Mardi 16 janvier 2007
Prise de notes du 16/01/07

Géographie de la Population

     Nous n’en avons encore jamais réellement fait. Nous allons travailler sur différentes échelles, la planète puis les ensembles régionaux : Afrique, Amérique Latine, Europe, avant d’étudier les migrations internationales.

     Qu’est-ce que la géographie de la population : c’est l’étude des populations. Cette discipline n’est pas réservée aux géographes, ces études ont donc fortement augmenté au XXème siècle. Cette science a révélé les problèmes des populations au cours du siècle. L’outil informatique favorise l’assimilation du nombre de données.
     Les autres secteurs de recherches sur les populations sont les historiens, les politologues, les économistes, les sociologues, les statisticiens… La démographie vient du grec Demos : le peuple. Graphia : acte de décrire. Elle a été inventée à la fin du XIX par Achille Guillard, mathématicien désirant d’applique les statistiques à la population. Elle a pour objet l’étude des populations humaines et traitant de leur dimension, de leur structure de leur évolution et de leurs caractères généraux, envisagés essentiellement d’un point de vue quantitatif (définition de l’ONU).
     L’approche des géographes n’est pas statistique mais spatiale. Elle concerne les distributions de populations dans l’espace, leurs disparités, les différences des structures dans l’espace. La géographie de la population est une branche jeune, c’est la découverte progressive du monde et des populations avaient pourtant conduit à l’étude des géographes. Mais cela se contentait de l’étude des mœurs, de la nourriture… Avec l’apparition de chiffres concrets, au XIXème, la démographie prend une nouvelle forme. Les recensements sont utilisés comme sources… Le premier date de 1801, reste aussi les registres paroissiaux. La première étude sur la population française a été publié en 1889 par Levasseur, le premier article traitant de la répartition des hommes sur la terre paru début XX ème. Levasseur met en relation la densité de la population et les divers éléments du milieu.
   Il faudra attendra Vidal de la Blache (premier géographe français) qui a publié un traité de géographie humaine. Son point de départ était l’inégale répartition des hommes sur la planète. Pour lui, ce ne sont pas les différents types de milieux qui déterminent la population. Il contredit ainsi les thèses de l’époque. La géographie de la population a été enseigné à l’université dès 1950, c’est Pierre George qui a introduit cet enseignement à la faculté à la suite d’un ouvrage publié en 1951 Introduction à l’étude de la population du monde. Les travaux vont donc se multiplier, les uns vont traiter de l’urbanisation, les autres vont traiter de l’exode rural, des migrations…Multiplicités de thèmes sur un même sujet d’étude. Cette géographie essaye de décrire puis d’expliquer les phénomènes observés entre la population et l’espace. Il ne faut négliger aucune voie possible d’où l’intérêt de la multidisciplinarité. Première difficulté : il faut mettre en relation des sources fiables et récentes. Pour l ‘Amérique du nord ou l’Europe il n’y a pas de problème mais l’outil statistique est encore mal utilisé dans les pays du sud.
  La dimension géographique de la démographie est aussi une difficulté, faire attention à la transition géographique, attention aux statistiques… Il faut replacer les hommes dans l’espace, pour cela il faut utiliser différentes échelles pour révéler la complexité et la richesse des espaces démographiques. Plus l’échelle sera grande, plus l’analyse sera fine.
  Pour nous aider, il va falloir lire plusieurs choses : la revue Population publié par l’ined (démographe), la revue Espace Populations Sociétés (géographes), la revue REMI (Revue Européenne des Migrations Européenne). Travailler sur les publications de l’INSEE (Décimal pour le Poitou-Charentes). Lire aussi Jacques Vallin, Démographie du monde, de la France. Pour les géographes de la population Michelle Guillon et Nicole Sztokman Géographie Mondiale de la Population (Ellipse Université Géographie). Daniel Noin, Atlas de la Population Mondiale.


Les Outils, les sources :

- Les recensements, sous forme de données brutes sont transmis aux Institut d’Etudes.
- Les états civils, naissances (enregistrement obligatoire et gratuit), décès, mariages et divorces.
- Les enquêtes qui portent sur des échantillons de population représentative.

   À partir de ces données, nous procédons aux calculs (démographes), puis aux analyses. L’analyse transversale et l’analyse horizontale.
     L’analyse transversale : étude sur un sujet sur une année : « la nuptialité en France en 2005 », on analyse en fonction d’un évènement.
    L’analyse longitudinale, analyse d’un phénomène dans le temps : les femmes né en 1950. Notion de cohorte : ensemble de personne ayant vécu un même événement démographique durant une période donnée. Les promotions, année par année.
    L’étude du présent est quasi impossible car les temps de publication sont long ce qui entraîne un décalage dans le temps.

  Ces phénomènes peuvent se renouveler. La constitution des cohortes fait référence à un « événement origine ». Cet événement est appréhendé par son intensité. La proportion d’individus de la cohorte touchés par cet événement.
    En ce qui concerne les analyses transversales, les analyses par année, ces analyses se basent sur des populations fictives.
   Pour mieux comprendre les différences entre les deux analyses, nous allons travailler avec le diagramme de Lexis (mathématicien allemand). Lorsque l’on va travailler sur des taux, on travaillera sur des générations, sur les population moyenne d’une période...
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
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Samedi 13 janvier 2007
Le premier semestre vient de se finir, notre dernier semestre avant d'obtenir notre licence commencera la semaine prochaine. Le blog continuera d'exister mais nous cherchons toujours des étudiants désireux de publier leurs notes de cours. Ceux qui disposeraient pas des codes d'accès n'ont qu'a nous écrire à l'adresse suivante : leshistoriens@laposte.net

Je vous publie aussi le mail que j'ai envoyé à Mr Capdetrey, le responsable de la Licence 3.


`
Bonsoir,

Plusieurs incohérences entre les emplois du temps des licences préparées ont vu le jour. Le problème a été soulevé de plus belle lors de notre pathétique inscription en travaux dirigés. Le cas des géographes n'était pas unique, en lettres, deux de nos camarades auront le même soucis. Cependant, il apparait moins évident de faire déplacer des cours pour seulement deux étudiants, ces derniers en sont conscients et vont essayer de voir s'ils peuvent suivre d'autres U.E.

De plus après avoir vécu la pire inscription en TD que je n'ai jamais vu (ce n'est pourtant pas faute d'avoir assisté aux précédentes) plusieures idées m'ont été soumises.

L'une des principales inégalités et par conséquent, l’une des principales sources des troubles fut sans doute les cas des étudiants salariés et de ceux devant passer en partiels au même moment. Pour s'assurer leur inscription, ils mandataient des amis pour les inscrire sur les listes, ainsi la centaine d'étudiants présent en aura-t-elle inscrit une cinquantaine d'autres. Plusieurs étudiants salariés dont moi-même avons donc été obligés de nous inscrire sur des td ne correspondant pas avec nos horaires de travail. Nous savons que le département et plus largement l'UFR sont en plein changement, mais nous nous demandions sur à l'avenir, les étudiants pouvant justifier d'un contrat de travail en semaine ne pourraient pas s'inscrire au préalable sur le TD, moins d'une trentaine d'étudiants sont, je pense, concernés.
Il apparait ainsi évident que n'étant déjà pas favorisés par notre statut sans parler que nombre d'entre nous préfèrent ne pas s'inscrire comme "étudiant-salarié" pour pouvoir bénéficier de tous nos enseignements, nous sommes doublement discriminés par des TD qui couvrent parfois plusieurs journées alors même qu'il était possible de les rassembler afin de libérer des journées complètes vouées au financement de nos études.

Pour finir, nombres de rumeurs ébrtuitent les couloirs de l'hotel fumé sur le fait que certains enseignants refuseraient d'assurer les cours à la rentrée prétextant à juste titre de l'état de délabrement des locaux de médecine et du manque de matériel. Le flou total entourant ces questions n'est que propice à augmenter les inquiétudes des étudiants. Pouvez-vous nous renseigner à ce sujet.

Cordialement.

Jules Aimé
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Informations diverses sur la promo
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Mardi 2 janvier 2007
La Rivalité Franco-Anglaise en Amérique et son dénouement

    La guerre de sept ans fut une guerre, une rivalité globale pour la domination des mers, notamment dans les Caraïbes. Les Anglais la nomme « la guerre pour l’empire », les Québécois l’appellent « la guerre de conquêtes ».

I Un projet impérial contrarié

1) Un nouveau départ

En 1701, à la veille de l’entrée de la France dans la guerre de succession d’Espagne, un nouveau projet est lancé par le Roi. Ce qui intéresse Louis XIV, c’est le premier établissement créé en Louisiane. Louis arrive à obtenir le trône d’Espagne pour son petit fils, il obtiendrait donc les territoires coloniaux espagnols, il espère même la fusion de ces territoires avec les possessions françaises. L’ennemi, c’est l’Angleterre, une stratégie d’encerclement de leur colonies est donc souhaitée. Malheureusement pour le Roi, la guerre de succession d’Espagne ne se termine pas très bien et le traité d’Utrecht ouvre quelques brèches dans le front colonial Français. La Nouvelle-France doit céder l’Acadie à l’Angleterre, Terre-Neuve subit le même sort, la St-Laurent n’est donc plus protégés. Il faut donc renforcer au maximum la Louisiane pour compenser les pertes, pareil pour l’île St-Jean et quelques petits territoires restés sous le giron Français. Toute une série de forts sont aussi construits le long de la frontière continentale avec les colonies Britanniques.

2) Des signes de fragilité

La démographie, 70000 colons seulement contre les 2 millions de Britanniques. L’économie, la Nouvelle-France est à la traîne, loin derrière l’expansion Américaine. Ces colonies sont de plus en conflit permanent avec leurs métropoles qui veulent limiter l’indépendance des premières. L’autre fragilité tient à la francophobie qui s’ajoute aux tensions entre Anglais et Français. Cette hostilité permet même au Anglais de conserver leur autorité sur leurs colons américains.

3) L’épine Acadienne

Depuis sa perte, la France à toujours l’ambition de reconquérir. Mais les Acadiens prêtent serment au Roi d’Angleterre en refusant simplement de se battre aux côtés des britanniques. Cela n’est pas forcément un rejet de l’Angleterre que la volonté de pouvoir conserver une indépendance linguistique et religieuse. Les Acadiens ont neutralisé la résistance des Indiens Micmacs. Les choses auraient pu en rester là, mais une fois la paix signée, la situation évolue. Plusieurs provocations de la France avec la création de deux forts dans un projet global de création d’une nouvelle Acadie en attirant les populations Françaises en terres Anglaises. Plusieurs curés de paroisse vont même s’efforcer à faire passer des familles de l’autre côté de la frontière. La réplique anglaise est cinglante : création d’Halifax, migrations de populations anglaises et protestantes pour contrebalancer le rapport de force.Une nouvelle guerre se fait sentir et les gouverneurs Anglais vont chercher à se débarrasser de ses colons francophones. Cornwallis voudrait assimiler les populations francophones, mais son successeur : Charles Laurence trouve que cela prendrait trop de temps et décide donc de la déporter dans les treize colonies britanniques, il s’agit donc du grand dérangement. Cet épisode qui se déroule en 1755 à lieu au début de la guerre de sept ans et participe à la dégradation des relations franco-britannique.

II La guerre pour l’Empire

    Pour comprendre cette guerre, il faut partir du traité précédent, celui d’Aix-la-Chapelle, qui se traduit pas un statu quo général. Ce statu quo est important car les problèmes subsistent. Problèmes qui seront à l’origine de la guerre de sept ans. Certains historiens n’hésitent pas à qualifier cette guerre de premier conflit mondial car elle se joue sur tous les continents : Europe, Amérique du Nord, Inde, Océan Indien et golfe de Guinée.

    1) Les étapes de la chute de la Nouvelle-France.

    L’Ohio reste un fleuve clef. Les anglais essayent d’utiliser leur allié Iroquois pour inciter les Delaware et les Shonies (sous protection française) qui font parti de leur confédération pour se révolter contre les Français. Ils vont donc utiliser Washington avec la Ohio company, pour prospecter les potentialités foncières de l’Ohio. Pour s’en emparer, il faut provoquer un conflit direct avec la France. Washington se rend dans la vallée du fleuve, la France envoie Jumonville qui se fait descendre par pure provocation. La France reprend donc Fort-Nécessité (commandé par Washington), le frère de Jumonville venge donc son frère. L’Angleterre riposte à Monongahéla mais perd. La France reprend l’offensive avec Montcalm qui s’empare de plusieurs forts. En 1757, Montcalm réussit à prendre le Fort William Henry, dernière victoire française de la guerre. La situation se retourne contre la France.
    Le conflit se jouera désormais sur mer, mais la France perd 8000 marins à Brest dans une épidémie de typhus…

    2) Le rôle des amérindiens

    Un rôle quantitatif, les indiens fournissent de nombreux hommes, mais surtout qualitatif : la guerre de raid (voir le premier cours). Attirer l’ennemi en forêt, choisir sa cible, l’exécutée. Utilisation des coureurs et des pisteurs. Ces techniques sont efficaces car elles utilisent la peur de l’autre. Cela génère une ambiance déstabilisante pour l’adversaire. Bougainville comme d’autres européens dénonçaient l’inconstance de cette force, la difficulté de les mobiliser, leur indiscipline… Montcalm on le sait était hostile à l’utilisation des indiens, à l’inverse de Vaudreuil, né sur place. L’épisode de fort William-Henry, la garnison anglaise capitule, on lui promet son retour mais Montcalm méprisait les objectifs de guerre amérindiens, ces derniers ont donc attaqué les anglais, 200 tués et 300 prisonniers.

3) La situation aux Antilles

     Les anglais et les français se battent sur mer, à la fin de la guerre de sept ans, les anglais ont conquis, la Nouvelle-France mais pas trop d’îles dans les antilles.

III La paix et le changement de souveraineté

    L’Espagne entre en guerre au côté de la France et bouscule les enjeux de la paix.

1) Les négociations et le traité : déserts glacés contre îles à sucre

Les négociants anglais étaient très favorables à une annexion des îles par la couronne britannique. Mais les colons y étaient défavorables, craignant une trop grande concurrence des îles françaises, c’est ce parti qui l’emporta en Angleterre.
En France, les îles veulent être gardées : elles sont riches et utiles à l’allié espagnol. Quelques commerçants bordelais veulent conserver le Canada pour son commerce triangulaire. Mais ce n’était pas l’opinion du ministre Choiseul quoi voulait lui sacrifier le Canada, plus rentable et peu être moins francophone que les îles, un grand territoire révolutionnaire, il a vu juste (=> 1776).
Le traité de Paris est signé le 10 février 1763. Cession du Canada, concessions de pêche, cession de la Louisiane, conservation de St-Pierre et Miquelon.

2) Canadiens et Amérindiens sujets du roi George

La traité garantissait la liberté du culte catholique notamment au Canada. La langue française est reconnue et le Québec act élargit la province du Québec à l’Ohio et au Labrador. Cela déplait fortement aux colons Anglais qui n’attendaient que l’occasion de s’accaparer ces territoires. Ses privilèges étaient fait pour diviser la colonie canadienne et pour éviter que le Québec, différent des autres colonies, ne se rebelle.
On donne aux amérindiens le territoire à l’ouest des Appalaches.

3) Soulèvements et Nostalgie

Malgré ces promesses, les indiens se soulevèrent. La révolte de Pontiac, chef Otawais. Les américains useront des bonnes relations des français avec les indiens pour arriver à la fin de leur volonté d’indépendance. Les français ne voulant pas reconquérir le Canada ils n’ont jamais aidé les indiens à se soulever. Les français étant devenu des alliés privilégiés des Américains préféraient servir ce nouveau pays plutôt que les Anglais.



par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
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Mardi 2 janvier 2007
Saint-Domingue de la révolte à l’indépendance (1791-1804)

« Haïti n’a pas été à proprement parlé une colonie française mais nous avons eu des relations commerciales ». J.Chirac.

Il nous faut réparer cette amnésie française sur le cas de l’île de St-Domingue. C.Colomb, débarque sur l’île en 1492, ils sont 4000, en 1535, ils ne sont plus qu’une dizaine.
Le traité de Ryswick en 1697 (fin de la ligue d’Augsbourg) reconnaît la partie française de l’île. Beaucoup de plantations sont misent en culture, grâce notamment à la main d’œuvre servile. 8 habitants sur 10 sont esclaves, mais il ne faut pas opposer les noirs esclaves et les blancs esclavagistes. Il y a des noirs libres, des mulâtres qui possédaient eux-même parfois des esclaves…Il y a aussi des « petits-blancs », des salariés pauvres…Ces libe de couleur n’ont pas les mêmes droits que les blancs, ils sont soumis à des règlements particuliers.
    Il n’y a ainsi pas eu une seule insurrection mais bien deux. La première : celle des esclaves, la seconde, celle des mulâtres. Cette révolte conduira à la première indépendance noire d’une colonie, à l’inverse des Etats-Unis.

I Résistances à l’esclavage et à la discrimination : du marronnage aux révoltes de 1791

1) le marronnage

Deux types de marronnage, seul ou collectif, c’est un véritable fléau pour la colonie. Il existe ainsi de véritables communautés libres qui font des razzias contre les plantations.
Le phénomène s’intensifie et les esclaves sont ainsi mieux traités pour éviter le marronnage. Chez les penseurs des lumières son principal effet à été de laisser penser qu’une révolte était inévitable. Ce marronnage a été mythifié par les penseurs

2) La révolte des esclaves

Elle éclate dans la nuit du 16 au 17 août 1790. c’est un succès lié au rapport de force démographique et au fait que les esclaves du nord étaient plus motivés, nés en Afrique (bossales à l’inverse des créoles). Les planteurs se sont fait capturés, ont été tué. Les revendications : départ des blancs de l’île et liberté générale. Ils ont ensuite limité les revendications à leur amnistie et à leur affranchissement. La métropole est prête à accepter, mais les colons ne veulent pas lâcher. Une assemblée coloniale proclame la perpétuité de l’esclavage. La révolte s’étend donc au sud. En 1792, un nouveau leader apparaît : « Toussaint-Louverture ». Il cherche l’aide des Espagnols, et suite de l’exécution de Louis XVI, l’Espagne entre en guerre contre la France.
Ces leaders ont planifié leur révolte, ils sont au courant car lettrés, la déclaration de l’homme et du citoyen. Cette révolte est donc connectée au moins idéologiquement à la Révolution française, mais ses objectifs lui sont propres.

3) La question mulâtre

Les mulâtres ne sont pas aimés par les blancs, ils leur apparaissent comme des concurrents. Ils ont donc fait l’objet de restrictions et de discriminations, l’ordonnance de Choiseul : interdiction de nombreux métiers.
Deux évènements accélèrent leur révolte. L’indépendance Américaine : des régiments « libre de couleur » sont allé combattre pour leur indépendance. Ils ont payés la dette du sang et ne comprennent pas que l’on conserve leur statuts inférieur. Le second événement est évidemment la révolution qui réclame l’égalité des droits. Ils obtiennent cette égalité. Mais ce décret n’est pas appliqué par l’assemblée coloniale, les mulâtres se soulèvent donc au début de 1791 et qui est noyé dans le sang. Ogé, le leader est torturé puis assassiné.
Beaucoup de planteurs ont pratiqué la politique du pire.

II Comment la France révolutionnaire réagit face aux révoltes ?

1) Les colonies ou le principe ?

Dans un premier temps, les révolutionnaires donnent raisons aux colons au point d’introduire dans la constitution une sorte « d’exception coloniale », la déclaration des doits de l’homme ne s’applique pas à St-Domingue.

2) Le tournant de le menace étrangère

Les Britanniques et les Espagnols attaquent sur deux flancs différents. Ils sont aidés par les planteurs français, qui prêtent serment au roi Georges. Sonthonax et Polverel sont deux émissaires de la république qui doivent, contenir le blocus anglais, lutter contre la révolte, lutter contre les espagnols… Pour se sortir de cette situation, ils décident de lever l’esclavage des noirs. Ils attendent, la réaction de Paris. A Paris, le camp abolitionniste se soulèvent contre « l’exception coloniale ». Danton part donc en guerre contre l’esclavage, permettant aussi de déstabiliser les esclaves des autres pays. Février 1794, l’abolition est adoptée.

III Toussaint Louverture et la France : de l’alliance à la rupture

1) La montée en puissance d’un chef insurgé

Toussaint, n’attend pas l’abolition de l’esclavage pour libérer les esclaves de St-Domingue. Il se rallie donc à la France, lorsque celle-ci abolit l’esclavage. Toussaint, vient de Breda (N.L), il devient planteur dans les îles, possèdent même des esclaves. Il est catholique, marqué par la chrétienté comme par les idées de la révolution. Il se retourne donc contre les Espagnols pour aider la France à tel point que les Espagnols doivent retourner chez eux. EN 1795, c’est l’ensemble de l’île qui passe sous protection française. Il devient le sauveur de la république, sauveur des colonies de la république.
Mais son projet reste la constitution d’un pays noir indépendant. Il cherche donc à éliminer ses rivaux de manière pacifique. Lavau est écarté. Sonthonax, le gouverneur est détesté par Paris. Toussaint fait passer à Paris des rumeurs de trahison de Sonthenax, prétexte rêvé pour renvoyé le gouverneur. Toussaint n’a donc plus aucuns de rivaux blancs. Il est libre et à partir de ce moment là, il ne respectera plus aucune directives de paris. Fait la paix avec les anglais, amnistie les colons collaborateurs, libère le commerce des ports et occupe la totalité de l’île.

2) La régression Bonapartiste : le dictateur blanc contre le dictateur noir

Bonaparte arrive en 1798 avec le consulat, il a des ambitions impériales, mais a connu un échec en Egypte. Il s’intéresse donc à l’Amérique. Dans son entourage, il reprend l’élite revancharde ministérielle de Louis XVI. Ils veulent donc rétablir l’esclavage, Toussaint anticipe la chose pour rendre la souveraineté impossible. En 1801, il proclame la constitution de la colonie qui conduira St-Domingue à devenir un état associé de la France. Cette constitution est adoptée sur l’île mais pas par Napoléon qui envoie une opération navale sur place (chose qui plait beaucoup aux Anglais). L’opération commence bien pour les Français, des chefs noirs se rallient en pensant que l’on ne reviendra pas sur l’esclavage. Mais c’est déjà trop tard, dès 1802, l’esclavage redevient effectif. Toussaint pour traîtrise est emprisonné et déporté. En 1804 après la défaite des Français, les troupes sont rembarquées sur des navires anglais… Haiti est proclamée indépendante.

 




par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
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Samedi 30 décembre 2006

Le choix de faire une colonie de peuplement ou non est une réponse à des contraintes économiques. Les français développent peu leur peuplement par rapport aux autres puissances coloniales. Des différences entre les colonies continentales et les îles.

  I/ LA NOUVELLE France, UNE IMMIGRATION FAIBLE ET UN PEUPLEMENT MULTIETHNIQUE

1-    Dépopulation amérindienne

Dépopulation spectaculaire à chaque fois que les populations locales entrent en contact avec les européens et se phénomène se produit tout au long de la période coloniales.  Cela est surtout dû au choc microbien. Exemple : Les hurons et les iroquois ont vu leurs populations largement diminuer.

2-    L’immigration ?  

 

 

 

 

a-     Faiblesse

 1600-1760 :30 000 émigrants mais 10% ne sont jamais arrivés et une grande partie n’ont pas fait souche (n’ont pas eu d’enfants). Les chiffres varient selon les politiques de la monarchie :

 

 

            -1660-1669 : période favorable pour le peuplement.

 

     -1750-1759 : Période favorable au renforcement de la population à cause de la guerre contre les anglais.

 b-    Incitations

 

 

Choix d’une politique de peuplement avec une tentative de sédentarisation et de conversion des populations indiennes.   On utilise des engagés : des hommes qui partent dans les colonies et on cherche à les faire rester dans les colonies et à y travailler pendant 3 ou 5 ans. Mais leurs conditions de vie sont très dures ce qui explique le mauvais fonctionnement de ce système. " Les filles du roi " : Jeunes femmes dotées par l’intendant pour émigrer en Nouvelle France, y travailler, y avoir rapidement des enfants pour enraciner le peuplement. Il y aura environs 1000 femmes recrutées sur des critères de plus en plus exigeants. Des mesures économiques : Absence de corporations ce qui permet à un jeune ouvrier de s’installer plus facilement puisqu’il peut au bout de 6 ans se déclarer maître (alors qu’en France la maîtrise s’achète.

 Il y a aussi des redevances moins lourdes que dans le royaume mais c’est quand même un système seigneurial colonies anglaises l’installation est libre.

 Limites :

 

 

 - beaucoup d’engagés ne restent pas et ainsi disent en métropole qu’il ne faut pas partir.

 - la monarchie promet plus qu’elle ne paie.

3-    Caractéristiques de ces populations immigrantes

Beaucoup de gens des villes mais ce sont souvent des gens qui avaient migré pour fuir une situation trop difficile. Beaucoup de soldats qui sont donc des gens d’origine très modeste, il y à aussi les engagés, une toute petite partie formée d’ecclésiastiques et de notables. Un déséquilibre des sexes : émigration surtout masculine d’où les filles du Roi.

Populations qui ont un comportement démographique spécifique : taux de croissance naturelle très élevé et taux de natalité très haut. Il y à en moyenne 8 enfants par familles complète (=quand l’un des deux parents n’est pas mort) ce qui est lié au fait que les paysans de la nouvelle France ont une espérance de vie plus grande qu’en métropole.  

 

 

 

 

 

Répartition inégale sur le territoire : population concentrée près du St Laurent et en Acadie. Population plus urbaine que celle du continent ce qui est lié à l’importance de Québec.

 4-    Population métissés

a-     Amorce d’un métissage biologique au début de la période.

 Au départ favorisé par la monarchie. Les jésuites y sont favorable dès l’instant où il y à un mariage chrétien. Métissage plus fort en Acadie. 

 

 

b-Métissage dans un sens culturel.

Echanges de pratiques, inter connaissance des langues. A permis la survie des colons dans un monde où ils sont minoritaires.

c -Le développement de l’esclavage.

Toujours lié à la guerre et porte sur des populations réduites. Esclavage des amérindiens se développe au 17ème et 18ème ce qui est lié aux besoins des colons. la monarchie favorise cet esclavage en vendant ces prisonniers de guerres indiens. Reste un trafic très limité notamment car les îles ne veulent acheter que des africains et pas des amérindiens. Le nord de l’Amérique connaît aussi l’esclavage des noirs que le roi autorise pour cette région en 1689. L’esclavage se développe largement en Louisiane à partir du moment où elle est cédée à la compagnie des Indes  qui fonctionne avec le commerce triangulaire.

Conclusion : c’est une population très marquée par la diversité et par un grand contraste entre la société du Nord et la société du sud esclavagiste.

LA POPULATION DES ANTILLES

 

 

 

La législation de l’esclavage est une nouveauté, mais les esclaves peuvent s’émanciper sur le territoire français. Cette législation est reconnue comme coloniale, et non comme pouvant s’établir en France.

C’est un long processus qui voit le passage d’une population africaine transportée vers l’Amérique jusqu’au XIX°. Le premier espace importateur est le Brésil. La traite française se situe à la 4ème place des puissances esclavagistes. Elle représente le 1/3 de la traite anglaise. La traite fournit majoritairement pour l’économie de plantation.

 

 

 

1-    Conséquences démographiques de la colonisation

 

Dans un premier temps, l’esclavage se sert dans les populations indigènes. Dans les îles, les populations caraïbes pratiquaient l’agriculture de subsistance, dont le tabac (pétun). Les colons se font dès leur arrivée enseigner cette culture. On estime à 1 million la population indienne des îles. A l’arrivée de Colon, ils sont 500 000 à Saint Domingue.

Þ ces populations sont décimées par leur contact avec les européens, de part les maladies nouvelles, mais aussi de part leur exploitation très rude. Ces populations fuient vers les montagnes, les autres sont débarqués dans d’autres îles afin de casser les résistances.

Lorsque cette main d’œuvre c’est raréfiée, on l’a renouvelée en faisant appel à l’engagement des populations pauvres du royaume (les 36 mois en France). La population blanche augmente alors fortement dans les îles, la monarchie encourage cette engagement, car elle fournit une population stable pouvant défendre les îles. Le Gouverneur d’Oregon demande au Roi de modifier la loi sur l’engagement pour baisser le recours aux esclaves : l’engagement passe à 18 mois, ce qui contraint les maîtres à les habiller, à assurer leur liberté… Une loi en 1686 oblige les exploitants à avoir autant d’employés que d’esclaves (peur de la proportion noirs/blancs). 

 

           2- Le recours à l’esclavage

L’approvisionnement en esclaves se fait par la Hollande ou par le Portugal. Les circuits français se mettent en place au cours du XVII°. Bordeaux s’épanouit au XVIII°.

 

 

Le besoin de main d’œuvre se développe dans la deuxième moitié du XVII° en concurrence avec une politique de peuplement métropolitain. Dans le cadre du Code Noir (dont le philosophe Sala Monlens ? a fait un monstre juridique), se fait la législation de la traite.

La France est victorieuse face aux Hollandais lors d’une guerre ? ce qui lui permet d’obtenir des comptoirs sur les côtes africaines, ce qui lui permet elle-même de faire sa traite sans payer de sous-traitant.

Il y a une augmentation spectaculaire du nombre d’esclaves. Dès le début du XVIII°, il y a à Saint-Domingue 24 000 esclaves pour 6 000 habitants blancs. Ce déséquilibre s’accentue, en 1760, ils sont 200 000 esclaves et en 1790, ils sont 200 000 sans compter les affranchis et les hommes libres de couleur.

3-    Situation démographique de cette population esclave

Les esclaves importés sont pour les 2/3 des hommes. Cela a des conséquences sur le taux de mortalité et sur le mode de vie de ces populations.

Les Noirs bossales y ont une espérance de vie très courte (environ 10 ans) mais la plupart meurent au cours des 3 premières années d’esclavages. Cela est surtout du aux habitudes alimentaires et au travail dans des conditions très dures. Tout cela après un voyage éprouvant. La natalité est faible. Cela est liée à la faiblesse numérique des femmes mais aussi à une certaine forme de résistance par des avortements. Les propriétaires ne veulent pas s’occuper des enfants.

Il y a une faiblesse des mariages : 90% des naissances sont illégitimes. Les propriétaires des esclaves s’opposent au mariage car cela crée des problèmes lors des successions (mariage entre esclaves de différentes plantations). De plus, le mariage interdit la séparation des époux ce qui contredit parfois les projets des maîtres.

 

 

Il y a des menaces de sanctions pour les esclaves qui cherchent à fuir, à se révolter ou à se donner la mort. La fuite porte le nom de « marronage ». On distingue le petit marronage (fuite de proximité, vers la ville ou l’île la plus proche, souvent vouée à l’échec car vite retrouvé), du grand marronage (se traduit par la formation de communauté d’île la plus proche, souvent vouée à l’échec car vite retrouvé), du grand marronage (se traduit par la formation de communauté d’esclaves, c’est assez important sur le continent américain).

 

 

 

 

 

 

 

A Saint-Domingue, le principal lieu de fuite est vers la frontière entre la partie espagnole et la partie française. Les fuites peuvent donner lieu à des communautés qui gardent pendant des années leur liberté. Ex de Mackamadal, un esclave très instruit qui organise une société secrète marron qui cherche à lutter contre les blancs, notamment par l’empoisonnement. Cet homme est arrêté et brûlé vif.

 La société esclavagiste est constamment menacée. Surtout par les esclaves arrivant juste d’Afrique. Les anciens sont isolés par le système de plantation qui coupe les liens. La répression est très forte.

           4- Une société nouvelle  

 

 

 

Cette société est caractérisée par la présence massive d’esclaves. Les planteurs ont constamment peur des révoltes. C’est une société très mobile et très diversifiée.

 Un groupe de colons blancs : union d’antillais et de blancs, émigrés de plus ou moins longue date. Ils sont de plus en plus minoritaire et sont très hiérarchisés. Il y a une élite de grands propriétaires qui forment le groupe des GRANDS BLANCS, un groupe puissant lié de façons contradictoires aux gouverneurs et aux intendants. Ils ont leurs représentants à la cour et sont en conflit avec la monarchie sur le domaine économique. Il y a ensuite le groupe de la BOURGEOISIE DE TALENTS, des juristes, notaires, avocats, commerçants, ecclésiastiques. Cette population est assez étroite, quelques centaines de personnes. Il y a ensuite les PETITS BLANCS, des petits exploitants qui possèdent parfois des esclaves, ils cultivaient le tabac et se font peu à peu déposséder de leur terre. On les retrouve dans les villes comme matelots, boutiquiers, artisans. Ils ont des relations complexes avec les esclaves car ils menacent leur travail (pas payés donc plus intéressant pour un employeur). Ils cherchent à affirmer leur supériorité. Ils vivent dans les mêmes quartiers que les grands blancs.

 Les libres de couleurs : des affranchis, soit par acte juridique, soit par naissance. Un maître est toujours libre d’affranchir ses esclaves, mais la monarchie ne le valorise pas. Le Code Noir interdit le mariage entre maître et esclave, par cette loi, il veut limiter l’affranchissement des enfants qui naissent de ce type d’union. Les esclaves affranchis peuvent acheter la liberté d’autres esclaves. Certains hommes libres de couleur peuvent être riches, héritiers d’une plantation. Ex : Julien Raymond est une élite des libres de couleurs, il demande à Louis XVI l’égalité des droits pour tous. Il y a une hiérarchie liée à la couleur de peau.

 Les esclaves : il y a ceux qui sont nés en Afrique, et ceux qui sont nés dans les îles. Il y a un mépris entre les Noirs et les Sang-mêlés. Au sein des plantations, les esclaves de pioches sont opposés aux esclaves de cases (des domestiques, souvent des femmes). Il y a aussi des esclaves urbains, ils ont plus de chance que dans les plantations. Ceux que l’on nomme les bienveillants paient pour l’affranchissement des autres esclaves. 

 

 

 

 

 

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
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