi à se stabiliser, inscrit dans la durée et par la répression et l’exclusion de ses opposants que par le consensus.  Il y a répression de la gauche démocratique et des opposants. Au lieu d’inclure les opposants, les républicains sont réprimés.
En 1835, à la suite d’un attentat, celui de Freschi (trentaine de mort), le gouvernement de Thiers a pris prétexte pour réprimer tout le courant républicain.
Les « lois de septembre » 1835 interdirent de se dire républicain et de se dire opposant au régime.  Les libertés sont restreintes. Plus que jamais, le libéralisme est réservé à une élite bourgeoise. Le régime repose sur une base sociale étroite, les notables soutiennent le régime avec une large majorité parlementaire. Plus du tiers des députés est dans le fonctionnariat, et prêt serment au roi. La majorité ne représente pas l’ensemble de la société française, les classes populaires et moyennes ne sont pas représentées.
Le régime est touché par le scandale, l’impopularité même le roi ne suscite pas beaucoup d’adhésion. Il est très impliqué dans son gouvernement.
En Angleterre, début XIX°, s’impose l’idée que le roi règne mais ne gouverne pas, c’est une formule complètement valable à partir de Victoria (1837-1901).
La monarchie est respectée comme neutre. Louis-Philippe ne parvient à créer cette monarchie qui fasse consensus et qui pourrait durer. Le roi s’implique. Changements possibles que si le roi part.
Dans les années 1840 : revendication démographique de plus en plus importante. La monarchie face à cela s’enferme dans le conservatisme, refuse toute réforme. L’opposition républicaine se fait  de plus en plus virulente.
En 1847, dans un contexte de crise économique de 1846, l’opposition dont le leader le plus important est Ledru-Rollin lance la « campagne des banquets » plutôt dans le nord est de la France.
Ce sont des banquets car les réunions politiques étaient interdites, c’est un moyen de contourner la loi. Toast : « nous buvons au roi des Français, au suffrage universel ». Manifestation d’opposant cachés. Il y a une interdiction d’un banquet prévu à paris, par Guizot, pendant des conseils provoquant la révolution qui balaie le régime. Facilité de la chute du régime montre ça fragilité. Cf : Patrick Lagareyte, La vie politique en France.
La restauration et la monarchie de Juillet sont d’assez longues périodes de stabilité, le parlementarisme libéral s’est ancré en France ; habitude d’avoir des débats relayés dans la presse… Mais reste l’étape du suffrage universel.

II) 1848-1870 : LES AMBIGUITÉS DU SUFFRAGE UNIVERSEL.

Changement de régime, retour à une république. Le suffrage universel à été proclamé en 1792 mais jamais vraiment mis en pratique. En 1848, c’est la proclamation et l’application de ce suffrage universel. Mais après quelques semaines d’euphorie qui accompagnent le printemps des peuples, l’expérience de la démocratie se révèle difficile.
La seconde république tourne à l’échec avec le coup d’état du 2 décembre 1851.
C’est l’arrivé du second empire qui propose une version autoritaire de la démocratie. Était-ce une aberration ? Un passage nécessaire ? Une alternative ?

A) La II°République ou le difficile apprentissage de la démocratie.
La république est dirigée par un gouvernement provisoire pendant 2 mois très importants ou beaucoup de décision sont prisent à commencer par l’instauration d’une authentique démocratie libérale en France (suffrage universel, liberté de la presse, de réunion, abolition de l’esclavage dans les colonies française.). Le gouvernement ajoute des mesures sociales très nouvelles, avec la fixation du travail industriel, la création des ateliers nationaux, les chantiers de travaux publics pour pallier un grand nombre de chômeurs. En réalité, cela a un intérêt pour les couches populaires urbaines mais pas pour les rurales.
L’heure est à la fraternité, à la réconciliation des classes, nationale, l’heure est au consensus. Il y a la plantation d’arbre de la liberté avec la bénédiction de l’Église.
Lamartine poète très populaire, ministre des affaires étrangères du gouvernement, il incarne cet esprit libéral et social. Il veut rassurer ceux à qui la république et la démocratie font peur, les ruraux et le reste de l’Europe.
Cette république ne sera pas violente, on veut faire oublier la Terreur. L’enthousiasme du printemps révèle que le consensus est possible. Cela retombe à la fin du patron 1848.
Contradiction profonde entre ceux qui veulent une vraie révolution et une république sociale et ceux qui refusent cette révolution et qui acceptent la République à la condition que cette dernière respecte  la propriété privée, qu’elle maintienne l’ordre.
Les premiers sont minoritaires, surtout les ouvriers des villes, les radicaux, les socialistes. Les autres sont majoritaires du fait d’une France à prépondérance rurale (75%).
Avec les premières élections universelles, la majorité modérée l’emporte, les républicains radicaux sont minoritaires. Les modérés sont des républicains « du lendemain ». Il y aune déchirure grave car les radicaux et les ouvriers sont mécontents et se révoltent  en mai à Paris, Rouen et Limoges. La répression est sévère.
Du 23 au 25 juin à Paris ont lieu : les « journées de Juin » avec des barricades… Cela se règle dans le sang. Il y a une fracture entre la République et une partie du peuple. La République est gouvernée par personnes de vraiment démocrates alors que les républicains attachés à la démocratie sont rejetés dans l’opposition.
Le prolétariat se détache de la république, cette république qui tire sur les ouvriers et se détourne des idéos sociaux. 
À partir de l’été 1848, la république devient réactionnaire et dès l’été, les libertés sont restreintes (presse, réunion…). Cette politique réactionnaire va se poursuivre jusqu’en 1851 et va s’accentuer. Les républicains modérés cèdent la place à des notables monarchistes qui se sont remis de la Révolution et se sont organisés en « parti de l’Ordre » (orléanistes, légitimistes et progressivement les bonapartistes.) Ce parti de l’ordre d’organise a Paris rue de Poitiers. Chef de fil : Thiers. Ce parti gagne haut la main les législative de 1849.
La réaction politique s’accentue, avec la loi Falloux  1850 (comte de Falloux, ministre monarchiste) qui consiste à placer l’enseignement publique sous le contrôle de l’église catholique.
De même, la loi du 31 Mai retire le droit de vote à 1/3 des électeurs, restreignant le suffrage universel, on oblige trois année de résidence constante à un même domicile alors qu’il y avait une mobilité importante. Ainsi les électeurs les plus flottants qui votaient à gauche ne peuvent plus voter. Libéralisme et Démocratie reculent donc sous la 2nd république.
Les républicains de cœur, la gauche, tentent de s’organiser à leur tour, à l’assembler, ils ont plus de 200 députés, ils sont minoritaires mais existent, ils sont les « démocrates socialistes » : les « démoc-soc ».Ils veulent rester dans le cadre de la légalité en choisissant la non-violence et de préparer les élections suivantes.
Entre 1849 et 1851 se développe une propagande de plus en plus importante, en partie clandestine de la part de la gauche. C’est le renoncement quasi définitif à la violence ce qui fait sortir la gauche de son électorat habituel en s’adressant à toutes les couches sociales pour les convaincre de voter dans le sens de la République Sociale.
En ce sens, Maurice Agulhon, parle de 1848 ou l’apprentissage de la République.
C’est dans ce contexte de préparation des élections de 1852 (grande année électorale : présidentielles et législatives), que Louis Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851, fait un coup d’état suspendant libertés et démocraties.

B) Le coup d'état.
Louis Napoléon Bonaparte a été élu en raison de son nom, le 10 décembre 1848 de manière triomphale avec 74% au premier tour. Poste de président inspiré par les USA. On crée un président auquel on donne un pouvoir important avec un mandat important. Mais en raison des critiques des républicains (roi républicain), le président n’est pas rééligible. Autonomie totale de l’assemblé et de la présidence. Néanmoins, on voit vite que la présence de Louis Napoléon à l’Élysée fait planer une menace sur la république.  On parle de « prince-président », on l’appel son « altesse ». de plus, il ne renie pas l’héritage de son oncle. Il fait tout pour développer sa popularité pour organiser un véritable courant bonapartiste.  Dans un premier temps, il demande la révision de la constitution pour pouvoir se représenter. Et finalement, malgré le succès de la campagne organisée pour la révision de la constitution n’a pas lieu. Le parti de « l’ordre » s’y oppose. Bonaparte s’éloigne de la majorité de droite. Se présente comme ni gauche ni droite. S’oppose à la loi du 31 mai et en définitive, il déclenche le coup d’État. À la fois attendu mais aussi surprenant. Coup d’état bien préparé avec le contrôle de l’armée, de la police, de l’administration, il réussis sans trop de difficulté. Il y aune certaine résistance quand même.
Cette résistance a lieu dans les régions pas dans les grandes villes, ce qui est là aussi plutôt surprenant. Ces soulèvements sont réprimés.
Bonaparte a donné un tour violent a son coup d’état plus important que prévu. Néanmoins, une fois le coup d’état fait, le président rétablit le suffrage universel et annonce que tous les électeurs sont convoqué pour un plébiscite pour approuver le coup d’état le 21 décembre. Et le 21 décembre dans le contexte de peur, ou le vote n’est pas vraiment secret, 7,4 millions d’électeurs soit 76% des inscrits disent oui. Plus de 7 millions de voix l’ont « absout ».
De fait, Louis Napoléon a rallier une grande partie de la population à commencer par les petites élites qui ont considéré que le coup d’état et le régime autoritaire était une meilleur garantit pour l’ordre et la propriété. À gauche, on peut parler d’une forme de résiliation, en particulier dans le prolétariat urbain, qui ont refusé de se battre dans une république qui les avait déçu. La gauche est troublée dans le caractère « démocrate » de Bonaparte.
Le coup d’état, montre une société française qui n’est pas prête au pluralisme et à l’alternance.
Bonaparte a pu apparaître comme un homme providentiel, comme un homme au dessus des parti ni à droite, ni à gauche. C’est cet aspect ambigu et dual du Bonapartisme qui fait la force de ce courant et du nouveau régime mais aussi ça faiblesse.

C) Les contradictions du bonapartisme.
Par son coup d’état et la répression, Louis Napoléon a bafoué la démocratie en violant la loi constitutionnelle alors qu’il avait juré devant l’assemblé de ne pas le faire. C’est le « parjure ». Il a commit avec ce parjure, une faute irréparable. Il c’est montré autoritaire. En même temps, le second empire, proclamé un an plus tard (1852) est un régime ambigu : autoritaire mais appuyé sur le suffrage universel. Louis Napoléon et Napoléon III ne cessent de s’appuyer sur une opinion populaire.
Ce régime mixte, nous oblige à parler de « démocratie-autoritaire », mais c’est aussi un régime illibéral, mais aussi un régime populaire. On parle aussi de « Césarisme démocratique », de dictature démocratique. Soit une dictature approuvée par le peuple.
Peut-il y avoir démocratie sans libéralisme, pluralisme ? Sans respect du droit ?
Le second empire a été un régime incontestablement populaire.
Le second empire a été capable d’être apprécié par les petits (en particulier les petits paysans, ou encore la petite bourgeoisie) et en même temps un régime de notables, et en s’attirant la sympathie de l’Église catholique.
Il a été un régime conservateur, réactionnaire, surtout dans les années 1850 et en même temps, un régime préoccupé par le progrès économique et social ( rendant légal la grève en France 1864). La politique de Napoléon III n’a cessé d’osciller.
Le 2nd empire est un régime qui se cherche.  D’ou une évolution du régime à partir de 1859/1860 d’abord hésitant puis net en 1868, avec une libéralisation du régime comme si Napoléon III avait été obligé après quelques années d’assouplir la dictature.
A partir des législative de 1863, la vie parlementaire renaît Par ce qu’un certains nombres d’opposant sont élu comme Thiers (discours des liberté nécessaire de 1864).
1868, la presse recouvre une certaine liberté. En 1869, l’opposition formée de républicains et de libéraux n’est pas loin de remporter les législatives, et les bonapartistes reculent dans les villes.
Début 1870, il décide de modifier la constitution du 2nd empire (1852) et de rétablir un régime parlementaire et libéral. À partir de janvier 1870, le second empire est devenu quasiment une démocratie libérale. A cette occasion, Napoléon convoque un nouveau plébiscite pour approuver ou non, la nouvelle constitution de l’empire libéral. Grand succès, avec 7 millions 300000 oui soit 68% des électeurs.
Avant la guerre contre la Prusse, le régime paraît solide, mais a libéralisé ses institutions redevenant un régime libéral. La défaite de Sedan le 2 décembre 1870 provoque l’écroulement du régime. Beaucoup d’historiens ont fait remarquer la parenté entre le bonapartisme du XIX et le gaullisme. Gaullisme qui a bien des égard ressemblait au bonapartisme, et on a pu considéré que l’empire libéral ressemblait beaucoup à la Vème république.
Dès janvier 1870, Gambetta avait dit au corps législatif « vous n’êtes qu’un pont entre la république actuelle et celle avenir et se pont nous le traverserons ». Ce qui sera fait le 4 septembre 1870.

L’empire a marqué l’échec de la démocratie libérale mais aussi l’encrage de la démocratie.
Les républicains auront l’obsession d’éviter le césarisme et de protéger le plus possible le Parlement. Le régime sera donc fait d’un parlementarisme qui prime sur l’exécutif.



III) LE SUCCÈS DE LA RÉPUBLIQUE CONSERVATRICE.

A) Une naissance douloureuse.
La troisième s’est faite en 10 ans avec un accouchement douloureux. Naissant dans un contexte de crise, de défaite militaire et d’invasion de la France. De l’été 1870 à l’été 1871, la France traverse « l’année terrible » (Hugo). C’est la guerre, le siège de Paris, la défaite humiliante…
La France entre en guerre civile en 1871. En février 1871, les Français ont élu une assemblé à la va vite dans un contexte d’affolement et de liberté. Le résultat fut étonnant car les monarchistes (orléanistes/légitimistes) ont largement triomphé avec une nette majorité, c’est l’Assemblé de Bordeaux. Ils furent éluent dans les campagnes.
Il y a un conflit fondamental entre les républicains radicaux et les socialistes, et les partisans de l’ordres plutôt monarchistes, et réticent vis-à-vis de la démocratie. Comme sous la 2nd, se sont les monarchistes qui gouvernent les premières année de la III°. Assemblée qui a porter Adolphe Thiers qui se fait élire chef du pouvoir exécutif. Il doit donc parler avec les Allemands. Il apparaît comme non compromis vis-à-vis du second empire.
La république va durer en écartant successivement deux écueils :

-Comme en Juin 1848, la République sociale est écartée, fondamentale vu la peur du Rouge et de la commune.
-La restauration monarchiste.
Les républicains vont avoir du temps et vont parvenir à conquérir le pouvoir par les élections et à enraciner la démocratie républicaine.

-La Commune, ou l’échec de la République social. Révolte du peuple de Paris mais aussi à Marseille. Révolte populaire.  Refusant la défaite et l’annexion de l’alsace mais surtout par ce qu’il y a un rejet de l’assemblée de droite et veut établir une république sociale.
Le raisonnement fait par les insurgés est le suivant : la démocratie nous interdit la révolution du fait des ruraux, mais nous on va faire notre petite république dans le cadre de la commune.
Les parisiens se barricades dans leur villes et appellent les autres villes à en faire autant.
C’est l’idéal de la fédération de communes autonomes. C’était une théorie développée par Proudhon (a mis chemin entre le socialisme et l’anarchisme).
Thiers a refusé de négocier avec les Communards, a attendu que les Allemands libèrent les prisonniers   et avec ces soldats reconquiert Paris avec la Semaine Sanglante.  20000 morts dans la semaine beaucoup se sont exilé, d’autres déportés (Nouvelle-Calédonie). Courte guerre civile.
Sentiment d’une France coupée en deux. Les républicains modérés mais radicaux étaient resté à l’écart de la commune et reviennent après la Commune décidé à ne pas reprendre ces idées extrêmes et font campagne pour avoir le pouvoir de façon légale y compris dans les campagnes.
Gambetta et ses amis comprennent que la démocratie ne s’imposera pas en s’appuyant sur la classe ouvrière mais qu’il faudra conquérir la petite paysannerie, tout en s’appuyant sur les classes moyennes, les nouvelles élites. 1872 « La république, c’est l’avènement des couches nouvelles ».

L’échec de la restauration monarchique.
Cela a été pensé à partir de l’été 1871. Deux choses vont s’y opposer :
- Leur propre division sur quel roi prendre. Mais se mettent d’accord sur le comte de Chambord, petit fils de Charles X. En 1873, on lui propose le trône mais le comte veut bien y allé mais pas être qu’une potiche, il veut revenir avec le drapeau blanc. Les orléanistes décident d’attendre la mort du comte de Chambord pour que la famille d’Orléans.
1873, Thiers est chassé de l’assemblé puis Mac Mahon est président pour 7ans. Et finalement, c’est là que les républicains ont le temps de gagner les élections et de conquérir le pouvoir.

B) L’ancrage de la démocratie libérale dans la société française.
Le combat des démocratiques des républicains : « opportunistes ».
Des 1871, les républicains qui sont dans l’opposition, face au monarchistes. Le plus connu de ces monarchistes est le Duc de Broglie, qui mène la politique d’ordre morale. Facilitant le retour de la monarchie, favorable à l’église.
Les républicains ont la possibilité de faire campagne dans le pays pour rassurer les électeurs en leur expliquant la république et la démocratie, ce n’est plus la Révolution mais le « Progrès pour tous ».
Gambetta est le principal leader de ces républicains. Ces républicains, on les appelle « opportunistes » par ce qu’ils sont prêts à faire des concessions pour construire la démocratie, avec l’idée que la rupture révolutionnaire n’est pas possible.
Par mis ceux-là, il reste les radicaux qui sont plus à gauche mais minoritaire. Les républicains opportunistes sont décidés à utiliser les institutions telles qu’elles existent depuis 1875.
D’élection en élection, les républicains progressent continuellement.
En 1876, les républicains gagnent les législatives. A ce moment-là, le président qui est toujours le monarchiste Mac Mahon, homme d’ordre hostile au républicain. Obliger de nommer un gouvernement républicain et entre en conflit avec la chambre, c’est la Crise du 16 mai 1877. Ce jours-là, Mac Mahon renvoie le gouvernement républicain, dissout la chambre des députés et convoque de nouvelles élections.  Il y a un gouvernement provisoire d’ordre moral avec De Broglie ou seul l’exécutif gouverne avec pour but préparé les élection d’octobre. La campagne de l’été 1877 est très rude « il faudra se soumettre ou se démettre quand le peuple aura parlé » (Gambetta). Les républicains gagnent les élections et Mac Mahon se soumet et préfère démissionner en janviers 1879.
Jules Grevy devient le président de la République, et s’était en 1848 opposé au pouvoir présidentiel et partisan de la domination législative. Il s’engage à devenir un président passif. C’est alors une nouvelle tradition ou le président renonce au pouvoir de la constitution.  Triomphe de la démocratie parlementaire.
1881, les républicains gagnent de nouveau et cette fois ci, de grandes lois libérales sont votées accordant une très grande liberté d’expression (affichage, réunion, presse, il manque l’association a cause des congrégations religieuses.)
En 1884, c’est l’autorisation des syndicats. 

La démocratie et l’école.
Une fois maître du pouvoir, à partir de 1879/80, la Marseillaise est proclamée hymne national et le 14 juillet devient une fête nationale, Marianne arrive dans toutes les mairies… Le sentiment républicain s’instaure.
Les républicains peuvent travailler à enraciner la démocratie dans la république.
Comme Gambetta, Jules Ferry alors ministre, est l’homme le plus important de la période fait pour la France un apprentissage sur le long terme, c’est l’apprentissage de la démocratie.
Pour eux, il faut avant tout s’assurer que la république et la démocratie va durer. Seule cette pérennité garantie le progrès de la société en général.
Cette inscription de la démocratie dans la durée, passe par tout un travail d’éducation du peuple souverain. Pour que ce peuple électeur puisse par son éducation exercée au mieux leur vie civique.
Pour les républicains, le bonapartisme a fonctionné par ce que le peuple n’était pas assez instruit. L’école est au cœur du programme gouvernemental.
Jules Ferry entre 1880/1885 est alors ministre de l’instruction civique. Il a commencé sa carrière politique comme opposant à Napoléon III. C’est lui qui fait passer les grandes lois sur l’école républicaine, laïque, obligatoire et gratuite.
Les républicains sont allés très loin, les prêtres furent expulsés des écoles. Sauf dans les écoles tenues par des congrégations enseignantes.
Cette école républicaine avec ses instituteurs que Péguy appelle « les hussards noirs de la république », dû au sérieux de l’instituteur, est chargée de faire de tous les Français des citoyens à la fois rationnels et attachée à la république, donc à la démocratie ; c’est-à-dire à la Liberté, à l’Égalité et au Respect de la loi commune.
Les républicains veulent donc créer une démocratie tempérée, le contraire d’une démocratie révolutionnaire. Selon eux, seule cette démocratie tempérée censée fonctionner au bénéfice de tous pourrait réconcilier la société française depuis la révolution et renforcer une nation qui avait subit une dure défaite et une amputation territoriale.


Conclusion : La troisième république a mis fin à l’air des révolutions, cependant, son triomphe n’est pas facile, les épreuves continues (Affaires Dreyfus…), mais aussi avec la crise boulangiste (1886-1889). Du a l’ascension du Général Boulanger, pourtant amis des républicain et ministre de la guerre en 1886. Il se rend populaire dans le pays, il est le « général revanche », il exalte l’armée, finie par inquiéter ses collègues républicains, sort du gouvernement. Il tente alors une carrière politique personnelle et forme derrière lui un courant de sympathie. Et dans son discours, il devient de plus en plus critique vis-à-vis de la République. Sorte de Néo-Bonapartiste pour les républicains. Progressivement, la droite conservatrice, un moment assommée, se met à soutenir de plus en plus nettement le général Boulanger et la crise culmine en 1889. Les républicains montent alors un complot autour de Boulanger qui va avoir peur et va quitter la France pour la Belgique, cet acte va le discréditer et il se suicidera à Bruxelles sur la tombe de sa maîtresse.
Les limites de cette démocratie libérale à la française ? Une démocratie qui apparaît comme un système de compromis social. Un système ou ce n’est pas réellement le peuple qui gouverne mais ses représentants qui sont recrutés dans les élites sociales.
Système fragile, évolutif et perfectible, jamais définitivement acquis.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : XIXème siècle
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Jeudi 18 janvier 2007
Idée construction Européenne au XXème Siècle

Le 29 mai, les Français ont voté non au projet de traité constitutionnel européen. Depuis l’Europe a évolué, elle s’est agrandie. Nous verrons ainsi l’histoire de l’Europe du moyen-âge à nos jours. En travaillant notamment sur un sujet délaissé par les décideurs européens : les volontés de ses habitants.

L’Europe : une idée qui vient de loin

Premier questionnement, quelles sont les limites géographiques de l’Europe, c’est un débat ancien et actuel à la fois.
Deuxième questionnement, le degré de conscience européenne. A-t-on envie de vivre une aventure commune, quels sont les grands moments de la prise de conscience européenne.
Troisième question, si unité européenne il y a quel type d’unité doit-on choisir ? deux solutions : la fédération européenne et confédération européenne. La fédération se fait aux dépens de la souveraineté nationale (ex : l’euro). L’option de confédération s’oppose au fédéralisme, on ne perd pas la souveraineté nationale (ex : vision de de Gaule).

I ) L’idée d’Europe jusqu'à 1914 : apports et milieux européistes.

    Nous allons suivre les différents pionniers de l’Europe de l’époque médiéval à nos jours.

    A ) Les motivations des précurseurs européens.

La première motivation reste la paix, par l’établissement d’un lien entre les différents pays européens. S’il les pays sont liés, ils ne pourront pas faire la guerre. Mais le contexte n’est pas favorable dans les temps modernes avec la création des Etats-Nations. Au moyen-âge, ces idées ne sont pas partagées par les peuples, elles sont pensées par les lettrés.

    B) Quelques jalons importants.

- Le premier jalon date du moyen-âge. Il émane d’un milieu de juristes, les légistes. En 1306 (voir chronologie), le premier légiste s’appelle Pierre Du Bois (légiste de Philippe le Bel) reste comme la personne ayant établie le projet le plus ancien d’union Européenne. Il envisage une communauté européenne chrétienne, la religion tient, au moyen-âge, un rôle de matrice de la communauté. Cette communauté est envisagée entre égalité des grands souverains européens de l’époque (sans les peuples). Problème, s’il y a conflit, il y aura possibilité d’arbitrage auprès du pape.  Le but caché de Pierre Du Bois est d’asseoir l’hégémonie du roi de France contre les prétentions des autres états… Surtout face à l’empire Germanique.
- En 1463 il y a George Podiebrad et son Traité d’alliance et confédération…pour résister aux Turcs. Il y a deux idées nouvelles, il dote la confédération d’un budget commun et dote l’Europe d’un embryon d’armée commune européenne. Ce projet d’unité du XV cache aussi le souhait de l’empire Germanique de pouvoir résister aux Turcs.
- Le troisième projet est celui de Sully, ministre d’Henry IV et de son Grand Dessein pour Henri IV. Il prévoit qu’il y aura dans l’avenir quinze pays, au dessus desquels il y aura un gouvernement, un conseil, composé des délégués de chaque état. Ce conseil prendra les décisions pour ses mêmes pays. Il reprend les idées de ses prédécesseurs, y compris celui de cette « armée européenne ». Mais des pensées implicites sous sous-jacentes : donner à Henri IV l’hégémonie de la France.

C ) Profusion de projets au siècle des Lumières, le XVIIIème.

- 1693, le premier projet est celui du créateur de la Pennsylvanie : William Pen, Essai sur une paix européenne organisée. Selon lui, c’est le poids démographique et l’importance économique qui doivent créer la hiérarchie d’importance des états dans le conseil. Une fois de plus il pense l’armée européenne comme moyen de paix. Ce projet a pour but d’assurer la paix, mais il a aussi une deuxième motivation, accroître avec ce traité les échanges internationaux pour augmenter la prospérité. Cet échange se doit aussi culturel pour accroître au sein de l’Europe les pensées des Lumières.
- 1712, Projet de paix perpétuelle de l’abbé Saint-Pierre. Alliance entre les souverains avec un sénat doté de pouvoirs législatifs et judiciaires avec une majorité des trois quarts. Une armée commune avec 24000 hommes par pays signataire. Ce projet n’a qu’un mérite, provoquer la réaction de Rousseau.
- 1761, Contre Projet de JJ Rousseau. Il remet en cause l’Europe des Souverains qui d’après lui n’ont pas envie car pas d’intérêt de faire la paix. Il repense par la Nation, par les Peuples pour engendrer le progrès démocratique. Il remet en cause l’organisation entre souverains. Celui qui veut entrer dans l’Union doit avoir un passeport démocratie.
- Dernier projet, 1795, Kant et son Manuel Perpétuel pour la Paix. Il fait la synthèse de tous les projets antérieurs. Il est le premier à penser l’Europe comme fédération en remettant en cause la souveraineté des Etats. Comme les autres en revanche, il se propose d’avoir pour but  l’arbitrage entre les nations avec une volonté de paix.

II ) La pensée du XIXème siècle fait rayonner l’idée européenne.

Au XIXème la pensée atteint des cercles de penseurs beaucoup plus larges, penseurs, universitaires, politiques, philosophes, scientifiques…Cette pensée est incarnée et diffusée par Victor Hugo qui prononce le 22 août 1849 un célèbre discours en évoquant les Etats-Unis d’Europe, lors d’un congrès des amis de la paix à Paris. Il évoque le thème de fraternité européenne. Cette pensée, lyrique sera diffusée par bribe et par formule auprès des masses populaires.
Cette idée s’est diffusée dans différents milieux au XIXème.
Le premier courant émane des pacifistes. Cette liaison s’effectue grâce au mouvement pacifiste Anglo-saxon avec entre autres des volontés religieuses, la volonté de désarmement des nations et l’arbitrage en cas de conflits. Leur but ? Alléger le budget de l’armée des différents pays.
Les républicains, les démocrates se font aussi les défenseurs de l’Europe, par le républicain italien Mazzini.

A ) Le mouvement stagne en 1848 et 1870.

Mais le XIXème siècle va à l’encontre de l’Europe, c’est l’exaltation des états nations. Proudhon, socialiste utopique est le seul à ce rallier au fédéralisme européen. Les congrès des amis de la paix continuent à ce réunir et sont les seuls porteurs d’une idée européenne et préconise une fédération des peuples d’Europe sous le modèle américain. L’idée perd de sa substance et ce réduit à l’idée de pacifisme. Elle a perdu de sa valeur propre.

B ) La vigueur retrouvée, 1870.

De nouveaux groupes de pression apparaissent, pour la première fois depuis 1870, on sort enfin de l’utopie pour arriver à une véritable doctrine de l’Unité Européenne. L’idée européenne est due à des théoriciens de la science politique et à des juristes. La méthodologie progresse grâce à leurs travaux universitaires. On les trouve en Angleterre, à Haldelberg et en France. En France, les industriels aussi commencent à se pencher sur l’Europe.  A partir de 1890, il est de plus en plus difficile de dégager le combat des pacifistes et celui des européistes. On ne parle plus d’Europe qu’au sein des grands congrès universels pour la paix. Ex : en 1900 se tient à Paris, le congrès des sciences politiques. Dans ce congrès, les Etats-Unis d’Europe sont à l’étude, à travers les moyens de communication.
Bilan, l’idée européenne est restée incantatoire, elle a séduit des hommes brillants mais est restée une affirmation de principe. Mais elle s’est emmêlée avec le pacifisme. Mais ces hommes ont tous posé les problèmes des limites géographiques et des limites fédérales Européennes. Si on entre dans la fédération Européenne, doit-on avoir le même régime politique. Quelle forme doit revêtir l’organisation fédérale. Dans une première partie, l’idée de fédération semblait l’emportée et à la fin du siècle, c’est très nettement la confédération européenne qui prévaut. Est-ce que la fédération doit être une étape vers la fédération Européenne. Quels rapports entre l’Europe et le reste du monde. Toutes les initiatives ont une portée limité car le politique ne prend pas la relève, seuls les penseurs se sont saisis de ces questions.

C ) à la veille de 1914.

Deux idées principales :
Première idée, un monde organisé selon le concert Européen. Deuxième idée, la possibilité d’organiser la paix par le biais d’une unité européenne, ceux qui croient à l’application d’un droit international, à la limitation des armements, à l’arbitrage entre les nations, à la création d’un tribunal international de la paix. Ces hommes qui croient à la justice croient à l’Europe.
A la veille du déclanchement de la guerre, l’idée de L’Europe est, comme la pacifisme en recul, ils sont liés. Il faudra attendre 1918 et la fin de la guerre pour pouvoir revivre l’idée Européenne
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : XXème siècle
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Jeudi 18 janvier 2007
Prise de note
L’Egypte, d’Alexandre à Cléopâtre.
L’Egypte Hellénistique


    Si l’Egypte est vue par les grecs, les anciens comme une civilisation majeure, elle est assez maltraité par la structure académique française. Il n’y a pas ou peu de cours d’Egyptologie à la faculté. L’archéologie et l’histoire de l’art ont eux saisis l’Egypte comme sujet majeur de leurs études. Il y a pourtant de nombreux liens entre le monde grec et l’univers égyptien.
    L’époque hellénistique est le moment de la mise en place du monde grec, dès le VIII siècle des contacts entre les deux mondes existent. Mais le grand changement se fait à la fin du IVème siècle, lorsque les greco-macédoniens, s’installent en Egypte et se servent du pouvoir pharaonique.
    Les Lagides, cette forme de pouvoir est à la fois purement grecque, mais en s’étant adapté aux traditions égyptiennes. Comment les macédoniens ont fait de l’Egypte leur pays ? Comment l’ont-ils exploités ? Mais on ne comprend l’Egypte en restant dans une interprétation dominants-dominés. Il y a de nombreux échanges, des liens entre les communautés…
    Nous allons donc suivre l’évolution au cours des trois siècle de l’Egypte Lagide.

    L’Egypte, le pays, l’histoire.

    Plus qu’un pays, l’Egypte, c’est un paysage, un contraste entre les Vallées et les déserts. Mais ce n’est pas tant une opposition entre le Nil et le reste, mais plutôt une cohabitation tripartite entre le Nil, le Delta et le Désert.
    L’Egypte est comprise entre, au sud, la première cataracte, au nord, le delta, la mer rouge à l’est et le désert libyen à l’ouest. La vallée, 23000 km2 de terres fertiles. C’est un pays facile à défendre, à tenir, les déserts empêchant les invasions, et expliquant un certain pacifisme égyptien. Le pays est aride, l’agriculture n’est donc possible que grâce aux crues du Nil.
    La crue, est le moteur économique du pays. Elle dure quatre mois et inonde toutes les terres de la vallée. C’est le point de départ du calendrier égyptien. On évaluait l’ampleur de la crue à l’aide du nilomètre pour prévoir les récoltes. Elle se concentrait dans la vallée.
    Le Delta est le cœur de la basse Egypte, c’est le cœur agricole du pays. Mais c’est un espace délicat, très marécageux, très bas et difficile à parcourir. Cet espace est commandé par la capitale de basse Egypte : Memphis. La ville est le sommet du Delta.
    Il faut ajouté à ces éléments une région essentielle : le Fayoum. Cette région n’est pas dans la vallée. Elle se situe autour du lac Moèris alimenté par une dérivation du Nil. C’est une zone de conquête, une zone qui a été asséché et deviendra une zone de colonisation, de mis en valeur brutale où l’on cherche le rendement, la productivité.
    Le reste, le désert ne contient que quelques oasis qui abritent des postes avancés servant à prévenir les invasions venant de L’ouest. L’oasis de Siwa, abrite un sanctuaire du Dieu Amon l’équivalent du Zeus grec. Le désert oriental est une source de richesse car l’on y trouve des mines de fer, de métaux précieux. La Cyrénaïque, autour de la ville de Cyrène en Libye actuelle est aussi un lieu de richesse notoire.
Le Nil apporte la crue mais il est aussi le lien entre la haute et la basse Egypte. La haute Egypte étant appelée basse Nubie. Les pharaons Noirs, pharaons Meroue et Abata ont pour volonté de contrôler la basse Nubie. Les grecs, s’arrêteront à la première cataracte par soucis politique, mais ce territoire est dans la zone d’influence égyptienne, c’est aussi une région riche, en esclaves, en vivres, en animaux.
L’histoire de l’Egypte est, dans l’histoire des civilisations, la plus longue. 2635 à 2140, c’est l’ancien Empire, les constructions des pyramides. 2020 à 1720, le moyen Empire et 1539 à 1070, le nouvel Empire, période de la pleine puissance de l’Egypte, période d’expansion, de conquêtes.
Dans cette histoire, on distingue 30 dynasties de pharaons. Mais lorsque les grecs arrivent l’Egypte n’est plus le même pays (IVème au IIème siècle). Le delta est partagé, fragmenté, le rois étrangers, contrôlent une partie du territoire, se sont les rois Assyriens au VIIème, puis les rois Perses au VIème. L’arrivée des grecs prend place dans une histoire très longue, un moment de fragilité du pays par rapport à ses voisins. Lorsqu’Alexandre arrive, l’Egypte est à prendre, il n’aura pas de mal à se substituer à d’autres souverains.
Pour l’Egypte, les historiens sont favorisés par la qualité et la quantité des sources écrites. Elles sont liées à la production massive de documents royaux. Mais il y a aussi de nombreuses archives, privées, des contrats…Le papyrus, principal matériel d’écriture peut se conserver dans certaines conditions, lorsqu’il n’y a pas d’humidité. Or, ici, il n’y a que des déserts, une fois le document utilisé ont s’en servait à d’autres fins. Rembourrage des momies  par exemple qui, une fois enterrées, furent retrouvées et utilisées comme des sources remarquables. Entre 30 000 et 40 000 papyrus grecs nous sont ainsi parvenus sans compter les papyrus égyptiens. Cette source exceptionnelle nous a permis de retrouver des textes que l’on pensait disparus (la Constitution des Athéniens d’Aristote par exemple). L’administration, les fonctionnements politiques nous sont ainsi connus grâce aux papyrus.
    Les Archives de Zénon, administrateur financier du royaume Lagide nous éclaire sur le fonctionnement économique de la cité.
    Les sources sur pierre, sont aussi prolixes. La pierre de Rosette date ainsi de l’époque Lagide. Cette pierre est trilingue, Grec, Démotique, Egyptien.
    La connaissance de l’Egypte passe par l’archéologie sur pour la haute époque. Mais les fouilles, très médiatisées menées à Alexandrie, ont permis de comprendre la structure de cette ville grecque aux portes de l’Egypte. J-Y Empereur connu pour sa possible découverte du phare d’Alexandrie, notamment pour pouvoir financer ses fouilles. Son collègue, Franck Goddio, fouille lui une autre partie du port, celle des palais royaux.
    Entre 334 et 323, le « petit jeune homme » conquis et assoit son pouvoir sur l’Asie mineure, et l’indus en passant par l’Egypte. C’est un monde nouveau, l’ensemble de cet empire ne sera maintenu, il sera partagé en plusieurs sous-ensembles. Les Antigonides (successeurs d’Antigone) font fonder un royaume en Macédoine et en Grèce. Les Seleucides (successeurs de Seleucos) en Turquie, Mésopotamie et Asie centrale. Les Lagides (successeur de Ptolémée fils de Lagos), restent en Egypte.

L’Egypte à la fin du IV ème siècle : Egyptiens, Perses et Macédoniens.


    Les grecs sont depuis longtemps en contact avec l’Egypte, on échange beaucoup, du blé notamment (grande richesse égyptienne) et ce dès le VIIIème siècle. Au VIIème siècle, la pharaon Psammétique 1er autorise l’implantation de colons grecs sur le bras le plus occidental du Nil, à Naucratis. L’importance de l’Egypte sur le plan commercial est ainsi révélé, il y a aussi de nombreux mercenaires grecs. Ces derniers s’installent à Memphis dans l’Hellenion, le quartier grec, on les appelle les Hellénomemphites. Memphis est la capitale religieuse et politique. Mais l’Egypte, que ce soit au VIIème et au VIème échappe au monde grec car elle reste dans l’empire Perse. L’Egypte constitue donc un élément de conflit entre Alexandre et les rois Perses.
    Comment fut conçue et perçue l’arrivée des macédoniens.

I ) La fin chaotique du pouvoir Achéménide en Egypte

A ) Un pouvoir ancien et contesté.
   
Pierre Briant, le spécialiste de l’Empire Perse.

Conquête Perse de L’Egypte de 525 à 522 par le roi Lambyse. Les Perses mettent la main sur l’Egypte mais ils ont mauvaise réputation, démolition de temples… Les Perses font donc face à des révoltes, des soulèvements…
    Vers 450, Inaros, prend le titre de pharaon, il se soulève contre les Perses. Il a le soutient de grecs mais cela échoue. De 38 8 à 378 c’est la dynastie des Néphénistes le pouvoir revient aux mains des égyptiens, ensuite vient la dernière dynastie, celle des Nectanebos. Cette dynastie réaffirme le pouvoir égyptien, sa religion, ses symboles. Les tradition indigène se réaffirme contre la culture Perse.
L’identité Egyptienne est ainsi affirmée mais à partir de 343, les Perses envoient de nombreuses troupes en Egypte et reprennent le pouvoir. 343-342, reconquête perse de l’Egypte, les pharaons seront désormais perses. Le grand roi perse prend à nouveau le titre de pharaon pour légitimer le pouvoir. Mais ce pouvoir est contesté donc constamment réaffirmé.
L’empire perse est contesté, Alexandre s’en saisit pour conquérir le territoire.

B) Pouvoir perse et nationalisme égyptien

    L’image des Perses en Egypte en dégradée, c’est un pouvoir spoliateur. Il s’agit d’un topos, un lieu commun, une image construite qui déforme la réalité, on accuse dès le Vème  que les grands rois Cambyse et Artaxerxés d’avoir tué le taureau Apis, incarnation du Dieu de Memphis, le Dieu Ptah (associé à la royauté pharaonique). En réalité, cette histoire nous indiquent que les problèmes entre les Perses et les Egyptiens sont surtout religieux. Du point de vue politique, les Perses sont presque acceptés, ils portent le titre  de Pharaon, ils sont du moins légitimité par une partie des Egyptiens.
    Quel jugement porter sur la période ? C’est une domination étrangère qui s’exprime avec ambiguïté puisque qu’elle est acceptée par les uns, refusée par les autres. Cette mauvaise réputation n’a-t-elle pas été construite à posteriori, par les grecs ?

    II Alexandre et la conquête macédonienne de l’Egypte.

A) La prise en main de l’Egypte.

L’Egypte est un élément important pour les Perses mais elle est en périphérie de l’Empire. Lorsque qu’Alexandre passe en Asie pour libérer les cités grecques soumises aux Perses, il se retrouve rapidement en Syrie, en Phénicie, en 333 toutes sont sous le joug macédonien. Fin 333, Alexandre se retrouve à Gaza. Gaza, c’est le carrefour des peuples, il est au porte du Delta Egyptien. Il n’aura pas à la conquérir, le gouverneur perse, le Satrape Mazakès se donne à Alexandre. Il se fera sans doute couronné pharaon, permettant une transition des pouvoirs, il reste deux ans en Egypte de 332 à 331. Cette période est fondamentale pour la suite de l’histoire de l’Egypte à l’époque hellénistique. Il est perçu par les Egyptiens comme un libérateur, ce discours de libération fonctionne, mais il s’agit de pure propagande, repris par tous les auteurs. Cette idée de libération fait écho en Egypte mais aussi en Grèce. Le discours a donc deux cibles, les grecs et les Egyptiens, plaçant Alexandre comme l’homme issu de la tradition de la libération du grand Roi par les grecs.
B) L’Egypte d’Alexandre.

La campagne d’Alexandre ne consiste pas en une balade, il faut tenir les terres conquises, installer des administrations, des forces…Il prend des membres de son entourage, des greco-macédoniens, on tient l’Egypte avec des compagnons, il faut l’encadrer, la tenir sur le plan militaire.
Mais tout le gouvernement du pays est donnée à des gens qui connaissent le terrain, des grecs égyptiens. Cette stratégie est très habile, c’est une stratégie de conjugaison entre militaires grecs et administrateurs égyptiens.Prise en main militaire, prise en main administrative, mais aussi prise en main idéologique. On respecte les traditions égyptiennes mais en même temps, on veut en faire un pays tenu par les macédoniens avec la création d’Alexandrie en 331.
Alexandreia ad Aegyptum, Alexandrie aux portes de l’Égypte. Le site est alors peu occupé à par un village de pêcheurs. Le plan est Orthogonal, Hippodamien, il y a d’abord la volonté d’une création démiurgique, une ville divine, du moins d’une puissance divine… C’est sa première construction, son modèle. Son but est d’assurer le contact avec la méditerranée, d’avoir des relations commerciales avec le monde grec. Elle est conçue comme une capitale, une ville symbole du nouveau pouvoir. Une ville plus macédonienne qu’égyptienne, tournée non pas vers le fleuve mais vers la mer. La visite au sanctuaire d’Amon, à Siwa est aussi symbolique. Amon est l’équivalent de Zeus, dans ce sanctuaire, Alexandre va se faire reconnaître comme le fils du Dieu. Il s’inscrit dans la tradition égyptienne. Alexandre s’inscrit dans la tradition indigène mais sans renier son caractère macédonien avec la création d’Alexandrie, une rupture progressive.


III La mise en place du pouvoir Lagide

A) Ptolémée et l’Egypte, un « pays » plutôt que l’empire.

Alexandre meurt en -333, probablement de malaria à Babylone, il va désormais y avoir le problème du partage. Les différentes régions vont être distribuées entre les compagnons d’Alexandre. L’Egypte revient à Ptolémée, qui devient satrape. Le pouvoir de l’empire est lui conservé par le frère d’Alexandre, Philippe III qui pour différentes raisons n’est pas apte à gouverner.
Ptolémée est le fils de Lagos et de Arsinoé, né en –367 il devient « garde du corps », il est dans son entourage proche, il a été général des armées… C’est un homme lettré, qui n’hésite pas à se mettre en valeur dans ses écrits. Une fois en possession de son bien, il fait tuer Cléomène, gouverneur macédonien de l’Egypte. Ptolémée comprend qu’une fois Alexandre mort on ne pourra pas conserver tout son empire, il faut donc conserver le pouvoir sur une zone restreinte, il choisi ainsi l’une des parties les plus riches, l’Egypte. Il veut contrôler les régions périphériques, Chypre, le Sinaï, la bande de Gaza pour tenir en respect tous les envahisseurs venant de l’Est. Perdiccas, en –321 est ainsi repoussé à Gaza par Ptolémée.
Il y a donc rupture de la part de Ptolémée par rapport à Alexandre, mais en même temps sa figure est récupérée. Perdiccas voulait le ramener en Macédoine, mais Ptolémée détourne le convoi et s’accapare son corps pour l’enterrer à Alexandrie. Cela lui permet de se définir comme un nouvel Alexandre. Il s’inscrit aussi dans la tradition de défense de l’Egypte, il se conduit comme un pharaon, il est donc adoubé par le peuple.

B) Une politique de collaboration avec les élites égyptiennes.

Cette collaboration s’exprime de façon multiple, Ptolémée pratique une politique de restitution des temples aux égyptiens avec les accaparements des Perses. Les temples, armature de la société égyptienne, le soutiennent donc. Il attribue aussi 50 talons d’argent pour la momification du taureau Apis. Ptolémée sait s’entourer d’un certain nombre d’égyptiens, en particulier d’un grand prêtre, Manethon de Sébennytos qui fera partie de sa court. Il est probable que Ptolémée, tout comme Alexandre est été couronné pharaon à Memphis. Ce couronnement a eu lieu sans doute dès –320, -310, alors même qu’il était encore soumis au pouvoir de Philippe III.

C) La prise en main et le contrôle du territoire.

Ptolémée est tout comme Alexandre bivalent dans la manière de tenir l’Egypte, en Macédoine et Egypte. Alexandrie sera centrale dans l’affirmation de son pouvoir. Il faudra du temps pour construire et peupler la ville, en déplaçant la capitale de l’Egypte de Memphis à Alexandrie, Ptolémée accélère le dynamisme de la ville. Il signifie aussi son identité comme gréco-macédonienne.
Cette prise en main déséquilibre l’Egypte car sa capitale est quasiment à l’extérieur du pays, cela posera un certain nombre de problèmes quelques siècles plus tard. Il faut aussi des relais pour assurer le pouvoir, il fonde une cité : Ptolemais, pour marquer la prise en main du territoire par la dynastie, pour contrôler la capitale de la Haute Egypte, Thèbes. Il y a symétrie au nord et au sud en bas et en haut. Pour diffuser ce nouveau quadrillage, on installe des colons. Dès le début de son règne, il y a une mise en place des Clérouchies, avec des Clérouques. Cela renforce le contrôle du pays et la levée d’une armée. Cette armée, elle doit vivre sur place, les colons obtiennent donc des terres les cléroues.
Le Fayoum, à l’ouest du delta constitue une zone de colonisation importante.
Ce fonctionnement est efficace, en une dizaine d’année, Ptolémée s’est donné les moyens du contrôle de son territoire.


Dès la fin IVème, la mise en place du pouvoir lagide se traduit par une stabilisation politique. Ptolémée se consacre à la prise en main et à le développement du pays, il use d’une habile politique d’alliance avec les élites, force et protection dans le but d’installer le pouvoir macédonien.
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : histoire Grecque
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Mercredi 17 janvier 2007
NOTES de Cours n°1- Le Haut Empire Romain: INTRODUCTION

-27, Octavien devient Auguste, c’est la fin de la république romaine et le début de l’empire.
Ces deux concept de république et d’empire n’existent pas, ce sont des concepts imaginés par les modernes. Les anciens n’avaient pas de constitutions, les institutions sont sur la longue durée avec la Res Publiqua, l’État. L’empire est une Res Publica qui continue avec un homme providentiel, super magistrat. Pourquoi en est-on arrivé là ?
Cela ressemble à une monarchie hellénistique, mais n’en est pas une. Le fondement des monarchie hellénistique (juridique et religieuse), c’est la victoire qui fait du monarque un protégé des dieux.
Les Romains ont horreur des monarchies avec le souvenir des Tarquins. Le pouvoir d’un seul n’est donc plus le bienvenu, mais réapparaîtra sans dire son nom. L’histoire du Rome est une cité qui s’étend jusqu’aux limites du monde connu avec une réforme nécessaire des institutions.
Le mot empire est issu du latin IMPERIUM, il ne veut pas dire empire. En réalité, il désigne un type de pouvoir, le pouvoir civil et militaire donc le plus élevé. Il  y a certains magistrats qui le sont à imperium (civil et militaire) et d’autres qui ne détiennent que la POTESTAS (que  civil) et enfin le troisième mot pour désigner pouvoir, c’est AUCTORITAS qui est un mot pour désigner le pouvoir du Sénat, de ce conseil qui gouverne Rome dans la longue durée.
Dans les textes, on n’emploie jamais le mot imperium. Le mot IMPERATOR ne veut pas dire empereur mais général victorieux et il y en a beaucoup, on utilise d’autre mot comme PRINCEPS qui veut dire le premier des citoyens, d’où ce concept de PRINCIPAT qui est le haut empire.
Plus tard, l’empire romain va se poursuivre et au IV° et V° on parle de DOMINAT (fondé sur DOMINUS seigneur).

Comment en est on arrivé là ? Le gouvernement de Rome sont des institutions de la cité sur le modèle gréco-romain, avec la POLIS (grecque). CIVITAS (c’est la polis grecque) désigne l’ensemble des citoyens. Avec des magistrats, qui exercent le pouvoir dans une certaine compétence dans un temps donné.
Le peuple, ce n’est pas tous les gens qui habitent dans la cité. La version démocratique athénienne ne concerne pas l’ensemble de la population.
Le conseil d’ancien magistrat, sens même du mot Sénat (ce sont les vieux, seniores ; la racine sen désignant le mot âgé).
Le peuple élit le Sénat (pas forcément la démocratie qui n’est qu’une variante) le Sénat vote les lois et quand les magistrats ont fini d’exercer leur pouvoir, entrent au sénat. Au final, ce sont les anciens qui ont une vue de long terme. Ce système est parfait pour une cité État au territoire limité. Et donc quand le territoire s’étend ne serait ce qu’a l’ensemble de l’Italie cela se complique.
Au moment ou nous nous situons en –27, la cité couvre toute l’Italie.  Le reste ce sont des territoires conquis qu’il faut administrer. On y envoi d’ancien magistrat. Les provinces sont toujours en dehors de l’Italie a commencer par la première province : la Sicile. L’Italie est la cité de Rome. Le problème c’est que les magistrats n’obéissent à aucune règle. Ils ne sont pas salariés et doivent donc piller les territoires des provinces, quand cela fait des vagues, il y a des procès à Rome comme pour Verres ou il y a la prononciation des Verrine.
L’empire a été une solution, avec des institutions qui évolues vers l’amélioration de l’administration des provinces de manière moins brutale et plus rationnelle.
Autre raison a ce bouleversement politique : le système oligarchique (gouvernement du petit nombre ou les grandes et riches familles se font élire) ou aristocratique (gouvernement des meilleurs). Ce système est très soucieux de ne pas laisser arrivé  un personnage pour exercer un pouvoir personnel. Le modèle hellénistique finit par inspirer certains magistrats accumulant le pouvoir sur leurs têtes.
Il n’y a pas à Rome de militaire de carrière. Mais les magistrats à imperium commande automatiquement les troupes. Ils ont lié des liens étroits avec leurs soldats en activité ou en fin d’activité (vétéran).
Marius ouvre l’armée au pauvre, aux prolétaires qui a Rome désigne la classe de la population pauvre et qui ne vote pas et qui n’a que pour seule richesse ses enfants. L’état romain distribue alors les armes. Il  y a un grand lien entre les gens qui dépendent du général. Système de clientélisme qui pousse ces proches à pousser au pouvoir à n’importe quel prix son général.
Dans ces troubles de la fin de la république, il y avait deux sensibilités. L’une conservatrice, l’autre populaire.  Il y a le parti donc des OPTIMATES contre le parti des POPULARES.
Les hommes politiques chanceux se partagent entre ces deux courants par descendance ou par ambition, il  y a des guerres civiles. César est un Populares et Pompé un Optimates.
César veut arriver au pouvoir en se servant du peuple, en le soignant pour faire avancer les choses.
Deux catégories de guerre, la guerre juste et l’injuste. La guerre civile est injuste et Octavien va en finir avec la guerre civile.

Ce pouvoir personnel n’a jamais pu s’exprimer pendant longtemps. On a d’abord été timide en ne mettant que ses hommes aux postes clefs.
César est allé plus loin puisque lui, une fois victorieux du reste du monde. Il commence a se comporter comme un personnage divin et se fait nommer dictateur. Institution exceptionnel, ou quand il y a un grand danger, on nomme pendant six mois un dictateur. Sauf qu’il se fait nommer dictateur perpétuel. Ses partisans ont même voulu lui donner la couronne d’or et ce sont les optimates qui par peur l’on assassiné pour que César ne se proclame pas Roi. Octavien (fils adoptif et petit-neveu de césar) en a tiré les conclusions qu’il ne fallait pas qu’il fasse comme César. Il va trouver un système qui ne sera pas l’abandon de la république et par une monarchie non plus.
En grec, Auguste se dit Sebastos (d’où le Sebastopolis = ville d’auguste). Un auguste, c’est une personne qui a réussi a inventer un pouvoir qui est total mais qui ne choque pas les romains. Avec deux facette de pouvoir : à Rome et à l’extérieur. Il se présente comme le premier magistrat. Il se fait décerner les titres de magistrats normaux à l’extérieur, il est un magistrat à imperium, ou bien évidemment,  les généraux sont sous ses ordres.
Il s’appuie aussi sur une dimension religieuse extrêmement importante. C’est par sa victoire sur son rival Antoine en –31 (Actium) qui met fin au guerre civil qui fait que celui qui va s’appeler auguste tire tout son charisme et cette victoire, il l’a doit à un dieu, Octavien en choisi un, Apollon. Cela fait d’Octavien un personnage à part, d’autant plus que César à été divinisé Post-mortem (apparition de la comète de Halley au moment ou l’on brûla le corps de César). Auguste est alors le fils du divinisé (DIVI FILIUS). (Attention, César n’a pas été empereur puisque pas auguste mais seulement imperator républicain).
Le nom Auguste est religieux,  AUGUSTUS est un adjectif du domaine religieux qui désigne des choses qui tiennent à l’action des dieux. AUG = AUGERE= accroître-augmenter.

L’empire romain s’arrête en  1806 avec la fin du Saint Empire Romain Germanique. L’idée romaine a alimenter les rêves politiques de toute l&rsq