Dimanche 3 décembre 2006

MOYENS MATERIELS (OUTILLAGE, MAISON)

 

 

 

I- L’ALIMENTATION

 

 

 

Connue seulement pour les moines grâce aux règles monastiques et pour les ouvriers agricoles par leurs contrats de travail puisque leurs salaires sont souvent donnés en nourriture.

 

Pour les autres on connaît leurs productions mais cela ne correspond pas à leur alimentation.

 

Les principales sources que l’on a concernant la paysannerie sont matérielles : études des céramiques et dentitions.

 

 

 

1-    Régimes et produits alimentaires

 

 

 

Domination des protéines végétales.

Forte consommation de céréales qui permettent un fort apport en calories avec un petit volume. On les consomme sous forme de pain pour les élites mais sous forme de bouillie pour la plupart de la population rurale. Forte distinction entre une consommation de céréales pauvre et la production de froment destinée à être vendu sur les marchés. Consommation de légumineuse : poids, lentilles et vesces (sorte de lentilles) dont la culture permet de régénérer le sol.

 

 

Contrairement à ce que l’on pensait l’huile d’olive n’est pas très importante dans l’alimentation, on consomme beaucoup de graisses animales et la production d’huile d’olive sert surtout pour produire de l’énergie. Consommation de légumes sous forme de ratatouille ou de soupe.

 

 

 

Le vin est très important dans l’alimentation car il est source de calories les rations de vin sont importante : jusqu'à 3 litres par jours (mais moins alcoolisé qu’aujourd’hui).

 

La vinification n’est pas une affaire de spécialistes, tous les paysans ont des vignes. Etant de donné que ce sont des vins qui ne vieillissent pas le seigneur revendique le droit de vendre sa production en premier.

 

 

 

L’apport en glucide se fait surtout par les fruits : les paysans consomment des pommes, des poires, des coings et des prunes. Sur les côtes méditerranéennes de l’Italie et en l’Espagne se développe la culture du cerisier. 

 

Le miel est produit en grande quantité mais il est surtout destiné à la vente.

 

Dans les zones montagneuses on consomme des châtaignes qui sont parfois l’essentiel de la nourriture. Les apports en protéines végétales se font surtout sous forme de fromages. C’est principalement du lait de chèvre ou d’ovins.

 

 

 

Peu d’information sur la viande car les seigneurs en prélève peu. La consommation des grands animaux est réservée aux élites. L’élevage paysans produit surtout du lait, de la laines (= les produits les plus indispensable) le seul animal élevé pour sa viande est le porc.

Mais la consommation de viande vient surtout de la chasse qui réduit au court du moyen âge centrale car les seigneurs veulent mettre leurs terres à l’abri de la chasse.

 

 

2-    Les métabolismes

 

 

 

Sources : les squelettes.

 

Des déséquilibres :

 

-          en quantité : le problème des mauvaises récoltes qui est aggravé dans certaine région par la monoculture des céréales.

 

Malgré tout les disettes sont assez rare jusqu’au milieu du 14ème siècle et elles concernent surtout les villes. Une baisse des rations caloriques au moment de la soudure ce qui explique la forte mortalité infantile au printemps.

 

 

 

-          en qualité : carences en protéines animales, abondance de calories et on mange de grands volumes (ce qui est lié à la forte consommation de légumes). 

 

Tout cela entraîne des déséquilibres  du métabolisme : dysenterie et autres problèmes intestinaux, de faibles résistances aux attaques microbiennes, des comportements étranges comme des alternances d’humeur très forte.

 

Par contre ces populations ont une grande résistance à la douleur, au froid et à la fatigue.

 

 

 

-          La morphologie : petits (≠ Europe du nord) mais les tailles varies selon les localités ce qui est due à l’endogamie villageoise.

 

L’homme a le ventre ballonné et rond et une grosse ossature qui explique leur résistance physique.

 

La femme a le buste haut et menu mais des hanches très larges à cause des grossesses. De plus elles sont souvent un peu courbées à cause des travaux des champs.

 

                       

 

II- LA MAISON PAYSANNE

 

 

Sources : terriers qui  décrivent les terres et l’archéologie.

 

Maison = Mansio = relais sur les routes romaines.

 

            Ostal= le bâtiment.

            Casa = peut désigner une pièce ou la maison entière.

 

Casa et Domus sont les plus utilisés.

 

 

 

L’archéologie ne donne pas d’indication sur la hauteur des maisons.

 

 La structure architecturale n’est pas un moyen de différenciation sociale ce qui fait cette différence c’est plus le fait par exemple de faire appel à un maçon pour faire sa maison. Mais dans certains villages (comme à Montaillou) avoir un étage à sa maison peut vouloir dire que l’on est plus riche.

 

 

 

Le bâtiment où vivent les hommes va avec des valeurs morales et même sacrées : par exemple inhumé les enfants morts nés sous le seuil de la maison.

 

L’espace domestique bénéficie d’un statut juridique particulier : par exemple dans les fueros (Espagne) on a le droit de tuer quelqu’un pour préserver son espace domestique.

 

 Avoir sa propre maison défini un statut social : ceux qui n’en n’ont pas sont les enfants qui vivent chez leurs parents ou les ouvriers agricoles qui vivent chez leurs employés. 

 

 

 

Dans les villages aggloméré comme Rougiers les maisons sont assez petites et sont faites pour abriter un couple et des enfants mais la maison n’abrite que les repas et le sommeil.

 

Ce sont des maisons blocs avec des formes rectangulaires, elles sont plus longues que hautes, elles n’ont pas de niveaux inférieur tel que des caves et elles sont construites sans fondations.

On trouve dans les maisons des trous dans le sol qui sont destiné à entreposer les réserves de nourriture.

 

Dans certaines villes comme Tarragone on trouve beaucoup de maisons troglodytiques.

 

 

 

Maisons rurales sont surtout en pierres (≠ ville ou c’est du bois) ce qui limite l’évolution à l’agglutination. La maison a souvent un appendice où l’on trouve les poulaillers, des étables et qui peuvent être aménagés quand la famille s’agrandie.

 

 

 

Au 13ème une évolution intérieur des maisons :

 

            -le foyer entre dans la maison au moment où le bétail en sort. Le foyer n’est alors qu’un trou (cheminée n’apparaît qu’au 13ème)

 

            -Spécialisation des pièces avec une pièce à vivre, la chambre. A partir du 13ème des cloisons fixent cristallisent l’évolution des maisons.  

 

 

 

III- OUTILLAGE AGRICOLE

           

 

1- Traction animale et matériel aratoire

 

 

 

Importance de l’araire (à chercher).

 

Importance du labour qui à pour but l’enfouissement des semences mais pour cela on utilise aussi le bâton fouisseur dans certaines régions.

 

Le labour doit aussi retourner la terre pour faire en sorte que la terre qui est en surface soit une terre qui n’est pas épuisé par la végétation. Et l’araire n’est pas approprié à ce travail de retournement de la terre. Pour cela la charrue est plus pratique pour cela mais on l’emploi très peu dans la zone méditerranéenne car les sols y sont trop légers.

 

Au13ème on à donc une différence entre le Nord qui utilise la charrue et le Sud qui utilise l’araire.

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Dimanche 3 décembre 2006

Notes prises lors du cours de Mme Turrel portant sur "la montée des tensions (1560 - 1562)" :

 

La montée des tensions (1560 - 1562) :

 

I. L’implantation protestante :

Etat des lieux vers 1560.

On peut estimer les protestants à environ 2 millions vers 1560, sur environ 18 à 20 millions d’habitants. Ils forment donc environ 10% de la population. Chiffre important si l’on rajoute les sympathisants qui critiquent l’Eglise catholique et qui veulent une réforme de l’Eglise : jusqu’à 1/3 de la population est susceptible de basculer dans le camps protestant.

C’est l’apogée du protestantisme français.

 

A. Répartition des protestants :

1. Répartition sociale :

Insuffisance des sources. Les deux sources principales sont les archives judiciaires : les condamnations pour hérésie ; et les listes de réfugiés à Genève.

Ces deux sources d’archives ont toutes les deux un biais : la première ne retient que les personnes passées devant les tribunaux (1% des protestants) ; la seconde n’est pas précise : tout le monde ne va pas à Genève.

Les paysans protestants ne fuyaient pas, contrairement aux intellectuels, ils sont donc sous-estimés dans les sources.

Une partie importante des protestants de 1560 vient du clergé : d’anciens curés ou d’anciens moines, ou encore des évêques. Les évêques sacrifiaient leurs revenus catholiques ou les gardaient. Le plus connu des évêques protestants est Odet de Châtillon, un Montmorency. Il était évêque de Beauvais et le reste alors qu’il passe à la Réforme et se marie.

Deuxième exemple, l’archevêque d’Aix en Provence, qui choisit le geste spectaculaire : en 1566, pendant la messe de Noël, il dénonce avec fougue les erreurs de la papauté, puis jette sa crosse et sa mitre. Il devient l’un des chefs de l’armée protestante.

Importance aussi des membres de la noblesse : de 13 à 50% des nobles d’une région deviennent protestants, or la noblesse représente 1% de la population : il y a donc beaucoup de nobles réformés.

De plus, parmi ces nobles, il y a des personnalités exceptionnelles, dont des femmes, comme Jeanne d’Albret, mère d’Henri IV.

Importance de l’adhésion des nobles au protestantisme car ils savent faire la guerre, et qu’ils ont de l’influence : le passage d’un noble à la Réforme entraîne celui de ses proches. Notion de culte de fief : lieu de culte protestant, autorisé par les édits de paix, dans la maison d’un noble.

Troisième catégorie de protestants : les habitants des villes. Les villes sont touchées vite par la Réforme, car elles sont les foyers des universités, des foires et des imprimeries. Dans les villes sont beaucoup touchés les artisans, les marchands et les officiers.

Exemple : 1561 à Toulouse, tous les Capitouls sont réformés. Dans le Midi, certaines villes deviennent entièrement protestantes, pour cela, on chasse parfois les catholiques (cf. : La Rochelle).

A Lyon, on estime que le tiers le la population était protestant, à Paris 15%.

Sur-représentation du protestantisme dans le monde urbain : c’est une force pour le calvinisme, qui recrute dans des milieux alphabétisés et dynamiques.

Faiblesse : peu de protestantisme rural, sauf en Poitou et dans le Cévennes. Le catholicisme répond beaucoup mieux au monde rural : formes collectives et extériorisées du culte rural, omniprésence du sacré et nombre d’intercesseurs secourables.

 

2. Répartition géographique :

Vers 1560, il y a environ 1 500 communautés protestantes en France.

Une "église dressée" est une église organisée, elle se compose d’un consistoire et le culte y est organisé, par opposition, au début de la Réforme, aux églises plantées, sans pasteurs.

Le croissant huguenot va de La Rochelle à Grenoble, en passant par la vallée de la Garonne et le Languedoc.

Au Sud, excroissance huguenote : le Béarn, avec à sa tête Jeanne d’Albret. Dans le Nord, il y a quelques protestants en Normandie.

 

B. Organisation des protestants :

Les premières églises calvinistes "dressées" le sont en 1565 à Paris et Poitiers. Elles le sont sur le modèle donné à Genève par Calvin, ce sont des transpositions de ce modèle.

L’église locale est la base : l’organisation de l’Eglise Réformée repose sur l’église locale ; c’est une rupture par rapport à l’Eglise catholique, pour laquelle c’est l’inverse.

 

1. Le pasteur :

Elément de l’église locale, le pasteur est un ministre (du culte). Socialement, 25% des pasteurs sont des fils d’officiers (de juristes) ; 20% sont des nobles ; ensuite, entre 15 et 30% sont des fils de pasteurs. 10% sont d’anciens prêtres catholiques et 5% seulement sont des artisans. Les pasteurs ne sont pas ou peu d’origine populaire, car ils devaient faire des études théologiques plus importantes que les prêtres catholiques. Les premiers pasteurs sont formés à Genève, puis progressivement ils font des études dans les académies protestantes qui se créent : la plus ancienne est à Nîmes, les autres sont à Saumur, Montauban, et dans la principauté d’Orange (c’est-à-dire dans l’enclave d’Avignon, pas en France au sens strict).

Les pasteurs sont choisis par le consistoire et approuvés par le peuple.

 

2. Le consistoire :

Au-dessus de l’église locale, il existe plusieurs niveaux d’assemblées. Le consistoire est une assemblée au niveau de la paroisse. Vient ensuite une assemblée intermédiaire : le colloque, au niveau de plusieures églises voisines; ensuite a lieu le synode provincial, au niveau de la province; enfin vient le synode général.

Le consistoire est formé du pasteur, des anciens et des diacres, soit environ une dizaine de personnes.

Les anciens sont cooptés, ce sont donc des nobles ou des bourgeois. Leur rôle est avant tout de surveiller les fidèles dans le domaine de la moralité. Exemple : interdiction de danser.

Idéal d’austérité dans la vie quotidienne (habits noirs...) qui fait l’objet d’une surveillance religieuse.

Les diacres sont chargés de l’assistance aux pauvres et de la catéchèse.

La fonction du consistoire : - la gestion de la communauté (budget...).

- Fonction de tribunal relatif à l’encadrement religieux ou moral : réprimandes, pénitences, ou interdictions de cène.

Importance du consistoire dans la vie du protestant.

- Régler les litiges matrimoniaux, car le mariage relève de l’Eglise, même si ce n’est plus un sacrement pour les protestants. En théorie, on peut divorcer, mais dans la pratique cela n’a pas lieu.

- Le consistoire émet des registres de délibération.

 

3. Le colloque et les synodes :

Le colloque est l’assemblée qui regroupe les représentants d’églises voisines. Au-dessus il y a le synode provincial, qui regroupe les délégués d’une province synodale (sortes d’évêchés). Il y en a 14 ou 15 en France (selon si l’on compte ou non le Béarn).

Réunion de ces synodes 2 fois par an.

Le synode général, ou national regroupe environ 60 membres. En principe il est annuel, le premier a lieu en 1559 à Paris, et le 2nd en 1561 à Poitiers.

Cela forme le système presbytéro-synodal.

 

Grande nouveauté de ce système qui a l’air plus "démocratique" : l’élection est à la base du système, ce qui est très nouveau par rapport au catholicisme, fondé sur une hiérarchie inverse : tout part d’en haut et le peuple n’a rien à dire.

Le peuple protestant prend l’habitude de s’exprimer : il doit approuver le choix du pasteur, et peut le contester. Conséquences politiques, les protestants vont avoir une volonté de débats, de participation. Tendance "démocratique" qui revient souvent pendant les guerres de religion.

Cependant, il n’y a rien de révolutionnaire : les consistoires sont tenus par des notables soucieux d’ordre et favorables au pouvoir royal, tant qu’il leur laisse un espace d’existence. Dans de nombreuses églises, le seigneur local devient membre du consistoire, et en général, il est élu pour assister au synode. Organisation qui se coule dans la hiérarchie sociale de l’époque.

Jusqu’en 1559, à la mort d’Henri II, tout cela est clandestin. Mais en 1559, avec le premier synode national, la situation évolue vite. A partir de 1561 ont lieu les premières assemblées officielles. Chez Condé ont lieu des prêches, au sein même de la Cour.

 

II. La recherche de la paix civile (1560 - 1562) :

Importance de Michel de l’Hôpital, chancelier depuis juin 1560 : c’est lui qui scelle les actes royaux, il est le chef de la justice et du Conseil du Roi : c’est un personnage clé du gouvernement. Il décide de renouer le dialogue entre la monarchie et les sujets, en convoquant les états généraux.

 

A. Les états généraux d’Orléans (13/12/1560 - 31/01/1561) :

Nombreux états généraux vont suivre, mais ici, ce sont les premiers depuis 1484. Ensuite, ils auront lieu en 1614 puis en 1789. Ils n’ont pas de périodicité régulière, le roi les convoque quand il a des problèmes.

Le roi envoie des lettres de convocation, par l’intermédiaire des relais administratifs. En ville, cela aboutit aux crieurs publics, c’est aussi placardé. Dans les villages, le relais c’est le curé. Système électoral d’autant plus complexe qu’il change en fonction des régions. En gros, la circonscription électorale de base est le bailliage ou la sénéchaussée. Nobles et clergé vont dans le chef-lieu, pour le tiers-état, il y a une assemblée au niveau du village, puis du bourg, puis du chef-lieu.

Cela aboutit à la rédaction de cahiers de doléances.

Il y a plus de 400 députés élus, ils représentent la "nation" :il n’y a pas de paysans (85% de la population est paysanne) ; mais ils sont aptes à porter au roi les doléances de son peuple. Sont donc choisis des hommes de parole, qui savent parler.

Les 400 personnes ne se réunissent que deux fois ensemble : à la séance d’ouverture, avec le roi ; et à la fin, pour la présentation des doléances. Le reste du temps, les trois ordres délibèrent séparément. A l’intérieur d’un ordre, on vote par circonscription géographique et donc le nombre de députés ne compte pas.

En 1560, le point le plus important est le problème des finances : les députés refusent de prêter de l’argent au roi. La monarchie doit donc réunir de nouveaux députés en août, moins nombreux. A ce moment là, la clergé verse 15 millions de Livres, en échange d’un droit de réunion annuel.

La monarchie entérine toutes les volontés politiques. Cela aboutit en 1561 à l’ordonnance d’Orléans.

Beaucoup d’autres discussions ont lieu, beaucoup d’autres idées sont émises. Des orateurs se sont exprimés sur la composition du Conseil du roi... : idées audacieuses, mais discussions sans portée politique réelle, mais débats d’idées sur le pouvoir : renouveau très sensible des théories politiques à l’époque.

 

B. Le colloque de Poissy (septembre/ octobre 1561) :

Colloque, ici, c’est le terme de l’époque, il désigne une réunion, rencontre et discussion. Il équivaut au concile mais sans le sens institutionnel.

A ce moment là, le concile de Trente, ouvert depuis 1545, est bloqué, interrompu à cause des guerres (il ne rouvre qu’en 1562). En 1561, c’est l’impasse.

La monarchie française tente une sorte de concile français. A ce colloque vont assister le jeune roi, la régente, le chancelier, et les deux princes du sang.

Y assistent aussi 12 théologiens réformés dont Théodore de Bèze (1519 - 1605), devenu le bras droit de Calvin à Genève, il est le conseiller du prince de Condé à l’époque.

L’assemblée est conduite par la monarchie et réunie par des consiliateurs qui veulent réunir catholiques et réformés. Idéal de concorde : il s’agit de réaliser l’unité des chrétiens, réussir à effacer la différence.

Les participants aux colloques, théologiens, ne sont pas d’accord, ils ne sont pas venus dans un esprit de concorde, en particulier les réformés qui ne supportent pas les compromis. Calvin traîte les consiliateurs de "moyenneurs".

Les réformés sont persuadés de détenir la vérité et pensent qu’il suffit de s’exprimer pour la faire passer.

Les catholiques ne font pas plus de concessions. Catherine de Médicis constata l’échec de ce colloque. Elle va réunir plus tard une autre assemblée, à Saint-Germain, mais le compromis est impossible, c’est un nouvel échec.

La monarchie doit choisir d’accepter les deux positions religieuses, choisir une politique de tolérance civile.

 

C. L’édit de janvier 1562 :

1. La tolérance :

A l’époque, "tolérance" est péjoratif. "Tolérance civile" est une expression de nos jours, elle consiste à intégrer les protestants dans le corps politique : reconstitution de l’unité du corps politique, faute d’unité du corps religieux.

Etape importante : "même l’excommunié est un citoyen" selon Michel de l’Hôpital. Les protestants sont citoyens.

La tolérance religieuse n’existe quasiment pas, elle consiste à accepter les protestants sur le plan théologique. On trouve un petit courant qui pense qu’il faut s’attarder à quelques points du dogme, et que le reste doit être laissé aux spécialistes, sans diviser les gens.

Beaucoup de gens ont hésité entre catholicisme et protestantisme, comprenant peu ou mal les différences.

Il y a aussi des intransigeants, extrêmistes.

 

2. Les mesures prises par l’édit :

Elles sont importantes.

Changement de majorité au Conseil du roi : le duc de Guise est à la tête de la proposition d’interdiction du culte protestant, il n’est pas suivit et devient un mécontent : il part, retournant chez lui, en Champagne.

Du coup, restent au conseil les protestants : Coligny, Condé, et le roi de Navarre (père d’Henri IV). Le roi de Navarre s’était fait prendre plus de la moitié de son royaume par l’Espagne. Il a une attitude d’ambigüité politique et religieuse. C’est le premier prince du sang au conseil, le plus important.

En janvier 1562, il penche pour les protestants, d’où la promulgation de l’édit du 17 janvier 1562. Cette édit suspend l’interdiction de célébrer le culte hors des villes.

Nouveauté absolue, enregistrement difficile auprès des parlements.

 

Conclusion : le massacre de Wassy : à la frontière du royaume, sur les terres du duc de Guise. Guise revient à la cour en mars, suite à un penchement d’Antoine de Navarre vers les catholiques.Les Coligny quittent le conseil.

Pour revenir, Guise passe par Wassy, le 1er mars 1562. Or, le culte y était interdit. Quand Guise entre dans l’église, il y entend des psaumes réformés. Ont lieu des injures, puis des combats, et le troupe de Guise donne l’assaut. Le bilan s’élève à 40 morts et des centaines de blessés. Wassy constitue le premier d’une longue suite de massacres qui doivent avoir lieu pendant la première guerre de religion.

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Mercredi 29 novembre 2006
 
    Les historiens hésitent aujourd’hui sur les conséquences directes de la première colonisation : violente ou prise en compte des coutumes indiennes. L’historiographie de cette période est aussi bien française que canadienne, la place des Indiens est désormais beaucoup plus importante que par le passé. Cependant elle accrédite le principe d’une conquête française plutôt pacifique, rappelle une sorte de paternalisme colonial bienveillant envers les populations colonisées.
    Comment une colonisation qui a été numériquement très faible pour la France, a-t-elle transformé aussi profondément les populations locales.
    Le problème de cette histoire est qu’elle a très rarement été écrite par des autochtones. G. Sioui, revendique une auto-histoire amérindienne, mais en cherchant à vouloir repenser l’histoire on arrive à une certaine forme de négationnisme niant par exemple les tortures et la cannibalisme de certains indiens. L’une des raisons pour lesquelles la France n’a pas vraiment sa place dans le livre noir du colonialisme est que cette colonisation n’a pas été importante, il n’y a pas eu le cortège habituel de viols et autres tueries…

I les Amérindiens dans l’espace colonial


1) L’impact du choc microbien.

    Il est la principale cause de la réduction des populations locales. La variole à fait des ravages, malheureusement nous ne possédons pas de chiffres fiables. Les hurons entre 1634 et 1640 ont perdu deux tiers de leur population (30000-9000) notamment à cause de ce choc microbien. Les Guapows, indiens du Mississipi rencontrent en 1682 Cavalier de La Salle, nous estimons leur population à leur découverte était de 20000, ils n’étaient plus que 1000 vingt ans plus tard.
    Les conséquences immédiates sont importantes, il y a eu beaucoup de suicides à cause des pertes. Le principe de la guerre de deuil a entretenu la violence des représailles, les chamanes ont été complètement décrédibilisé, incapables de soigner leurs proches, ils se sont fait dépasser par les missionnaires chrétiens. De plus les Chrétiens ont vu dans ce nombre de morts un dessin divin, Dieu aurait frappé les Indiens par un fléau.

2) De rares conflits fonciers

     Le fait des pertes de populations importantes et leurs causes (la proximité avec les blancs), on fait déplacer les Indiens cherchant à se trouver le plus loin possible des Blancs. Les vallées vidées par les épidémies ont ainsi colonisé par les Français sans encombre. Les activités économiques dominantes des colons français (traite des fourrures et pêche à la morue) diminuent les risques de conflits, rien ne se fait sur terre, l’agriculture ne constituant rien de très important. Nous n’avons pas massacrés les Indiens pas par philanthropie mais simplement que les Indiens n’empiétaient pas sur nos plates-bandes économiques.
    Mais il y a eu beaucoup de conflit du fait des malentendus culturels. Ne connaissant pas le principe de la propriété, les Indiens abattent les bêtes des colons suivant leur nécessité. Il en est de même pour la possession de la terre… Les amérindiens ont été sans doutes plus avantagés par les Français que par les Anglais, du moins sur le plan juridique. Ils étaient protégés par le souverain et toutes les tribus alliées entraient dans ce principe. Ils étaient cependant inscrits dans un rapport d’autorité et de hiérarchie.les indiens étant considérés comme les enfants du roi, placés sous le commandement du gouverneur. Il n’est pas la question de la diplomatie, mais d’une subordination d’un peuple à un autre. Elles sont au moins reconnues comme entités politiques organisées à la différence des anglais.

3) l’importance du métissage.

    Les français ont tenté d’installer de bonnes relations avec les Indiens, nous ne pouvions plus nous en passer au moins sur le plan économique. Pour pallier à notre faiblesse démographique, les penseurs se sont dit que ces bonnes relations pouvaient nous être très utiles pour la démographie. Il s’agit donc d’une politique assimilationniste, faire des Indiens de bons petits français catholiques, sujets loyaux d roi de France.
    Cette politique menée en partie par Colbert a été un échec, notamment par la faiblesse des moyens mais aussi par les réticences des Indiens à oublier leur culture au profit de la France.
      Dans cette même optique, on a voulu créer un métissage très important, Champlain par exemple encouragé l’intermariage, le mariage mixte. Mais cette mixité n’est pas quantifiable. On sait simplement que ces mélanges ont été très importants dans la vallée du St Laurent. Importants à l’époque de Colbert, ces mariages se tassent car il y avait moins d’incitations et les indiennes étaient résistantes à la culture européenne, sorte de vers dans le fruit pouvant représenter un danger pour la colonie.

II Echanges et Transferts Culturels

    Ce projet assimilationniste a failli devant le caractère des Indiens. Certains historiens avancent l’idée que l’indianisation des Français aurait été tout aussi fréquent que la francisation des Indiens. La thèse n’étant pas forcément défendue par le prof…

1) Une indianisation des Français ?

     Sur le plan vestimentaire, beaucoup de colons ont cédé aux vêtements indiens. Mais il s’agissait plus d’une question d’argent, de confort et d’habitudes. Pour la nourriture, il est évident qu’un coureur des bois ne mange pas à la Française lorsqu’il est seul… On se contente de ce que propose les Indiens. Pour la médecine, les médecins s’approchent naturellement des chamanes pour comprendre les guérisons, de même quelqu’un de malade allé voir au plus près souvent le chamane du lieu. Pour tout cela, il ne s’agit pas d’indianisation mais de bon sens.
    Les mœurs sexuelles sont aussi très critiquées. Les Indiens n’ont pas de notion du pêché mais il ne semble pas que cela est forcément changé le rapport de force entre les deux cultures.
    Ce rapport de force c’est pourtant concentré sur les colons. L’indianisation a été donc partielle, dans des contextes de crises, de pénuries où le recours aux Indiens était une nécessité vitale.
    Si l’on met dans la balance la fascination des colons pour la culture Indienne et celle des Indiens pour les produits occidentaux, on rétablit largement l’équilibre.

2 ) Circulation des Objets et mutations culturelles.

    Les Indiens sont fascinés par les outils en métaux, leur efficacité, leur prestige… Les haches étaient utilisées aussi bien comme objet que comme pendentifs à la mode. Les chaudrons de cuivre servaient de cercueils…Les vêtements français par leurs couleurs trouvaient facilement preneur chez les Indiens. L’introduction en abondance de ces marchandises a-t-elle changée en profondeur la civilisation Indienne ? Par Gilles Havard, cela n’a rien changé, juste une superposition d’objets et de pratiques. Pour Jacquin, cela n’est pas si simple, cela à au moins crée la convoitise des Indiens et la dépendance aux colons. Les Français fournissaient les produits sans les techniques de fabrication. La pression économique et coloniale introduit la notion de commerce dans les colonies, chose jusqu’alors inconnue des Indiens.
    Un autre fléau pour les Indiens a été l’alcool. La circulation de la boisson a été facilitée par les capacités psychotropes des produits. On s’en servait aussi pour la signature de contrats… Les Indiens l’utilisaient aussi pour oublier la chute de leur civilisation.

III Alliés et adversaires


1) Les massacres coloniaux.

    Tous les amérindiens n’ont pas été alliés avec les Français. Certains par convictions d’autres à cause du principe « les amis de mes ennemis sont mes ennemis ».  La guerre des Renards 1710-1738 et de Natchez 1729, les renards ennemis de sioux amis des Français attaquent les coureurs des bois français. Les Miami aussi attaqués par les Renards demandent aux Français en 1712 d’organiser une expédition punitive contre les Renards. À partir de là naît un climat d’insécurité permanente qui perturbe le commerce sur le Mississipi. Les Français actent donc le fait d’exterminer purement et simplement les Renards. Ces derniers n’ayant aucun allié, leur sort était scellé. En 1700, il y avait plus de 2000 Renards, ils étaient 200 en 1732.
    Les Natchez dès 1715 voient leurs relations de détériorer. Les Français déplacent des villages indiens, ces derniers se rebellent et se vengent sur la population coloniale. Les Natchez seront donc exterminés par les Français, ils seront exportés comme esclaves

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Mercredi 22 novembre 2006
III ) L’économie des Îles

Son poids économique va grandissant tout au long de notre période et sans commune mesure avec celui qu’elle aura au XVIIIème. Le poids des îles pour la métropole devient plus en plus grand mais aussi (à la différence de ce qui se passe en Nouvelle-France), le sentiment indépendantiste des colons se développe, d’où une méfiance envers la métropole entraînant des aménagements économique pour conserver leur fidélité.

A ) Des économies de subsistances et commerces locaux


Conflits incessant des les îles, développement de milice pour faire face aux guérillas, défense par les colons de leurs îles. Les systèmes économiques se développent donc à l’échelle locale. Ils sont soit soutenus soit combattu par les métropoles.
   
1) l’activité des boucaniers et flibustiers.

Les boucaniers sont les coureurs des bois des Antilles, ils doivent leur noms du caraïbe « Boucan », littéralement viande Fumée. Ils mènent une activité de chasse et de transformation de la viande qui assurent un approvisionnement aux populations et aux bateaux corsaires. Cette activité n’a rien de marginale, elle s’articule autour des circuits commerciaux qui animent les Caraïbes. Cette activité se développe jusqu’en 1730.
    Les flibustiers ont une activité internationale, le nom vient du Hollandais « libre faiseurs du butin », ce sont des pirates qui vivent de leur butin et de la revente d’esclaves fugitifs. Ce commerce joue un rôle important aux Antilles. Cette piraterie est tolérée jusqu'à la fin du XVIIème, mais progressivement les états essayent de l’encadrer pour mettre les pirates à leur service. Cet encadrement est rendu possible par le contrôle renforcé de la marine dans le cas de la guerre de course.

2) L’importance de la Course dans le développement économique des Antilles.

La guerre de course est le fait qu’un état, en l’occurrence la monarchie donne aux flibustiers des « lettres de marques » pour pratiquer des raids contre l’ennemi dans un contexte de guerre entre états. C’est une activité privée mais encadrée par l’état a qui l’on reverse un part des gains (beaucoup d’archives sur ce sujet). Le père Labat en parle aussi longuement car témoin direct de ces agissements, il décrit les fortunes accumulées par l’état grâce à ce système.
Cette guerre s’inscrit dans une guerre économique car plus que le pillage de navire, on invite les flibustiers à piller les rivages, les propriétés, les esclaves devenant un butin de choix (en enlevant la main d’œuvre de l’ennemi, son économie ne se développe plus). Ce n’est pas une économie de création de richesse mais bien de « prédation de richesse », on ne produit rien, on pille l’économie de nos ennemis.
L’état intervient par la course mais aussi la

3) la tolérance du commerce interlope

Le gouvernement dans son économie des îles laisse se développer un commerce de contrebande quitte à le favoriser avec la création en 1698 d’une compagnie. Les capitaux y sont privés mais lié aux structures de l’état (roi, famille royale, ministres, pairs, grands financiers). Il s’agit de la compagnie de St Domingue, qui officiellement doit développer le commerce dans la partie française de l’île (au lendemain de la paix de Reswig). Cette compagnie est autorisée à commercer avec tous les pays sous domination espagnole. Elle doit aller combattre l’exclusive des autres nations en combattant les autres puissances européennes. Ses bateaux fonctionnent comme des contrebandiers, ils approchent des côtes illégalement, sont armés comme des navires corsaires. Ils vendent des marchandises françaises illégalement dans toutes la mer des caraïbes. La marine espagnole poursuit ces navires, mais la supériorité de la marine française permet l’enrichissement des îles comme des actionnaires de ces compagnies.
L’enrichissement des habitants des îles vient du fait que certains d’entre eux font partie des équipages et aussi du versement d’argent en guise de protection. Cette économie est donc propre aux Antilles, en partie autorisé, en partie interdit, cela joue un train grand rôle dans l’approvisionnement et l’enrichissement des Antilles.

4) Le développement de l’agriculture aux Antilles

Agriculture très liée au fonctionnement des Antilles, une agriculture de subsistance avec des produits locaux ou provenant des Amériques et de l’Afrique. La patate douce, la banane, les haricots sont cultivés pour leur consommation directe. Une culture est développée pour le commerce, il s’agit du tabac, produit échanger contre ceux de la métropole. Cette activité est en recul dès le XVIIIème car tout le monde commence à en cultiver, le meilleur étant semble-t-il celui des colonies anglaises. Reste aussi le café, l’indigo, le thé… Dans cette phase de développement des plantations, l’indigo joue un rôle à part, c’est une culture qui demande beaucoup de main d’œuvre, récolter les feuilles… Ces installations ne  coûtant pas très chères, elles sont développées par beaucoup de propriétaires. Marie-Galante d’abord, grandes Antilles ensuite mais aux dépens des petites îles. Parallèlement de l’indigo se développe la culture du coton. Les débouchés du coton dépendent des activités métropolitaines, de l’agressivité des marchands européens. Les protections des producteurs de  pastel va aussi nuire à l’indigo car elle en limite l’import.

5) Le développement du sucre.

L’économie sucrière se développe dans le cadre des grandes Antilles. Dès le XVIII ème ce développement est accéléré par le contexte international et la victoire sur l’Espagne et la possibilité d’importer des esclaves pour les espagnols réduisant aussi le coût de leur transport pour les Antilles Françaises. Ce développement est favorisé par l’état, en 1702 la compagnie de Guinée (toujours à monopole), donne une nouvelle dimension à cette activité.

    B) Une économie de plus en plus intégrée à celle de la France


    Elle dépend donc de plus en plus du commerce international qui est un des aspects majeurs de ce commerce pour le XVIIIème siècle.
    Le commerce est désormais maîtrisé, contrôlé à l’échelle du globe par les deux grandes puissances que sont l’Angleterre et la France. L’économie des îles est un maillon essentiel de ce commerce international.

1) Le commerce triangulaire

Il s’agit d’une navigation longue permise par des nouveaux moyens de navigation et nécessitant de grands capitaux. Ce commerce ne peut être réalisé que dans le cadre de grandes entreprises d’où l’importance des compagnies. Il s’agit de transporter des marchandises à partir des ports européens (de l’Atlantique pour la France), bordeaux étant le premier port français à entrer dans cette économie. Les bateaux emportent des marchandises fournies par la métropole et contribuent au développement économique de cette dernière. Les cotonnades (qui se développe ainsi beaucoup), l’alcool (prodigieux développement de la vigne qui a limité d’ailleurs l’émigration des paysans), du plomb, du fer pour les armes (lié au développement de l’industrie), ces marchandises sont échangées contre des personnes razziées sur le continent africain. Ces personnes sont recherchées de plus en plus loin sur le continent et ce commerce est orchestré par les monarques africains autour des comptoirs français (île de Gorée). Le contrôle de cette côte africaine est un des éléments de maîtrise du commerce mondial. Cet échange est souvent long, plusieurs mois pour remplir un bateau, donc une importance des capitaux, car les délais sont longs et le capital est immobilisé pendant longtemps, ce n’est pas un commerce rentable... Il y a beaucoup de pertes lors des traversées, on essaye de les limiter par des mesures d’hygiènes… Les négociants  achetant dans les îles payent soit comptant soit en nature (peu de monnaie sur les îles) soit a crédit.
La difficulté de ce commerce consiste à récupérer du fret pour le retour : ce commerce s’articule donc avec un commerce en droiture avec l’Europe. Il faut quatre à cinq navires de fret pour rentabiliser un navire d’esclave. Le paradoxe se trouve entre les intérêts trouvés par la monarchie et par les négociants avec ce commerce. Les intérêts du commerce se trouvent dans le sucre, si le sucre est raffiné, il est plus transportable et rentable (on nécessite de nombreux esclaves pour la culture de la canne…CQFD).
La population des îles est une accumulation d’esclaves, même si la France reste sur ce point très loin de l’Angleterre avec une économie de traite trois fois supérieure à celle de la France. Cette économie dépens de celle de la métrople à l’inverse de celle de îles.

2) le commerce en droiture

Le commerce direct avec l’Europe est le plus important, le plus rentable, notamment comparé avec celui des esclaves. Le taux de rentabilité entre du vin et des esclaves est incomparable (trajets plus court, sommes moins importantes…). Cependant ce commerce en ligne droite ne pourrait ce faire sans celui des esclaves. On exporte beaucoup de denrées agricoles de France. Il y a des conséquences à l’échelle régionale sur le développement de l’agriculture française. Le développement des élites des villes conduit aussi au développement du café, du tabac et du cacao.

C) l’économie de plantation


Développement lié à une nouvelle économie d’échange. On produit des denrées pour des destinations lointaines, uniquement pour l’exportation. Cette économie est caractérisée par la monoculture. Culture de Tabac, puis d’indigo puis de cannes à sucre toujours sur le principe de la monoculture. Celle de la plantation sucrière est la plus aboutie, main d’œuvre nombreuse, travaillant sur des rythmes de temps très irréguliers. Les investissements sont lourds, l’outils de productions coûteux (moulins, les conséquences économiques liées au spécificités de cette économie.
Ces exploitations bénéficient des capitaux métropolitains, surtout de paris, avec de nombreux membres de l’appareil d’état. Il s’agit d’une exploitation directe par des petits propriétaires. Le propriétaire peut être absent mais dispose de régisseurs, il est par contre le seul actionnaire. Cette économie est évidemment lié à l’esclavage, main d’œuvre asservie qui seule à rendue possible une concentration aussi importante d’hommes nouveaux sur quelques décennies, il s’agit d’un monde clos.



Conclusion un brin cynique. L’essor est spectaculaire, il se traduit par un poids financier des îles et dans les exportations de la France devenus très important et sans commune mesure avec la Nouvelle-France (de 1 à 30…). Il y a une limite des hausses d’activité et du profit lié au commerce négrier. Le profit ne vient pas des esclaves, mais de ce qu’ils produisent. Ce système florissant avec des milliers d’esclaves but sur une stagnation du profit lié à la baisse du commerce négrier. Le coût humain ayant tendance à augmenter (plus loin…). Le coût de l’être humain étant incompressible à l’inverse de celui des machines se développant à l’époque.
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
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Mercredi 15 novembre 2006
Espace colonial

L’intérêt économique est au cœur de l’industrie colonisatrice, chercher une voie directe vers la Chine, contourner l’empire ottoman. La recherche de mines d’or et d’argent, ces motivations économiques ont pris un sens nouveau dans le cadre d’un développement de la pensée mercantiliste, à partir de la fin du XVIIème, pensée dans laquelle les colonies sont incluses comme prolongement des métropoles pour favoriser le commerce de ces dernières, limiter les importations et favoriser les exportations. Ces apports ont été soumis à débat, on pensait que cela était un des éléments de l’accumulation de capitaux permettant le démarrage de l’activité industrielle, gains liés au commerce triangulaire et colonial.

I les caractéristiques générales de l’économie coloniale

1) Les hommes.

L’économie coloniale est basée sur l’exploitation des hommes car tous les espaces coloniaux sont des espaces peu peuplés. La masse des hommes d’un pays en voie d’être dominé est toujours inférieure au colonisateur. La richesse est liée à l’homme dans la pensée mercantiliste, l’homme source de travail donc source de richesse, donc importance cruciale d’une colonisation humaine. Les historiens marxistes déterminent l’esclavage comme le prolongement du mercantilisme par les dirigeants européens face au faibles migrations volontaires pour les colonies. Les esclaves noirs remplacent les « esclaves blancs », plus nombreux et moins cher, il n’y a donc, à la base pas de préjugés raciaux mais uniquement une volonté économique.

2) L’organisation des échanges : une économie dominée.

L’économie est sous surveillance, complètement au service de la métropole, traduit par la mise en place d’un système de l’exclusif, réserver à la métropole l’exclusivité du commerce avec les colonies. On exclut ainsi les puissances étrangères, on exclut le commerce entre les colonies, et les échanges bilatéraux, échangés inégaux. Uns des exemples de cette exclusivité, la création des compagnies à monopoles. Les conséquences pour les colonies, un problème constant d’approvisionnement. Conséquences structurelles car les compagnies ont intérêt à faire baisser les ravitaillements pour faire monter les prix du marché, ce qui explique que même hors période de crise, les prix des produits vendus aux colons sont très supérieurs aux prix en métropole. Autre aspect de cette exclusivité, l’entrave au développement des activités locales, le sucre… Une limite à cela : les compagnies ont besoins de frais pour le retour et elles ont intérêt à ce que els colonies produisent un certains nombre de chose pour fournir une cargaison de retour. Cela entraîne des conflits d’intérêt entre les marchands et les gouvernements, l’échange commercial ne doit pas se substituer au commerce avec les métropoles mais doit être complémentaire.
Dans ce carde, le pouvoir politique joue un grand rôle. Initiative politique que sont les créations de compagnies, les contrôles des cargaisons, contrôle des ports (en particulier aux Antilles), renforcement du contrôle de l’économie. Des événements rythmes ces contrôles : soulèvements d’esclaves. Dès 1665-68, grande révolte à la Martinique, 1669-71 à St-Domingue. Les colons refusent parfois les conditions imposées par les compagnies et se retourne vers le gouvernement « vive le rois sans compagnies ». Rôle politique aussi dans l’assouplissement de l’exclusif, d’une plus grande liberté donnée au commerce colonial dû à la crainte que les colons se tournent vers une puissance concurrente. L’intendant Tallon pour la Nouvelle-France refuse le système des compagnies, rétablie la liberté de la traite puis une liberté générale du commerce, ces expériences sont de courtes durées, dès le départ de Tallon, les compagnies reviennent. L’exclusif peu aussi être assoupli, mitigé, on établie la liberté de commerce avec certains produits, certains ports… La révolte des Américains, révolte économique car refusant des taxes, jouera aussi dans le sens d’un assouplissement de l’exclusif vers une complémentarité.
L’espace de la Nouvelle-France n’apparaît pas comme viable économiquement aux Antilles, les historiens jugent qu’au XVIII ème, 1/8 des Français doivent indirectement leur activité aux Antilles.

II) l’économie de la Nouvelle France

Cette économie est liée à l’immensité du territoire, à ses aptitudes naturelles (de la Louisiane au Québec), diversité de la population, relation avec les Indiens… La circulation des échanges entre ces différents espaces est importante. Le changement de l’économie est moins brutal qu’aux Antilles, d’une économie liée à la chasse, la pêche et la traite, on arrive à une économie d’autonomie, d’autosuffisance. Cela n’atteindra jamais le niveau des colonies anglaise, mais restera un changement important.

1) les formes de l’autosubsistance
 
L’agriculture vise à la subsistance des habitants, subsistance de l’armée en cas de guerre, 80% de la population de la Nouvelle-France vit essentiellement de l’agriculture. Ces formes d’exploitation sont les mêmes que celle de la France d’ancien régime, un cadre seigneurial, des seigneuries, surtout dans la région du St-Laurent, les seigneurs doivent installer des cultivateurs. Cette installation se fait dès 1623 et jusqu'à la fin du régime Français où l’on compte environ 250 seigneuries de taille variable. Elles sont plus étendues que les exploitations paysannes françaises, autour d’une quarantaine d’harpents. Une diversité des productions qui passe par le grain (première production, le froment), polyculture des légumes (pois, fève, choux),autant que possible des productions qui résistent au climat. L’élevage : des vaches, des chevaux, des moutons (production de laine comme de viande).
Certains efforts ont été faits par Tallon pour développer les cultures spéculatives pour développer l’exportation, le Houblon pour concurrencer les Anglais. On cultive aussi certaines plantes textiles sans pour autant donner lieu à de l’exportation, économie vivrière. Commerce limité avec les Antilles mais le gouvernement français cherche à freiner ce marché américain.
        Le début de la colonisation en Louisiane n’a pas été fructueuse, l’économie s’est donc développée sur la base du troc. Mise en place d’un marché qui échappe aux autorités françaises, mais qui a eu une réelle efficacité. Les Indiens se rapprochent des villes françaises pour commercer, ils fournissent les matières premières agricoles, maïs, huile d’ours, ainsi que de l’artisanat, les paniers, les canots… à côté de cela, un commerce mise en place par les esclaves voit le jour (contrairement au code noir), ils produisent leur propre nourriture, cultive le riz. Cette économie de plantation est basée sur le tabac (mais pas une grande réputation), sur la culture, le sucre. Elle ne trouvera un équilibre que dans le cadre d’échanges avec les Indiens. Dans ces plantations on trouve aussi de l’élevage qui sert d’intermédiaire avec les espagnols notamment pour les chevaux. Le pays des Illinois produit du blé exporté vers le sud, les fourrures, rattachement au Canada.
        La Nouvelle-France ne développe pas les manufactures, il n’y ni volonté, ni capitaux et les compagnies ne sont pas favorable aux manufactures. Mais le problème de l’approvisionnement contraint le roi à soutenir quelques initiatives. Tallon met en place un chantier naval royal en 1664, mais elle sera rapidement abandonnée. D’autres tentatives voient le jour dans le domaine des mines. On découvre des mines de fer (un peu décevant) mais permettant le développement d’une petite métallurgie. Des forces se développe autour des mines de St Maurice mais ce fer coûte plus cher que celui qui est importé, cela nuit donc aux productions coloniales.
        L’économie reste donc principalement agricole, elle reste dépendante de la métropole pour son ravitaillement.

2) les activités économiques guidées par la métropole

La principale activité reste la pêche, installation de petit comptoir le long du St-Laurent, cette ressource reste exclusive pendant très longtemps et constitue un lien important entre la colonie et la métropole. La morue offre de nouvelles possibilités culinaires. La morue pêchée par les Français alimente toute l’Europe et favorise notre balance commerciale. La pêche à la morue sèche (près des côtes), la pêche dure de mai à juillet donc très limité. Ainsi la pêche va se faire de plus en plus loin avec de plus gros navire, conservé dans le sel sans être séchée, elle est exportée ainsi. Ces deux activité se double et cela favorise l’installation des populations sur le littoral. Les espaces liés à la pêche sont donc dépendants de leur exportation. Cette pêche va décliner à cause de la supériorité Anglaise sur la mer qui débouche sur l’abandon de l’île de Terre-Neuve et la perte de l’Acadie parla France.Ces activités sont donc en déclin.
La deuxième activité reste la traite des fourrures, les fourrures sont depuis longtemps très recherchées en Europe la traite représentant ainsi une activité économique importante. On parlera même de « Pérou du Castor ». Le début du commerce ce fait avec les Indiens. Elle devient propriété de marchands, la traite passe par le don aux Indiens d’alcool, d’armes. Mais les Français sont dépassés par l’ampleur que prend ce commerce, la richesse aura tendance à décliner sur la fin de la période française. Cette activité aura servie de lien avec les indiens comme avec les anglais et permettant à la population de ce sortir de l’économie de subsistance, sorte de plus permettant une installation agricole.

3) le commerce des colonies

à finir.
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
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