MOYENS MATERIELS (OUTILLAGE, MAISON)
I- L’ALIMENTATION
Connue seulement pour les moines grâce aux règles monastiques et pour les ouvriers agricoles par leurs contrats de travail puisque leurs salaires sont souvent donnés en nourriture.
Pour les autres on connaît leurs productions mais cela ne correspond pas à leur alimentation.
Les principales sources que l’on a concernant la paysannerie sont matérielles : études des céramiques et dentitions.
1- Régimes et produits alimentaires
Domination des protéines végétales.
Forte consommation de céréales qui permettent un fort apport en calories avec un petit volume. On les consomme sous forme de pain pour les élites mais sous forme de bouillie pour la plupart de la population rurale. Forte distinction entre une consommation de céréales pauvre et la production de froment destinée à être vendu sur les marchés. Consommation de légumineuse : poids, lentilles et vesces (sorte de lentilles) dont la culture permet de régénérer le sol.
Contrairement à ce que l’on pensait l’huile d’olive n’est pas très importante dans l’alimentation, on consomme beaucoup de graisses animales et la production d’huile d’olive sert surtout pour produire de l’énergie. Consommation de légumes sous forme de ratatouille ou de soupe.
Le vin est très important dans l’alimentation car il est source de calories les rations de vin sont importante : jusqu'à 3 litres par jours (mais moins alcoolisé qu’aujourd’hui).
La vinification n’est pas une affaire de spécialistes, tous les paysans ont des vignes. Etant de donné que ce sont des vins qui ne vieillissent pas le seigneur revendique le droit de vendre sa production en premier.
L’apport en glucide se fait surtout par les fruits : les paysans consomment des pommes, des poires, des coings et des prunes. Sur les côtes méditerranéennes de l’Italie et en l’Espagne se développe la culture du cerisier.
Le miel est produit en grande quantité mais il est surtout destiné à la vente.
Dans les zones montagneuses on consomme des châtaignes qui sont parfois l’essentiel de la nourriture. Les apports en protéines végétales se font surtout sous forme de fromages. C’est principalement du lait de chèvre ou d’ovins.
Peu d’information sur la viande car les seigneurs en prélève peu. La consommation des grands animaux est réservée aux élites. L’élevage paysans produit surtout du lait, de la laines (= les produits les plus indispensable) le seul animal élevé pour sa viande est le porc.
Mais la consommation de viande vient surtout de la chasse qui réduit au court du moyen âge centrale car les seigneurs veulent mettre leurs terres à l’abri de la chasse.
2- Les métabolismes
Sources : les squelettes.
Des déséquilibres :
- en quantité : le problème des mauvaises récoltes qui est aggravé dans certaine région par la monoculture des céréales.
Malgré tout les disettes sont assez rare jusqu’au milieu du 14ème siècle et elles concernent surtout les villes. Une baisse des rations caloriques au moment de la soudure ce qui explique la forte mortalité infantile au printemps.
- en qualité : carences en protéines animales, abondance de calories et on mange de grands volumes (ce qui est lié à la forte consommation de légumes).
Tout cela entraîne des déséquilibres du métabolisme : dysenterie et autres problèmes intestinaux, de faibles résistances aux attaques microbiennes, des comportements étranges comme des alternances d’humeur très forte.
Par contre ces populations ont une grande résistance à la douleur, au froid et à la fatigue.
- La morphologie : petits (≠ Europe du nord) mais les tailles varies selon les localités ce qui est due à l’endogamie villageoise.
L’homme a le ventre ballonné et rond et une grosse ossature qui explique leur résistance physique.
La femme a le buste haut et menu mais des hanches très larges à cause des grossesses. De plus elles sont souvent un peu courbées à cause des travaux des champs.
II- LA MAISON PAYSANNE
Sources : terriers qui décrivent les terres et l’archéologie.
Maison = Mansio = relais sur les routes romaines.
Ostal= le bâtiment.
Casa = peut désigner une pièce ou la maison entière.
Casa et Domus sont les plus utilisés.
L’archéologie ne donne pas d’indication sur la hauteur des maisons.
La structure architecturale n’est pas un moyen de différenciation sociale ce qui fait cette différence c’est plus le fait par exemple de faire appel à un maçon pour faire sa maison. Mais dans certains villages (comme à Montaillou) avoir un étage à sa maison peut vouloir dire que l’on est plus riche.
Le bâtiment où vivent les hommes va avec des valeurs morales et même sacrées : par exemple inhumé les enfants morts nés sous le seuil de la maison.
L’espace domestique bénéficie d’un statut juridique particulier : par exemple dans les fueros (Espagne) on a le droit de tuer quelqu’un pour préserver son espace domestique.
Avoir sa propre maison défini un statut social : ceux qui n’en n’ont pas sont les enfants qui vivent chez leurs parents ou les ouvriers agricoles qui vivent chez leurs employés.
Dans les villages aggloméré comme Rougiers les maisons sont assez petites et sont faites pour abriter un couple et des enfants mais la maison n’abrite que les repas et le sommeil.
Ce sont des maisons blocs avec des formes rectangulaires, elles sont plus longues que hautes, elles n’ont pas de niveaux inférieur tel que des caves et elles sont construites sans fondations.
On trouve dans les maisons des trous dans le sol qui sont destiné à entreposer les réserves de nourriture.
Dans certaines villes comme Tarragone on trouve beaucoup de maisons troglodytiques.
Maisons rurales sont surtout en pierres (≠ ville ou c’est du bois) ce qui limite l’évolution à l’agglutination. La maison a souvent un appendice où l’on trouve les poulaillers, des étables et qui peuvent être aménagés quand la famille s’agrandie.
Au 13ème une évolution intérieur des maisons :
-le foyer entre dans la maison au moment où le bétail en sort. Le foyer n’est alors qu’un trou (cheminée n’apparaît qu’au 13ème)
-Spécialisation des pièces avec une pièce à vivre, la chambre. A partir du 13ème des cloisons fixent cristallisent l’évolution des maisons.
III- OUTILLAGE AGRICOLE
1- Traction animale et matériel aratoire
Importance de l’araire (à chercher).
Importance du labour qui à pour but l’enfouissement des semences mais pour cela on utilise aussi le bâton fouisseur dans certaines régions.
Le labour doit aussi retourner la terre pour faire en sorte que la terre qui est en surface soit une terre qui n’est pas épuisé par la végétation. Et l’araire n’est pas approprié à ce travail de retournement de la terre. Pour cela la charrue est plus pratique pour cela mais on l’emploi très peu dans la zone méditerranéenne car les sols y sont trop légers.
Au13ème on à donc une différence entre le Nord qui utilise la charrue et le Sud qui utilise l’araire.
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