Mardi 6 mars 2007
L’urbanisation dans le monde

On dispose de données qui ne sont pas produites selon les mêmes définitions donc pour comparer les différents chiffres, on doit faire des ajustements. Néanmoins, les inégalités spatiales sont telles entre les pays que l’on arrive malgré tout à avoir une bonne idée de ces inégalités.

En moyenne, la population mondiale est répartie à 50% dans les villes, mais cela cache de très grandes disparités avec des pays à 100% de population urbaine (Singapour, Hong kong) ou inférieur à 20% (Bhoutan, Népal, Burundi…).

Dans les pays développés 75 à 90 % de population Urbaine (Belgique à 90%). Il existe des exceptions dans les pays en voie de développement puisque certains connaissent des taux élevés, c’est le cas en Afrique Centrale. Ce fort taux de populations urbaine est à mettre en relation avec les caractères extraverti des économies qui entraîne une forte urbanisation sans pour autant développé le pays de manière économique.

Aucun pays n’a à ce jour réussi à échapper à la fatalité de l’Urbanisation. La consommation d’énergie et de ciment, le taux de motorisation et les revenus sont des indicateurs d’urbanisation.

Le fait urbain est un fait ancien puisque les premières cités sont apparues au néolithique, mais jusqu'à la révolution industrielle seulement 5% de la population habitait dans les villes. Jusqu’en 1900, moins de 10% de la planète habitait des villes de plus de 20000 habitants. Les pays s’étant engagé dans la voie de la tertiarisation ont vu leur population augmenter fortement. Dans beaucoup de cas, l’accroissement des villes s’est fait pas l’augmentation globale de la population, souvent après la seconde guerre mondiale (surtout en Asie et en Afrique).

La concentration de la population va-t-elle continuer ? Si la population continue à se concentrer dans les espaces urbains, sur quel modèle d’évolution des villes peut-elle se faire ?

Les pays les plus urbains sont passés d’une population largement rurale à une population plus citadine, sans face transitoire. La croissance des villes était alors lié à l’industrialisation des économies. La croissance urbaine aujourd’hui n’est pas liée au développement économique, ce n’est pas le développement de l’industrie en Afrique qui explique la progression de la croissance urbaine, le modèle est donc différent.
Dans les pays qui se sont urbanisés en premier la majorité de la population est devenue citadine, et la population croît plus lentement. Il faut surtout voir désormais qu’a la campagne, ce sont les populations non agricoles qui sont les plus nombreuses. Sociologiquement, les populations rurales ont des modes de vie urbains, nombre d’entres elles travaillent de toutes façons en ville. Pour ces populations a urbanisation élevée va se produire un processus de desserrement des villes avec un éloignement des populations du cœur des villes au profit d’une large couronne périphérique, la périurbanisation.
Les facteurs d’explication de l’augmentation des populations urbaines sont l’exode rural, l’émigration vers les villes de populations jeunes, l’accroissement naturel plus élevé et l’aire d’extension des villes qui est plus importante. L’annexion de villages près des villes est très fréquente dans les pays du sud. Ces populations urbaines on énormément progressé au cours du XXème siècle puisque aujourd’hui 3 milliards de personnes vivent dans les villes.
C’est un phénomène mondial, qui touche l’ensemble des pays. Mais la signification de l’urbanisation n’a rien a voir entre un pays industrialisé et un pays du nord.

L’affaiblissement de la croissance Urbaine
Dans un pays urbanisé depuis longtemps, la croissance urbaine à toujours été moins forte que celle d’un pays en voie de développement, le contexte économique étant différent. Cette croissance des villes n’a pas posé de difficultés majeures dans la mesure où cette croissance accompagnait une hausse du niveau de vie général, du fait de la croissance économique. Ce développement pouvait se réaliser en parallèle de l’augmentation des services et des équipements urbains, les principales mégalopoles du monde développé jouent un rôle dans la vie économique mondiale. Depuis les années 70, la croissance urbaine s’est ralentie à peut près partout dans les  pays industrialisés. Notamment en ce qui concerne les plus grandes agglomérations, à la fin des trente glorieuses, les emplois sans qualification vont devenir de moins en moins nombreux vont disparaître au moins du centre des villes. Néanmoins nous avons une substitution de ces emplois par des emplois hautement qualifiés notamment dans le secteur tertiaire.
Le tarissement de l’exode rural, le refus de subir les nuisances engendrées par les villes du fait d’une nouvelle sensibilisation à l’égard de l’écologie. Ainsi en France comme aux USA il y a plus de personnes qui quittent les centres urbains qu’ils n’y en a qui arrivent.
Le prix du foncier dans les villes devient tellement onéreux que même les populations souhaitant résider en ville ne le peuvent plus.

Le monde des grandes villes de demain sera le monde où la pauvreté est encore prégnante, c’est de la qualité de vie de ces urbains. Dans les pays du sud se juxtapose des quartiers modernes (Building, résidences…) et des quartiers où vont s’entasser des population pauvres.

Ces grandes métropoles consomment énormément. On circule en voiture, les quartiers où se logent les populations les plus pauvres voient leur population se décupler, les bidonvilles s’étendent. Ces populations occupent des terrains de manière souvent illégales, de se fait les services urbains n’arrivent pas jusque dans ces quartiers. Les équipements coûtent cher compte tenu de ces faibles densités.


L’urbanisation en Afrique
En 1950, seulement 15% de la population africaine était urbaine, en 2000, c’est le tiers, mais les situations sont variables. En 2025, la moitié de la population africaine sera devenue urbaine. Les villes ont donc surgis récemment, sauf au Maghreb. Les villes ont poussées très rapidement, en 50 ans, mais le fait urbain est pour l’essentiel composé de villes de moins de 500000 habitants. 25 villes ont plus d’un million d’habitants. Laplupart des villes sont portuaires, elles traduisent l’import export pendant la période coloniale, ces villes sont à l’origine des ports comptoirs coloniaux. La plus grande villes reste Le Caire, elle se développe à un rythme de 4% par an (doublement de la population en 20ans). Ce taux d’accroissement est encore plus fort en Afrique subsaharienne avec 5-6% par an. A ce rythme, les équipements urbains ne peuvent pas suivre, l’extension spatiale qui va de paire avec cette croissance pose de multiple problème notamment en ce qui concerne le logement. Le solde migratoire se ralenti par ailleurs ce qui ne signifie pas qu’il n’y a plus de mobilité. Cette croissance démographique est sans rapport des capacités de production des villes.
Nous avons trois grande période dans l’histoire de l’urbanisation subsaharienne. La première au XVI-XIXème avec la traite. Du XIXème à 1945, les villes comptoirs vont se développer son l’impulsion des colons, encouragés ou forcer pour développer l’économie littorale (Ghana, Sénégal, Côte-d’Ivoire). Depuis les indépendances, la croissance des villes est liée à des mouvements de population spontanée, famine, sécheresse.
Les plus grandes agglomérations se trouvent dans les pays à façade maritime se qui accentue les disparités avec les pays enclavés. La macrocéphalie devient la caractéristique des villes africaines, plus de 25 dépassent le million d’habitants (Le Caire, Lagos, Kinshasa, Alexandrie, Alger, Casablanca, Abidjan). C’est dans ces villes macrocéphales que les populations vont connaître les plus grandes difficultés. Pour ces villes extrêmement étendue le coût des équipements urbains à largement augmenté, des routes, aux réseaux d’électricité, d’eau et d’assainissement.
L’organisation interne de ces villes repose sur le modèle colonial, qui a conçu des villes où les habitants connaissent des ségrégations. Ces tendances ségrégationnistes dans l’espace avaient pour but de séparer les populations indigènes des populations coloniales. Même dans le cas de villes qui n’étaient pas des colonies de peuplement. Cette dualité subsiste, même si le noyau est submergé, entre populations riches ou pauvres. Cette ségrégation se fait entre des quartiers d’une nouvelle classe bourgeoise, les quartiers du pouvoir, des affaires, des quartiers équipés et les quartiers populaires dont les plus précaires sont les bidonvilles.
Conséquence de cette urbanisation : les moyens de production se concentrent. Ils répondent au besoin des citadins, le problème c’est que cette croissance urbaine se fait dans un contexte de crise économique, les systèmes sociaux ont du mal à se remettre en place, les états se désengagent des services publics notamment dans les villes, l’éducation n’est même plus assurée. La paupérisation s’accroît. Le secteur informel entretien de faibles rémunérations, mais permet la survie ; il sert de port d’entrée pour les migrants et les nouveaux citadins. Le mobilité entre les espaces reste aussi une ressource, nous avons donc un espace de vie de ces urbains qui est très large par rapport à l’espace de vie Urbain français, des multi résidences, des familles regroupées en ville l’été et à la campagne à la saison des récoltes. L’évolution socio spatiale de la population a été extrêmement contractée dans le temps, l’Afrique doit s’urbaniser alors que son agriculture est à peine sédentarisée, elle doit produire lorsque le commerce mondial inonde les marchés par des produits qui défient toutes concurrences.
Les élites africaines sont tentés par les modèles des sociétés occidentales et on parfois de mal à se concentrer sur leur propre pays.

La croissance démographique dans les villes d’Amérique latine

Les trois-quarts de la population habitent dans les villes. Il y a deux caractéristiques de ces villes, l’hyperurbanisation et hyper concentration. De gigantesques agglomérations avec plus de 10 millions d’habitants, avec une croissance extrêmement forte, une distorsion des villes à l’échelle nationale. Cependant aujourd’hui, ce sont les villes moyennes qui occupent l’espace et les activités économiques.
Le fait urbain est extrêmement ancien en Amérique latine, de grandes villes existaient déjà du temps des Indiens. Les foyers de peuplement sont l’héritage du passé, de la colonisation espagnole, de la colonisation portugaise et ses comptoir Brésiliens (Nordeste). A l’opposé de ces implantations urbaines vous avez des terres vides d’hommes. Les villes se sont développées grâce à l’apport des populations Européennes (Portugais, Espagnols mais aussi d’Europe de l’est), les chinois et les japonais contribueront aussi au peuplement du continent. Elles s’installent dans les grandes villes, celles qui sont déjà prospères. Des villes vont surgir en fonction de l’arrivée du chemin de fer. Plus d’une cinquantaine de villes dépassent le million d’habitants.
L’hyperconcentration, n’est pas forcément un atout. Il y a trois zones d’hyperconcentration en Amérique Latine, dont deux en Amérique du Sud. L’une sur la côte Brésilienne, l’autre entre le Venezuela et la côte Péruvienne. Les villes capitales se sont développées par rapport aux autres centres urbains. Cette caractéristique est issue des caractères coloniaux. Plus récemment, la multiplication des métropoles renvoie à la connexion des réseaux urbains nationaux. Ces agglomérations se sont fondée sur l’augmentation des classes moyennes, le développement des entreprises mondialisées, la concentration des pouvoirs. Les activités économiques qui se sont développées et concentrées dans les métropoles ont permis aux habitants d’augmenter leur niveau de vie, cela s’appuie sur la mobilité des hommes, mobilité à mettre en relation entre la disparition de revenu entre villes et campagnes. Parfois il y a un pouvoir attractif des villes dans un but de survie des populations, après des catastrophes naturelles les villes deviennent des lieux de refuge.
Les villes sud-américaines ont connu une croissance sans précédent entre 1950 et 1970. en moyenne les taux d’accroissement ont été supérieurs à 4% par an, le doublement de la population se fait alors en moins de vingt ans. Les pays les plus pauvres sont aussi les moins urbanisés. En conséquences de l’accroissement démographique, les villes doivent accueillir de nombreuses populations, ainsi Sao Paulo et Mexico ont vu leur population multipliée par 7 en 50 ans. À partir des années 90, la population à cesser d’augmenter aussi rapidement, les plus grandes métropoles ont reporté leur afflux vers les villes moyennes qui se sont elles-mêmes multipliées, elles se sont étendues spatialement, présence de conurbation avec un réseau urbain hiérarchisé autour des grandes métropoles.  Ce changement c’est de plus effectué au mi-temps de la transition démographique.
Nous avons du mal à déterminer si la population à diminuer grâce à sa situation citadine nouvelle (par des changements d’emplois, de conditions…) ou alors est-ce que la démographie aurait-elle chutée de toute façon ? Nous savosn cependant que la chute de la fécondité à été plus fort en ville qu’a la campagne et plus forte entre les quartiers aisées et les autres. Par exemple au Mexique, l’indice conjoncturel de fécondité était supérieur à 7 enfants par femme, dès 1980 l’indice est passé à 4,4 enfants par femme. Aujourd’hui les indices varient entre 2 et 4 enfants pas femme selon les pays.
Les villes ont connu différents rythmes de croissances suivant les quartiers. Les centres se sont tiersérisés, ils comportent des emplois sans fonction résidentielle. Fonction résidentielle réservée à la périphérie parfois plutôt lointaine. Conçu à la base sur le modèle colonial avec un centre colonial (pouvoirs et fonction administrative), ces centres existent encore dans certaines villes, mais ils ont souvent été aménagés, ils portent la marque des villes nouvelles. Mais l’explosion démographique a tout remis sur le tapis, déficit de services, de logements de sécurité… Ces sociétés  sont donc devenues de plus en plus inégalitaire, ces inégalités se révélant dans le cadre de vie : extension des périphéries, ségrégation spatiale. Compte-tenu de la croissance géographique, les populations nouvellement arrivées sont à bas niveau de vie elles se concentrent dans les favelas sur les collines avec des portes souvent trop fortes à proximité immédiate de la ville moderne. Dans ces quartiers, la population va s’accroître plus fortement que dans les autres villes. A Lima, entre 1950 et 1980, la population à été multipliée par 15 alors que la population de Lima a simplement quadruplé et celle du Pérou seulement doublé. Les habitants passent aussi de constructions précaires à des constructions en matériaux durs. Ces quartiers se consolident au cours du temps mais pas de manière uniforme.
De nouveaux ghettos de luxe voient le jour avec les expatriés, les nouveaux riches, l’ancienne aristocratie, l’ancienne bourgeoisie, avec des résidences gardées… les espaces résidentiels dans classes moyennes vont servir de transition entre les quartiers populaires et les quartiers riches. Pour se déplacer, le choix s’est tourné vers la voiture. Mais les municipalités n’ont jamais réussi à réguler les trafics de fait de l’apport permanent de population. Les riches tentent donc de se rapprocher de leur emplois pour ne par avoir à subir de nuisance cela conduisant à une gentrification de la population.

La population en Amérique du sud reste une population jeune, elle doit résoudre de nombreux problèmes. Aujourd’hui, les 3/4 de la population urbaine dispose d’eau potable (alors que moins de la moitié il y a vingt ans), les efforts ont donc été considérables. En réalité ces pays manquent de temps, ils ont mis moins de cinquante ans pour passé d’une société rurale à une société urbanisée, la France a mis un siècle. D’autres problèmes apparaissent, l’obésité, la ségrégation. De plus les espaces ne sont pas figés, il y a une mobilité des populations, une mobilité des emplois.

A compléter par des articles de la revue population.
 

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 7 février 2007
prises de notes en géo démographie
Les dynamiques démographiques en Afrique

    Pendant longtemps, nous avons découpé le monde en deux parties, selon des critères économiques et des critères démographiques. Selon les critères économiques, nous avons des pays industrialisés, adoptant un régime libéral et les autres. Selon les critères démographiques, il y avait les pays ayant effectué leur transition démographique et ceux n’ayant en train de la faire. En gros le pays développé et les pays non-développés. Cette dichotomie est aujourd’hui dépassée.
    Les différents calendriers d’entrée dans les processus démographiques multiplient les visages démographiques mondiaux. L’Amérique latine à ainsi terminer sa transition démographique mais elle est encore faible économiquement.
En ce qui concerne l’Afrique cela dépend des régions. L’Afrique du sud et du nord ont réalisé leur transition. L’Afrique de l’Ouest et Centrale viennent de commencer leur transition, les taux sont encore très élevés. Mais leur transitions s’effectue très lentement. En ce qui concerne la mortalité, les progrès ont été considérables mais il reste beaucoup à faire, les taux de mortalité sont parfois proche de la moyenne mondiale, la mortalité infantile atteint 89 ‰ alors qu’en France elle est de 4,5 ‰(nombre de décès d’enfants de moins d’un an par rapport au nombre de naissances vivante dans la même année).
    Les taux de mortalité n’ont pas guère de sens car les conditions sanitaires ne sont pas le même entre la France et l’Afrique. Les pays en guerre civile le Sierra Leone, la Somalie, l’Angola, ont des taux supérieurs à 100‰ ou 150‰. Pour la moitié des pays d’Afrique, le niveau de la mortalité infantile, le niveau de la mortalité infantile dépasse le 100‰, mais ce sont des chiffres officiels, cela serait donc plus dramatiques encore. Il y a aussi un sous enregistrement des naissances comme des décès car cela est payant, en plus compte tenu du taux de mortalité cela ne servirait pas à grand chose. Des enfants ne sont pas scolarisés car cela nécessite, d’être enregistré.
    Ces retards en matière de mortalité infantile s’expliquent par les maladies infectieuses non maîtrisées, beaucoup meurent de diarrhées, de méconnaissance des règles d’hygiène élémentaires, les maladies infantiles (rougeole) sont très meurtrières, les maladies gastro-intestinales sont les plus dangereuses. Une fois l’allaitement terminé les risques d’intoxication augmentent (eau non-potable, objets souillés).  L’irruption du VIH fut beaucoup plus grave qu’ailleurs, les naissances séropositives n’atteignent pas l’âge de la reproduction. Pour les femmes les plus touchés sont les 24-34 ans, pour les hommes 34-44 ans, reflétant le marché sexuel africain.
    Lorsque l’âge médian est de  78 ans en Europe, il est de 6 ans en Afrique (50% avant, 50% après).
    Dans les villes. On considère qu’il existe une surmortalité pour les enfants et leur mère en milieu rural, absence de structure de santé, de dispensaires, d’hôpitaux…Cela entraîne un exode vers les villes, les soins y sont meilleurs, les logements sont plus favorables à la santé, les quartiers sont équipés de bornes-fontaines, l’instruction des femmes est aussi plus élevée en ville (les femmes instruites font plus appellent au monde médical, elles peuvent lire les prescriptions médicales…). On a normalement une corrélation entre la proportion de population urbaine et trois indicateurs : la proportion de personnes bénéficiant d’eau potable, la proportion de personnes bénéficiant d’aide médicale, la proportion de personnes bénéficiant de médicament. Le monde urbain est extrêmement hétérogène, il faut distinguer le fait urbain de l’urbanisation, la croissance des villes en Afrique de l’ouest à été beaucoup plus tardive qu’ailleurs, les investissements urbains ne peuvent pas suivre la croissance de la population.
    On ne peut parler de la mortalité en Afrique sans tenir compte des épidémies. Le Sida, à la fin des années 90, il y avait 33,6 millions de séropositifs, en 2005 : 40 millions, en 2010 la perspective est que ce chiffre s’élève à 45 millions. 70% de ces personnes se trouve en Afrique subsaharienne (10% de la population mondiale). En 1999 2,6 millions de personnes sont décédées du SIDA, parmi elles, 2,2 millions étaient des Africains subsahariens. En 2005 parmi les populations infectées cette année-là, 4,9 millions, 64% se trouvent en Afrique subsaharienne. Un récent rapport des nations unies estime que plus du tiers des jeunes de quinze aujourd’hui  mourront du sida dans les pays les plus touchés. La maladie constitue la première source de mortalité, de ce fait l’espérance de vie diminue
par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 30 janvier 2007
Transition…

    Il s’agit d’une augmentation de la pression démographique sur l’espace et de fait la croissance démographique modifie l’organisation de l’espace. La densité de la population sur un territoire donné augmente. Les densités sont en moyenne de 50 hab/km2, les 2/3 des hommes vivent sur 1/10 des terres émergées.

    On parle parfois de surpeuplement, on peut l’apprécier lorsque l’on combine les densités et le niveau de vie des populations. On parle de surpopulation lorsque les ressources ne suffisent plus à la population locale. Paradoxalement ce ne sont pas forcément les espace les plus peuplés qui sont surpeuplés. Aujourd’hui, si l’on a plus de 800 millions de personnes qui souffrent de la faim, il ne s’agit pas de surpopulation, c’est que la répartition des disponibilités alimentaires est inégale. À l’échelle des états, l’accroissement des densités est proportionnel à l’accroissement naturel sauf lors des migrations qui perdurent. Au niveau des régions, apparaissent des contrastes car les hommes ont tendance à se regrouper au niveau des villes, qui absorbent les plus fortes densités. Nous avons partout des alternatives à cette augmentation de densité, l’urbanisation et l’émigration (vers des terres pionnières soit vers des villes, soit à l’étranger).
    Aujourd’hui on ne peut plus conquérir que quelques terres marginales, aux confins du monde habitable. On a trop sollicité les espaces agricoles, ce qui a entraîné des catastrophes naturelles : déboisement, glissement de terrain…
    La nouvelle forme d’habitat est bien évidemment l’urbanisation, la concentration d’hommes et d’activités dans les villes. Cela à modifié les économies et les sociétés mais cela a surtout entraîné le développement. Les pays où la population rurale reste majoritaire, sont tous des pays pauvres.
    En 1950, il n’y avait que onze agglomérations de plus de 4 millions d’habitants, l’urbanisation galopante était liée à l’augmentation démographique.

    La seconde alternative est l’émigration, elle a pour moteur les différences de pressions démographiques entre les pays. Les courants migratoires agissent comme un mécanisme qui vient compenser les disparités, démographiques, économiques... dans les pays où le taux d’accroissement naturel est de 2% par an. Pour obtenir une stagnation du niveau de vie, il faut que la croissance économique soit du même ordre. Toute l’épargne disponible doit être utilisée pour faire face aux besoins de la nouvelle population, cela se fait au détriment du niveau de vie de certains. Pour améliorer les conditions de vie, il faut que la croissance économique soit supérieure à la croissance démographique. Problème, les 3/4 des pays de développement y arrive, mais la Bande de Gaza, le Congo… Ces derniers n’y arrivent pas. Ces pays ont des capacités à « récupérer les accidents démographiques », famines, guerres, génocides, sont le lot courant de ces états. Les espaces sont le plus désorganisés, cela est liée à l’urbanisation galopante et l’absence de maîtrise de cette croissance. Nous avons une conjonction démographique, des difficultés alimentaires, des difficultés économiques qui se traduisent par des tensions sociales des crises politiques, elles déstabilisent des états, des peuples et conduisent à des exodes massifs.


La littoralisation de la population

On observe au fil du temps une accentuation de la disparité de la distribution avec un mouvement irréversible vers les littoraux. Aucun état n’est exclu de ce phénomène. Aux grands déserts continentaux correspondent les façades littorales. Les grands foyers de population se concentrent sur les plaines côtières, l’Asie, l’Europe surtout autour de la mer du nord, la mégalopole nord Américaine, la Californie. Tous ces littoraux sont devenus des fronts portuaires et industriels qui sont liés à des interlands aménagés. Les espaces vides, les déserts littoraux. En dessous du quarantième parallèle, il y a très peu de peuplement. Le peuplement est dépendant d’activité portuaire (Lima, Dakar…), ce peuplement est issu de la colonisation.
    Il est admis de 60% de la population vit à moins de 60km des côtes soit 4 milliards, cette estimation pour 2023 est de 7 milliards. Mais il est extrêmement difficile de mesurer l’attrait du littoral sur le peuplement. Difficile car il faut compter les populations, et le recensement dans les pays pauvres n’est pas facile, parfois même on évite le recensement (Liban). Il est aussi difficile de trouver une définition commune pour « l’espace littoral », un sens juridique qui varie selon les pays. En France, il s’agit de la loi littorale de 1986, elle s’applique aux «communes riverains des estuaires, des mers et des océans lorsqu’elles sont situées en aval de la limite de la salaison des eaux et participent aux équilibres écologiques et économiques des littoraux » (26 départements, 923 communes). Il s’agit donc de l’interface entre la terre et l’eau, du rapport de peuplement entre le pays et la mer. En ce qui concerne la Méditerranée, Braudel a montré que l’usage des littoraux est avant tout une affaire de civilisation. Pour lui la répartition d’une population est évidemment significative des contraintes physiques. Les hommes vont mettre en œuvre leur compétence pour s’affranchir de ces contraintes de manière à obtenir un espace géographique favorable au peuplement. Toujours pour la Méditerranée, l’appareil de production se concentre sur les plaines littorales. Pour la Tunisie, certaines villes actuelles sont d’anciens comptoirs antiques (phéniciens, grecs, romains), plus récemment, la colonisation à extravertie l’économie par l’activité portuaire. Les activités soit de production, soit commerciales vont se situer sur les côtes. Plus récemment, la Tunisie, a intégré la division internationale du travail, des industries y ont été implanté, cela sur les littoraux. Le tourisme balnéaire aussi à jouer dans la surimposition lié au processus de littoralisation. L’Algérie a elle concentré sont implantation autour d’Alger et d’Oran. Contraintes de l’espace mais aussi contraintes quant à l’utilisation de l’eau. L’urbanisation, les résidences ont eu du mal à trouver leur place entre les industries et l’agriculture…

    Les Littoraux et les villes.

    Les littoraux sont les espaces d’implantation préférés des villes. Les villes sont accessibles à la navigation maritime. En prenant les villes de plus de 100000 habitants littorales par rapport au reste des villes dans les états, on obtient trois catégories. Les villes très littoralisées (Norvège, Danemark, Grèce, Japon, Australie, Sénégal, Portugal). Pour le Portugal, Porto au nord et Lisbonne au sud, les villes ont été crées par des colons, il s’agissait de ports escales entre les civilisations méditerranéennes et les populations atlantiques. Le Portugal est l’uns des plus grands foyers d’émigration surtout de part ses colonisations. Le retour des ex-colons s’est fait dans les deux pôles les plus attractifs, les deux grandes villes.

    Les pays moyennement littoralisés : Maroc, Cuba, Espagne, Algérie, Italie, Kenya,
    Les pays faiblement litoralisés (moins d’1/3 habitants sur les littoraux) Pologne, Russie, Allemagne, France


    Mise en place de l’urbanisation littorale

    Les villes ne se sont pas toutes construites en même temps, très tôt des activités maritimes comme la pêche et le cabotage ont sédentarisé les populations (Europe et Asie). Les activités maritimes connaissant une place prépondérante dans les économies des villes littorales, celles-ci ont pu se développer de plus en plus.
    La monté en puissance des impérialismes à favoriser le fait urbain littoral : l’empire romain a développé  des ports sur tous le littoral méditerranéen, au Moyen-Âge, les ports se sont développés autour de la mer du nord. Une part importante des villes littorales ont pour origines l’expansion coloniale et les migrations transocéaniques. Il s’agissait de portes d’entrée pour les métropoles. Elle sont par la suite devenu des pôles économiques et administratifs : Rio, Québec… Parfois les villes existaient depuis longtemps, mais elles sont été dynamiser par l’ouverture au marché, Alger, Dakar. Ce rôle de la colonisation est visible dans les pays colonisés comme dans les métropoles qui ont bénéficié de cet essor : base militaire, dynamisation des ports. Les héritages sont considérables, les indépendances sont récentes, les dynamiques spatiales sont donc restées. Mais la révolution des transports a entraîné une maritimisation des échanges. La mondialisation a renforcer cette tendance à la littoralisation. Les activités industrielles se développant, elles nuisent au développement de l’urbanisation littorale : Fos-sur-mer.
    L’essor des loisirs, de la villégiature estivale va aussi être responsable d’une forme d’urbanisation littorale. Elle est plus exigeante en matière de qualité de vie. Mais cette attractivité littorale ne doit pas faire oublier la répulsion dont le littoral faisait l’objet jusque dans les années 1960.
    En contrepartie, les agressions sur les milieux ont été de plus en plus massives.

    Quel avenir pour les littoraux ?

    Les scénarios catastrophe ne sont pas nouveaux, l’élévation des eaux, des déplacements de populations. Le GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur le climat), avait en 2001 revu à la baisse des estimations antérieur passant d’une augmentation de 3,50 m à 40 cm (entre 9cm et 88cm). Mais les géographes ne dessinent pas pour autant la carte des terres émergées jusqu’en 2100, le niveau de la mer n’est pas le même partout, il y a des creux et des bosses, les mouvements locaux de subsidences, les régions deltaïques sont alourdies par les alluvions, l’élévation de la terre lors de  la fonte des glaciers (très lourds). Les extractions de gaz et de pétroles contribuent à l’affaissement des terres. Il n’y aura pas forcément de disparitions des zones les plus basses, mais ce sera la difficulté de vivre dans des régions avec des tempêtes plus violentes et plus fréquentes. Les zones les plus basses sont souvent des îles coralliennes, elles peuvent ainsi suivrent l’élévation du niveau de la mer.
    En gros l’élévation du niveau de la mer ne fait que renforcer les problèmes qui existent déjà.
    Les régions qui pourraient subir le plus de conséquences seraient, l’Asie du sud-est et ses delta, Mékong, Gange, Indus. Les petites îles de l’Océan Indien et Pacifique et dans une moindre mesure les deltas de la Méditerranée et de l’Afrique de l’Ouest. Ce sont surtout les pays en développement qui seront touchés, ils sont fragilisés par leur situation géographique, leur faible moyen.
Le pays cumulant le plus de handicap sont vraisemblablement les Maldives, les plages d’érodent, le risque de submersion temporaire est réel. 80% de l’archipel (plus de 1000  îles) dispose de moins de 80cm de hauteur, la salinisation des nappes phréatiques, l’étiolement des coraux, les raz-de-marée. La population a été regroupée dans quelques îles, 200 îles sont habitées, l’objectif du gouvernement est de la regrouper sur 4 îles dont une artificielle. L’île capitale (Malée) est défendue par une barrière de béton de 18 mètres de haut.
Les problèmes humains sont très nombreux, Nicholls estime qu’en 2050, il y aura 27 millions de morts liés aux inondations sans prendre en compte l’élévation du niveau de la mer, sinon ce serait près de 46 millions de morts.
Ce sort semble être inexorable, il est en effet trop tard car les efforts actuels n’auront d’incidences que dans un siècle. Les enjeux économiques actuels passent avant la santé.

Pour conclure, les principales difficultés de ces espaces littoraux sont de devoir concilier toutes ces activités, les rendre compatibles avec le respect des équilibres écologiques, ces questions se posent pour tous les espaces littoraux que ce soit au nord ou au sud. Dans le système monde actuel, les espaces littoraux sont les principaux lieux de pouvoir, économique, financier, politique.

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 24 janvier 2007
La démographie est la structure par âge influencée par la natalité et la mortalité. Elle est représentée sur une pyramide des âges. Il s’agit d’un histogramme, structuré aussi par sexe, les femmes à droite les hommes à gauche, structure par classe d’âge (année, génération, cinq ans…), le sommet correspond de manière théorique au doyen de la population, mais on se limite à 100 ans.
Cette pyramide va représentée chaque effectif par classe ou par génération, avec des classe pleines et des classes creuses. On peut y lire l’histoire (les conflits), les déficits de naissances, elle permet aussi d’envisager le futur, d’envisager l’avenir en fonction des effectifs suivant les différentes classes d’âge.
La natalité est le nombre de naissances vivantes d’une année rapportée au nombre total de la population de l’année précédente. Le taux de natalité n’est pas souvent utilisé car trop influencé par la structure par âge de la population. Il est trop influencé car dans le calcul intervient l’ensemble de la population alors que seules les femmes en âge de procréer peuvent avoir des enfants, entre 15 et 49 ans. Avec le même nombre d’enfants par femme mais en fonction de la structure âge, le taux de natalité peu être différent, plus de jeunes femmes par exemple.
La mortalité est calculée selon le même principe que la mortalité mais au prend en compte les décès et plus les naissances. Une fois de plus l’indicateur est limité : une population trop vieille biaise les chiffres.

La population mondiale a doublé en 50 ans, cela ne c’était jamais vu. Un stock de population peu évolué en fonction des décès, du négatif, en fonction des naissances, positif, la différence entre les deux c’est le solde naturel, le taux d’accroissement naturel. Mais une population peu évoluer selon les migrations. La population mondiale à connu trois grands cycles avec des phases de croissance correspondante avec les évolutions techniques. A la fin du paléolithique, l’amélioration des techniques de taille de la pierre à favoriser l’augmentation de la population jusqu'à 4 millions d’habitants. La révolution néolithique avec les techniques d’élevage et d’agriculture, les hommes sont passés de 7 à 100 millions. La révolution industrielle, on passe à 1 milliard d’habitants à la fin du XVIII. Entre 1820 et 1920, la population a doublé, elle a encore doublé entre 1920 et 1975, elle doublera entre 1975 et 2025. Mais l’espace terrestre n’est égal devant cette répartition, Europe, Moyen-Orient, Nouveau-Monde.

La transition démographique c’est le passage de taux de natalité et de mortalité élevés à deux taux faibles. Ces passages sont liés aux progrès médicaux, aux mouvements hygiénistes, au progrès économique. Il faut que les population s prennent ensuite conscience que la mortalité baisse pour limiter les naissances, en transgressant les religions, les traditions… Depuis le début du XXème les taux d’accroissement européens ont beaucoup baissé.

Après la seconde guerre mondiale, l’OMS à travers ses programmes, à permis une diminution de la mortalité dans de nombreux pays, principalement en Amérique Latine avec une explosion démographique. Résultat de cette troisième phase, plus de 6,5 milliards de personnes, selon le modèle de transition démographique, les nations unies prévoient une stabilisation générale de la population qui nous mènerait à 9 milliard en 2050 et 10 et 11 à la fin du XXIème. Problème la population ne dispose pas des mêmes revenus, les nouvelles populations seront à la charge des pays les plus pauvres.
EN fonction du taux d’accroissement, en combien de temps peut-on doubler notre population ?

Le tx d’accroissement en %     Taux doublement
0,5    140 ans
1    70
1,5    47
2    35
2,5    38
3    23
3,5    20

L’Afrique et le Moyen-Orient ont les taux les plus élevés. Dans les pays du nord, certains pays ont un taux d’accroissement négatif, la population baisse. Les taux les plus faibles se trouvent en Europe de l’Est. Les pays les plus développés absorbent peu de pourcentage de cette croissance avec 5%. L’Afrique absorbe elle quatre fois plus de croissance que l’Europe. Du fait de cette disparité entre les taux, il existe des fractures, la méditerranée et la frontière Mexicaine. Le continent européen ne représentant plus que 15% de la population mondiale. Les conséquences de ces fractures sont les migrations.

Les gains les plus importants en population se font dans les pays qui étaient les plus peuplés en 1950. La chine à gagné plus de 650 millions, l’Indes plus de 500 millions… Ajoutés aux autres pays asiatiques, ils représentent plus de la moitié des gains de population de la moitié de siècle. Plus le potentiel de population est élevé plus ces gains sont importants. Mais l’immigration dans les pays riches permettent de soutenir leurs taux d’accroissement. Asie, Afrique => plus de 90% de l’accroissement de la population mondiale.

Le Niger à 12 millions aujourd’hui devrait atteindre 53 millions en 2050, le déclin le plus important se fera en Bulgarie avec 8 millions aujourd’hui et 5 millions en 2050.

La croissance dans les pays du sud est à mettre en relation avec la structure par âge, structure qui est jeune du fait d’une fécondité élevée dans les années antérieures.

Actuellement le taux de natalité mondiale est de 21‰, en France il est de 12‰.
 21‰ => 133 millions de naissances par an, 360000 naissances pas jour et 4,2 par seconde.
Le taux de mortalité mondial est de 9‰, 57 millions de décès par an. 160000 par jour ou 1,8 à la seconde.

La taux d’accroissement naturel, est donc de 12‰, 1,2% => 75 millions de personnes supplémentaires en un an.

Les difficultés qui nous attendent sont liés au vieillissement de la population, au problème de sécurité des revenus des personnes âgés. La prise en charge de ces personnes âgées et le partage de ressources constituent l’enjeu de ces prochaines années. Apprendre à gérer les richesses, partager de manière équitable. Accepté de voir baisser notre niveau de vie. 
 

par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 22 janvier 2007
Géographie de l’environnement

Introduction générale : un mot « flou », un concept-valise.

Un thème en option géographie

Comment l’environnement est-il défini ?

-par les dictionnaires
-par les scientifiques
-dans le cadre du développement durable

Comment l’environnement est-il perçu ?

-en France, enquête de Guérin-Pace et collomb (in l’espace géographique, 1998)
-au Gabon : une perception induite de l’extérieur
-Paysage de mont volcanique (YAB) : selon le cadre de référence

Quelle approche géographique de l’étude de l’environnement ?

-Une approche systémique. Cette approche découle de la démarche des écologistes qui s’intéressent aux flux circulant entre les individus et leur milieu. Elle étudie d’une part les chaînes alimentaires et d’autres part les cycles biogéochimiques. Historiquement cela est lié à la biologie, aux sciences de la matière et de la nature. L’approche est globale, si un élément de la chaîne disparaît, le reste suivra. L’ensemble « végétaux et animaux » forme une biocénose. Cette biocénose produit des déchets, ils se décomposent, intégrés par des microorganismes qui les font retourner au sol. Une fois minéralisés, ils deviennent des aliments disponibles pour les plantes. L’idée à retenir est l’interrelation entre les éléments naturels du milieu.  Pendant longtemps, (années 80) cette approche est restée strictement biologique, excluant l’homme de ces préoccupations, l’évolution est venue d’un grand naturaliste : Lefeuvre. « L’homme est un élément structurant du paysage même s’il est source de perturbation », un système évolutif fondé sur l’interaction de facteurs physiques, biologiques et humains assurant un transfert d’énergie favorable à la vie.
Hydrosphère => atmosphère => lithosphère, l’éternel cycle de l’eau. L’homme intervient désormais sur ce cycle, l’eau est consommée (industrie, agriculture, ménage), l’eau est retraitée, redistribuée. L’homme est source d’inégalités dans le traitement de l’eau et le rapport au milieu.
Yveyret dans son livre Géoenvironnement, définit l’environnement géographique en quatre caractères :
- Une donnée, exemple la montagne.
- Un objet perçu et vécu.
- Un objet de gestion (gestion de l’eau).
- Un objet politique, qui attire des décisions à caractère social.
Etudier dans l’espace un objet ainsi définit, c’est une forme de la géographie. Etudier l’environnement, c’est une manière de faire de la géographie.

La Question Climatique

    En introduction, son importance et son aspect médiatique. Pour un géographe le paysage (naturel ou humain) porte la marque du climat. Il est aussi présent quotidiennement par les assurances, nous cotisons contre les catastrophes naturelles. Les médias nous en parle tout le temps, le changement est au centre des débats. Cette médiatisation est vitale pour certaines catégories de populations : agriculteurs, insulaires. Les écrivains et les cinéastes s’emparent du sujet. Max Sorre en 1943 définit le climat comme « l’ambiance atmosphérique constituée par la série des états de l’atmosphère au-dessus d’un lieu dans leur succession habituelle. La climatologie étudie  les types de temps dans leurs contenus, dans leur succession et leur articulation habituelle autour des saisons. La climatologie opère par une analyse soit statique (on compare des chiffres) par une répartition des phénomènes, soit dynamique fondé sur les situations de l’atmosphère qui définissent les types de temps.

    I Les fondements du climat

- La répartition des climats à l’échelle planétaire.
Il y a une distribution zonale des températures. Zone « chaude » dite équatoriale, zone tempéré et zone englacée « inlandsis ». 
Les précipitations, il y a une grande bande de précipitation en Asie, en Amazonie, au sud du Chili, en Nouvelle-Zélande, la Scandinavie en Afrique équatoriale. Donc beaucoup autour de l’équateur avec quelques points dispersés. Mais cela est nuancé par les situations locales. En fonction du relief, des montagnes, des littoraux.
Le planisphère climatique est la combinaison du relief, des températures et des précipitations.

- Les échanges terre-athmosphère.
Les échanges terre-athmosphère sont essentiels, ils se font par deux processus différents. L’évaporation qui assure le cycle de l’eau qui s’effectue par un bilan positif des rayonnements soleil. L’absorption de la chaleur et sa réémission sous forme de grandes longueurs d’onde. Tout corps rayonne en longueur d’onde, l’intensité maximale d’émission correspond à une longueur d’onde bien définie qui dépend de sa température. Le soleil à une température de 6000° mais il rayonne à 5000 angströms. La Terre à une température de 15° mais son rayonnement est de 10 microns. L’atmosphère absorbe de manière inégale les différentes longueurs d’onde, les radiations solaires sont en partie absorbées et transformées en chaleur. Sans autre apport énergétique ce flux absorbé à la surface de la terre (156) ne suffit pas à garantir la température moyenne de 15° car à cette température, la perte de chaleur par rayonnement infrarouge vers le haut dépasse ce que la Terre reçoit (390), son explication réside dans l’effet de serre.



par Les L3 d'histoire de poitiers publié dans : cm géographie mineure
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus