Jeudi 31 mai 2007

 

Je me pose des questions sur l'avenir de ce blog... est-ce-que certains d'entre vous y ont réfléchi?

Moi, je me dit que le laisser en ligne est évidemment une aide pour les futurs L3 (s'ils étudient les mêmes sujets bien sur), mais je me dis aussi que ce n'est pas  anodin que de leur donner le contenu de tous ces enseignements à l'avance.

Quel sera l'intérêt à aller en cours si tout est déja ici? L'Histoire reste avant tout une découverte, une histoire que l'on nous raconte... ainsi qu'une matière de réflexion et de recherche que l'on supprime si toutes les ficelles nous sont données à l'avance...

J'aimerai confronter ce point de vue avec le votre...

 

Au fait, serait-il posssible de scanner ou de publier rapidement les choix d'orientation de notre promo relevés lors du dernier partiel à Descartes?

 

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Cours de spé contempo
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Mercredi 23 mai 2007


et mes premières notes paraissent ces jour-ci.
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Cours de spé contempo
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Jeudi 22 mars 2007
Le modèle fasciste

I Le débat historiographique

1) Le débat historique jusqu’en 1950

    Pour analyser et interpréter le fascisme, les premières interprétations sont contemporaines des prises de pouvoirs fascistes en Italie. Soit juste avant, soit juste après la marche sur Rome de Mussolini. Ces interprétations sont datées dans un contexte précis, les antifascistes italiens sont les premiers à avoir tenté de comprendre le phénomène fasciste. Ces interprétations ont prédominé jusqu'à la fin des années 1950. Elles sont au nombre de trois thèses.
    -La première est la thèse libérale. Pour les libéraux Italiens, le fascisme est une maladie morale due à une crise de civilisation de l’Italie. Elle apparaît à partir des années 1920, elle émane des néolibéraux avec leur chef de file : Nitti. Pour eux le fascisme est vu comme un accident irrationnel de l’histoire italienne, un virus, une parenthèse dans l’histoire de l’Italie. Ils prennent à contre-pied les thèses des lumières. Benedetto Croce, philosophe va légitimer par les lettres cette thèse, accident du à un contexte européen, après la première guerre mondiale, en réaction contre le libéralisme et la démocratie. C’est une interprétation commode, dont on peut se défaire, cette thèse est aussi appliquée par certains pour le nationalisme allemand. Cette théorie à beaucoup de défaut, elle décharge les libéraux de toute responsabilité dans l’accession des fascistes au pouvoir. On ne se pose pas de questions, on analyse rien. Il y a donc eu d’autres thèses.
    -La thèse radicale. Émanant des milieux de la gauche italienne non-marxiste, on le retrouve au même moment en Allemagne. Cette thèse s’est développée dans l’Italie de l’entre-deux-guerres, surtout dans les milieux d’exilés anti-fascistes. La teneur, c’est exactement le contraire de la première thèse, il faut rechercher des responsabilités, rechercher les origines de l’action fasciste, des doctrines. Pour les radicaux, le fascisme n’est pas un accident, il répond aux contradictions de l’histoire Allemande et Italienne. On va donc chercher les explications dans la longue histoire de l’Italie. Beaucoup de ces milieux radicaux expliquent que le fascisme est issu dans la récente unité des pays comme l’Allemagne et de l’Italie qui aurait écarté les masses de la politique des états nouveaux. Le secteur économique est aussi la cible des radicaux, l’Italie à été longue à rejoindre les pays ayant fait leur révolution industrielle, de même les écarts entre le nord industriel et le sud, Mezzogiorno toujours très agricole. Son rôle dans l’histoire de la première guerre mondiale, sa neutralité puis son engagement auprès des alliés pour récupérer les terres irrédentes, choses que les alliés ne font pas. Ce sera l’un des grands slogans de Mussolini « la victoire mutilée », les chemises noires seront le symbole du deuil de ces terres. C’est la thèses du produit de l’histoire longue et de l’histoire proche, replaçant le fascisme de l’histoire italienne.
    -La thèse marxiste. Pour cette thèse le fascisme ne peut s’expliquer que sur les structures du capitalisme italien. Pour Lénine, « le fascisme est le stade suprême de l’impérialisme ». C’est le produit de la réaction anti-prolétarienne, cette thèse est développée par le Kominterm, comme une dictature directe de la bourgeoisie sur la classe ouvrière. Ce fascisme traduit les conséquences, la décomposition du système capitaliste (Krak de Wall Street). Cette thèse à pour objet d’empêcher l’alliance des communistes avec les socialistes et des radicaux pour contrer le fascisme. Les dirigeants du parti communiste italien vont continuer à développer cette thèse jusqu'à aujourd’hui.

    2) Le débat jusqu’au milieu des années 1970.

    Les trois interprétations précédentes ne disparaissent pas, elles s’empilent, s’affinent, se rénovent. Les historiens s’intéressent désormais à la vision des sociologues, des psychologues, des linguistes, des psychanalystes. On pose le débat avec une série de questionnements. On dépasse les trois thèses pour creuser le fascisme, la première étape s’intéresse aux origines du fascisme. Les grandes tendances sont rénovées par les autres sciences humaines. On abouti à un consensus des grandes écoles historiques sur le fascisme. Il porte sur le contexte de l’Italie pendant la guerre, après la guerre, la crise… Tout cela ayant facilité l’émergence du fascisme.
    -Les origines. La guerre à mis en mouvement les masses italiennes, elles attendent des changements politiques, ils ne viendront pas. La guerre à servi à mettre en place le thème fasciste de la victoire mutilée. Appartenant au camp des vainqueurs, ils n’obtiendront pourtant rien, on en arrive à un ultra-nationalisme.
    -Nature et évolution du régime fasciste. Les historiens font la différence entre le fascisme d’opposition et le fascisme autoritaire, de gouvernement. Avec Mussolini, le régime se raidit à partir de 1926. la fascisme est le produit d’une petite bourgeoisie italienne qui présentait des caractères révolutionnaires. Mais cette petite bourgeoisie va devenir l’alliée de la grande bourgeoisie, pour devenir une force contre-révolutionnaire. Hitler fera disparaître ces résidus d’éléments de gauche lors de la nuit des longs couteaux. Ce sera le grand apport de l’histoire des années 1960. Toutes les tendances de gauche, anarchisantes vont êtres gommées par Mussolini, l’esprit réactionnaire va l’emporter sur l’esprit révolutionnaire. Le grand patronat, la grande bourgeoisie l’emporte sur les idéologues petit-bourgeois.
    -Le fascisme est les intérêts privés. Il y a divergence entre les interprétations des historiens. Les marxistes ne changent pas leur vision, son seul but est d’abattre la classe ouvrière, il est donc lié avec les intérêts privés. Une autre analyse est une fusion conjoncturelle, stratégique avec les grands groupes. Mais c’est une alliance tactique pour mener le fascisme à la victoire. La troisième interprétation est à mi-chemin entre les marxistes en l’alliance tactique. Il y aurait eu une mainmise de l’état donc du fascisme sur les grandes entreprises. Ces entreprises en sont sorti gagnantes.

    3) Les développements récents du débat.

    En Italie les travaux sur le fascisme ont été renouvelé par Renzo de Felice l’historien Italien spécialiste du fascisme. Ses livres ont donné lieu à de grands conflits, Totalitarisme à l’Italienne en 1974, sa biographie de Mussolini en 1975. Mais cet historien essayait de légitimer l’action de Mussolini dans la période, les trains arrivaient à l’heure. Pareil, les Italien se seraient largement accommodé du fascisme entre les accords du Latran et la guerre d’Ethiopie. En 1929 les accords prévoyant la création du Vatican, jusqu’en 1935 avec la conquête de l’Ethiopie les Italiens n’auraient rien eu à redire sur el Duche. Les thèses de Felice démontrent qu’il n’y a rien de comparable entre le fascisme italien et le nationalisme allemand. En Allemagne, les mesures antisémites datent de 1933 alors qu’en Italie elles ne commencent qu’en 1938. De plus le fascisme Italien aurait une matrice de gauche, très anarchisante, syndicaliste dans le premier fascisme italien. Troisième thèse, il y a eu un consensus des masses italiennes au sujet du fascisme. Quatrième thèse, il y a eu un véritable totalitarisme Italien, un totalitarisme achevé. Mais ce totalitarisme était différent des Nazis comme des Soviétiques. Il s’est fondu dans l’état, qui absorbe le parti unique, en Allemagne, les nazis l’emportent sur l’état. Enfin Felice situe le tournant totalitaire de l’Italie en 1937, isolement économique, antisémitisme, véritable révolution culturelle italienne en 1937-1938 (cinéma, livres d'écoles...). Il y a bien une singularité du fascisme italien.

II Le modèle fasciste

    Le fascisme est original parce qu’il veut créer un ordre nouveau, un homme nouveau, prendre l’humain en charge de sa naissance à sa mort.

1) Les conditions de la naissance du fascisme.     

Bernstein et Milza définissent le fascisme lorsque trois conditions sont réunies. Premier point de vue, le fascisme se différencie des dictatures car il est historiquement daté des débuts du XXème siècle. Contrairement aux dictatures, le fascisme contient un contenu social original qu’il tient de ses couches moyennes qui le composent. Le fascisme se caractérise par une politique qui lui est propre, une politique totalitaire, l’encadrement tout au lon de la vie.

-Un phénomène de la première moitié du XXème siècle qui pose le problème entre le fascisme et les masses. Le fascisme est né en Italie en 1919. Il prend le pouvoir en 1922. Il est le fruit d’une fascination de toute l’Europe à son sujet. Pourquoi ce phénomène est daté du lendemain de la première guerre mondiale. Certains historiens, notamment les historiens israéliens pensent que le fascisme précède la guerre et qu’il est issu de la France… Mais la communauté historienne ne retient pas ces thèses. L’Italie à raté son unité, à mis longtemps à intégrer les masses en politique lors de l’unité. Les masses ouvrières et paysannes ont continué à être écarté de la politique jusqu’en 1910. La bourgeoisie leur promet des améliorations de leur niveau de vie en cas de participation à la guerre, mais elles ne seront pas satisfaites, elles ne pourront pas s’exprimer en 1919. 
-L’apparition des partis de masses, avec le PNF (Parti National Fasciste), vont cristalliser les besoins de participation politique des masses ouvrières et paysannes.

2) Fascisme et classes moyennes.

Le fascisme participe d’un phénomène intéressant, contrairement au communisme, il recrute surtout dans les classes moyennes et à moindre mesure dans les masses paysannes. Mais qu’est-ce que les « couches moyennes », les fonctionnaires, les salariés, des petits patrons à leurs comptes, des artisans, quelques professions libérales. Il s’agit vraisemblablement de la définition la plus vague des concepts économiques. IL s’agit d’une cheville entre les classes ouvrières et les classes dirigeantes. C’est un groupe qui à une représentation commune et qui est conscient de celle-ci. Le groupe est hétérogène, hétéroclite variant selon des classifications particulières.
Ces couches moyennes ne veulent pas êtres assimilées au prolétariat, elles en sont issue et ne veulent pas y retomber. Elles visent l’accession à la bourgeoisie, l’image est celui de la promotion sociale. Le système de valeur qu’elles ont en commun c’est l’ascenseur social. Mais alors qu’elles étaient plus ou moins protégées, l’inflation due à la guerre à fait largement diminuer le pouvoir d’achat, ruiner leur épargne. Au lendemain de la guerre, cette couche sociale voit ses revenus diminuer, elles n’ont donc plus qu’une crainte : retomber dans la pauvreté, dans la catégorie des ouvriers. Elles sont anti-communiste, anti-bolchévique car elles pensent que les communistes les feront retomber dans le prolétariat, les classes moyennes se tournent donc vers le fascisme.
Elles vont aussi se chercher des boucs- émissaires, le communisme, le système politique et la démocratie libérale, les juifs pour l’Allemagne. Elles sont donc à la fois anti-communistes et anticapitalistes. Les classes moyennes cherchent donc le recourt à un homme fort, autoritaire, un régime solide capable de lutter contre le communisme et les concentration de capitaux. Mussolini (et Hitler) est le prototype de ces couches moyennes. La troisième voie pour elles sera donc le fascisme qui éveille d’autant plus enthousiasme que les slogans fascistes sont simples et réducteurs. « L’extérieur » est aussi un ennemi au même titre que le communisme et le capital, la France, le Royaume-Uni sont ainsi conspuées pour leur richesse et leurs colonies. Le thème du complot permet de dériver les frustrations de la société italienne vers l’extérieur en instrumentalisant le nationalisme contre les puissances victorieuses. Le fascisme oppose les nations prolétaires que serait l’Italie et l’Allemagne face aux nations nanties France et Royaume-Uni. De cette analyse ressort la nécessité d’un état et d’un homme providentiel, fort. Il faut redonner à l’Italie la gloire de l’empire Romain. De plus le fascisme prime le collectif sur l’individu (à l’encontre des philosophes des lumières) on privilégie donc l’état. La lutte des classes marxiste est donc balayée et défend la collaboration interclasses, les corporations. La propriété privée est protégée par le fascisme, cela est indispensable pour les classes moyennes.
Cette troisième voie doit plaire, coller aux aspirations des couches populaires qui souhaitent accéder à la bourgeoise. En réalité, le fascisme n’a pas respecté ses engagements, il a conclu un accord avec le capitalisme. L’alliance n’a seulement été dirigé vers un ennemi : le communisme, sorte de fil rouge du fascisme et du national socialisme.

3) Sa dimension totalitaire.

La totalitarisme est la forme du fascisme, c’est la condition de sa mise en place. Sans le totalitarisme, il n’y a pas de fascisme : il s’agit de nationalisme ou de dictature. La première condition, c’est la violence, mais elle ne suffit pas à définir le fascisme. La violence c’est celle de troupes d’assaut fascistes, des SA, des SS.
Le totalitarisme d’adresse à ces masses, ces masses que l’on doit intégrer, encadrer. Le totalitarisme implique de nouveaux moyens modernes de propagande, journaux, radio, cinéma… Tous les discours sont préparés gestuelle comprise. L’état fasciste avait pour projet de contrôler la vie de l’homme et de la femme même dans la sphère privée et spirituelle.
L’état doit contrôler tous les moyens  d’éducation, on revoit les manuels, on contrôle tous les moyens d’information, de formations de connaissance. La jeunesse est particulièrement visée, elle est enrégimentée, formée. Pour les adultes, tous leurs loisirs seront contrôlés. La caractéristique la plus tardive pour l’Italie sera le racisme en 1938.

III Le fascisme Italien.

1) Etude de cas, le fascisme italien.

L’Italie post guerre mondiale traverse plusieurs crises.

-La crise nationale.

Après la guerre, il y a la conférence de paix de 1919. Orlando, le premier ministre italien la quitte avant même la signature du traité car l’Italie ne recevra pas les terres irrédentes promises. Elle ne trouvera pas sa place au sein des grandes puissances victorieuses.

-La crise économique et sociale.

Elle est, elle aussi, héritée de la guerre. L’économie de guerre aura du mal à se reconvertir en économie de paix. L’Italie a emprunté beaucoup d’argent, elle ne pourra pas rembourser de suite. Il y a le phénomène de ruine, d’inflation, qui entraîne une rancœur contre l’état, attisée par un esprit « ancien combattant ». Il y a une crise importante de la paysannerie italienne. On avait promis aux paysans partant à la guerre des terres, aucunes promesses n’est tenue, rien est en vue. Les ouvriers voient aussi leur salaire réel, leur pouvoir d’achat diminuer.  La crise est donc totale.
Ceci va avoir des conséquences très graves, les paysans occupent les terres qu’on leur avait promises, les ouvriers occupent leur usine (Fiat à Milan et 1920). 

-La crise politique.

Devant cette crise, l’état devrait intervenir mais rien ne bouge. En réalité, l’Italie comme l’Allemagne n’ont pas de culture démocratique, pas d’enracinement de la démocratie. Il faut donc reprendre le cours de la vie politique, des élections législatives sont donc organisées. Les deux partis qui se détachent sont le PSI (Socialistes) et le PPI (Populaire, démocrates-chrétiens). Les socialistes refusent de former un gouvernement avec la droite. Les démocrates-chrétiens se tournent donc vers les petits partis sur l’aile droite, minoritaire, sans volonté politique.

C’est le fascisme qui tirera tous les profits de cette crise.

2) Le fascisme : un produit de la première guerre.

Le premier fascisme, le premier faisceau de combat est fondé très tôt, en 1919. Mais il a plusieurs composantes. Une composante nationaliste, les « Arditi », des anciens combattants hyper nationalistes. Ce sont des troupes d’assaut armées qui vont occuper manu militari la ville de Fiume (en terre irrédente). Ils formeront les futurs cadres du parti.
Mais il y a une deuxième composante issue du nationalisme révolutionnaire. Un fascisme révolutionnaire, d’extrême gauche. Les corps proviennent du syndicalisme révolutionnaire de l’époque. Mussolini a ainsi commencé à gauche.
Le programme a donc des propositions nationalistes mais aussi socialisantes et parfois anarchisantes. Le but de Mussolini est de capter la classe ouvrière et de la soustraire à l’influence socialiste et de la CGT italienne. Le résultat est médiocre, le parti se développe lentement. Mais à partir de 1920, les fascistes se mettent au service de la bourgeoisie car les troupes de son parti vont servir à remettre de l’ordre après l’occupation des terres et des usines. Après cela, il devra revoir son programme en direction de la bourgeoisie.
Il y a ensuite une double stratégie de Mussolini pour arriver au pouvoir. Première possibilité s’inscrire dans une logique légale a-en jouant le jeu des élections. La seconde est une stratégie illégale liée à la force, à la violence contre les socialistes et les communistes.

    En 1921, nous trouvons ainsi un état, un gouvernement paralysé, un roi absent. De l’autre côté il y a le Duche qui fait régner la violence sur le pays. Les organisations de gauche lancent des grandes grèves pour arrêter la dégradation de ce pouvoir bicéphale. Pour résoudre la grève, le parti national fasciste se substitue à l’état, lance un ultimatum au force de gauche en leur enjoignent de rétablir l’ordre auquel cas se serait au fascisme de le faire.
    La PNF brise donc l’élan social avec la comédie de la marche sur Rome. Il y a toujours le double jeu, à la fois Mussolini entame des pourparlers avec le gouvernement et une monté des troupes fascistes sur Rome pour s’emparer du pouvoir. Mais il y arrivera légalement, convaincu par les entrepreneurs et le gouvernement, le roi nomme Mussolini président du conseil. Il a occupé le vide laisser par le régime de monarchie parlementaire. Il a joué de son double tactique. Il s’agissait d’une mauvaise comédie.
    Une fois nommé président du conseil, en octobre 1922, le fascisme est au pouvoir.

3) La pratique fasciste au pouvoir.
-Première chose, il n’y a pas de projet précis de gouvernement pour les fascistes. Entre 1922 et 1926, la première période sert de rodage, d’expérience à l’état fasciste qui se mettra en place en 1926. En 1924, le régime à montrer son véritable visage en assassinant le député socialiste Matteotti par les fascistes sur ordre direct de Mussolini. À partir de là, ce dernier peut promulguer les lois fascistissimes qui suppriment les libertés, dissout les anciens partis, créer la police politique OVRA.
    -L’état Fasciste. La réalité du pouvoir est concentrée dans les mains du Duche. Il est el chef du gouvernement, il a dans ses mains la totalité des trois pouvoirs, exécutif, législatif, judiciaire. Son statut est quasi monarchique, développant de plus un véritable culte autour de sa personne. Les anciennes institutions restent en place au début mais elles sont vidées de leur substance et remplacées par des structures du parti. En 1928, le grand conseil fasciste est créé, il nomme ainsi personnellement tous les députés. L’armée est indirectement contrôlée et surveillée par les milices fascistes, il s’occupe des institutions locales en doublant les fonctionnaires par des fascistes.
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Cours de spé contempo
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Mardi 6 mars 2007
I Les impulsions décisives pour l’historiographie française

1) Des figures tutélaires, Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle.

    A partir des années 1920, les historien sont passés de l’histoire de la diplomatie à l’histoire des relations internationales. L’histoire de la diplomatie était trop restreinte, elle se contenter des rapports entre les états et non pas des relations entre les peuples. Les deux hommes travaillent avec le concept des « forces profondes ». Il y a différentes forces, les forces matérielles, démographiques, économiques, géographiques. Mais ils se penchent sur les « forces profondes », des forces spirituelles, des influences politiques. Ils l’exprime l’un comme l’autre dans un ouvrage commun de 1964 L’introduction à l’histoire de relations internationales. Le grand apport de P. Renouvin est celui des forces spirituelles et des mentalités culturelles. Duroselle amène lui l’étude du processus de décision  en matière de politique étrangère, qu’elles sont les forces profondes qui influences les décisions, un autre concept est propre à Duroselle : l’ambiance, et l’air du temps lors des décisions…
    P. Renouvin ne s’entend pas du tout avec l’école des Annales, Renouvin représente en quelques sortes la Sorbonne lorsque Braudel représente EHESS. Cependant pour l’étude des relations internationales, Renouvin et Duroselle ont utilisé des sciences provenant des annales (démographie, sociologie, économie…). Mais les deux historiens ne conçoivent pas l’étude des relations internationales sans l’histoire évènementielle et sans l’étude des hommes participants aux processus de décision.

2) Des avancées déterminantes depuis 40 ans.

    L’histoire des relations internationales à pris à d’autres disciplines de nombreux apports. La question des migrations a été beaucoup traité par les géographes notamment par Yves Lacoste en géopolitique.
    De grandes thèses ont renouvelé l’approche des migraitons et des relations internationales, la première rompant avec l’histoire diplomatique est celle de Pierre Milza : Les italiens en France à la fin du XIXème. Toute une école à la suite de Pierre Milza à vu le jour, une thèse de Ralph Schor : L’opinion française et les étrangers pendant l’entre deux-guerres. La France avait besoin d’immigrés pour sa reconstruction avant même de les rejeter quelques années après. Janine Ponty à travaillé elle sur les Polonais méconnus, travailleurs immigrés dans l’entre deux guerres. Le plus grand renouveau à eu lieu dans l’étude des flux migratoires.
    Le deuxième intérêt fut porté aux forces économiques, quel est le poids et le rôle des facteurs  économiques dans les relations internationales ? Quel à été le poids des impérialismes économiques ? Quel à été le poids des milieux d’affaires lors du déclanchement de la première guerre ? Quel à été le rôle des lobbys économiques dans le réarmement des années 30 ? Quel est le rôle des milieux économiques dans la reconstruction économique après 1947 et dans la mise en place du plan Marshall ? La première grande thèse date de 1969, elle est due à un spécialiste des relations franco-allemandes, Raymond Poidevin, Relations économiques et financières entre France et Allemagne 1898 et 1914. Il montre que les relations économiques entre les deux pays ont été très important et qu’ils ne sont pas les déclencheurs de la guerre. La seconde thèse est celle de Girault en 1973 sur les Emprunts Russes, les emprunts en Russie entre 1897 et 1914. Une alliance économique débouchait elle de fait sur une alliance militaire ?  En 1976, Jean-Pierre Allain  à travaillé sur les crises entre la France et l’Allemagne au sujet du Maroc, il analyse le processus de crise internationale.
    On saute ensuite le pas de la première guerre mondiale en 1977. Le premier à le faire est Jean Bariety avec une thèse sur les relations franco-allemandes post première guerre. Dartaud à lui travaillé sur la question des dettes interalliées et la reconstruction de l’Europe. Au fur et à mesure que l’on avance dans le temps, les historiens se rapprochent à l’histoire du temps présent. Deux grandes thèses sur l’économie, avec en 1982 par R. Frank, Le prix du réarmement Français 1935-1939. démontant ainsi les thèses selon lesquelles le Front Populaire aurait stoppé le réarmement du pays. La dernière grande thèse date de 1992, elle s’intéresse aux conséquences du plan Marshall sur la France dans la construction européenne 1944-1954, G. Bossuat. Toutes les thèses sont nuancées sur la place de l’économie dans le déclanchement des guerres mondiales et dans les relations internationales. L’impérialisme n’avait pas profité au capitalisme français.
    Deux chantiers ont donc vu le jour, celui des géographes, des migrations, celui des forces économiques et un troisième à vu le jour, celui des « Forces Profondes ».
    Par « Forces Profondes » il faut entendre, étude des mentalités collectives, étude à la psychologie collective, aux forces spirituelles. Duroselle à fait porter par ses disciples l’étude sur ces forces profondes. Les études sur l’opinion, la part et les liens entre opinions et les relations internationales. Jouent-ils un rôles dans les processus de décision? Pierre Milza à lancé ces études lors d’un colloque à Rome d’où est sortis un ouvrage : Opinions publiques et politique étrangère. Ceci à donné lieu à de grandes thèses, celle de Jean-Jacques Bekcker, comment les Français sont entrés en guerre en 1914. l’apport des imaginaires sociaux, comment voit-on l’autre, comment perçoit-on l’étranger ? Les apports de la sociologie sont alors très importants. Comment juge-t-on l’autre ?
    Un autre domaine est celui de la prise en compte des relations culturelles dans les relations internationales. L’étude des transferts culturels entre états, entre les peuples. La diplomatie culturelle, l’impérialisme culturel est tout aussi important que l’armement ou l’économie. Un dernier domaine a été défriché par Pierre Milza le rôle des sports dans les relations internationales, l’évidence étant dans les cas des régimes totalitaires.
    Aujourd’hui on étudie aussi les rapports entre le pouvoir politique et les pouvoirs militaires. Quel est le poids du lobby militaire sur les décisions politiques, entre le lobby sécuritaire est la politique intérieure. Maurice Vaisse a étudié la France et l’atome, l’importance de l’arme nucléaire dans les prises de décisions.
  Les thèmes privilégiés de cette histoire des relations sont restés très classiques, très franco-français. Duroselle a fait la somme de la politique étrangère française pendant l’entre-deux-guerres, la Décadence. Et l’abime, la politique étrangère pendant la seconde guerre mondiale. Le relèvement, de Gerbet avec l’étude des relations internationales sous la IVème. Et enfin La grandeur, de Vaisseur avec les relations sous de Gaulle. Aujourd’hui c’est plutôt des études bilatérales avec les relations entre deux pays, France-URSS M-P Rey, France-USA (Melandrie). L’étude d’organisations internationales avec l’étude de la SDN à l’ONU de Pierre Gerbet. Les études trans-nationales, en petit nombre avec le dernier livre G-H Soutou Cinquante ans de guerre Froide, le conflit est-ouest 1943-1990.

II L’histoire des relations internationales et son positionnement par rapports aux autres sciences sociales.


Quels sont les théories que l’école française a fait, d’où viennent-elles ?

1) Les interprétations réalistes.

    Pour ces historiens, ce qui compte avant tout, c’est le rôle des états et des états-nations. Les relations internationales ne seraient donc qu’une question de rapports de force où les états jouent le premier rôle. On aurait recherché la régulation des puissances pour éviter les guerres. Traité de Westphalie en 1648 pour éviter les guerres. Cette théorie à été développé par G-H Soutou qui la valide du XVI au XXème siècle. Versailles, Yalta, Postdam… tout cela serait fondé sur la recherche d’un véritable ordre européen ou mondial. 
    Mais d’autres l’ont accommodé avec des concepts plus neufs et modernes, les interprétations constructivistes.  

2) Les interprétations constructivistes.  

    Il faut ainsi introduire, les forces économiques, le poids des mentalités, des imaginaires sociaux, des subjectivités collectives, tout n’est pas rationnel dans le domaine des relations internationales. Les autres facteurs sont les facteurs de perceptions, la puissance vaut moins de la perception que l’adversaire en a. René Girault a mené énormément de travaux allant dans ce sens. Beaucoup de puissances, juste avant la seconde guerre mondiale ont surestimé la puissance allemande essayant ainsi d’apaiser les choses plus qu’autre chose, les américains même l’ont fait jusqu’en 1942. ainsi après 1945, la Grande-Bretagne et la France n’ont pas su estimer leur déclin. L’exemple Vietnamien appuie encore cette thèse.

3) L’historien des relations internationales face aux problèmes de l’ordre, du droit et de la justice.

    Travailler autour des droits de l’homme, de l’ingérence, des TPI, un domaine trans-national. La spécialité des historiens, c’est le temps, de restituer les concordances de temps, les permanences, les ruptures… l’étude des traumatismes… la catégorie de l’espace leurs liens…

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Cours de spé contempo
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Mercredi 7 février 2007

Chapitre II et III le renouvellement de l’histoire politique.

Ce renouvellement date du début des années 80 et dure jusqu'à aujourd’hui, il suit le discrédit depuis la révolution de l’histoire des annales. Les reproches qu’on lui faisait : l’événement, une histoire narrative, linéaire, factuelle, asservie à la chronologie, une histoire aussi subjective car elle ne s’intéresse qu’aux dirigeants, elle est anecdotique, elle est individualiste, elle a été foulée au pied par les annales.
   
I ) Quelles sont les causes du retour en grâce de l’histoire politique.

1) Des causes extérieures.

La première cause mise en avant : la volonté du public d’expliquer un événement qui a des répercussions sur sa vie, déclanchement d’une guerre, d’une crise économique. On cherche non plus uniquement le fait militaire mais l’interaction entre le fait politique et diplomatique.   Deuxième cause : l’accroissement du domaine politique de l’état, l’état s’occupe du logement, de la santé, de la culture, du social… Troisième cause, le rôle de l’opinion, le grand public, les séries…

2) les causes endogènes.

Elles ne tiennent plus à l’environnement mais à des personnalités. Notamment par André Siegfried et son tableau politique de la France de l’Ouest publié en 1913. Il a ouvert la voie à un nouveau type d’historien, ceux qui étudient les comportements électoraux, François Goguel, Alain Lancelot (l’abstentionnisme électoral). L’histoire des idées politiques, Socialisme, Communisme, Gaullisme, est aussi une branche très étudiée de l’histoire politique. La pluridisciplinarité, l’arrivée de l’outils informatique, l’outils lexicographique (étude des discours). L’étude des sondages d’opinion, la cartographie électorale…

Toutes ces causes ont renouvelé l’histoire politique. En effet l’histoire politique par l’histoire extérieure et les causes endogène à permis la création d’une histoire politique totale.
L’histoire politique s’intéresse désormais aux populations, comme acteur particulier, objet d’étude.
L’histoire politique devient sur des différentes durées. Une durée moyenne, celle d’un régime ou d’un parti politique. La durée longue, l’histoire des idées politiques, des idéologies. Grâce à tout cela l’histoire politique c’est extrêmement renouvelé.

3) Renouvellement de l’histoire des partis politiques.

Cette histoire était condamnée par la condamnation de l’histoire politique. On lui faisait plusieurs reproches : la monographie locale, une histoire évènementielle, pas de vue d’ensemble. On reprochait à cette histoire d’être trop idéologique, on s’intéressait plus aux partis marxisants, d’une gauche radicale, il n’y avait pas d’histoire des partis modérés, des partis de droite. Cette histoire devait légitimer la société idéale défendue par les marxistes.
On ne s’intéressait pas aux mentalités, aux psychologies des adhérents, des militants, des sympathisants. Un ouvrage à changé cette histoire, l’Histoire des droites en France, de René Rémond. Cet ouvrage marque la fin de l’histoire d’un courant au profit des droites plurielles, il s’intéresse au long terme. Il ne s’agit plus d’une monographique, il n’y a plus de chroniques évènementielles, on fait désormais dans l’idéologie. Il différencie plusieurs droites en France, une droite légitimiste avec une idéologie réactionnaire, retour à l’ancien régime, rappel du roi Bourbon, son fondement : La charte de 1814. La droite Orléaniste, plus libérale. La droite bonapartiste, au-dessus des partis, vers le peuple, plébiscitaire (Gaulliste…). Mais on fait pour l’instant l’impasse sur l’extrême droite.

4) Étude des organisations de jeunesse et des mouvements d’étudiants.

C’est l’étude des mouvements étudiants. Les leaders étudiants ont ainsi eu des rôles importants par la suite. L’étude des mouvements politiques est de savoir quels fut leur rôle lors du renouvellement de la sphère politique. On s’aperçoit sous la troisième république que de nombreux leaders ont accédé à des fonctions importantes de l’état. Pierre Mendès-France à été leader important d’un mouvement important de jeunes radicaux, il est par la suite devenu président du conseil. Il était le chef de la LAURS (Ligue d’Action Universitaire Radicale Socialiste). René Pleven, il a milité dans un groupement universitaire que l’on appelle GUSDN (groupement universitaire pour la SDN).
Sous la quatrième république, sur 17 président du conseil, 11 sont passés dans les mouvements de jeunesse, ils y ont appris les bases du métier. George Pompidou a ainsi milité dans les organisations de jeunesse, pareil pour les Communistes et les Socialistes.
L’angle d’étude le plus intéressant sont, les formules d’encadrement, les cadres d’encadrement,  les temps et les rythmes de leurs existences. Comment s’est formé notre class politique actuelle ?

II Une étude de cas, les mouvements de Jeunesse dans les année 20, une nouveauté ?

1) Définition sociale de la jeunesse.

La jeunesse, « c’est le résultat d’une organisation sociale des âges de la vie qui va déterminer le calendrier et les modalités de passage d’un âge à un autre en même temps que les comportements». Dans la France de l’entre deux-guerres, il y a une organisation directe du passage de l’enfance à l’âge adulte selon que l’on se trouve dans les milieux bourgeois ou ouvriers. Il y a donc deux jeunesses, mais est-ce que cette jeunesse ce définit comme opposition à l’âge adulte ? Ou est-ce qu’au contraire, les conflits permettent une intégration  de la jeunesse plus rapide dans l’âge adulte.
La première jeunesse, est une jeunesse populaire. Une jeunesse ouvrière ou paysanne :
-    Ils ont quittés l’école très tôt.
-    Ils travaillent tôt.
-    Ils ne sont pas encore mariés.
-    Ils vivent chez leurs parents et donc sous leur contrôle.
Les rites de passage sont important : le certificat d’étude, la communion solennelle ; De nouveaux droits sont reconnus dans le domaine des distractions, le bal est propre aux jeunes, la fin de la jeunesse c’est le mariage. Pour les garçons, il faut ajouter à cela le service militaire.
Mécanismes d’intégrations, il y a peu de conflits de génération à l’époque. Le modèle républicain et le rôle de son école diffuse à tous les enfants une culture civique laïque et républicaine, qui transmet des valeurs de respects, d’intégration. Le respect des aînés est incarné par la cérémonie des anciens combattants. De plus, la place « libérée » par les morts au combat, on permis de faire carrière rapidement.

La jeunesse bourgeoise. Les caractéristiques sont inverses du milieu populaire. Le jeune bourgeois poursuit ses études, il travaille donc tard, il n’habite plus chez ses parent et échappe donc à leur contrôle direct, l’âge du mariage est beaucoup plus élevé. La jeune fille reste plus longtemps dans sa famille, elle se marie plus jeune, il y a une expression « elle fait la jeune fille de la maison », elle n’échappe pas au contrôle de ses parents.

Modalités de contestation. Dans le domaine politique, les jeunes groupements sont des mouvements de contestation par rapport à leurs aînés, les JC, les jeunes Turcs (Radicaux), les étudiants d’action française… Tous contestent les ténors, Maurras et Léon Daudet pour l’extrême droite par exemple.

Les conflits de génération s’expriment par d’autres moyens, des codes vestimentaires, les montres bracelet, les pantalons de golf, des goûts artistiques Dadaïsme, Surréalisme. Les jeunes intellectuels ont été engagé très souvent au côté du parti communiste : Breton, Eluard et Aragon. Mais ceci est limité aux milieux étudiants.

2) L’organisation des mouvements de jeunesse.

Ils existent depuis longtemps, ils sont souvent confessionnels. Dans toutes les religions on s’est attaché à la formation religieuse des jeunes. Ce soucis remonte au XIXème siècle, il émane des catholiques. Au milieu du siècle, le jour où les enfants n’allaient pas à l’école, il fallait les occuper, on a pour cela créé les patronages, puis les mouvements laïcs ont pris les devants. À la fin du XIXème une matrice globale est créée : l’ACJF (Action Catholique pour la Jeunesse Française), mais tout est encore contrôlé par les adultes, les colonies de vacances sont aussi créées.
L’influence du Scoutisme créé en Angleterre en 1908 par l’amiral Baden-powell. La pédagogie : le départ et la vie au grand air, les surnoms, les Bonnes Actions, Discipline… Son essor est phénoménal en Grande-Bretagne. En France, c’est d’abord une réaction de méfiance vis à vis d’un mouvement d’origine Protestante. En 1911, c’est la création des éclaireurs unionistes, en 1912 sont créés les éclaireurs de France, laïcs. 1920, les Scouts de France, catholique et les Guides de France pour les filles.

3) Dynamisme et spécialisation de ces mouvements dans l’entre deux guerre.

L’ACJF, reprend du service après la guerre car elle met l’accent sur l’engagement civique des jeunes. Leur mot d’ordre « civique par ce que sociaux, sociaux par ce que catholique ». La condamnation en 1926 par le pape Pie XI du mouvement l’Action Française à libérée une partie du monde catholique de son attachement aux valeurs traditionnelles, pour se réfugier dans la république. Un nouveau courant se détache, la démocratie chrétienne. Elle deviendra le Mouvement Républicain Populaire, on y trouve Robert Schuman, Georges Bidault, François de Menthon. L’ACJF compte en son sein 20% d’étudiants, 23% d’employés, 21% d’ouvriers et 36% de jeunes ruraux, tous y sont représentés.
L’essor des fédérations diocésaines de jeunes fille, nées en 1925, elles d’éduquer les jeunes filles face au monde moderne, le bal, la radio, le cinéma, en revanche elle éduque pour diffuser les œuvres sociales.
Le développement du scoutisme catholique. Méfiant à la base, ils prennent le train en marche en 1920. il y a deux pôles, le Nord et Paris. La hiérarchie d’abord réticente perçoit rapidement les atouts. Il se caractérise par âge, louveteau, éclaireurs, routiers. De 1920 à 11932 il s’adresse au milieu populaire, après ce sont surtout les bourgeois qui deviennent scouts. Le thème en gros : le chevalier de temps modernes, en 1923, les Guides de France pour les filles sont créés

4) le développement des mouvements spécialisés au sein du mouvement général de la matrice ACJF.
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : Cours de spé contempo
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