Jeudi 22 février 2007
Chapitre I : L’AFFIRMATION DU PRINCIPAT.

De 31 avant JC à 96.

Les toutes premières années après Actium, de 31 à 27 s’installe sans heurt un nouveau régime grace à l’efficacité d’Octavien. Mais vont être posé tout au long du premier siècle les jalons du principat. Il faudra attendre l’époque des Flaviens pour que soient dépassés tous les dangers qui pouvaient peser sur le principat.
Le principat d’Auguste est fondamental.

                A) Le « siècle d’Auguste ».

Pourquoi parle t on de siècle d’Auguste ? Cette gloire fut presque de son vivant. C’est surtout le rétablissement de la Paix civile. Guerres civiles qui duraient depuis 120 avant JC.
En 31, le problème constitutionnel n’est pas résolu, on est toujours dans la république. Trois solutions se présentaient :
- Agrippa, favorable à un retour à la république.
- Mécène, favorable à l’instauration d’une monarchie.
- La solution d’Octavien.

            1) Les pouvoirs d’Octavien-Auguste.
    En 31, jusqu’à la veille d’Actium, Octavien est toujours triumvir constituant. Il va finir par prendre la décision de remettre ses pouvoirs exceptionnels au Sénat le 13 janvier 27. Séance capitale.  Le sénat refuse, maintient les pouvoirs exceptionnels et lui donne un certain nombre de titre faisant de lui un personnage au dessus de tous. Il est appelé Princeps, c’est normalement le plus ancien dans le grade le plus élevé, il est le premier des citoyens. Mais surtout, on va lui donner le nom d’Augustus.
Certains auraient aimé qu’il prenne le nom de Romulus, mais cela allait sans doute trop loin. On préfère lui donner le surnom d’Augustus qui est un terme religieux. Le terme s’applique habituellement a des choses offerte au dieux, trouvant sa racine dans l’Augure, dans le sens de se qui augmente.
Il en reçoit un pouvoir particulier, une autorité morale supérieure, que ne possédait que le Sénat collectivement. Imperium, potestats, Auctoritas. L’Auctoritas est le pouvoir sénatorial. Et bien maintenant, Auguste dispose de cette Auctoritas.
Dans la réalité des pouvoirs, Auguste, dans le plan intérieur à des collègues et ses compétences légales ne sont pas supérieurs à celle de ses collègues, sauf la tribunica potestas. Il garde l’imperium qu’il a eu en 43.
En 27, le Sénat lui accorde un Imperium proconsulaire.  Cela donne l’imperium dans toutes les provinces ou stationnent des troupes.
Cela ne va pas passer tout seul, il y aura des complots dont un en 23 qui le conduit à exiler Mécène.
Chaque année, jusqu’en 23, Auguste  revêt le consulat. Il le dépose en 23 et là, le sénat décide donne a Auguste l’imperium proconsulaire or de toute magistrature. Il peut donc lever des troupes n’importe ou sauf en Italie. Le résultat, c’est qu’il est désormais un personnage qui a les pouvoirs effectifs qu’il n’exerce pas. Il accumule tous les pouvoirs.
Il a la puissance tribunicienne renouvelée pieusement chaque année. Il a le droit de provoquer le sénat, le peuple, de proposer des textes de lois et d’opposer son veto.
C’est un bricolage progressif qui conduit à une totalité des pouvoirs mais sous une apparence de légalité.

            2) La réorganisation de la cité.
La cité, c’est évidemment Rome avec la ville et son territoire, qui s’étend à l’ensemble de l’Italie.  Cela passe par la réorganisation de la société et de ses classes dirigeantes.
Il y avait jusque là, l’ordre, la classe sénatoriale. Ce qui touchait de près ou de loin au Sénat. Cet ordre est régulièrement contrôlé. On en élimine un certain nombre de nom.
En 28, Octavien avait déjà révisé la liste des sénateurs. À partir de 28, on bloque le nombre des sénateurs à 600. Il y aura désormais une règle : il faut avoir commencé le cursus honorom, mais aussi avoir une fortune minimale d’1 million de sesterces.
Dans le cadre de la réorganisation de la cité, il crée un deuxième ordre privilégié, c’est l’ordre équestre. Les chevaliers sous la république ce sont les gens qui ont refusé d’être sénateurs, avec un coté moral qui fait qu’on ne fait pas d’affaire en même temps que de la politique, ce qui est hypocrite puisque la famille a déjà un sénateur.
Pour être chevalier, il faut un cens de 400 000 sesterces. Cet ordre, va devenir l’endroit ou l’on fabrique les fonctionnaires de l’empire. Tout citoyen peut y accéder a condition d’avoir le cens et l’accord de l’empereur.
Ensuite, il  y a les citoyens normaux. Il y a un total dans l’empire de 4 947 000 citoyens romains. On bloque, ce processus. Pour devenir citoyen, les règles vont devenir plus strictes. Quand on est esclave de citoyen romain, si on est affranchi, on devient citoyen romain devenant ainsi supérieur aux hommes libres que sont les pérégrins. Étrange passage de l’inexistence à la supériorité. Cela sera donc limité au possible.
On contrôle aussi les bonnes mœurs. Auguste met en place un ordre moral. Beaucoup de Romains se plaignaient de voir les classes supérieures faire n’importe quoi et Auguste a tout intérêt à s’y intéresser. Il impose la bonne tenue dans les lieux de spectacle et dans les manifestations religieuses. Il veut donner l’image d’un vieux Romain qui mène une vie frugale et simple loin du luxe et de la débauche.
Il valorise aussi le service militaire qu’il impose a tous les gens qui veulent accéder aux magistrature. Il sévit sur le célibat en l’imposant, notamment les femmes pour augmenter le taux de natalité. L’adultère est surveillé, les coupables sont relégués aux îles, avec confiscation des biens, la filles même d’Auguste subira ce sort.

            3) L’œuvre d’auguste est aussi une œuvre religieuse.
    La religion, c’est une réalité qui pénètre tous les aspects de la vie des Romains même si certains hauts personnages se déclarent septiques comme César.
Auguste va prendre son role religieux très au sérieux.
En 12 avant JC, Lépide meurt, il était pontifex maximus. Auguste se fait donc coopter comme grand pontife jusqu’au IV et même après quand les empereurs chrétiens seront chrétiens et grands pontifes païens. Il se donne le droit de créer tous les prêtres même en surnombre, façon d’entretenir sa clientèle.
Il va vouloir restaurer la vieille religion, en rétablissant de vieilles confréries archaïques qui étaient tombées en sommeil, mais aussi de vieux rituels d’aspiration populaire.
Auguste a écrit un testament politique, les RES GESTAE DIVI AUGUSTI. Les actions d’auguste divinisé. On connaît ce texte grâce à la plus grande inscription latine, a Ankara sur le base du temple d’Auguste.  Il se vante d’avoir restauré 80 temples.
Il lutte contre les cultes étrangers, surtout contre Isis et Serapis. On n’élimine pas Cybèle mais on la romanise.
Surtout, Auguste, va créer du nouveau en mettant son nom d’Auguste à toutes les sauces. Il y alors des tas de divinités augustéennes. Qu’elles sont elle ? Ancienne mais renouvelés par ce qualificatif, montrant qu’elles sont celle de l’empereur, du nouveau régime. Ainsi les Dioscures (castors et pollux, divinités grecque qui veut dire les enfants de Zeus) deviennent des divinités augustéenne mais aussi de l’ordre équestre de la classe des gens capables de battre a cheval, les Juventus. Cérès, qui était Déméter déesse des moissons, elle va être chargé de protéger le ravitaillement de Rome en blé.  Venus est alors qualifiée d’auguste et de génitrice, c’est l’ancêtre de la gens Julia mais aussi de Rome dans la mythologie construite sous l’ordre d’auguste par Tite Live. Mars devient alors vengeur, faisant écho à Actium.
Auguste élabore ou achève les monuments qui vont avec comme le forum de César axé sur le temple de Vénus genitrix, puis son propre forum Augusti axé sur le temple de Mars Ultor (Vengeur).
Enfin, la première place, c’est le dieu auquel il pense devoir la victoire d’Actium, Apollon. Il avait invoqué Apollon dans un votum, un vœux. C’est l’idée hellénistique selon lequel le pouvoir provient des dieux. 
En 29, Auguste fait construire sur le palatin, un grand temple d’Apollon d’Actium. Il fera transporter dans ce temple les livres Sibyllins.
Le document qui nous informe le mieux sur cette religiosité, c’est le CARMEN SAECULARE, le champ du Siècle d’Horace, chanté lors des premiers jeux séculaire en 17 avant JC.
Nouveauté absolue : le culte impérial.
C’est le fait qu’il soit lui-même habitant du cœur de Rome sur le capitole. Mais c’est d’abord un culte qui est rendu à son géni, son GENIUS. La part divine qui est en chaque homme.
Auguste est aussi le fils d’un personnage divinisé post-mortem, César. En orient, on va plus loin, Auguste et ses successeurs seront appelés Théos.  Il sera lui-même divinisé post-mortem après 14.
Le culte se développe en province et est dédié à Rome et Auguste, son génie. Il va y avoir de grands sanctuaires politico-religieux où l’on honore Rome et Auguste. Cela va être le plus petit commun dénominateur de tout l’empire, en se sacrifiant à ce culte.

            4) L’empire.
    L’un des problème du nouveau régime a été celui de l’administration du monde romain et de sa rationalisation. Auguste c’est donc entouré d’un cercle d’homme compétent comme Agrippa son gendre mais aussi Statilius Taurus, membres du Sénat. Ils forment un conseil impérial informel qui va prendre l’allure d’une institution.
En –27, il partage les provinces entre le sénat et le prince. Le prince a tout en main mais donne au Sénat ce qui nécessite le moins d’intervention.
Au prince revient les provinces ou il y a des troupes c’est à dire ou il y a des opérations militaires, actuelles, futurs ou bien où l’armée est cantonnée aux frontières. Formant la limite entre le barbaricum et Rome.
Les trois gaules sont globalement considérées comme impériales, la frontière étant le Rhin. Une province comme la lusitani est aussi impériale car dans le nord-ouest se trouve une légion romaine pour conquérir ce qu’il reste à conquérir. La Syrie est aussi impériale.
Dans ces provinces impériales, le prince envoie un gouverneur, qui ont le titre de légat, le legatus. Plus précisément la formule est : légats propréteurs.  Il est donc Sénateur sous les ordres de l’empereur.
Il y a des petites provinces impériales où on se contente de mettre des chevaliers. Ils ont alors le titre de procurateurs. C’était le cas de la Judée avec Ponce Pilate.
Les autres provinces sont réservées au Sénat, donc sénatorial. Il y a alors des proconsuls. Vieux titre républicain. Ils sont parfois ancien consul mais le plus souvent ancien préteur. L’Afrique, l’Asie, la Sicile sont de celle-ci. Tout comme la Bétique. L’empereur a théoriquement pas son mot à y dire.
Une province à part : l’Egypte, qui n’est ni impériale ni sénatoriale, elle reste un royaume. Cela se passe comme si le prince était le successeur des Lagides. Il se fait remplacé par un chevalier qui a le titre de préfet d’Égypte. Le préfet est alors « vice roi d’Égypte » et lorsqu’un sénateur veut allé en Égypte, il doit demander l’autorisation à l’empereur.

A quoi servent les provinces ?
Ce sont des territoires fait pour être développés. Elles sont soumises à l’impôt. Auguste à rationalisé ce système d’exploitation des provinces en instituant le cadastre. Document à but fiscal, il s’agit d’enregistrer les propriétés foncières des individus. Il est régulièrement mis à jours. Il y a aussi des recensements d’individus. Cela est mis en place pour les impôts directs.
Il y a aussi des impôts indirects qui étaient susceptibles de toutes sortes de fluctuations. Sous la république, il était perçu par l’intermédiaire de fermiers, les publicani.
Ces impôts alimentent plusieurs caisses en fonction de la nature des provinces. Les provinces sénatoriales alimentent l’aerarium, qui vient d’Aes le bronze. On dit aussi l’aerarium de saturne car conservé dans le sous sol du temple de Saturne à Rome. L’aerarium senatus, le trésor du Sénat. Ce qui l’alimente, ce sont les provinces sénatoriales et l’Italie.
Les provinces impériales alimentent le fiscus.
Il y a un impôt particulier pour une troisième caisse, qu’est l’aerarium militaire, alimenté par le revenu de deux impôts indirects dont le vingtième des héritages.
La monai républicaine était en argent ou en bronze et cuivre. Auguste innove avec des monnaies d’or.
Auguste se réservait l’or et l’argent laissant le cuivre et le bronze au Sénat, c’est seulement de la théorie.
L’empire romain ne tient pas tout seul, ni même avec des gouverneurs mais par l’armée.

L’armée romaine. On est particulièrement renseigné sur celle-ci, la moitié de cette armée est constituée de citoyens romains.  Les légions romaines sont composées de citoyens romains, il n’y a pas de service militaire, ils sont donc volontaires. Depuis Marius, même les pauvres peuvent s’engager dans l’armée, devenant un métier avec une solde, c’est ceux que l’on appelait auparavant les prolétaires. Les légions sont des corps de troupes permanentes, avec des citoyens qui servent pendant 20 ans. Sous Auguste, il y a 25 légions.
Les soldats se voient interdire le mariage. Il touche une solde, qui sous Auguste est de 225 deniers par an. Il faut ajouter à ces soldes, des soldes spéciales données par l’empereur à des moments précis. Enfin, une prime de démobilisation de 3000 deniers et des lots de terre. (on connaît ces information grâce à des inscriptions).
L’autre partie de l’armée romaine était composée de non-citoyen. Ces autres troupes sont regroupées sous le nom d’auxilia (aides), ce sont les troupes auxiliaires, elles sont là pour aider les légionnaires. Composées de non-citoyens romains, c’est-à-dire de peregrini (pérégrin). La solde n’est que de 75 deniers par an et le service est de 25 ans. Au bout de ce service, il a la citoyenneté romaine et on rend légitime leur union avec des femmes non romaines. À la fin de ce service, le pérégrin reçoit un diplôme, un conservé à Rome et l’autre donné au vétéran gravé sur le bronze. C’est en deux parties, une intérieure et une extérieure pour éviter les fraudes.
A la tête de ces corps de troupes, il  y a des commandants à différents niveaux. À la tête de chaque légion, il y a un légat de légion (legatus legionis) et en dessous, il y a les tribuns militaires.
Tant qu’aux corps auxiliaires, soit fantassins, soit chevaliers. On parle de cohorte pour les fantassins et d’alae pour les cavaliers. À la tête de chacune de ces troupes, des ( ?).
A cela, s’ajoute la garde impériale, qui ne se trouve pas sur le « terrain » de guerre, mais près de Rome, c’est la garde prétorienne. Ils ont un rapport avec le prétoire qui désigne où est le commandant. Ils représentent 4500 hommes avec 9 cohortes prétoriennes. 16 ans de service, 750 deniers de solde par an. La garde est cantonnée près de Rome.
Enfin, deux flottes de guerres qui sont stationnées en campagnie et sur l’Adriatique. Ce sont les ports de Misène tout près de Naples, et celui de Ravenne dont le port c’est longtemps appelé Classis (flotte).
Il peut exister en province, des milices locales, mais nous avons assez peu de documents sur ces milices.
Cette armée est destinée à tenir l’empire mais aussi à conquérir un certain nombre de territoire. La doctrine officielle, c’est la paix, civile en tout cas ; donc contre les non romains, cela ne comptent pas. Il reste des régions peu sures ou à conquérir. Il y a aussi la question de la germanie car le Rhin n’est pas une frontière définitive.
Des secteurs de l’empire ne sont pas surs, mais Rome pratique le protectorat, donnant lieu a des principautés tampon, économisant les forces de Rome et sous contrôle comme la Judée, ou près de la Syrie, le Royaume de Commagène, c’est le royaume de Palmyre, la Galatie, la Trace, la Numidie.
Peu à peu, ces principautés seront annexées, bon gré mal gré. Profitant de la mort d’un roi pour les  transformer en provinces. Dans d’autres cas, Rome maintient des princes sujets.  
Auguste et ses deux beaux fils, Tibères et Drusus, les enfants de Livie, mènent des campagnes. Dans le nord-Ouest de la péninsule Ibérique contre les Astrures et les cantabres entre 27 et 17 avant JC. En 26 avant JC, l’ensemble de l’arc alpin est conquit et célébré par la construction d’un trophée : La Turbie.
Pour le reste, vis-à-vis de l’extérieur, un certain nombre de questions restent pendantes. En orient, il reste la question de la relation avec les Partes, lieu ou en –53, Rome avait connu une grave défaite. Auguste, a veillé à récupéré les aigles, par une diplomatie active et les a installé en grande pompe à Rome, comme pour célébrer une victoire militaire. 
De fait, la frontière est un problème. Le danube est ainsi devenu une frontière du nord de l’empire. Après la conquête de l’arc alpin, et le long du danube, il y a donc eu création d’un certain nombre de provinces militaires impériale dans les années 15 avant JC. Il y eu de grave événement en Illyrie retardant la conquête et c’est Tibère qui a le plus intervenu et après avoir réduit ces révoltes, les provinces furent crées. Au sud du Danube, il y a la province de Reti, le Noric, la Pannonie et enfin la Mésie.
Ce fut encore moins simple pour la Germanie, c’est-à-dire ce qui se trouve à l’est du Rhin. Les romains ont mené à l’époque d’Auguste, de multiples entreprises militaires par terre et par mer. Ils atteignent l’Elbe, en passant par la mer du nord. Cette conquête fut menée par Tibère et Drusus, l’Elbe est atteinte en 5. En 9, éclate une révolte ruinant les espoirs romains, le chef de la tribu Cherus, Arminius, qui était un ancien soldat romain.Cette révolte oblige les romains à se replier sur le Rhin. C’est la bataille du  Teutoburg. Il y a alors, un abandon de la Germanie. Mais les romains considèrent que tout ce qui est au dessous du Rhin est une Germanie. C’est alors que le Rhin devient une frontière par nécessiter.

            5) La ville de Rome.
Ce que les romains appelaient Urbs. Devenue une mégapole, même si il y a dans le monde méditerranéen des villes au moins aussi grosses. Auguste rationalise la ville en la divisant en 14 régions. Et à l’intérieur des régions, des quartiers : vici. A chacun de ses éléments son administration.
La région 9 correspond au champ de mars qui va devenir de plus en plus monumental. Auguste a prévu de créer toute une infrastructure urbaine digne de la capitale du monde romain et inspiré de modèle hellénistique. Il a tout d’abord créé un service des eaux, par l’intermédiaire d’aqueduc. A la tête de ce service des eaux : un curateur.
Deux polices, une de nuit et une du jour. La nuit, ce sont les vigiles et le jour ce sont des cohortes urbaines sous les ordres du préfet de la ville (praefectus urbi).
L’approvisionnement de Rome en nourriture. La population romaine est en grande partie inoccupée et sont des clients avec des distributions de nourriture avec un service qui ne se fiat plus seulement avec l’Italie. On fait venir le blé d’Afrique, de Sicile, et d’Égypte.  C’est le service de l’annone.
Auguste avait un sens aigu de la propagande artistique, avec un art officiel. Des architectes ont refait des temples avec des lettres dorées. Parmis les monuments qui nous sont parvenus, ils sont sur le forum romain, avec des arcs (actium et parte) puis il se fait construire son forum à lui.
Dès -28, Auguste prévoit de se faire construire un mausolée, qui deviendra celui de la dynastie. Il fait également construire des théâtres, comme celui de Marcelus.
Son adjoint, Agrippa fait construire sur le champ de mars, le premier édifice thermal public.
Les rues de Romes deviennent des rues à portiques sur le modèle d’Alexandrie qui était bien plus grande. On utilise massivement une pierre qui ressemble au marbre, c’est le travertin.

            6) La succession.
C’est un problème institutionnel, le prince n’est qu’un citoyen exceptionnel et le pari d’Auguste fut de pérenniser cette situation en orientant le Sénat et le peuple dans le bon sens. Il  n’est pas étonnant de voir Auguste s’orienter vers un principe dynastique. Lui-même étant le fils d’un divinisé, il faut que son successeur est à voir avec sa propre personne mais il n’a qu’une fille qu’il fait marier trois fois et deux fils naissent avec Agrippa pour père, en –17, Auguste à adopté ses petits fils. Mais les deux mourront avant Auguste. Il va donc se tourner vers les enfants de sa femme Livie que sont Drusus et Tibère. Et julie va épouser Tibère à la mort d’Agrippa.    (cf l’arbre généalogique)
Tibère n’est pas chaud pour devenir le deuxième prince, il a le sentiment d’être moins légitime.

C’est un rêgne absolument capital. Non seulement octavien rend la paix civile mais il créé la situation politique qui le rend incontournable. Il tend a exprimer cela par la forme des quatre vertus cardinale (virtus, clementia, justitia, pietas.). L’autel de la paix a été élevé en 9 avant JC sur le Champ de Mars, une table d’autel entouré de marbre avec des représentations, notamment la Rome d’autrefois, traditionnelle (Romulus…), on y voit le prince Auguste faire un sacrifice sur l’autel de la Paix. C’est une association du passé et du présent.


                    B) L’empire sous les Julio-Claudiens et sous les Flaviens, de 14 à 96.
A la mort d’auguste, les nostalgiques de la république sont bien peu nombreux et malgré les problèmes de succession, il n’y a pas eu de complots.  La plus grave difficulté de cette période sera la crise de l’année 68-69. La dynastie Flavienne va représenter un affermissement définitif du principat.

            1) les empereurs successifs.
Tibère de 14 à 37.
Caligula de 37 à 41.
Claude de 41 à 54.
Néron de 54 à 68.

    a) Les Julio-Claudiens.
En 14, à la mort de son beau-père, Tibère à 55 ans. Il a déjà beaucoup travaillé avec Auguste. En outre, Tibère a été associé au pouvoir non pas comme empereur, mais 16 fois, il a revêtu la tribunica potestas.
Comment ce passe la succession ? les comices ont voté une loi donnant à Tibère les pouvoir d’Auguste. C’est une loi De Imperio. Tibère fut décrié, caricaturé par les auteurs antiques. Aujourd’hui, on pense qu’il avait des facultés mais qu’il a été écrasé par la tâche, mais aussi par son beau-père. Il va craindre, tout de suite, les descendants directs des Julii.
Julie elle même est un personnage d’importance mais exilé pour adultère en –2 et meurt en exil l’année même de la mort d’Auguste.
Il reste surtout la petite fille d’Auguste, Agrippine l’ancienne épouse de Germanicus. Ces deux derniers sont très populaire. Tibère va donc associer Germanicus au pouvoir en lui donnant un imperium proconsulaire. C’est une manière de le désigner, bon gré mal gré, à la succession. En 19, Germanicus meurt à Antioche et le bruit a couru que se serait Tibère qu’il l’aurai assassiné. Bruit qui est lancé par Agrippine l’ancienne elle-même.
Tibère à un fils qui reçoit en 22 la tribunica potestas, mais meurt en 23 laissant deux jumeaux derrière lui.
N’ayant pas de descendant, Tibère va s’aigrir, sa descendance ne tient pas le coup alors qu’Agrippine est pourvu d’une grande famille, avec deux fils aînés, Nero et Drusius.
Tibère est aussi marqué par le préfet du prétoire : Seianus (Séjan). Place importance, mais pas des plus hautes strates de la société non plus, c’est un chevalier et pas un sénateur. Il convint Tibère de l’existence d’un complot contre lui. L’année 29 est décisive dans le règne de Tibère car sa mère meurt et il fait exiler Agrippine et son fils aîné Nero dans les îles ; le deuxième fils est emprisonné. Séjan est alors maître de Rome. Tibère se retire dans une villa luxueuse de Campagnie, à Capri, laissant le champ libre à Séjan.
Tibère laisse Séjan agir mais à toujours auprès de lui, Caligula, troisième fils d’Agrippine et Germanicus.
Séjan souhaite sans doute éliminer Tibère et Tibère fait condamner à mort en octobre 31 Séjan. Et c’est à ce moment-là que Caligula est le descendant.
Caligula est acclamé par les soldats au moment de la mort de Tibère, mais quand il rentre à Rome, le Sénat et le peuple romain confirment l’acclamation.
Caligula est un personnage aux limites de la folie. Sujet à des sauts d’humeurs, proclame son cheval consul… C’est le premier d’une série de personnages qui ne veut en faire qu’à sa tête. Et qui donc malgré sa popularité va se trouver en porte-à-faux par rapport à l’élite.  Le 15 janvier 41, il est assassiné au Palatin, par des officiers des cohortes prétoriennes. Il n’y a plus de Julii au pouvoir.
Claude prend la relève. C’est un intellectuel qui n’avait pas pensé au pouvoir. Certains le considèrent comme un médiocre. Philologue qui a inventé trois lettres nouvelles (des consonnes). Il va s’avérer un bon administrateur. Sa succession est dramatique. Il eut un fils de Messaline, Britannicus. Claude doit répudier Messaline car cette dernière est une « putain couronnée ». Il va donc épouser sa nièce. Femme qui va vouloir éliminer Britanicus et faire de son propre fils le futur empereur. En 50, Agrippine fait adopter son fils par Claude et prend alors le nom de Néron. À 20 ans, il devient consul, il a l’imperium proconsulaire, prince de la jeunesse… et il épouse la fille de Claude  et la sœur de Britanicus : Octavie. En 53, Néron à supplanté Britannicus et c’est alors que Claude se retourne vers Britannicus mais Agrippine le fait assassiné en octobre 54.
Les prétoriens acclament Néron, le Sénat confirme… le testament de Claude reste secret.
Néron, les textes antiques disent qu’il y a eu que cinq ans de bons, c’est le quinquennium. La fille de Claude est mise à mort et de nombreux sénateurs commencent à être traîner en justice et condamner à mort. Néron à épouser une certaine Poppée avec qui il mène une joyeuse vie. Assez vite des complots se forment et le rendent méfiant. Il n’a pas le fils, il ne prépare par sa succession. D’où une crise extrêmement grave, des mécontentements apparaissent dans la classe sénatoriale.
 
    b) La Crise de 68-69.
Au printemps 68, 3 gouverneurs rejettent l’autorité de Néron. L’un gouverne la Gaule Lyonnaise, la Lugdunaise, il s’appelle Julius Vindex. Le second s’appelle Galba et est gouverneur de l’Hispania Citerior. Et enfin, Otho gouverneur de Lusitanie.
S’ils se sont révoltés, c’est qu’ils ont aussi  à Rome des partisans et très vite, Néron va se retrouver seul et sera déclaré ennemi public jusqu’à ce que la garde prétorienne le lache. C’est alors que le Sénat proclame Galba empereur. Le 9 juin 68, il se suicide.
Galba est désormais un empereur légitime. Il se méfie très vite des prétoriens et en retour, Rome se méfie de lui. Le premier signe de rupture est équivoque, en janvier 69, loin de Rome, par mis les Légions de Germanie qui proclame leur Légat Empereur : Vitellius. Il y a donc deux empereurs.
Galba adopte alors un personnage nommé Pison. Il est alors désapprouvé par les prétoriens et par la plèbe de Rome. Et les prétoriens vont acclamer Otho et massacrer Galba.
On a toujours deux empereurs face à face et donc c’est une guerre civile. Vitelius marche sur Rome l’autre se dirige vers le Nord et la bataille éclate a Crémone, Otho est défait et se suicide dans la foulée en Avril 69.
Reste un empereur, illégitime. Vitelius est reconnu par le Sénat. Mais les légions d’orients apprenant cela proclame à leur tour leur légat empereur. De nouveau, germe de guerre civile, quand il  ya une proclamation de ce genre, il y a des mouvements et des combats de rues. Au cours de ces combats, Vitellius est assassiné. Le Sénat reconnaît alors le nouvel empereur Vespasien. 

    c) Les Flaviens.
Il s’agit de Vespasien (69-79) et de ses deux fils, Titus et Domicien.
Vespasien s’appel Titus, Flavius, Vespavianus. Il a 60 ans.  Il n’est pas d’une grande famille, ce n’est même pas un romain de Rome, il est né en Sabine.  Il appartient à la bourgeoisie municipale d’Italie. C’est nouveau avant, ce n’était que des nobles.
C’est un personnage avec des qualités d’empereurs. Nous avons des détails car la loi qui lui donnais le pouvoir est aujourd’hui conservé, une loi De Imperio.
Sa famille est placé au rang des patriciens. Il affirme le principe d’hérédité.
Titus, sera sept fois consul du vivant de son père et en a reçu la tribunica potestas et le titre de proconsul, en 79, il succèdera naturellement à son père. Mourant en 81, c’est son frère Domitien qui devient empereur après avoir été caesar sous son père.
Domitien nous est décrit sous les apparences d’un orgueilleux qui s’en est pris aux sénateurs. Il eu des procès contre les sénateurs, détesté dans la haute société romaine. Il n’a pas d’enfant et est assassiné dans un dernier complot contre lui, auquel a participé sa propre maîtresse, et ses actes seront annulés.

    d) Les questions liées à la succession.
Le Sénat a toujours son mot à dire et c’est lui qui affirme la légitimité, représentant le peuple romain. On trouve se rôle dans la fameuse séance de 27 avant JC. A chaque changement de prince, le sénat va confirmer des choix qu’il ne fait que très rarement lui même.
Dans un seul cas, il a élu un des siens : Galba. C’était d’ailleurs un révolté. Juridiquement, cette intervention du sénat permet de légitimé tous les pouvoir des empereurs.
L’armée joue un role de plus en plus important. Sous la forme des cohortes prétoriennes. Mais aussi le rôle des légions qui se permettent de proclamer un personnage par ce qu’ils sont le peuple.
Le principe dynastique n’est jamais loin.


par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : histoire romaine
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Mercredi 17 janvier 2007
NOTES de Cours n°1- Le Haut Empire Romain: INTRODUCTION

-27, Octavien devient Auguste, c’est la fin de la république romaine et le début de l’empire.
Ces deux concept de république et d’empire n’existent pas, ce sont des concepts imaginés par les modernes. Les anciens n’avaient pas de constitutions, les institutions sont sur la longue durée avec la Res Publiqua, l’État. L’empire est une Res Publica qui continue avec un homme providentiel, super magistrat. Pourquoi en est-on arrivé là ?
Cela ressemble à une monarchie hellénistique, mais n’en est pas une. Le fondement des monarchie hellénistique (juridique et religieuse), c’est la victoire qui fait du monarque un protégé des dieux.
Les Romains ont horreur des monarchies avec le souvenir des Tarquins. Le pouvoir d’un seul n’est donc plus le bienvenu, mais réapparaîtra sans dire son nom. L’histoire du Rome est une cité qui s’étend jusqu’aux limites du monde connu avec une réforme nécessaire des institutions.
Le mot empire est issu du latin IMPERIUM, il ne veut pas dire empire. En réalité, il désigne un type de pouvoir, le pouvoir civil et militaire donc le plus élevé. Il  y a certains magistrats qui le sont à imperium (civil et militaire) et d’autres qui ne détiennent que la POTESTAS (que  civil) et enfin le troisième mot pour désigner pouvoir, c’est AUCTORITAS qui est un mot pour désigner le pouvoir du Sénat, de ce conseil qui gouverne Rome dans la longue durée.
Dans les textes, on n’emploie jamais le mot imperium. Le mot IMPERATOR ne veut pas dire empereur mais général victorieux et il y en a beaucoup, on utilise d’autre mot comme PRINCEPS qui veut dire le premier des citoyens, d’où ce concept de PRINCIPAT qui est le haut empire.
Plus tard, l’empire romain va se poursuivre et au IV° et V° on parle de DOMINAT (fondé sur DOMINUS seigneur).

Comment en est on arrivé là ? Le gouvernement de Rome sont des institutions de la cité sur le modèle gréco-romain, avec la POLIS (grecque). CIVITAS (c’est la polis grecque) désigne l’ensemble des citoyens. Avec des magistrats, qui exercent le pouvoir dans une certaine compétence dans un temps donné.
Le peuple, ce n’est pas tous les gens qui habitent dans la cité. La version démocratique athénienne ne concerne pas l’ensemble de la population.
Le conseil d’ancien magistrat, sens même du mot Sénat (ce sont les vieux, seniores ; la racine sen désignant le mot âgé).
Le peuple élit le Sénat (pas forcément la démocratie qui n’est qu’une variante) le Sénat vote les lois et quand les magistrats ont fini d’exercer leur pouvoir, entrent au sénat. Au final, ce sont les anciens qui ont une vue de long terme. Ce système est parfait pour une cité État au territoire limité. Et donc quand le territoire s’étend ne serait ce qu’a l’ensemble de l’Italie cela se complique.
Au moment ou nous nous situons en –27, la cité couvre toute l’Italie.  Le reste ce sont des territoires conquis qu’il faut administrer. On y envoi d’ancien magistrat. Les provinces sont toujours en dehors de l’Italie a commencer par la première province : la Sicile. L’Italie est la cité de Rome. Le problème c’est que les magistrats n’obéissent à aucune règle. Ils ne sont pas salariés et doivent donc piller les territoires des provinces, quand cela fait des vagues, il y a des procès à Rome comme pour Verres ou il y a la prononciation des Verrine.
L’empire a été une solution, avec des institutions qui évolues vers l’amélioration de l’administration des provinces de manière moins brutale et plus rationnelle.
Autre raison a ce bouleversement politique : le système oligarchique (gouvernement du petit nombre ou les grandes et riches familles se font élire) ou aristocratique (gouvernement des meilleurs). Ce système est très soucieux de ne pas laisser arrivé  un personnage pour exercer un pouvoir personnel. Le modèle hellénistique finit par inspirer certains magistrats accumulant le pouvoir sur leurs têtes.
Il n’y a pas à Rome de militaire de carrière. Mais les magistrats à imperium commande automatiquement les troupes. Ils ont lié des liens étroits avec leurs soldats en activité ou en fin d’activité (vétéran).
Marius ouvre l’armée au pauvre, aux prolétaires qui a Rome désigne la classe de la population pauvre et qui ne vote pas et qui n’a que pour seule richesse ses enfants. L’état romain distribue alors les armes. Il  y a un grand lien entre les gens qui dépendent du général. Système de clientélisme qui pousse ces proches à pousser au pouvoir à n’importe quel prix son général.
Dans ces troubles de la fin de la république, il y avait deux sensibilités. L’une conservatrice, l’autre populaire.  Il y a le parti donc des OPTIMATES contre le parti des POPULARES.
Les hommes politiques chanceux se partagent entre ces deux courants par descendance ou par ambition, il  y a des guerres civiles. César est un Populares et Pompé un Optimates.
César veut arriver au pouvoir en se servant du peuple, en le soignant pour faire avancer les choses.
Deux catégories de guerre, la guerre juste et l’injuste. La guerre civile est injuste et Octavien va en finir avec la guerre civile.

Ce pouvoir personnel n’a jamais pu s’exprimer pendant longtemps. On a d’abord été timide en ne mettant que ses hommes aux postes clefs.
César est allé plus loin puisque lui, une fois victorieux du reste du monde. Il commence a se comporter comme un personnage divin et se fait nommer dictateur. Institution exceptionnel, ou quand il y a un grand danger, on nomme pendant six mois un dictateur. Sauf qu’il se fait nommer dictateur perpétuel. Ses partisans ont même voulu lui donner la couronne d’or et ce sont les optimates qui par peur l’on assassiné pour que César ne se proclame pas Roi. Octavien (fils adoptif et petit-neveu de césar) en a tiré les conclusions qu’il ne fallait pas qu’il fasse comme César. Il va trouver un système qui ne sera pas l’abandon de la république et par une monarchie non plus.
En grec, Auguste se dit Sebastos (d’où le Sebastopolis = ville d’auguste). Un auguste, c’est une personne qui a réussi a inventer un pouvoir qui est total mais qui ne choque pas les romains. Avec deux facette de pouvoir : à Rome et à l’extérieur. Il se présente comme le premier magistrat. Il se fait décerner les titres de magistrats normaux à l’extérieur, il est un magistrat à imperium, ou bien évidemment,  les généraux sont sous ses ordres.
Il s’appuie aussi sur une dimension religieuse extrêmement importante. C’est par sa victoire sur son rival Antoine en –31 (Actium) qui met fin au guerre civil qui fait que celui qui va s’appeler auguste tire tout son charisme et cette victoire, il l’a doit à un dieu, Octavien en choisi un, Apollon. Cela fait d’Octavien un personnage à part, d’autant plus que César à été divinisé Post-mortem (apparition de la comète de Halley au moment ou l’on brûla le corps de César). Auguste est alors le fils du divinisé (DIVI FILIUS). (Attention, César n’a pas été empereur puisque pas auguste mais seulement imperator républicain).
Le nom Auguste est religieux,  AUGUSTUS est un adjectif du domaine religieux qui désigne des choses qui tiennent à l’action des dieux. AUG = AUGERE= accroître-augmenter.

L’empire romain s’arrête en  1806 avec la fin du Saint Empire Romain Germanique. L’idée romaine a alimenter les rêves politiques de toute l’Europe jusqu’au XIX°, le III° Reich se référant plus a Charlemagne puis a Otton qu'a Auguste.
L’Église jouant un grand rôle dans cette idée puisque le pouvoir du Pape, au moyen age, fondé sur un fau, la donation de Constantin, ou Constantin fait don de l’empire au Pape ce qui fait que les papes se réclament d’un pouvoir temporel fort.
Le modèle romain est partout en Europe.
On va couvrir le haut empire jusqu’en 192 par ce que c’est la fin d’une grande dynastie, ou c’est un moment ou l’empire romain ne connaît plus sa période d’apogée et les difficultés commencent. Il n’y a pas de dynastie de droit puisqu’il n’y a pas de  constitution. La première dynastie est faite de deux grandes famille, les Julii et les Claudii. Ces deux grandes familles sont des familles de Rome (pas d’Italie).
Quand Néron meurt, dernier des Julio-Claudiens et là c’est la guerre civile, le pouvoir est à prendre.
Les empereurs judéo claudiens : Auguste, Tibère, Caligula, Claude et Néron. Cette dynastie nous mène jusqu’en 68.
Après, il n’y a plus d’héritiers. Une guerre civile éclate, le pouvoir est vacant, certains pensent à revenir à la république. C’est l’année des 4 empereurs. C’est finalement l’un des prétendants au pouvoir qui va créer une nouvelle dynastie, la dynastie Flavienne de la gens Flavia. Ce n’est pas une vieille famille mais une gens d’Italie, des romain de la « seconde zone ». Son fondateur est Vespasien, ses deux fils : Titus et Domitien.
En 96, nouvelle crise, c’est le sénat qui décide de pousser au pouvoir l’un de ses membres, le vieux sénateur Nerva. Il n’a pas de fils et va initier une tradition qui aura cour tout le deuxième siècle, il adopte son successeur.
Nerva est le premier d’une dynastie « factice » même si l’adoption vaut filiation. C’est la période de la dynastie Antonine. C’est le nom d’un des empereurs que l’on a mis au pluriel. Cette dynastie va durer pratiquement un siècle. Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin, Marc Aurèle et Commode (seul fils de sang proche).
On a affaire à des empereurs dont l’origine est de péninsule Ibérique, de Bétique (Andalousie actuelle). Ce sont des citoyens romains de province, il y a une sorte d’ouverture. Les provinciaux même si ce ne sont pas n’importe lesquels, il participent au gouvernement de l’empire. C’est l ‘époque de la Pax Romana.

Le cadre géographique : (cf cartes).
Vers –350 : territoire du Latium.
-323 : pouvoir étendu vers le sud et la Campanie. Au moment ou l’empire oriental d’Alexandre est énorme.
-264 : Rome est maîtresse de la majeure partie d’Italie de l’Apennin aux frontières de la grande grêce. Nous sommes à la veille des grandes guerres entre Rome et Carthage.
-218 : après la première guerre punique dont l’enjeu était la Sicile. La Sicile devenant la première province. Elle s’étend aussi dans la plaine du Pô, a mis les pieds de l’autre cotés de l’Adriatique.
-121 : après la deuxième et troisième guerre punique. Possessions carthaginoise d’Espagne deviennent romaines avec la seconde guerre punique, la Sicile est tout entière aux mains de Rome et à la troisième guerre punique, avec la défaite de Carthage, l’Africa devient la possession des Romains.
Autre conquête, le sud de la Gaule. Guerre de macédoine, le royaume tombe et enfin, le royaume de Pergame qui est légué par testament à Rome, cette province devient l’Asia.
-44 : à la mort de César, fin de la république. Pompé à conquis ce qu’il restait du royaume Séleucide tout en s’emparant de divers territoire sur la cote du Pont-Euxin, il y a un réseau de clients qui seront réduit à devenir des provinces. Seule l’Égypte subsiste. A l’ouest de l’Africa, ils conquièrent la Numidie et enfin, la conquête de la gaule intérieure.
14 : on voit le résultat d’Auguste. Il y a la conquête de l’Egypte, un bout d’Asie mineure et Rome traverse le Danube. Les Alpes ont été conquises (œuvre de Tibère et Drusius). Le Rhin a été passé. Il ne reste que peu d’enclave sur le pourtour méditerranéen.
138 :Empire à son apogée, sous le règne d’Adrien. La Bretagne a été conquise par Claude. Tout le pourtour méditerranéen a été indexé.  Trajan avait conquis la Dacie.

Disparité de la taille des provinces entre la Tarraconaise par exemple et les Alpes-Maritimes qui sont petites.
Séparation interne à l’empire vis-à-vis des langues véhiculaires avec le latin en occident et le grec en orient. Il y a une quantité de langue parlée qui rend les citoyens polyglottes par nécessités (commerce…).

Pour ce qui est de la documentation.
 Sans un certain nombre de textes, nous ne saurions que peu de chose sur cet empire. Ces sources, pour l’époque d’Auguste, ou le premier prince a utilisé les intellectuels pour des œuvres de circonstance. En particulier en histoire, avec Tite Live dont nous ne possédons qu’une seule partie de ses livres. C’est une histoire de Rome vue par les Romains. Auparavant, des historiens étrangers de Rome nous ont parlé de Rome avec Polybe par exemple ce qui donne une histoire romaine vue par un grec.
Tite Live à eu recours à l’analystique. Ces ouvrages sont toujours de moins bonne qualité que les ouvrages que l’on doit aux grecs.
À l’époque d’Auguste, dans le domaine de la poésie, Virgil fait ses preuves. Probablement un lointain descendant d’un Celte. Il est le poète de service, sur commande d’auguste, il écrit la grande épopée de l’Énéide. C’est une réécriture de l’histoire. Ce sera un ouvrage majeur, c’est dans cet ouvrage que l’on apprend à lire.Il a composé d’autres poèmes qui nous servent aussi de source, plus véritable comme les Bucoliques et les Géorgiques. Poésie paysanne pour le retour à la terre, Octave pensait que c’était le luxe qui avait donné lieu à la guerre civile.
D’autres poètes, qui pratiquent de la poésie amoureuse. Certains serons exilés du fait d’un débordement de mœurs, comme Horace qui a passé sa fin de vie sur le Danube. Horace qui a composé des Odes à l’occasion des jeux séculaires de Rome.

Après Auguste, on rencontre d’autres auteurs :
Comme Strabon, originaire d’Amaséia (Pont-Euxin), vivant entre –64 et 20. Ni historien ni géographe, l’œuvre de Strabon nous décrit dans Geographia l’empire au début du règne de Tibère.
Durant le règne de Néron, il  y a un cas atypique, c’est un roman. C’est Pétrone qui a composé le Satyricon.
Début du II°siècle, Plutarque, béotien né à Chéronée, vit entre 46 et 120, il écrit en grec. Son œuvre est en fait des biographies. Celle de Marius par exemple mais surtout des empereurs même si il y met des considérations morales.
Le plus grand historien latin, Tacite qui s’appelait probablement Cornelius qui a été consul en 97, puis gouverneur d’Asie sous le règne d’Adrien. Il est de la classe sénatoriale. Il a composé toute une série d’ouvrages importants.  Dont deux œuvres, les histoires de 69 à 96 (Flavien) et les anales 14 à 68. Cela se  présente sous forme de biographie d’empereur. Mais aussi sur son beau-père, Agricola, l’un des généraux qui a conquis la Bretagne. Œuvre que l’on complète en général avec Suétone.
Pline le jeune, écrivain important entre 61 et 112, il est né à Côme (prêt des alpes), avocat  à Rome, il a été gouverneur de la province de Bithynie sous Trajan.
Nous possédons de Pline Le jeune des lettres à l’empereur Trajan. Il a écrit un panégyrique de Trajan.
Suétone, il est très mauvais mais utile. Avocat, secrétaire d’Adrien, il a écrit Une vie des Douze Césars, ce qui est donc une série de biographie.

Après, c’est plus compliqué. Après les deux premiers Antonins, on ne sait pas pourquoi on n’a plus de source, on est obligé de prendre des sources non contemporaines du début du troisième voir du quatrième siècle. Il  y a quand même Marc Aurèle, cas unique mais ce n’est pas une œuvre historique mais un philosophe Stoïcien dans Pensée pour moi-même.

Deux ouvrages postérieurs intéressants :
Début du III° sous l’époque des Sévères, DION CASSIUS, originaire de Nicée, sénateur de Rome, consul en 229. Il écrit en grec une histoire romaine.  Dès début de Rome à 229.
L’autre du IV°, c’est un ensemble de biographies d’empereurs qui s’annonce comme l’œuvre de toute une série d’auteur dont on a les noms mais qui sont des faux. C’est l’Histoire Auguste.





par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : histoire romaine
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