Mercredi 7 février 2007

Chapitre II et III le renouvellement de l’histoire politique.

Ce renouvellement date du début des années 80 et dure jusqu'à aujourd’hui, il suit le discrédit depuis la révolution de l’histoire des annales. Les reproches qu’on lui faisait : l’événement, une histoire narrative, linéaire, factuelle, asservie à la chronologie, une histoire aussi subjective car elle ne s’intéresse qu’aux dirigeants, elle est anecdotique, elle est individualiste, elle a été foulée au pied par les annales.
   
I ) Quelles sont les causes du retour en grâce de l’histoire politique.

1) Des causes extérieures.

La première cause mise en avant : la volonté du public d’expliquer un événement qui a des répercussions sur sa vie, déclanchement d’une guerre, d’une crise économique. On cherche non plus uniquement le fait militaire mais l’interaction entre le fait politique et diplomatique.   Deuxième cause : l’accroissement du domaine politique de l’état, l’état s’occupe du logement, de la santé, de la culture, du social… Troisième cause, le rôle de l’opinion, le grand public, les séries…

2) les causes endogènes.

Elles ne tiennent plus à l’environnement mais à des personnalités. Notamment par André Siegfried et son tableau politique de la France de l’Ouest publié en 1913. Il a ouvert la voie à un nouveau type d’historien, ceux qui étudient les comportements électoraux, François Goguel, Alain Lancelot (l’abstentionnisme électoral). L’histoire des idées politiques, Socialisme, Communisme, Gaullisme, est aussi une branche très étudiée de l’histoire politique. La pluridisciplinarité, l’arrivée de l’outils informatique, l’outils lexicographique (étude des discours). L’étude des sondages d’opinion, la cartographie électorale…

Toutes ces causes ont renouvelé l’histoire politique. En effet l’histoire politique par l’histoire extérieure et les causes endogène à permis la création d’une histoire politique totale.
L’histoire politique s’intéresse désormais aux populations, comme acteur particulier, objet d’étude.
L’histoire politique devient sur des différentes durées. Une durée moyenne, celle d’un régime ou d’un parti politique. La durée longue, l’histoire des idées politiques, des idéologies. Grâce à tout cela l’histoire politique c’est extrêmement renouvelé.

3) Renouvellement de l’histoire des partis politiques.

Cette histoire était condamnée par la condamnation de l’histoire politique. On lui faisait plusieurs reproches : la monographie locale, une histoire évènementielle, pas de vue d’ensemble. On reprochait à cette histoire d’être trop idéologique, on s’intéressait plus aux partis marxisants, d’une gauche radicale, il n’y avait pas d’histoire des partis modérés, des partis de droite. Cette histoire devait légitimer la société idéale défendue par les marxistes.
On ne s’intéressait pas aux mentalités, aux psychologies des adhérents, des militants, des sympathisants. Un ouvrage à changé cette histoire, l’Histoire des droites en France, de René Rémond. Cet ouvrage marque la fin de l’histoire d’un courant au profit des droites plurielles, il s’intéresse au long terme. Il ne s’agit plus d’une monographique, il n’y a plus de chroniques évènementielles, on fait désormais dans l’idéologie. Il différencie plusieurs droites en France, une droite légitimiste avec une idéologie réactionnaire, retour à l’ancien régime, rappel du roi Bourbon, son fondement : La charte de 1814. La droite Orléaniste, plus libérale. La droite bonapartiste, au-dessus des partis, vers le peuple, plébiscitaire (Gaulliste…). Mais on fait pour l’instant l’impasse sur l’extrême droite.

4) Étude des organisations de jeunesse et des mouvements d’étudiants.

C’est l’étude des mouvements étudiants. Les leaders étudiants ont ainsi eu des rôles importants par la suite. L’étude des mouvements politiques est de savoir quels fut leur rôle lors du renouvellement de la sphère politique. On s’aperçoit sous la troisième république que de nombreux leaders ont accédé à des fonctions importantes de l’état. Pierre Mendès-France à été leader important d’un mouvement important de jeunes radicaux, il est par la suite devenu président du conseil. Il était le chef de la LAURS (Ligue d’Action Universitaire Radicale Socialiste). René Pleven, il a milité dans un groupement universitaire que l’on appelle GUSDN (groupement universitaire pour la SDN).
Sous la quatrième république, sur 17 président du conseil, 11 sont passés dans les mouvements de jeunesse, ils y ont appris les bases du métier. George Pompidou a ainsi milité dans les organisations de jeunesse, pareil pour les Communistes et les Socialistes.
L’angle d’étude le plus intéressant sont, les formules d’encadrement, les cadres d’encadrement,  les temps et les rythmes de leurs existences. Comment s’est formé notre class politique actuelle ?

II Une étude de cas, les mouvements de Jeunesse dans les année 20, une nouveauté ?

1) Définition sociale de la jeunesse.

La jeunesse, « c’est le résultat d’une organisation sociale des âges de la vie qui va déterminer le calendrier et les modalités de passage d’un âge à un autre en même temps que les comportements». Dans la France de l’entre deux-guerres, il y a une organisation directe du passage de l’enfance à l’âge adulte selon que l’on se trouve dans les milieux bourgeois ou ouvriers. Il y a donc deux jeunesses, mais est-ce que cette jeunesse ce définit comme opposition à l’âge adulte ? Ou est-ce qu’au contraire, les conflits permettent une intégration  de la jeunesse plus rapide dans l’âge adulte.
La première jeunesse, est une jeunesse populaire. Une jeunesse ouvrière ou paysanne :
-    Ils ont quittés l’école très tôt.
-    Ils travaillent tôt.
-    Ils ne sont pas encore mariés.
-    Ils vivent chez leurs parents et donc sous leur contrôle.
Les rites de passage sont important : le certificat d’étude, la communion solennelle ; De nouveaux droits sont reconnus dans le domaine des distractions, le bal est propre aux jeunes, la fin de la jeunesse c’est le mariage. Pour les garçons, il faut ajouter à cela le service militaire.
Mécanismes d’intégrations, il y a peu de conflits de génération à l’époque. Le modèle républicain et le rôle de son école diffuse à tous les enfants une culture civique laïque et républicaine, qui transmet des valeurs de respects, d’intégration. Le respect des aînés est incarné par la cérémonie des anciens combattants. De plus, la place « libérée » par les morts au combat, on permis de faire carrière rapidement.

La jeunesse bourgeoise. Les caractéristiques sont inverses du milieu populaire. Le jeune bourgeois poursuit ses études, il travaille donc tard, il n’habite plus chez ses parent et échappe donc à leur contrôle direct, l’âge du mariage est beaucoup plus élevé. La jeune fille reste plus longtemps dans sa famille, elle se marie plus jeune, il y a une expression « elle fait la jeune fille de la maison », elle n’échappe pas au contrôle de ses parents.

Modalités de contestation. Dans le domaine politique, les jeunes groupements sont des mouvements de contestation par rapport à leurs aînés, les JC, les jeunes Turcs (Radicaux), les étudiants d’action française… Tous contestent les ténors, Maurras et Léon Daudet pour l’extrême droite par exemple.

Les conflits de génération s’expriment par d’autres moyens, des codes vestimentaires, les montres bracelet, les pantalons de golf, des goûts artistiques Dadaïsme, Surréalisme. Les jeunes intellectuels ont été engagé très souvent au côté du parti communiste : Breton, Eluard et Aragon. Mais ceci est limité aux milieux étudiants.

2) L’organisation des mouvements de jeunesse.

Ils existent depuis longtemps, ils sont souvent confessionnels. Dans toutes les religions on s’est attaché à la formation religieuse des jeunes. Ce soucis remonte au XIXème siècle, il émane des catholiques. Au milieu du siècle, le jour où les enfants n’allaient pas à l’école, il fallait les occuper, on a pour cela créé les patronages, puis les mouvements laïcs ont pris les devants. À la fin du XIXème une matrice globale est créée : l’ACJF (Action Catholique pour la Jeunesse Française), mais tout est encore contrôlé par les adultes, les colonies de vacances sont aussi créées.
L’influence du Scoutisme créé en Angleterre en 1908 par l’amiral Baden-powell. La pédagogie : le départ et la vie au grand air, les surnoms, les Bonnes Actions, Discipline… Son essor est phénoménal en Grande-Bretagne. En France, c’est d’abord une réaction de méfiance vis à vis d’un mouvement d’origine Protestante. En 1911, c’est la création des éclaireurs unionistes, en 1912 sont créés les éclaireurs de France, laïcs. 1920, les Scouts de France, catholique et les Guides de France pour les filles.

3) Dynamisme et spécialisation de ces mouvements dans l’entre deux guerre.

L’ACJF, reprend du service après la guerre car elle met l’accent sur l’engagement civique des jeunes. Leur mot d’ordre « civique par ce que sociaux, sociaux par ce que catholique ». La condamnation en 1926 par le pape Pie XI du mouvement l’Action Française à libérée une partie du monde catholique de son attachement aux valeurs traditionnelles, pour se réfugier dans la république. Un nouveau courant se détache, la démocratie chrétienne. Elle deviendra le Mouvement Républicain Populaire, on y trouve Robert Schuman, Georges Bidault, François de Menthon. L’ACJF compte en son sein 20% d’étudiants, 23% d’employés, 21% d’ouvriers et 36% de jeunes ruraux, tous y sont représentés.
L’essor des fédérations diocésaines de jeunes fille, nées en 1925, elles d’éduquer les jeunes filles face au monde moderne, le bal, la radio, le cinéma, en revanche elle éduque pour diffuser les œuvres sociales.
Le développement du scoutisme catholique. Méfiant à la base, ils prennent le train en marche en 1920. il y a deux pôles, le Nord et Paris. La hiérarchie d’abord réticente perçoit rapidement les atouts. Il se caractérise par âge, louveteau, éclaireurs, routiers. De 1920 à 11932 il s’adresse au milieu populaire, après ce sont surtout les bourgeois qui deviennent scouts. Le thème en gros : le chevalier de temps modernes, en 1923, les Guides de France pour les filles sont créés

4) le développement des mouvements spécialisés au sein du mouvement général de la matrice ACJF.
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Cours de spé contempo
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Retour à la page d'accueil

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Blog : Weblogs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus