Mercredi 27 décembre 2006

LA SEIGNEURIE POLITIQUE

 

 

Les catégories voisines de la paysannerie :

 

-          le clergé

 

-          les chefs politiques

 

-          les combattants

 

Il y a une confusion entre la domination des choses (seigneurie foncière) et la domination des hommes (seigneurie politique, la potestas). Cela entraîne des rapports complexes.

 

La SEIGNEURIE est la domination d’une grande masse d’hommes. Elle s’exerce sous des formes variables, le plus souvent elle est locale. A la fin du XII°- XIII° siècles, elle est de plus en plus détenue par des princes voire des monarques. Le pouvoir monarchique est plus agressif pour les populations que le pouvoir local, plus proche.

 

 

 

ORGANISATION DES COMMUNAUTES ET LES ELITES (ARISTOCRATIE) aux X°-XII°

 

 

La noblesse est au départ un phénomène, elle devient de plus en plus une catégorie qui se différencie de la population rurale. Beaucoup de nobles sont issus de structures paysannes. L’aristocratie est caractérisée par le système du FIEF et de la féodo-vassalité. Ce système s’impose assez tardivement en Méditerranée, à partir du XII°. Le fief y est géré par les princes.

 

 

 

A-   Sujétion politique et autonomies paysannes au X°siècle

 

Le peuplement est assez dispersé, ces formes d’autonomies paysannes sont mal connues mais comportent trois éléments politiques et institutionnels fondamentaux:

 

-          une capacité à s’assembler (pour les hommes libres)

 

-          une participation des hommes au tribunal et à l’armée dans une circonscription

 

-          une délégation aux délégués des hommes libres de fonctions d’offices administratifs (ces délégués sont les boni homines, les hommes de bien)

 

 

 

Nous sommes assez bien éclairés par les textes dans cette région. Les historiens ont longtemps pensé que cette organisation a perduré grâce à la persistance des pratiques juridiques romaines et à la pratique plus intensive de l’écrit.

 

 

 

La condition essentielle pour l’indépendance d’une communauté c’est la prise de conscience de la « chose publique » et donc l’acceptation d’un pouvoir supérieur fort. Les seigneurs ont tout intérêt à ce que les hommes aient une auto-organisation et à leur attribuer des droits. Cela laisse la population s’organiser pour un certain nombre d’activités, ce qui fait un travail moindre pour le seigneur.

 

A partir du XI°, les cellules de peuplement se réduisent en taille de plus en plus. Epoque féodale agresse les communautés paysannes car elle ne veut plus leur donner d’autonomie.

 

 

 

B-    Les facteurs de l’emprise des élites sur les groupes de paysans

Depuis l’époque carolingienne, les élites exercent des fonctions publiques légales pour le compte de l’Etat : présidence des tribunaux, direction de troupes, transmission des ordres des souverains… Elles disposent d’importants moyens d’action, elles s’enrichissent par cette fonction administrative. Ces élites ont un esprit de solidarité sur une très large échelle : c’est un véritable réseau. A partir du X°, elles monopolisent la maîtrise des armes, le combat à cheval prédomine, il s’agit de personnes riches pouvant se payer la monture et l’armement.

 

Au XI°, les élites prennent de plus en plus d’emprise sur les populations rurales qui ont un besoin de protection économique car l’endettement provoque une augmentation massive du nombre de serfs. Ces populations paysannes servent de moins en moins au combat car elles ne peuvent se payer l’armement, elles ont alors aussi besoin d’une protection militaire. Il y a une certaine insécurité de part les invasions normandes, les invasions sarazines, les batailles entre les califes andalous et les royaumes chrétiens du nord. Les armées royales sont de moins en moins efficaces, les communautés se tournent alors vers les élites privées.

 

 

 

MILITES à la base désigne un soldat, un combattant de n’importe quelle classe sociale. Ce sont souvent les hommes de protection des seigneurs. Ils adoptent rapidement le mode de vie des nobles et veulent exercer un pouvoir. Ils deviennent les chevaliers, les seigneurs leur donnent des terres où ils peuvent exercer un pouvoir sur les personnes y vivant (émiettement territorial). Ce sont des roturiers qui sont parvenus à monter au sein de la hiérarchie sociale. Au XI°, la seigneurie est 10 fois plus importante. Des roturiers cherchent aussi à rejoindre l’aristocratie en devenant agent ministériels. Ils ont alors un certain pouvoir en prélevant des impôts, gérant une fortification pour le compte d’un puissant…

 

 

 

L’autorité royale ou princière s’affaiblit au cours des X° et XI°. Les populations roturières ont de plus en plus besoin de protection contre les agents publics qui pratiquent des abus. Les grands propriétaires mettent en place des aides financières ou militaires contre cela.

 

Il y a aussi un affaiblissement de la chose publique au sein de l’aristocratie. Le Roi n’est plus perçu comme un saint, on pense qu’il ne sert à rien. En 987, il y a vacance du trône de France jusqu’à l’avènement des capétiens.

 

 

 

Þ Dans les anciennes régions carolingiennes (Italie du Nord, Catalogne et France du Sud), il y a une privatisation des offices (des fonctionnaires) jusqu’aux châtelains qui vont exercer des pouvoirs de types monarchiques. Il y a un mouvement de création de seigneurie politique : les grands propriétaires fonciers (et surtout les grands monastères) s’appuient sur le principe d’immunité et fondent leur propre pouvoir de domination sur des groupes humains.

 

Þ L’Italie non carolingienne est soumise à l’invasion normande (de la Normandie française). Les pouvoirs seigneuriaux locaux s’implantent par la force et la victoire par conquêtes de morceaux de territoires. Ces pouvoirs sont rapidement récupérés par la monarchie qui généralise le système du fief pour gérer sa population.

 

 

 

METHODES D’IMPLANTATION DE LA SEIGNEURIE

 

 

Il y a relâchement des liens entre le roi, les comtes et la châtelains. Les fonctions déléguées sont privatisées.

 

 

A-   Les machinations juridiques

Certaines zones sont peuplées par des entreprises de peuplement. Ceux qui dirigent ces entreprises ont la mainmise sur la population y vivant.

 

Le principal mode de création de pouvoir sur les hommes est l’utilisation de la propriété du sol. Les nobles dominent la familia : les enfants non majeurs, les domestiques, ceux qui viennent se mettre sous leur protection et à partir du XI° siècle, ceux qui vivent sur ses terres. Le pouvoir n’est important que si le domaine foncier est vaste. Les plus grands domaines appartiennent souvent à des monastères. Ex : le monastère du Mont Cassin dans le Sud de l’Italie jouit du prestige de Saint Benoît de Nursie. Il se constitue un patrimoine foncier à la base d’un pouvoir territorial, peuplé par des opérations de peuplement qui forment des seigneuries publiques que domine le monastère.

 

Les statuts des communautés sont de plus en plus variables, le privilège se développe (la privata lex, statuts individuels, exemption des devoirs collectifs). A partir du XI°, ces privilèges sont accordés à plus de personnes, on peut en faire bénéficier ses proches. Les communautés sont menacées de l’intérieur : les plus faibles doivent se placer sous la protection de puissants, parfois étrangers à la communauté. Les notables se créent des clientèles au sein de l’aristocratie pour dominer les communautés rurales sans qu’elles puissent faire appel aux puissants proches. Les nobles se créent aussi une clientèle par le système de la « créatio » de l’adoption fictive, en établissant un lien de parenté fictif avec son client.

 

 

 

B-    les violences

Les seigneurs fondent leur pouvoir sur la clientèle et sur la violence. Les milites, eux, n’ont que la violence pour asseoir un pouvoir public.

 

Cela caractérise plus le midi de l’Europe. Les sources proviennent souvent des monastères (ecclésiastiques), il semble cependant que ces sources aient augmentées considérablement la violence chevaleresque, car en fait les chevaliers se seraient souvent attaqués aux établissement monastiques. Pour eux, cette violence est une forme d’impiété dirigée envers dieu.

 

 

 

Nous sommes en pleine période grégorienne, deux classes sociales sont en concurrence pour le pouvoir. Les CHEVALIERS et les REFORMATEURS GREGORIENS, qui s’appuient sur le droit canon, l’arme de l’écrit qu’ils utilisent contre les chevaliers. La violence des chevaliers auraient eu lieu principalement dans l’Aquitaine et le sud de la France, ainsi qu’en Catalogne (les Pyrénées).

 

 

 

En Aquitaine, en 989, à lieu le Concile de Paix de Charroux qui sera suivit de nombreux autres. Les clercs y décident de prendre en main la paix à la place du pouvoir royal (qui ne peut la maintenir). Il y a une généralisation du « salvamentum », la création de villages pour apporter de la sécurité à l’intérieur de murailles et autour d’une église surtout.

 

1020-1060, il y a une flambée de l’agressivité des chevaliers. Ils privatisent à leur profit les fortifications qui leur étaient confiées dans le cadre de la délégation des pouvoirs publiques. Il y a une multiplication des châteaux : ce sont des foyers d’insécurité, des bases d’expéditions contre les populations alentours. On peut quantifier certaines de ces violences à travers les Miracles de Sainte Foy (pour l’Aveyron). Mais la portée est limitée.

 

 

 

Spécificité de la péninsule ibérique et de ses structures politiques. Il y a un certain dynamisme et une certaine force de résistance des communautés rurales pour deux raisons :

 

-          il y existe une solidarité de type clanique (de part le lien qu’a crée la Reconquista)

 

-          la classe des guerriers est trop occupée à la Reconquête, à la lutte contre les maures qu’à la lutte contre d’autres seigneurs

 

A partir du XI°, il apparaît une nouvelle dimension de la guerre autour de 1030. Elle n’est plus le monopole d’un petit groupe, tous les hommes libres doivent s’armer et devenir des guerriers pour la reconquête Þ tous les hommes (contrairement au sud la France) accèdent à l’exercice de la violence. L’exercice de la monarchie par les nobles est plus tardive (XII°-XII°), la seigneurie est présente mais pas sous la même forme. Au Sud du Tage, cela attendra même le XIV°, avec une aristocratie très liée à la couronne.

 

 

 

MODUC VIVENDI XII°- XIII° : LE POIDS DE LA SEIGNEURIE ET LE PARTAGE DES FONCTIONS

 

 

A-   Les instruments de l’autonomie : les chartes (de franchise, de communes)

 

Il y a des accords entre les seigneurs et les hommes. Les chartes sont des documents représentatifs de cette période. Les chartes de franchises sont des chartes de droit, celles de communes reconnaisse une véritable organisation de commune et celles de peuplement montre les droits d’une communauté de colons.

 

 

En Italie du nord et dans le Languedoc, les chartes sont peu nombreuses. Mais quand les communautés sont suffisamment fortes, elles n’ont pas besoin de mettre leurs droits par écrit (explique peut être ce manque de sources).

 

Il faut se méfier des rapports de pouvoirs relatés dans les chartes. Ce sont des contrats bilatéraux où les parties sont à égalité sur le papier. Le contenu explique la forme que prend ce rapport.

 

L’apogée pour une communauté est d’obtenir le statut de commune (ou « universitas » ou « consulat » ou « concilium »). Tous les aspects de la communes sont alors gérés par elles (fiscalité, devoir de défense, entretient de la ville…). La structure est organique, il y a différentes institutions qui assurent le fonctionnement de la communauté. Les femmes en sont exclues. Une Assemblée se compose autour des hommes libres, chefs de famille qui possède des terres sur le domaine de la commune. Il y a des conseillers municipaux ainsi que des citoyens tirés au sort pour exercer certaines fonctions : surveillance du marché, garde champêtre…

 

 

 

Les chartes de franchises ne sont pas démocratiques : les élites roturières font prévaloir leur intérêts avant ceux de la communauté.

 

 

 

Dans les 2/3 méridionaux de la péninsule ibérique, les communautés se sont crées ex-nihilo à partir de 1050. Ces communautés sont souvent municipales dès leurs origines, alors qu’en France elles se battent pour obtenir ce droit.

 

En Italie méridionale, autour de Florence, ce sont les « terres neuves », des villages crées à partir des années 1200 contre les enclaves féodales. Ce sont souvent des communautés de combattants, à la limite de la féodalité. Le pouvoir des seigneurs y est cependant limité par des coutumes.

 

 

 

B-    Solidarités communales

 

Face aux seigneurs, les groupes locaux manifestent des solidarités. Ces solidarités sont variables, elles sont souvent dirigées contre les seigneurs par les personnes les plus actives : les laboureurs, les chevaliers roturiers… Les solidarités se fondent sur la coutume et non sur le droit. Derrière les chartes de franchises, il y a un grand nombres d’actions menées par les communautés.

Le fait de vivre dans des habitats groupés favorise la cohésion contre le seigneur. Les solidarités s’organisent à l’échelle villageoise, elles sont faibles face aux pouvoirs des seigneurs. Ces solidarités se développent au dépend des solidarités familiales. A partir des XI°-XII°, l’ensemble des liens ne sont plus de type clanique mais de solidarités locales : c’est le phénomène de DEPARENTELISATION, accentué par la colonisation de nouveaux espaces libres. Des zones de défrichement où l’on fonde un nouveau lignage. Entre le X° et le XIII°, les liens se tissent plus entre les hommes et la terre qu’entre hommes seulement.

 

Les TOPOLIGNEES se développent, ce sont des lignages par rapport à un lieu, à une terre. Un certain nombre de solidarités ne sont pas dirigées contre le seigneur mais contre toute intrusion sur les terres de la communauté par un étranger (comme les forains par exemple). Les chartes expriment par exemple qu’il est interdit de défendre un forain face à quelqu’un du clan, même s’il a raison.

 

Il faut un délai de 30 ans pour acquérir la citoyenneté dans une communauté. Pour cela, il faut :

 

-          résider sur les terres de la communauté

 

-          y avoir une propriété de biens

 

-          parvenir jusqu’au bout d’un rituel juridique (à la fin des 30 ans) et enfin prêter serment de fidélité.

 

 

 

C-    Prérogatives seigneuriales

Les situations diffèrent d’un lieu à un autre. Il n’y a pas de textes généraux définissant l’exercice du pouvoir seigneurial au niveau local. La JURIDICTION SEIGNEURIALE s’exprime de façon financière, et se caractérise par des prélèvements. Des historiens anglais ont vu la seigneurie comme une entreprise.

 

Les seigneurs ne cherchent pas forcément l’enrichissement, ce sont surtout les seigneurs monastiques qui prélèvent le plus. Ce qui est principalement recherché c’est le prestige et le bien public. Le prestige s’obtient par la domination, et surtout par la domination d’autres nobles : féodalité et clientélisme.

 

 

 

Le pouvoir seigneurial pèse sur les paysans :

 

 

 

           

 

- par la JUSTICE, un des fondements du pouvoir sur les hommes. Avant il était régalien (par le Roi), mais suite à l’émiettement territorial, les seigneurs obtiennent le pouvoir judiciaire. Ils participent aux sentences avec des représentants du peuple. Parfois le seigneur y a des intérêts. Les copies des sentences sont rangées dans des cartulaires. Ils sont réalisés pour les seigneurs et dans leurs intérêts. Cela donne une vision faussée de l’exercice de la justice. En vérité, la justice serai relativement équitable et se fonderai sur des références acquises par tous… Il existe tout un système hiérarchique d’appel qui inciterai le seigneur à rendre une justice équitable. La justice est exercée par les seigneurs comme une source de revenus. Vers 1250, se développe la PROCEDURE INQUISITOIRE (d’enquête), un système dans lequel le représentant du pouvoir devient partie prenante dans la recherche de criminel, et non d’attente de plaintes. Le but de cette procédure est de distribuer des amendes, et donc de s’enrichir.

 

 

 

- par les PRELEVEMENTS FISCAUX, justifiés par la paix, la stabilité sociale que procurent les seigneurs. Le seigneur assure la police dans sa zone. L’essentiel de ses revenus se fait par des prélèvements indirects : taxe sur la circulation de marchandises (péages), usages des biens communaux ( des lieux n’appartenant à personne, donc au seigneur comme les prairies pour le bétail), prélèvements sur la production agricole, banalités (four, moulin, pressoir) mais c’est relativement rare en Méditerranée car le seigneur ne parvient pas à imposer son monopole face à la communauté, le banvin, le droit du seigneur de vendre son vin avant sa communauté sur le marché…Le droit de gîte, devoir d’accueillir et de nourrir chez soi des agents publics = albergue, taxe que l’on paie pour que le seigneur exempte sa communauté de ce devoir.  La principale source de revenus est la TAILLE, un prélèvement tout à fait arbitraire, quand le seigneur a besoin d’argent. Le seigneur organise des milices au sein de la communauté qui peut se traduire par un devoir de maintien de l’ordre (c’est valorisant car on utilise une arme, vu comme une supériorité), or le seigneur le transforme en corvée dégradante comme l’entretient des fortifications, la corvée de charroi (de transport)… Ce devoir de corvée est alors souvent transposé en taxe numéraire pour ne pas avoir à le faire.

 

 

AMBIGUITES DES LIBERTES RURALES AU BAS MOYEN-AGE

 

 

 

Au XIII°, le développement d’une administration étatique n’est plus favorable aux communautés locales. Les organisations locales sont remises en cause par l’Etat. Les droits locaux doivent s’uniformiser au niveau de très grandes surfaces dominées par un Prince : les privilèges sont réduits au profit de lois générales (« ius commune »).

Les communautés locales ont aussi des ennemis internes, l’autogestion des communautés devient de plus en plus lourde : s’est formée une certaine oligarchie (pouvoir de décision par la minorité des plus riches), et une certaine institutionnalisation du pouvoir. Avec la croissance démographique, les communautés se sont complexifiées et les échanges se sont multipliés. Certains se sont spécialisés dans l’administration, ont suivis des études de droit, ils se dégagent comme une catégorie spéciale de la communauté.

Þ a l’intérieur d’une assemblée communautaire il y a donc des personnes riches et des spécialistes du droit. Dans les procès verbaux de ces assemblées, on remarque de plus en plus la prédominance d’un groupe qui prend les décisions (les riches et spécialistes) alors que le reste de l’assemblée est spectatrice. Mais dans les petites communautés rurales, la démocratie directe subsiste.

 

 

Il existe des éléments de dynamisme communautaire au bas Moyen Age, avec le développement d’une féodalité propre. A partir du XIV°, apparaît dans la documentation une véritable organisation fiscale municipale, des impôts sont levés par la communauté pour la communauté elle-même. Cela permet aux communautés de prendre en main la fortification du village, et non plus par l’intermédiaire du seigneur. La communauté établit elle-même ses corvées. Le fait que la communauté puisse garder elle-même les clefs de la porte du village est un symbole fort.

Dans certains cas, les communautés parviennent à obtenir une reconnaissance de l’Etat.

Les communautés paysannes sont moins représentées au sein des villes, leur représentants sont souvent mauvais car nommés par la ville, ils ne connaissent pas réellement bien les communautés paysannes.

 

 

 

 

CONCUSION : La seigneurie politique a peu de conséquence sur le cadre matériel de la paysannerie. Le seigneur n’est pas forcément présent sur place, il réside souvent dans la ville la plus proche. Ils considèrent que c’est plus conforme à leur statut. On sait aussi que les relations entre seigneurs et communautés paysannes ne sont pas forcément hostiles (ex : pour le village de Montaillou, on sait que la châtelaine entretient des relations familières avec le peuple).

Le pouvoir des nobles se concrétise par des agents qui supportent l’essentiel des tensions. Ce sont souvent des membres de la communauté (de part la volonté du seigneur), ce sont des intermédiaires qu’il peut remplacer quand il le désire.

Le principal élément matériel qui caractérise le seigneur c’est le château, il contient parfois une prison, la garnison y réside, c’est là aussi où l’on va porter ses impôts. Mais cette présence matérielle n’est pas toujours présente. Parfois il n’y a qu’un agent et un château pour 5 ou 6 communautés.

Ce pouvoir est concurrencé par l’Eglise, qui st toujours présente dans un village.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : premier semestre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Retour à la page d'accueil

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Blog : Politique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus