L'espace colonial
Espace colonial
L’intérêt économique est au cœur de l’industrie colonisatrice, chercher une voie directe vers la Chine, contourner l’empire ottoman. La recherche de mines d’or et d’argent, ces motivations économiques ont pris un sens nouveau dans le cadre d’un développement de la pensée mercantiliste, à partir de la fin du XVIIème, pensée dans laquelle les colonies sont incluses comme prolongement des métropoles pour favoriser le commerce de ces dernières, limiter les importations et favoriser les exportations. Ces apports ont été soumis à débat, on pensait que cela était un des éléments de l’accumulation de capitaux permettant le démarrage de l’activité industrielle, gains liés au commerce triangulaire et colonial.
I les caractéristiques générales de l’économie coloniale
1) Les hommes.
L’économie coloniale est basée sur l’exploitation des hommes car tous les espaces coloniaux sont des espaces peu peuplés. La masse des hommes d’un pays en voie d’être dominé est toujours inférieure au colonisateur. La richesse est liée à l’homme dans la pensée mercantiliste, l’homme source de travail donc source de richesse, donc importance cruciale d’une colonisation humaine. Les historiens marxistes déterminent l’esclavage comme le prolongement du mercantilisme par les dirigeants européens face au faibles migrations volontaires pour les colonies. Les esclaves noirs remplacent les « esclaves blancs », plus nombreux et moins cher, il n’y a donc, à la base pas de préjugés raciaux mais uniquement une volonté économique.
2) L’organisation des échanges : une économie dominée.
L’économie est sous surveillance, complètement au service de la métropole, traduit par la mise en place d’un système de l’exclusif, réserver à la métropole l’exclusivité du commerce avec les colonies. On exclut ainsi les puissances étrangères, on exclut le commerce entre les colonies, et les échanges bilatéraux, échangés inégaux. Uns des exemples de cette exclusivité, la création des compagnies à monopoles. Les conséquences pour les colonies, un problème constant d’approvisionnement. Conséquences structurelles car les compagnies ont intérêt à faire baisser les ravitaillements pour faire monter les prix du marché, ce qui explique que même hors période de crise, les prix des produits vendus aux colons sont très supérieurs aux prix en métropole. Autre aspect de cette exclusivité, l’entrave au développement des activités locales, le sucre… Une limite à cela : les compagnies ont besoins de frais pour le retour et elles ont intérêt à ce que els colonies produisent un certains nombre de chose pour fournir une cargaison de retour. Cela entraîne des conflits d’intérêt entre les marchands et les gouvernements, l’échange commercial ne doit pas se substituer au commerce avec les métropoles mais doit être complémentaire.
Dans ce carde, le pouvoir politique joue un grand rôle. Initiative politique que sont les créations de compagnies, les contrôles des cargaisons, contrôle des ports (en particulier aux Antilles), renforcement du contrôle de l’économie. Des événements rythmes ces contrôles : soulèvements d’esclaves. Dès 1665-68, grande révolte à la Martinique, 1669-71 à St-Domingue. Les colons refusent parfois les conditions imposées par les compagnies et se retourne vers le gouvernement « vive le rois sans compagnies ». Rôle politique aussi dans l’assouplissement de l’exclusif, d’une plus grande liberté donnée au commerce colonial dû à la crainte que les colons se tournent vers une puissance concurrente. L’intendant Tallon pour la Nouvelle-France refuse le système des compagnies, rétablie la liberté de la traite puis une liberté générale du commerce, ces expériences sont de courtes durées, dès le départ de Tallon, les compagnies reviennent. L’exclusif peu aussi être assoupli, mitigé, on établie la liberté de commerce avec certains produits, certains ports… La révolte des Américains, révolte économique car refusant des taxes, jouera aussi dans le sens d’un assouplissement de l’exclusif vers une complémentarité.
L’espace de la Nouvelle-France n’apparaît pas comme viable économiquement aux Antilles, les historiens jugent qu’au XVIII ème, 1/8 des Français doivent indirectement leur activité aux Antilles.
II) l’économie de la Nouvelle France
Cette économie est liée à l’immensité du territoire, à ses aptitudes naturelles (de la Louisiane au Québec), diversité de la population, relation avec les Indiens… La circulation des échanges entre ces différents espaces est importante. Le changement de l’économie est moins brutal qu’aux Antilles, d’une économie liée à la chasse, la pêche et la traite, on arrive à une économie d’autonomie, d’autosuffisance. Cela n’atteindra jamais le niveau des colonies anglaise, mais restera un changement important.
1) les formes de l’autosubsistance
L’agriculture vise à la subsistance des habitants, subsistance de l’armée en cas de guerre, 80% de la population de la Nouvelle-France vit essentiellement de l’agriculture. Ces formes d’exploitation sont les mêmes que celle de la France d’ancien régime, un cadre seigneurial, des seigneuries, surtout dans la région du St-Laurent, les seigneurs doivent installer des cultivateurs. Cette installation se fait dès 1623 et jusqu'à la fin du régime Français où l’on compte environ 250 seigneuries de taille variable. Elles sont plus étendues que les exploitations paysannes françaises, autour d’une quarantaine d’harpents. Une diversité des productions qui passe par le grain (première production, le froment), polyculture des légumes (pois, fève, choux),autant que possible des productions qui résistent au climat. L’élevage : des vaches, des chevaux, des moutons (production de laine comme de viande).
Certains efforts ont été faits par Tallon pour développer les cultures spéculatives pour développer l’exportation, le Houblon pour concurrencer les Anglais. On cultive aussi certaines plantes textiles sans pour autant donner lieu à de l’exportation, économie vivrière. Commerce limité avec les Antilles mais le gouvernement français cherche à freiner ce marché américain.
Le début de la colonisation en Louisiane n’a pas été fructueuse, l’économie s’est donc développée sur la base du troc. Mise en place d’un marché qui échappe aux autorités françaises, mais qui a eu une réelle efficacité. Les Indiens se rapprochent des villes françaises pour commercer, ils fournissent les matières premières agricoles, maïs, huile d’ours, ainsi que de l’artisanat, les paniers, les canots… à côté de cela, un commerce mise en place par les esclaves voit le jour (contrairement au code noir), ils produisent leur propre nourriture, cultive le riz. Cette économie de plantation est basée sur le tabac (mais pas une grande réputation), sur la culture, le sucre. Elle ne trouvera un équilibre que dans le cadre d’échanges avec les Indiens. Dans ces plantations on trouve aussi de l’élevage qui sert d’intermédiaire avec les espagnols notamment pour les chevaux. Le pays des Illinois produit du blé exporté vers le sud, les fourrures, rattachement au Canada.
La Nouvelle-France ne développe pas les manufactures, il n’y ni volonté, ni capitaux et les compagnies ne sont pas favorable aux manufactures. Mais le problème de l’approvisionnement contraint le roi à soutenir quelques initiatives. Tallon met en place un chantier naval royal en 1664, mais elle sera rapidement abandonnée. D’autres tentatives voient le jour dans le domaine des mines. On découvre des mines de fer (un peu décevant) mais permettant le développement d’une petite métallurgie. Des forces se développe autour des mines de St Maurice mais ce fer coûte plus cher que celui qui est importé, cela nuit donc aux productions coloniales.
L’économie reste donc principalement agricole, elle reste dépendante de la métropole pour son ravitaillement.
2) les activités économiques guidées par la métropole
La principale activité reste la pêche, installation de petit comptoir le long du St-Laurent, cette ressource reste exclusive pendant très longtemps et constitue un lien important entre la colonie et la métropole. La morue offre de nouvelles possibilités culinaires. La morue pêchée par les Français alimente toute l’Europe et favorise notre balance commerciale. La pêche à la morue sèche (près des côtes), la pêche dure de mai à juillet donc très limité. Ainsi la pêche va se faire de plus en plus loin avec de plus gros navire, conservé dans le sel sans être séchée, elle est exportée ainsi. Ces deux activité se double et cela favorise l’installation des populations sur le littoral. Les espaces liés à la pêche sont donc dépendants de leur exportation. Cette pêche va décliner à cause de la supériorité Anglaise sur la mer qui débouche sur l’abandon de l’île de Terre-Neuve et la perte de l’Acadie parla France.Ces activités sont donc en déclin.
La deuxième activité reste la traite des fourrures, les fourrures sont depuis longtemps très recherchées en Europe la traite représentant ainsi une activité économique importante. On parlera même de « Pérou du Castor ». Le début du commerce ce fait avec les Indiens. Elle devient propriété de marchands, la traite passe par le don aux Indiens d’alcool, d’armes. Mais les Français sont dépassés par l’ampleur que prend ce commerce, la richesse aura tendance à décliner sur la fin de la période française. Cette activité aura servie de lien avec les indiens comme avec les anglais et permettant à la population de ce sortir de l’économie de subsistance, sorte de plus permettant une installation agricole.
3) le commerce des colonies
à finir.
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