Mercredi 11 octobre 2006

 Prise de notes sur

L’institution monarchique

( deuxième moitié du XVIè siècle )

 

 

I. La famille royale:

A. Les rois :

Il y a en France trois rois pendant la période : François II, Charles IX et Henri III. En 1559, la succession d’Henri II paraissaît bien assurée, puisqu’il avait quatre fils.

François II règne deux ans : de 1559 à 1560, il meurt à 16 ans. Charles IX règne douze ans et meurt à 24 ans. Henri III meurt en 1574, à 32 ans, sans enfants. Leur frère François meurt à 30 ans, sans s’être marié.

L’héritier du trône, Henri de Navarre, est sans enfants et sans espoir d’en avoir, puisqu’il est marié depuis 17 ans et vit séparé de sa femme.

Pendant ces 30 ans, la reine Catherine de Médicis joue un rôle important.

 

B. "La" reine :

Il s’agit de Catherine de Médicis (1519- 1589).

* Un rôle exceptionnel :

Catherine de Médicis a eu un rôle politique beaucoup plus important qu’aucune reine de France avant elle.

La place d’une reine dépend de ses enfants : elle reste stérile 10 ans, puis a 11 enfants en 12 ans (dont la moitié de fils). Aucune autre reine n’a eu de fils pendant la période : La femme de François II, Marie Stuart, n’a pas d’enfants ; Elisabeth d’Autriche, épouse de Charles IX, a une fille ; la femme d’Henri III, Louise de Vaudémont Lorraine, n’a pas d’enfants. Catherine de Médicis a donc un prestige exceptionnel.

Ces jeunes reines, d’origines étrangères, disparaîssent vite après leur veuvage : elles retournent dans leur pays. Cet effacement laisse à la reine-mère un espace politique très important pour l’époque.

Importance également des rois à son égard : la reine n’a aucun pouvoir en elle même : Marguerite de Valois est, par exemple, totalement écartée du pouvoir par Henri IV.

Catherine de Médicis, elle, a exercé un grand ascendant sur ses fils, même après leur majorité (à 14 ans). Elle continue de gouverner à la majorité de Charles IX. Elle reste constamment dans la sphère du pouvoir, exerçant son influence pesante sur tous ses fils.

Rien ne la prédestinait à ce pouvoir : elle épouse le cadet des fils d’Henri II ; elle n’est pas héritière d’une famille influente : elle est fille de Madeleine de la Tour d’Auvergne, et de Laurent de Médicis (pas le comte célèbre).

 

* La régence :

Catherine est officiellement régente de 1560 à 1564 : pendant la minorité de Charles IX, et à sa mort, en 1574, quand Henri III est en Pologne.

Son rôle politique dépasse les années de régence officielles. Elle tient une place incontournable.

Il est important de noter que la régence de la reine-mère n’est pas automatique : c’est une situation d’urgence, dans laquelle Catherine se fait nommer. Pour réussir à exercer le pouvoir, elle va ensuite négocier avec les autres puissances : les princes du sang, le parlement et les états généraux.

Concrètement, en décembre 1560, à la mort de François II, 2 personnes sont rivales pour le régence : la reine-mère et le 1er prince du sang : Antoine de Navarre, qui devient finalement lieutenant général du royaume.

Ensuite, Catherine doit composer avec les états généraux, convoqués avant la mort de François II, ils auraient dû décider du régent. Catherine leur interdit de décider.

Par la suite, quand elle va gouverner, ce sera toujours au nom de son fils. C’est la personne qui a la mainmise sur l’enfant roi qui a le pouvoir. En 1562, les partis catholique et protestant se disputent la garde du roi.

La fidélité ou non de la noblesse est importante dans la régence : tous les nobles sont sincèrement fidèles au roi, mais non à la régente, d’où un exercice périlleux du pouvoir.

 

C. Les enfants royaux :

Les garçons sont nécessaires pour la pérennité de la dynastie et les filles pour les alliances. Les reines sont donc soumises à un "harcèlement procréateur" selon B. Benassar : les princesses règnent par le lit.

 

* Les fils :

L’aîné porte le titre de dauphin, mais dans cette période (de 1559 à la fin du siècle), il n’y a pas de dauphin : l’héritier du trône de François II est son frère, il ne porte donc pas le titre de dauphin.

En 1601, naissance du dauphin, le fils aîné d’Henri IV.

Les fils cadets portent le nom de leur apanage : la partie du domaîne royal qui leur est donnée pour leur entretien. Henri est duc d’Anjou, François duc d’Alençon, puis duc d’Anjou après l’avènement d’Henri III.

Ils sont associés au gouvernement. Ils appartiennent à la sphère du pouvoir, siégeant à la Cour du roi.

Le roi ne quitte pas son pays, sauf à la tête de son armée, il envoye donc ses frères, ou ses fils.

Les cadets du roi jouent un rôle militaire important : ils sont gouverneurs de leur apanage ; et très jeunes, ils sont à la tête de l’armée : Henri III commande l’armée royale à 16 ans (quand il n’est encore que duc d’Anjou).

Ces cadets sont souvent frustrés dans leurs ambitions, surtout François d’Alençon, qui ne deviendra pas roi. Après le départ d’Henri III en Pologne, sa mère lui refuse le titre de lieutenant général du royaume. Il passe dans une phase d’opposition, illustrant la tradition des frères rebelles du roi.

 

* Les filles du roi :

Elles sont destinées à être mariées à l’étranger, à nouer des alliances diplomatiques. Une fois mariées, elles abandonnent tout lien avec leur pays d’origine. Elles sont écartées de l’héritage, et leur dot n’est pas un territoire, mais de l’argent. Exemple : en 1559, Elisabeth est mariée à Philippe II d’Espagne, et a une dot de 400 000 écus. Ensuite, elle n’a revu qu’une fois sa famille, à Bayonne.

Elisabeth a un destin révélateur du système matrimonial, fondé sur un mariage précoce : parfois avant la puberté. Elle est mariée à 13 ans, comme sa mère. Maternité répétée : Elisabeth a sa première grossesse à 18 ans. Elle a ensuite 4 gossesses en 4 ans, et meurt de la dernière, à 23 ans.

Benassar parle de sacrifice de ces princesses adolescentes.

Marguerite est, au contraire, un exemple atypique. Elle est mariée à Henri de Navarre en 1572. A cause de la guerre civile et de leurs incompatibilités d’humeurs, elle vit constamment séparée de son mari. Elle mène une vie de femme libérée. Princesse très mondaine, et très cultivée, elle se mêle aux intrigues de son frère d’Alençon et passe dans les rangs de la ligue. Elle a réagit par le scandale et la révolte politique.

Devenu roi, Henri IV l’oblige à annuler son mariage, et l’assigne à résidence dans un château d’Auvergne. Elle ne revient à Paris qu’à la fin de sa vie.

 

II. La Cour :

A. Le "nomadisme" royal, ou les Résidences de la Cour:

* Les voyages exceptionnels :

Une fois pendant leur règne, les rois des XVIème et XVIIème siècle, entreprennent un tour de France. Importance du grand tour de France de Charles IX, de 1564 à 1566 : l’enjeu est de faire appliquer l’édit de paix de la première guerre de religion. Le roi accomplit près de 4 000 kms. C’est un tour de France sur les zones périphériques du royaume : voyage qui part vers l’Est, puis redescend en suivant les frontières. Il va jusqu’à la Rochelle, et ne vas pas en Bretagne ; il va dans le Val de Loire, puis redescend dans le centre pour remonter à Paris.

Le cortège royal réunissait alors 15 000 personnes, dont le cortège du roi et de la reine, une escorte militaire, tout le personnel du gouvernement, des meubles (tapisseries...), des artisans, puis des princes, des ambassadeurs... soit une véritable démonstration de puissance, qui compensait la faiblesse de l’emprise royale dans les provinces.

Il s’agit d’une mise en scène de la représentation de la puissance royale, après le 1ère guerre civile : le roi veut forger l’unité du royaume autour de lui. Ce voyage permettait de renforcer les liens de fidélité à l’égard de la monarchie.

 

* Les résidences royales :

Le mode de vie du roi est basé sur l’itinérance. Les Valois sont constamment en mouvement, ne restant jamais plus de 10 jours au même endroit. Ils vont soit en Ile de France, soit dans le Val de Loire. Les rois et leurs Cours vont à Paris, Saint Germain ou Fontainebleau. Dans le Val de Loire, ils vont à Chenonceau, Blois ou Amboise, châteaux qui retrouvent un agrément défensif.

En 1560, Catherine emmène le jeune roi à Amboise pour le soustraire aux enlèvements de l’opposition politique. Ces châteaux servent de refuges.

Il y a une rupture avec Henri IV, avant 1589, il était très itinérant, mais dans le midi. Dans la 1ère partie de son règne, il parcourt la moitié Nord de la France ; mais une fois son pouvoir installé, à paritr de 1595, il reste en Ile de France. La fin de son règne est très sédentaire. Changement fondamental, Henri IV encre la monarchie à Paris. Jusqu’alors, Paris était une capitale très dangereuse ; elle devient la résidence du roi, ce qu’elle n’était pas avant. Bien que ce soit la capitale, les rois ne convoquent jamais les états généraux à Paris. Paris est associée aux épisodes de crise les plus aigüs, et se signale par une hostilité importante à Henri IV.

C’est tardivement que Paris devient la résidence des rois.

 

B. Le cérémonial de Cour :

La Cour devient la vitrine de la royauté et un moyen de gouvernement. Avant, elle était extrêmement familière, ouverte à tout le monde. Par réaction contre cela, des mesures sont prises pour créer un cérémonial de Cour : on aménage un espace royal.

 

* L’espace royal :

Avec Catherine de Médicis se créé une antichambre, puis un cabinet et un garde coffre, avant la chambre du roi. Charles IX ajoute une salle de garde avant l’antichambre. Henri III créé une série de pièces successives, hiérarchisées : une salle de garde, une antichambre, une chambre d’Etat, et une chambre d’audience.

Seuls les gentilhommes de la chambre sont autorisés à entrer dans la chambre du roi (il y a une liste). On est invité par le roi dans son cabinet.

Henri III impose la préservation du caractère privé des appartements royaux. Dimension politique, qui correspond à la psychologie du roi. Henri III va jusqu’à créer une balustrade autour de son lit et de sa table. Les courtisans deviennent alors le public du lever ou du repas du roi. En même temps, cela rompt le lien du roi avec les aristocrates, car le roi est le premier des nobles. Cela contribue à l’impopularité d’Henri III.

Henri IV renoue ce lien avec ses sujets.

Henri III a fait de la chambre du roi un lieu sacralisé de la royauté.

 

* Création d’une étiquette de Cour :

En 1578 et en 1585, Henri III prend 2 règlements. Cela lui est sans doute inspiré par les gouvernements étrangers : quand il est allé en Pologne, il revient par l’Italie et Venise. Les autres Cours d’Europe étaient beaucoup moins familières qu’en France.

Les règlements d’Henri III fixent l’emploi du temps du roi et son organisation. Il y a une répartition des courtisans dans les pièces : tous ne vont pas jusqu’à la chambre.

Création d’un office de grand maître des cérémonies, qui donne un ordre à chacun, selon son rang.

Le roi organise un système où les question de préséance font lieu de récompenses. Obtenir un rang plus important pour être plus près du roi devient un enjeu d’importance pour les nobles. Henri III fait de sa Cour un élément de gouvernement. Il a 2 favoris : le duc d’Epernon, et celui de Joyeuse : eux seuls pouvaient assister à son lever.

"Institution de la distance politique" par Henri III, pour proclamer la supériorité du roi sur toutes les composantes politiques. Système qui sera perfectionné par Louis XIV.

Au XVIème siècle, il y a des problèmes d’insécurité à la Cour, aggravés par les déplacements. Il y a de nombreuses querelles, des duels et des assassinats... et de nombreux vols.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 10 octobre 2006
    Face à quelques critiques, nous nous expliquons sur la mise en place de ce blog.

        Tout d’abord, il ne serait en aucun cas supplanter nos cours magistraux ni nos travaux dirigés. Tous nos cours n’y sont pas présents. Les messages postés sont écrits par différents étudiants, qui remettent par écrits leurs notes agrémentées d’apports divers tel que les lectures, les expositions et les recherches diverses que ceux-ci ont pu mener.
      Il a pour but d’aider les étudiants à récupérer leurs cours facilement en évitant de pénaliser leurs camarades. Au risque de révéler certaines évidences, nombre d’étudiants recourent, entre autres pour financer leurs études, à des emplois divers allant de l’intérim à la restauration en passant par le pionicat et le journalisme. Leur emploi, réglementé par des contrats stricts les empêche parfois d’être présent à tous les cours magistraux. Dans un soucis d’une meilleure formation, ils ne souhaitent pas pour autant se déclarer comme étudiants salariés pour pouvoir bénéficier des Travaux dirigés. C’est pourquoi, dans un soucis de solidarité envers nos camarades de promotion et d’intérêt pour nos matières nous jugeons indispensable la mise en place d’outils tel qu’une page Internet favorisant le rattrapage de nos cours.
        De même des empêchements réguliers ne doivent pas revenir sur notre scolarité, plutôt que de passer plusieurs journées à récupérer des notes de cours, les étudiants disposent d’un outil qu’il reste encore à perfectionner mais qui est d'ores et déjà utlie à certains.
       Depuis plusieurs année aucunes associations n’est en mesure de proposer un service de prêt de cours aux étudiants, auquel cas ce prêt était souvent synonyme d’une adhésion à l’association rompant ainsi avec le principe d’égalité et de gratuité de la culture.
       Nous convenons cependant que la lecture d’un tel site ne constitue pas pour autant le minimum estudiantin. Qu’il faut coupler les prises de notes diverses entre elles, lire des ouvrages conseillé dans nos biographies et se documenter.
      En espérant répondre à ce début de polémique qui ne doit pas nous éloigner de nos fondamentaux à savoir l’acquisition de savoirs qui nous échappent pour l’instant. Nous restons à l'entière disponibilité des étudiants, de nos enseignants gràce à une adresse mèl :
leshistoriens@laposte.net


Les différents auteurs du blog.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 10 octobre 2006
Nous avons reçu un mail de Roland de Tarragon, il nous fait partager son site ayant pour thème central la paléographie. Cela constitue peut-être une aide intéressante pour la préparation de vos cours.

L'ouvrage est préfacé par un Archiviste Paléographe Conservateur Général du Patrimoine :

Rubrique :
Paléographie, Généalogie, Histoire, Archéologie.

Ecritures Anciennes
Du XV ème au XVIII ème Siécle.
Par Roland de TARRAGON
http://rdetarragon.chez-alice.fr/

La Paléographie, c’est la science des écritures anciennes, c’est aussi l’apprentissage à la lecture de documents anciens.

L’initiation à cette discipline nous fera découvrir toute la richesse des fonds anciens encore aujourd’hui en grande partie inexplorés en raison de la difficulté de lecture, des formes de lettres bien sûr, mais surtout des particularités et abréviations (forme de sténographie) problèmes majeurs des débutants.

Qui ne s’est pas découragé devant un acte ancien, n'oubliez pas cependant qu'une période d'adaptation est nécessaire lorsque vous déchiffrez des documents rédigés par un nouveau scribe, familiarisez-vous avec son écriture en décryptant en premier lieu les mots les plus faciles à lire, puis revenez sur les passages à votre portée, en laissant en blanc les mots incompréhensibles, après plusieurs tentatives vous vous habituerez au graphisme et tout deviendra plus clair.

Lors de la lecture d’un document , il faudra tout d’abord se familiariser avec la forme des lettres, puis des syllabes, connaître les particularités et abréviations.

LETTRES : http://rdetarragon.chez-alice.fr/lettres.htm

Commençons par les lettres : des exemples qui vont nous permettre de reconnaître le début d'un mot et par la même faciliter sa recherche, ceci après avoir relevé les pièges de certaines lettres qui suivant les scribes se confondent : les S et F, i et J, B et G, etc.…

SYLLABES et ELEMENTS de MOTS : http://rdetarragon.chez-alice.fr/ecritures-anciennes.htm
Des syllabes et éléments de mots (deux à trois lettres assemblées) suivent dans ce chapitre et permettent de mieux percevoir des exemples de liaisons de lettres, et affiner la recherche en début ou milieu de mot.
Exemple : Gab, Gag, Gar, Gel, etc……..

PARTICULARITES :
Ensuite il faudra tenir compte des Particularités, ce sont des lettres ajoutées dans les mots ou utilisées à la place d'autres lettres, ceci assez couramment, sans parler de l'orthographe très aléatoire de certains scribes, en particulier en état-civil ou les noms et mots étaient souvent écrits sous une forme phonétique par certains prêtres.

Exemple : avec la lettre ( P ) ajoutée dans le mot Achepteur (acheteur), et avec ( Es ) qui remplace les é ou è et un ( P ) en plus dans Escripre (écrire), Nopces (noces),etc …….

ABREVIATIONS :
Passons maintenant aux abréviations : obstacle majeur dans les dépouillements, parfois l'enchaînement de plusieurs de ces abréviations rend le texte incompréhensible, il est à souligner que certaines sont utilisées en état-civil dans les noms patronymiques, ne pas les connaître mène donc à l'échec.
Le dossier abréviations a été scindé en 2 parties :
Les abréviations Spéciales et leurs formes , nous pouvons les classer rapidement ainsi:

Les abréviations en Fin de mot : un trait courbé, droit, recourbé ou de forme particulière sur, au-dessus ou au-dessous de la ligne d'écriture abrège la graphie des mots,

Exemple : Tut(eur) et curat(eur), Desf(unts), Eslect(ions), Sucess(ion), etc……..

Les abréviations en Milieu de mot : sans ou indiquée par un tilde, plusieurs lettres ou syllabes ont été supprimé, souvent seules les premières et dernières lettres sont formées.

Exemple : Consom(matio)n, déclar(ati)on, So(m)me, Egl(is)e, etc………..

En Début de mot: des signes particuliers correspondent à plusieurs lettres,

Autre-Pre-Tres-Ter-Trans-Ser-Cer-Mar,

Exemple : (Autre)ment, (Pre)neur, (Tres)pas, (Ter)rouer, etc…………..

Certains signes sont plus fréquemment utilisés, les apprendre est obligatoire :

Il s'agit de : COM, CON, PAR, PER, PRE, PRO,
que l'on retrouve aussi dans des noms patronymiques, et qui sont très souvent utilisés par des scribes de toutes régions et de toutes origines : état civil, notaire, etc… il s’agissait bien là d’un codage précis et commun à tous, c’est la sténographie d’aujourd’hui.

Exemple : avec COM, CON,
(Com)modément, (Com)missaire, etc……..

Exemple : avec PAR, PER,
(Par)lement, (Par)tye, (Per)sonne, (Par)eil, etc……

Exemple : avec PRO et PRE
P(ro)pre, P(ro)mis, P(ro)chain, P(roche), etc……..

Ensuite les abréviations en Exposant, forme plus classique.

Exemple : Cinq(uiè)me, Con(se)i(ll)er, soubs(ig)né, etc…..

Enfin quelques exemples d’abréviations avec des Mots entiers et enchaînés, qui sont en plus grand nombre dans les autres rubriques : abréviations, et mots et phrases.

Les abréviations Courantes : http://rdetarragon.chez-alice.fr/abevcou.htm

Exemple : Ahuy pour Aujourd’hui

Apprendre le contenu des 4 premiers dossiers : lettres, particularités, abréviations formes spéciales et courantes est nécessaire pour l'initiation à l'écriture ancienne, et aborder les autres rubriques plus sereinement.

MOTS et PHRASES : http://rdetarragon.chez-alice.fr/recmots.htm

Il faut ensuite se familiariser avec les mots,
Le classement a été réalisé par ordre alphabétique, attention toutefois, l'orthographe est souvent celle de cette époque.
Dans la rubrique Recueil, Mots et phrases, plus de 6400 fichiers images Français et Latin), ne comprenant parfois qu'un seul mot écrit sous des formes différentes, mais aussi des phrases et des paragraphes entiers comme ci-dessous, ce sont donc des milliers de mots avec leurs traductions dans la partie gauche des pages.

Dans vos recherches, si vous avez cru reconnaître, à l'aide des lettres de l'alphabet les premières lettres d'un mot, vous pouvez peut-être en trouver des exemples commençant par ces mêmes lettres, tout en sachant qu'il ne s'agit que d'un recueil et que seuls les mots les plus couramment utilisés dans les actes dépouillés ont été relevés.

PRENOMS et NOMS : http://rdetarragon.chez-alice.fr/prenoms.htm
Ce chapitre est plus particulièrement destiné aux généalogistes, toujours classés par ordre alphabétique environ 800 fichiers images de prénoms en français et en latin faciliteront leurs recherches en se familiarisant avec certaines abréviations, en effet les scribes civils (notaires, greffier, etc.) et les prêtres (registres paroissiaux) utilisaient les mêmes abréviations, quelques exemples de noms patronymiques soulignent les difficultés et les risques d’erreur de traduction.

Apprendre à lire des textes anciens
un Livre http://rdetarragon.chez-alice.fr/livre.htm
et un CD-Rom http://rdetarragon.chez-alice.fr/cd.htm

Dans le CD-Rom une rubrique lecture comprenant 110 pages d'actes originaux à lire au mot à mot à l'aide d'une traduction sous forme d'infobulle (en passant la souris sur le texte). http://rdetarragon.chez-alice.fr/lecture.htm

Recueil d’Exemples et Formes de Lettres, Abréviations, Mots et phrases,
D’après des originaux, Actes des Archives notariales et Etat-Civil.

La vie d'une ville ou d'un village peut ainsi être reconstituée, le nombre de commerces, artisans, activités et leurs situations géographiques.

Ce sont des renseignements historiques, mais aussi, sociaux, géographiques, professionnels, généalogiques que l’on relèvera.

C'est une mine de renseignements qui va permettre de retrouver l’histoire petite ou grande d’un lieu, ou d’une demeure, d'agrémenter une généalogie familiale, et mieux la faire revivre.

Tout ceci vous montre l'intérêt de ces archives aujourd'hui inexplorées.

Cette étude couvre une période de 1450 à 1750 avec ses exemples d'écritures extraits d’originaux, d’actes des archives notariales et d’état civil. C’est plus de 7500 fichiers images Français et Latin avec leurs traductions, et classés par ordre alphabétique. http://rdetarragon.chez-alice.fr/accueil.htm

L'idée de ce recueil m'est apparue devant les difficultés, ou tout du moins l'impression de difficultés que l'on éprouve tous lors de nos premières confrontations avec des documents anciens, la lecture en était incompréhensible du fait de l'écriture, bien sûr, mais aussi et surtout, en raison des abréviations et des enchaînements de mots.
J'ai donc pris l'habitude, à des fins personnelles, de relever les formes bizarres que j'avais pu déchiffrer, la lecture d'un grand nombre d'actes notariés et d'archives utilisant des phrases et formes répétitives m'a permis de reconnaître ces abréviations, problèmes majeurs de lecture des débutants.
Avec cet important travail de compilation, j'ai pu réaliser ce recueil qui vous permettra de vous initier à la lecture d'actes anciens et qui je l'espère vous donnera le courage d'aborder ces formes d'écritures, de les découvrir et de prendre plaisir à les lire couramment.

Il restera bien sûr, dans les cas difficiles toujours des incompréhensions, des incertitudes, mais la majeure partie du texte et le sens des phrases vous seront accessibles.

Vous pourrez ainsi découvrir tout au long de ces actes, l'histoire, petite ou grande de votre région, de votre village, des familles dans leurs formes de vie ; souhaitant que cette découverte devienne passion, je dis à tous bon courage et bonne lecture.

Roland de Tarragon

http://rdetarragon.chez-alice.fr/preface.htm
Pour plus d’informations Site de l’auteur : http://rdetarragon.chez.tiscali.fr/
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Dimanche 1 octobre 2006

Prise de notes du CM Histoire Moderne, Nouvelle France

 

Les populations du Nord-Est Américain avant l’arrivée des Français.

Pour introduire le sujet, une citation de Lichtenberg : l’Indien qui aperçut le premier Christophe Colomb à fait une découverte fâcheuse…

Pourquoi en disant cela Lichtenberg avait sûrement raison ?

            -Sur un plan démographique, en 1492 il y avait entre 6 et huit millions d’hommes sur le continent nord-américain. En 1900, on ne dénombrait plus que 375000 amérindiens. Nous disposons malheureusement de peu de traces écrites sur ce que fut la vie de ces peuples. Nous disposons de quelques traces archéologiques mais leur habitat nomade et saisonnier, ne facilite pas la trace de l’historien. Le matériel funéraire, les trous de piliers, de pilotis sont parfois les seules sources à subsister. On travaille aussi sur l’ethnographie, le langage, la culture orale.

            Toutes ces collectes, ces témoignages, croisés avec l’archéologie forme les sources que nous utiliserons pour ce cours.

            Nous allons nous intéresser au St Laurent et à la région des Grands Lacs. On estime cette zone accueillait entre 500.000 et 1 million d’habitants, cette fourchette est large car elle ne peut se fonder sur des sources fiables. Cette population du St Laurent se subdivise en trois peuplades distinctes :

          -Au nord, les Inuits, nous n’en parlerons que peu.

          -Entre la Baie d’Hudson et le St Laurent, le principal peuple regroupe les Algonquiens ainsi de plusieurs autres petites nations (les Montagnais, les Micmacs, les Abénaquis…).

          -Au sud des grands lacs il y avait les Iroquoiens, les Hurons et les Iroquois.

           Ces groupes ont en commun des histoires, des territoires et des mythes. Il y a ainsi différents  modes de vie, fonctionnement politique et différentes cultures…Mais nous nous intéresserons plutôt à leurs traits communs pour les définir comme des civilisations.

I Organisation sociale et politique

 A) Modes de vie nomades et sédentaires.

 Ici encore les différences prime : les Iroquois sont semi sédentaires alors que les Algonquiens sont complètement nomade. Ils n’ont absolument pas de sens de la propriété : l’homme appartient à la nature et pas l’inverse. L’homme contrôle un territoire, il y agit sans y altérer. L’homme se devait de respecter la nature comme son prochain, ainsi lorsque qu’un Indien devait couper un arbre, tuer un animal ou autre, souvent pour une nécessité de survie, il devait s’excuser auprès des esprits pour ce geste lourd en signification.

Les Nomades :

Les ressources naturelles (la pêche, la chasse, aux migrations de gibier) conditionnent l’habitat d’une communauté. Les hommes se regroupaient en unités économiques bien définies. La maisonnée, sorte de cabane avec 2-3 ménages, ce qui correspondait à plus ou moins 15 personnes. Ces maisonnées forment une bande variable selon le temps. Durant l’hiver, quatre à six maisonnées avec leur territoire propre et disant l’un l’autre d’une journée de marche. Pendant l’été, on réunit plusieurs bandes hivernales, les groupes comprenant plus de 200 membres devant ainsi de vrais villages.

            Les semi sédentaires :

            Ils pratiquent l’agriculture avec la triade agricole : maïs, courges, haricots plus du tournesol et du tabac. Pourquoi sont-ils semi sédentaires ? Ces nations s’implantent pour des durées limités, environ 10 ans en fonction des ressources qu’est capable de leur fournir la terre, de la proximité d’une source et des autres nécessités agricoles.

L'image « http://www.er.uqam.ca/nobel/m205012/longhouse.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.      Le temps de l’installation, on s’organise en village avec des tailles variant suivant leur emplacement et le nombre de ses habitants (entre 200 et 2000 personnes). Ces villages étaient protégés par des grandes palissades, des fossés… Autant les cabanes de nomades sont étroites, autant là, il s’agit de longues maisons avec plusieurs ménages caractérisés par des liens familiaux, le chiffre de la population d’une maison pouvait atteindre 50 personnes. Les liens familiaux se font par la femme, l’homme dépend de la femme, l’organisation clanique se base donc sur toutes les personnes descendant d’un même ancêtre. Chez les Hurons, il y a huit clans (donc huit ancêtres) repartis en plusieurs dizaines de villages. Il y a beaucoup de liens entre les villages et les mariages exogamiques permettent les liens entre les clans et les villages.

 

            B) Une organisation Politique souple

 
L’organisation est souple et mal connue. On a pu nous dire qu’il n’y avait pas d’organisation politique par manque d’information. En fait elle repose dans chaque nation sur un conseil annuel ayant pour but de répartir les territoires de chasses, de décider des déclarations de guerres ou des traités de paix.

       Ce conseil des sages regroupe les anciens, les chefs de clans. Nous n’avons que les informations que nous ont remonté les témoignages de voyageurs européens ayant participé aux séances de conseil. La séance s’ouvre par un repas, moment de libre parole, ensuite on fait tourner le calumet dans le silence. Les substances que l’on fume sont sensés être propice à la réflexion. Chacun s’y exprime librement sur tous les sujets possibles. On médite beaucoup avant de parler et les décisions sont prises à l’unanimité des participants.

            Les Chefs de clans étaient choisis par droit héréditaire, filiation sanguine, en fonction de leur mérite, de leur art oratoire, de leur sagesse… le sang n’est en effet pas toujours suffisant pour justifié des qualités d’un chef.

            C) Les relations entre les personnes. Liberté et répartition des rôles.

            Les amérindiens plaçaient l’autonomie de l’individu au centre de l’éducation. Le pouvoir du chef pouvait être remis en cause par un groupe suite à une défaillance politique ou militaire. Cela passait par une décision collective. Il y avait un grand vent de liberté dans les relations parents/enfants, pas ou peu d’instruction (pas d’école), on se limite au mime. Il n’y a pas de contraintes pour les enfants, chacun va à son rythme. Il n’y a pas aussi de châtiments corporels chose qui à par ailleurs choqué les européens qui étaient encore éduqué au fouet…

          Les contraintes sont les rythmes initiatiques, les passages dans les mondes adultes, les épreuves. Cela consistait pour les hommes en des blessures, des brûlures, des chasses et des exercices d’endurance à la douleur ou d’endurance mentale. Sur le plan sexuel, la fréquentation était libre avant le mariage, les femmes avaient le droit de choisir, ou plutôt de refuser un mari. Une femme enceinte pouvait changer de mari pendant sa grossesse… Il y a de rares cas de polygamies, mais le mariage reste dans la plupart des cas  monogame. Les tâches sont relativement établies de manière équitable. Cette répartition se base selon des rites anciens. Par exemples, les hurons on en commun un ancêtre, Aetaentsie, mère du monde, tombée du ciel. Elle engendre 2 faux jumeaux. Le premier, Tawiscanon (un garçon) est représenté taillant le silex (donc s’attachant aux armes, à la chasse). La seconde, Tusheka fait pousser le maïs, elle cultive donc. Les femmes sont donc chargées de la subsistance, rôle très important dans la communauté, elles participent ainsi aux conseils, donnent des avis, au même titre que les hommes.

 

II Représentation du monde et croyance religieuse.

A)   Les rituels de communication avec le divin.

Pour les amérindiens, tout est vivant. C’est à la fois une civilisation monothéiste et panthéiste. Monothéiste car il n’y a qu’un créateur (le Manitou pour les Algonquiens) panthéiste car la puissance du divin se manifeste partout et sous plusieurs formes (animales, climatiques…).

La communication avec Dieu est indirecte :

-   Elle se fait par des intermédiaires, des esprits aux formes animales matérialisées par des totems. Les moyens de communication sont : la danse, la musique, les cérémonies annuelles suivant les récoltes ou les grandes chasses, on invoque l’au-delà… Cela rappelle les mythes fondateurs grecs ou latin. Rien n’est improvisé, pour les danses, il y a des acteurs, les rôles sont préétablis et respectés.

-       Elle se fait par les rêves. Pour expliciter l’importance du rêve, prenons l’exemple d’un rite initiatique pour les jeunes hommes. Ils étaient, à la fin de leur adolescence, abandonnés pendant plusieurs jours en pleine forêt, cela devait prouver leur résistance à la peur, leur capacité de survie… Pendant ce rite, ils dormaient et par conséquent, ils rêvaient. Les esprits devaient leur envoyer des visions animales. À leur retour, ils étaient questionnés par les anciens, et étaient placés sous le patronage de leur animal protecteur, celui-là même qui leur avait rendu visite au cours des rêves.

-       Elle pouvait se produire par une ascèse corporelle : jeûne, blessure volontaire, danses violentes (pour les Dakota et les Chyennes), crochets dans les muscles jusqu'à des hallucinations se rapprochant de la mort. L'image « http://www.columbia.edu/itc/law/witt/raw_images/lect2/calumet.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

-       Grâce aux produits Narcotiques, du tabac amélioré avec de la datura… le calumet était en outre très symbolique : le fourneau était en pierre (le sol), le manche en bois, le tout orné de plume, le ciel…  Ce goût pour les hallucinogènes et pour les troubles psychiques permet mieux de comprendre l’attirance qu’ils ont eu pour l’alcool des européens. Alcool qui à terme aura raison de leur civilisation.

  

B)   le rôle du shaman

Il faut se préserver d’employer le terme sorcier lorsque l’on parle de shaman. A l’époque, les sorciers étaient brûlés sur les places publiques, et les religieux européens on tenté de faire croire à des civilisations de sorciers pour exterminer les Indiens.

Une prédestination enfantine vous révèle shaman, un caractère violent, une attirance pour la scatologie, pour la sexualité, des crises de démence, des spasmes… Toutes autant de déterminations ou de pathologies qui faisaient de vous de parfaits shamans. Le « fou » est ainsi éminemment respecté car on le croit capable de rentrer en contact avec l’autre monde. La fonction de shaman permettait ainsi d’insérer des personnes d’habitude en marge en sein même de la communauté en leur donnant de l’importance. Car le principe d’exclusion est inconnu des amérindiens.

Le shaman interprète les songes, il est « l’homme médecine », il soigne avec des plantes, il fait de la magie… Tout comme il soigne ou le croit capable de rendre malade, il pratique la « psychothérapie », bruyante et remuante pour le malade prenne en charge sa maladie.

C)   la Mort
 

    Face à la mort, l’Indien est stoïque, mais il a quand même peur. L’agonie est prise en charge de manière collective, un être humain ne serait mourir seul. Il existe différents rites funéraires suivant les nations. Le corps est disposé sur une colline, seulement recouvert de branchement ; chez les Hurons, le corps est inhumé dans différentes postures foetales, on dispose matériel agraire ou militaire. On pratique parfois des sacrifices animaux.

    Les « méchants » continueront à hanter le monde des vivants, les « justes » eux retrouvent l’esprit en se rendant vers l’ouest, la lumière, le dieu créateur pour y mener une vie sans peine. Il n’y a pas de notion d’enfer ou de paradis, cela à été très difficile pour les chrétiens de se faire comprendre des indiens sur ce fait.

III les rituels guerriers, l’exemple des Iroquois

L’imagination européenne retient des Iroquois leur violence, leur amour du sang… Aujourd’hui, on sait que les Iroquois étaient de nature tout à fait normale, qu’ils n’usaient de la violence que pour se défendre et par nécessité de survie.

A)   Une guerre de raids

Les Iroquois étaient armés de couteaux, de haches et de lances. Leur technique consistait à surprendre l’ennemi dans ses tâches quotidiennes pour lui éviter toute réaction armée. Ils envoyaient des éclaireurs pour repérer le nombre d’hommes, les lieux… Ils faisaient un rapport devant le conseil des sages qui décidait du combat : où ? quand ? comment ? avec qui ?.. Leur but, affaiblir l’ennemi, détruire le campement, tué s’y nécessaire et faire des prisonniers. On appelle cela Raid car le combat est bref et qu’il se joue dans les premières minutes.

Cette technique était à vrai dire employé par tous les indiens. L’un des éléments était la peur de l’adversaire de se faire surprendre, se savoir espionner, avancer la peur au ventre… Aujourd’hui, on appellerait cela la guérilla, qui fût par la suite utilisée par les européens.

B)   Guerre de deuil

Nous l’avons vu précédemment, les Iroquois étaient vus par les Européens et notamment par les jésuites comme des êtres sanguinaires, presque diaboliques. Nous basons nos propos sur le témoignage de Roland Dion, jésuite qui après s’être fait enlevé vécu plusieurs années aux côtés des Iroquois.

            Les Iroquois attaquaient leurs adversaires notamment pour remplacer les leurs morts dans des combats précédents. Un mort dans un village était synonyme d’affaiblissement du groupe, il fallait absolument y remédier pour le bon équilibre de la communauté. Ainsi pour compenser cette perte, il fallait se pourvoir en prisonnier.

            C’est ainsi qu’en cas d’épidémies (et les Européens en ont amené beaucoup), de guerres meurtrières, le conseil se réunissait à l’initiative des femmes en deuil et décidait des solutions à apporter. S’il était décidé qu’il fallait remplacer le membre décédé, on devait mener le combat. Cela peut apparaître brutal comme solution à l’équilibre démographique. Si on ne peut pas faire de prisonnier, on ramène des scalps (cuir chevelu et cheveux) car l’âme est censée s’y trouver encore. Le scalp est un trophée à parer, à sécher et à donner à une famille meurtrie. 

            On le sait grâce aux témoignages des Européens, les prisonniers ramenés dans le village subissaient des rites douloureux, ils étaient conspués, bousculés par la foule, forcer à danser et systématiquement torturés. Pourquoi ? leur résistance à la torture servait à connaître leur sort, et contrairement à ce que nous, Européens pourrions croire, plus un homme était résistant, moins il avait de chance de s’en sortir : il était tout simplement mangé par les Indiens pour sa force se transmette d’homme à homme. Il y avait une dissolution physique dans la communauté, les membres étaient coupés petit à petit, le scalp conservé, les organes vitaux consommés crus le reste cuit et le sang répandu sur le crâne des enfants… Les plus chétifs, les plus jeunes aussi, étaient placés, adoptés par des familles ayant eu des décès dans leurs rangs. Le cannibalisme symbolisait la prise de forces de l’ennemi. Le village sort renforcé après chaque sacrifice. Les survivants devront désormais participé à la vie de la communauté, ils commencent en bas de l’échelle sociale mais peuvent la gravir, il n’y à pas d’esclaves chez les indiens.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 30 septembre 2006
 Spé médiévale : Prise de note du Cours de diplomatique : comprendre et exploiter les formes des « actes » de la pratique 9ème-15ème siècle.




1) La nature des actes en général.
Voir fascicule page 2 et 3.
Les actes :
        -actes
        -chartes
        -diplômes.

 L’acte n’apparaît jamais comme substantif mais comme adjectif. Cette marque est importante pour désigner le document. Le mot diploma apparaît très peu puisque cela provient du grec diploê qui désigne le parchemin plié en deux. Le vocable le plus utilisé est carta qui vient du grec kartê qui signifie un morceau. Ce qui donne charte en Français. Les juristes considèrent que c’est un acte solennel issu du pouvoir, de l’autorité publique.
Le mot testamentum ou son doublé testimonium n’ont rien de nécrologique et sont eux aussi utilisés. Enfin on utilise le mot instrumentum qui représente la finalité de l’acte et son utilité. Ce qui caractérise un acte, c’est son rapport total avec l’action dont il émane. Donnant une force légale à une action sociale/ ou à la rapporter conférant au document une fonction mémorielle.
Au sens juridique, qu’est ce qu’un acte ?
C’est une déclaration de volonté à finalité immédiate implicant des droits et des obligations. Avec des types, des natures sociales différentes : contrats (agraire ou conjugal), donations, ventes, aliénations…. Ils mettent ainsi en scène des droits. Les convenientiae médiévales. Avec une fonction probatoire et une fonction exécutoire.
La rédaction de ces actes n’est pas libre. Elle se fait avec un formulaire. Les actes au sens plus large avec une valeur légale non attesté ne peuvent servir de faire valoir devant un tribunal. Ces écrits ont une fonction mémorielle et technique, ce sont des NOTICES.


2) Petite histoire de la diplomatique.
Dès le Moyen Age, les hommes qui recopient les actes appliquent et pratiquent la paléographie. Les usagus tant qu’a eux pratique la diplomatique critiquant l’authenticité du document. Les hommes pratiquent une critique de contenu. Les chroniqueurs médiévaux critiquent mais vont voir les actes.
La critique documentaire prend un tour différent en 1440 lorsque l’italien Lorenzo Valla démontre la fausseté de la donation de Constantin. Les techniques sont misent au point progressivement en se fondant sur des érudits du 17ème, les FEUDISTES. Fin 17ème, le fondateur de la diplomatique, un moine Moriste publie en 1681 De Re Diplomatica, ce moine c’est Jean Mabillon. Ils ne sont pas des historiens ils ont un objectif juridique à savoir les écrits anciens sont ils vrais ou faux.
Au 18ème, les actes du moyen age ont toujours une valeur légale.
Début 19ème, la diplomatique va annexer le travail d’édition avec un devoir de mémoire nationale. On crée des comités qui publient des documents comme en France ou en Allemagne (MGH).
On crée les archives historiques et en France un centre de formation des diplomatistes : l’Ecole des chartes. Cela va s’étendre à l’étude des conditions de rédaction mais aussi de conservation. Elle s’est attaché à étudier les actes publics. 2nd moitié du 19ème, on commence à étudier les actes privés.
Étude des caractères externes des diplômes : support, format, mise en page, graphie, composition générale du texte, structure (grandes articulations) souvent expression consacrées invariantes par exemple : titulature des rois de France (« le roi par la grâce de Dieu ») . « Servus servorum Dei » pour les papes ; emploi de citations sciptuaires, citations tirées des Pères de l’Eglise, citations de textes de droit canonique et au droit romain ; étude des signes de validations, éléments donnants force juridique dont le sceau. Certains fondent la critique de l’authenticité, identité des témoins, date et de formulation, le vocabulaire, tout ce qui relève du formulaire, la composition générale du document.

3) Dépôts d’archives.

Actes et documents manuscrits sont trouvable dans de nombreux lieux de nos jours qui sont qualifiés d’archives. Du latin archa = arche coffre. Actuellement, ce sont des bâtiments, institution. Opposition entre archives historiques  (plus de valeurs et moins de confidentialité) et archives administratives (vivantes), les archives fiscales sont fermées au public. Distinction entre archives à accès public sans restrictions sous quelques conditions légales (majorités) et celles a accès restreint toutes les archives administratives. Archives privées dans certains pays, archives diocésaines sont elles aussi privées. C’est sans parlé de l’ASV (archivo segreto vaticano).
Entités juridique impliquées sont à distinguer : les comptes des rois de France ne sont pas au ministère des finances mais aux archives nationales. Le chartrier se trouve en fonction des archives départementales et non pas au monastère. Archives des communautés locales sont souvent restées dans le même bâtiment ou dans la même agglomération.
Les diplomes du bas moyen age sont souvent élaborés par des notaires. Depuis le 12ème siècle les documents sont rédigés par des notaires mais on parle de 3 choses différentes :
- Les actes notariés rédigés par des notaires mais les ont remis aux gens qui les demandaient.
- Les registres notariaux qui sont des copies des documents rédigés par les notaires en générale dans les archives départementales.
- Les archives notariales qui sont des registres et des productions notariales. Les études notariales ont leurs propres archives. Elles peuvent remonter jusqu’au 16ème siècle.
Bibliothèques publiques, dans la majorité des pays européens, distinction entre les manuscrits (enluminures…) et les actes de la pratique versés dans les archives. Distinction plus ou moins rigoureuse parfois arbitraire car il y a une grande quantité de livres. Dans les bibliothèques, on peut distinguer des cartulaires (copies de livres) ou des registres notariaux. Parfois des séries de diplomes atterissent dans les bibliothèque publique. (collection Fonteneau qui a réalisé des milliers de copies médiévaux et modernes. Depuis le 19ème les masses les plus importantes de diplomes sont conservées dans les archives historiques publique. Certaines archives familiales contiennent des masses de document. Tout ce qui est dans les institutions va aux archives ; souvent, les monastères donnent leurs archivent car elles sont publique. Mais il y a aussi des particuliers :les aristocrates quelques fois médiévaux ont pu conserver leurs archives privées. Le Château de Lerant dans le Languedoc, duc de Levis Rinepoix.
Diversité géographique des dépots, problème des zones de l’actuelle nation française que sont les frontières, au MA cela était différent (archives du duché de Savoie a Turin). Certains diocèses étaient coupés en deux. Problèmes des changements de juridictions, l’administration de la navarre se trouve dans la région de la reine  puisque la navarre était alors gouvernée par la court qui se trouvait en Champagne au 14ème.
Il y a aussi le poid des accidents, parmis lesquels les conquêtes napoléoniennes qui ont drainé les fonds des pays étrangers. Napoléon voulait centraliser tout les documents a Paris, avec le danger du transport. Rapatriement avec la défaite. Libération de l’armée rouge traduite souvent par le centralisation des documents à Moscou. Le problème de la commercialisation des doc anciens, certaines archives publiques sont vidées et vendues. Les universités US possèdent des collections entières de documents médiévaux. En France on a 3 types de dépôts d’archives :
-Nationales
-Départementales
-Municipales.
Pour trouver des actes, le plus avantageux est le 2nd type. Dans les archives municipales, on a peu de cahnce de trouver  des documents médiévaux.
ÿ de 5000 hbts, la localité doit verser ces archives d’ancien régime aux archives départementales.
L’ASV (archives secrètes du Vatican) sont la Mecque pour les médiévistes car la papauté est la seule à exercer une juridiction à partir du 11ème à l’ensemble de l’occident. Concurrent de l’empire, le réseau de la papauté couvre tout l’occident. A l’ASV, ce sont des registres, des lettres pontificales, des bulles adressées a tous leurs administrés, des documents fiscaux du bas MA, on y trouve parfois des documents locaux. Lorsqu’un évêque meurt, le pape prend le droit de ius spauillii, le droit de dépouille. Le Pape perçoit pdt la vacance  une partie des revenus du diocèse : les vacants. Le diocèse est alors géré par le collecteur.

4) Conservation des documents

Au sens matériel. C’est fondamental.
Pour des raisons matérielles et organisationnelles. Le degré de conservation est très variable, raisons physiques, support fragile. Problème du haut MA encire beaucoup d’écriture sur le papyrus. Bonne conservation en Egypte mais pas dans les pays septentrionaux. Papyrus mérovingiens ont tous disparus. Le parchemin s’impose au 10ème et 14ème  ensuite la papier arrive, mais c’est encore plus problématique, le papier est bcp plus fragile que le parchemin et les insectes en sont friands.
Le papier est employé en occident, en Italie ; lié au contact arabo-musulman. Le papier en Italie dès le 13ème n’est jamais utilisé que pour remettre les expéditions des chartes demandé par le bénéficiaire de la charte. En revanche, les registres sont en papiers (impôts…), mais d’autres registre en revanche comme les registres notariaux ont de l’importance et sont sur papier. C’est au 15ème que le reste de l’occident utilise le papier.
Des documents sont parfois rédigés sur des supports exotiques comme dans les pays slaves sur les  écorces de boulots. Il y a aussi pour le haut moyen age des Ardoise Wisigothique gravé (limite entre épigraphie et diplomatique).
Les actes rédigés sur tablettes de cires que l’on a retrouvées en Afrique du nord dans le royaume vandale.
Autre problème, celui de la qualité de l’encre. En général d’excellente qualité. Plus tard, des efforts maladroits en particulier au 17ème, lorsque les encres du bas moyen age virent au jaune, ils ont eu la malheureuse idée de vouloir raviver les encres avec de la noix de galle, cela dure quelques minutes et après le document devient tout noirâtre.
Le cuir présente une forte résistance mécanique, mais aussi à la dent des insectes, les principaux risques physiques sont chimiques. La combustion et l’humidité qui affectent surtout l’encre.
Les dépôts médiévaux de documents s’appellent des chartriers. Pour la période a partir du 10ème, les anciens chartriers des établissements ecclésiastiques, les monastères et les diocèses. Les archives ecclésiastiques sont des institutions qui ont pour elles la durée, et avec un soucis de mémoire. Les établissements ecclésiastiques sont les seuls détenteurs du savoir nécessaire à la production de documents avec un attachement pour l’écrit (cela est vrai jusqu’au 13ème). Ils ont aussi pour eux la stabilité. Durant ces périodes très anciennes, on voit que les puissants laïcs font garder leurs archives personnelles par les monastères. On en a peu de traces dans la structure actuelle. A partir du 12ème, il y aune diversification de ces lieux de conservation de document écrit et des chartriers laïcs s’institutionnalisent. Et en premier lieu chez les souverains, les premiers chartriers laïcs sont ceux de la cours royale.
Les organes locaux se dotent aussi de chartrier, comme les baillis qui font faire leur propre chartrier.
A partir du 12ème, les communautés politiques locales, les « communes » se dotent elles aussi de chartriers, on note d’ailleurs le temps de différence entre la fondation de la commune et le lieu d’archivage, on peut imaginer un recours a la paroisse locale mais le décalage est assez important.
A partir du 14ème, des institutions locales semi publiques se dotent elles aussi de véritables services de conservation des documents. Se sont par exemple des confréries, association pieuse. Ou encore des associations d’ordre professionnel, les Métiers ou encore les Corporations. Exemple : les archives de la Mesta, association des éleveurs de bétail du royaume de Castille qui apparaît milieux 13 qui se dotent d’un chartrier d’ampleur exceptionnelle.  Le problème c’est que ces archives sont encore quasiment inaccessibles. Se développent les chartriers des familles nobles. Qui ont souvent des liens étroits avec un monastère fondé par la famille servant de nécropole au lignage et du coup une famille peut avoir un véritable chartrier mais qui est le chartrier du monastère.
Il manque à ce panorama les archives des roturiers qui sont l’immense majorité de la population. Les hommes au Moyen Age, ont eu le soucis de conserver les écrits qui les concernaient. Le problème c’est que la conservation des actes par les familles est une conservation extrêmement fragile et les actes qui concernent les roturiers sont conservé en très grand nombre, mais en particulier quand ces titres sont rentré dans le patrimoine d’une institution. Ainsi sur une vente de terre, le monastère reçoit les titre de cette terre depuis son origine, qui peuvent être des titres d’achat des testaments, des contrats de mariages. Donc c’est très ponctuel. On a donc bien peu de conservation des archives roturières. Sauf en Catalogne, ou l’on trouve encore chez des particuliers des actes privés du bas moyen age. Dans certain cas les roturiers ont pu utiliser des chartriers locaux comme le chartrier municipal comme lieu de mémoire. Généralement se sont des copies d’acte dans les registres, dans le cadre de la municipalité mais c’est le plus souvent dans les registres des notaires. On peut noter qu’a coté de ces deux institutions, il a existé un enregistrement effectué par les seigneurs banaux qui sont en même temps seigneurs fonciers. Pourquoi font il cela ? Les registres des seigneurs qui copies ou plutôt qui résument les actes de leurs sujets sont les registres qui servent au paiement des taxes. C’est le cas notamment pour la seigneurie anglaise, elle élabore dès le 13ème les  « court rolls », puisqu’il s’agit de la court de justice seigneuriale qui enregistre toute les transactions des roturières pour le paiement des taxes (succession, formariage…).
Dans le sud de l’Europe, les véritables chartriers du peuple, ce sont les registres notariaux à partir des 12ème 13ème siècle mais souvent bcp plus tard. Là, se sont de véritables archives des roturiers puisque tout les contrats qui sont conclu par des roturiers sont passé devant notaire et ce dernier garde une copie de ces contrats. Les actes conclus par une famille ne sont pas forcément tous chez le même notaire.

b) raisons de type juridiques et culturelles.

Pour que les notaires réalisent systématiquement l’enregistrement de tous les actes, il faut que cela serve a quelque chose. Il a fallu qu’on y accorde une valeur légale. Pourquoi écrire / copier des documents sans valeur juridique. Dès le 12ème, les notaires existent mais ne gardent pas trace des actes. Donc la conservation ne se limite pas à un dépôt. Elle met en jeu le rapport avec le passé, à la fois comme mémoire au sens intellectuel mais aussi pas l’usage fait des documents. Finalement, un chartrier c’est ce qu’on appel des archives administratives ne conservant que ce qui est utile. Mais la notion d’utilité est complexe, il n’est pas directement juridique ce qui fait qu’à travers cet utilitarisme, on peut conserver des documents en grand nombre et des documents très anciens.
La conservation des documents anciens par des institutions peut avoir une fonction purement mémorielle. Uniquement pour faire mémoire. Une institution exerce un pouvoir et le pouvoir est fortement lié à la notion de majesté, de suprématie sociale. Or au moyen Age, cela est lié à l’ancienneté et d’une certaine façon à l’éternité. Le pouvoir est éternel. Les institutions conservent et inventent des documents anciens pour prouver l’ancienneté de l’institution.  Donnant lieu à un nombre important de faux, les monastères  du 12ème siècle aimant a se faire passer pour des fondation carolingienne.
Autre cause de conservation, c’est la précaution, typique du raisonnement des juristes. Avec un soucis d’exhaustivité. Cette précaution de conserver toute trace ayant eu une valeur juridique se voit dans certains lieux privilégiés et en particulier dans les monastères catalans. À partir du 11ème, les monastère catalan conservent tous les actes ayant concerné le monastère à un moment ou à un autre. Dans les monastères italiens, les originaux sont beaucoup moins conservés mais des copies ont été faite et les grands monastères italiens, comme celui de FARFA, au 12ème, on réalise des cartulaires. Habituellement, les cartularistes trient. Mais chez ces italiens, il y a un soucis de légitimité qui fait qu’ils recopient des documents anciens peu utiles légalement, comme des baux agraire périmés au bout de 30 ans et qui date du 8ème. Au delà de ces cas exceptionnel, un peu partout se développe a partir des 11ème 12ème tout les dossiers de pièces concernant un bien ou une juridiction. Quand un monastère ou un diocèse reçoivent ou aquies des biens ou juridictions, on prend aussi tout les documents antérieurs, c’est la pratique des MUNIMINA (sing, munimen qui vient de munio qui veut dire munir garnir renforcer.) se sont en fait des garantis. En règle générale, les hommes du moyen age ont eu le souci de la perpétuité. Souci qui a longtemps perduré. Beaucoup de contrats agraires sont des contrats perpétuels. Mais malgré cela, ils savent qu’une action sociale transcrite dans un acte n’est effective que quelques dizaines d’années au maximum puis il y aura contradiction ou modification ou éventuellement perpétué. Dans ces trois cas qu’elle est le plus simple ?
Un achat de terre par un monastère, si il vend la terre, l’acte d’achat devient caduc.
 Autre exemple en cas de confirmation d’une action antérieure, le monastère va demander a chaque changement de seigneur une confirmation de son droit de péage. Donc l’acte reste valable, on en rédige une confirmation, le document étant plus récent, l’ancien est moins exécutoire moins efficace juridiquement et perd donc de ça valeur. L’ancienne version est vouée a disparaître. Beaucoup d’action ne nous sont connus que par la confirmation qui en a été faite postérieurement.
Les situations sont souvent complexes. On a des confirmations génériques mais pas une reprise de l’acte original. C’est le cas des « pancartes » monastiques, cela signifie toute les charte (pan carta) il s’agit d’un seul acte que le pape remet a un monastère par lequel le pape confirme tout les biens et toutes les juridictions des monastères. Cela peut se présenter sous différente forme, une énumération par exemple. Ce qui est plus intéressant pour nous c’est quand se développe le procédé de l’insertion au 12ème ou c’est ni plus ni moins l’insertion de l’acte le plus ancien dans l’acte récent.

Pour les actes qui émanent des institutions, dans ces actes, le principal moyen de conservation, cela va être à partir du 12ème-14ème, c’est l’enregistrement qui est une copie à la source. Quand la chancellerie délivre un diplôme, il y a systématiquement une copie de ce dernier. C’est une copie plus ou moins complète, procédure administrative à valeur juridique associée aux grandes institutions et au service qui produit des écritures : la chancellerie.
Il y a donc les registres (copie des actes à la source) et les cartulaires (copie des actes à l’arrivé, au destinataire).
Dans un premier temps les institutions ne font la copie du document que quand elles sont elles même impliqués dans l’affaire. Il y a une validation de l’acte engagent la responsabilité de l’institution se qui conduira l’institution a tout copier. Un acte peu exister sous plusieurs formes. La probabilité pour que cet acte passe a travers le temps dépend du nombre de copies de ces actes. Le nombre d’exemplaire d’un acte est strictement proportionnel au nombre de personnes qui sont en relation dans l’affaire.
Les bulles pontificales ont un degré de conservation extrêmement variable. Avant l’enregistrement, elles peuvent ne concerner qu’un seul individu, et donc qu’un seul exemplaire du diplôme. Alors que certaines bulles qui concernent tout un ordre religieux, quand Grégoire IX rédige une protection générale de l’ordre cistercien, cela concerne des centaines de monastères.

5) Le problème de la représentativité des actes.

C’est la un problème historique en quoi ce qui nous est parvenu est représentatif des autres actes et de la vie sociale ?
Selon les époques et milieux sociaux, toute action juridique n’est pas forcément écrite, c’est en partie lié à la durée potentielle des actions sociales, des obligations très brèves. Celles-ci sont rarement mises pas écrit avant l’extrême fin du Moyen Age, puisque l’usage du papier a rendu la mise sur papier beaucoup moins coûteux.  Certaines obligations plus durable reste parfois purement oral comme les concessions de terres en particulier pour moins d’une vie. Ils ne serons jamais mis à l’écrit au Moyen Age. La constitution économique des couples, jusqu’au bas moyen age, il n’y a pas d’accord écrit. La propension à écrire des actions sociales dépend d’un certain nombre de paramètre à commencé par son coût. Quand des particuliers veulent faire rédiger un acte, c’est eux qui vont payer le support. Ensuite il y a le salaire de celui qui rédige. Et enfin, il y a les droits de chancellerie qui comporte deux partie, une rétribution pour le service rendu mais il y a aussi une partie des droits de chancellerie qui a une valeur symbolique rendant l’acte légal, le validant.
Il y a aussi toutes les conceptions culturelles qui entrent en jeux dans la conception qu’on a avec l’écriture. Quand des documents écrits ne nous sont pas parvenu, c’est le plus souvent par ce qu’ils n’ont jamais existé et c’est par ce qu’ils n’ont pas été écrits qu’on ne les trouve pas plus que s’ils avaient été perdus. En fait, techniquement, quand un acte risque de ne plus servir rapidement, on ne l’écrit pas. La richesse documentaire de certaines régions ne signifie pas que ce soit des régions ou l’on a le mieux conservé, c’est celle ou on a le plus mis à l’écrit.
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>